Joli film sur l'adolescence. La force du film est sans doute des avoir coller au plus près d'une vérité même si on a l'impression d'être dans les années 70 plutôt que des années 60 notamment dans les relations enfant-parents. La nostalgie et le retour à cette époque sont parfaitement retranscrise. Cependant la chronique manque de style ; pas vraiment comédie, pas non plus un drame, le tout manque vraiment de caractère.
Voilà l'un des premiers (si ce n'est le premier) teen movie français, réalisé par Diane Kurys et sorti en 1977, qui n'est pas mal mais sans plus. Sorte de "Boum" sans boum finalement, le film fait état d'une jeunesse adolescente ; le récit étant d'ailleurs pratiquement autobiographique. Nous suivons donc ici l'histoire d'Anne, ainsi que de sa sœur, qui sont toutes deux au lycée. Voilà, ça ne va pas vraiment plus loin que ça et c'est bien le problème car entre les cours et les disputes domestiques, le film n'a finalement pas grand-chose à proposer ! Vous allez me dire que "La Boum" n'avait pas non plus grand-chose à proposer mais nous suivions au moins une sorte de fil conducteur alors qu'ici, j'ai eu plus de mal à le trouver. D'ailleurs, je ne pense pas que le film ait vraiment un but de raconter véritablement quelque-chose de précis, il fait plus, encore une fois, état d'une certaine jeunesse mais également d'une époque. Même si le contexte n'est jamais très clair car jamais explicitement mentionné, les personnages sont souvent confrontés aux réalités politiques et sociales qui les entoure, parfois violentes, sans qu'ils puissent s'exprimer librement. Et c'est très intéressant d'avoir un regard aujourd'hui sur ces années 60 pour constater d'une évolution (ou non d'ailleurs) des meurs. Seulement voilà, j'ai trouvé le film, au bout d'un moment, un peu lassant, surtout qu'il possède un ventre mou non négligeable ! Concernant le casting, nous retrouvons, entre autres, Éléonore Klarwein et Odile Michel dont le jeu naturel confère au film une certaine authenticité. "Diabolo menthe" est donc un film qui ne casse pas des briques mais qui reste, dans l'ensemble, sympathique.
Chronique adolescente autobiographique teintée de nostalgie de Diane Kurys qui évoque les années lycées au début des années 60 à travers le regard de deux sœurs. Une comédie douce-amère entre premiers émois amoureux et entrée dans l'âge adulte, portée par la jeune Éléonore Klarwein et ponctuée par la belle chanson d'Yves Simon.
Probablement un de mes films préférés, cette comédie douce-amère sur l'adolescence a marqué ma jeunesse même si je suis un garçon !! Ma fille est une voleuse ..... !!!!!! lol
L'histoire de deux soeurs diamétralement opposées: une est agée de quinze ans et vit ses premiers amours et fait part de ses envies d'aventures et de sexe. L'autre agée de 13 encore perçue comme une petite fille, mais qui veut grandir trop vite, par conséquent ressembler à sa soeur ainée. Se déroulant en 1963, dans une société beaucoup plus rigide. Rigidité retranscrite ici dans le cadre scolaire dans lequel un écart de conduite banal est intélorable, où la pudeur est de mise et la discipline est de fer. En dehors de cela, Diabolo Menthe montre également qu'être adolescent est une rude épreuve... aussi bien avant qu'aujourd'hui... N'oublions pas en générique de fin la chanson d'Yves Simon. "Dans des classes de lycées, il y a des rêves et des secrets". Des rêves et des secrets étant parfois révélés autour de quelques diabolos menthe...
Film assez pauvre que ce soit sur le fond, avec un scénario décousu, sans grande saveur, qui vivote tout le long sans jamais se trouver, ou sur la forme, avec une réalisation paresseuse et un montage très brouillon. Le manque de conviction, de rythme, et l'absence d'enjeux, plombent totalement ce long-métrage qui ne fait que survoler son propos.
Le type de film qui ne peut s'apprécier pleinement qu'en étant regardé en été, un peu comme le diabolo menthe ne peut être que savourer après une longue promenade sous un soleil de plomb (même si le titre est ici employé dans un sens "Madeleine de Proust" !!!). C'est un peu décousu, ça manque parfois de corps mais en tout cas ça ne manque pas de charme en particulier grâce à une atmosphère réussie qui parvient à faire parfaitement comprendre que Mai 68 ne demandait qu'à éclater et pourquoi. Nostalgiquement efficace même pour ceux qui n'ont connu ni l'époque à laquelle se déroule l'histoire, ni celle de la sortie du film.
Ca fait vieillot. Vu y a bien longtemps, j'ai rééssayé de le revoir, mais c'est dur..... Me reconnait pas dans ces gamins, me rappelle pas du tout ma jeunesse.... Ennuyeux (pour moi)
Une jolie peinture de la société française bien rigide des années 60 pré-mai 68, qui ne manque ni de sincérité, ni de charme, ni de nostalgie (cf générique final d'Yves Simon). Après, ça reste un film générationnel, de filles qui plus est... Perso je suis un mec, j'ai pas connu cette période, donc je suis forcément moins accroché par des problématiques telles que l'émancipation féminine ou les premières règles. D'autant que ce premier film de Diane Kurys souffre d'un manque de rythme, d'une réalisation parfois brouillonne et d'un casting en partie non-professionnel, même si la jeune Eleonore Klarwein est parfaite. Reste une oeuvre intemporelle qui nous rappelle quelques réalités sociales inimaginables de nos jours, dans une époque pourtant pas si lointaine.
Diabolo menthe, c'est un peu La Boum en moins rythmé et moins simplet. Mais ça ne fonctionne pas très bien, la lenteur l'emporte sur ce long film sans vraiment de rebondissements, sans de piment. C'est sage et nostalgique. Des images, l'atmosphère de cet époque, et puis l'histoire de jeune pris dans l'adolescence, période difficile de la vie, décrite avec subtilité. Mais, hélas le film n'est pas assez poussé du tout, les acteurs sont amateurs également ! Bref, un peu déçu, dommage... A voir tout de même.
" Diabolo menthe " ou une évocation nostalgique de l'adolescence, lointaine et vivace, à fleur de chair pourrait-on dire. Très joli film, où l'atmosphère rend bien compte du souvenir et de la sensation. Belle chanson d'Yves Simon - indissociable du film - images et scènes de vie au lycée pour deux jeunes filles oscillant entre joies et mélancolie. " Diabolo menthe ", moment où le temps s'arrête, la gorge se serre un peu et le coeur bat. L'émotion est intacte et Dieu sait combien ce mot galvaudé et bafoué a perdu de sa valeur de nos jours...
Pour son premier long métrage, Diane Kurys pose les bases tant narratives qu’esthétiques du geste cinématographique qu’elle prolongera par la suite : soit le souci de retranscrire au plus juste une vie quotidienne qu’incarnent de jeunes interprètes fort talentueuses, figures de liberté et d’émancipation contraintes de supporter des adultes injustes voire, concernant les enseignantes, détestables. En effet, la salle des profs propose une collection de grotesques des plus réjouissantes, anticipation de la bande dessinée Les Profs. Le néoréalisme d’ensemble occasionne quelques beaux moments, notamment la complicité unissant deux amies, la furtivité d’un regard qui dit tout là où la bouche reste close ; pourtant, la réalisatrice peine à dynamiser son récit et procède par la répétition du même, soit un assemblage de vignettes que la mise en scène articule de façon fluide mais sans grâce ni rythme. On regarde Diabolo Menthe comme on tourne les pages d’un album de photos ; et c’est peut-être l’ancrage autobiographique qui nuit au recul nécessaire à l’universalité des thématiques traitées et des émotions diffusées. Dès lors, la matière historique, puisqu’il s’agit d’articuler la grande histoire à la petite, apparaît forcée à grands coups d’événements importants amenés sans subtilité.
Film qui aujourd’hui garde surtout une saveur nostalgique. Diabolo Menthe n’a pas la force du cinéma de Michel Lang, à la même époque, mais reste une chronique adolescente efficace, un peu caricaturale sans doute, mais pas déplaisante. Le casting est emmené par de jeunes actrices efficaces. Parfois elles se marchent un peu sur les pieds compte tenu de leur nombre, parfois leurs personnages sont assez caricaturaux, mais globalement ça tient la route. La fraicheur et le naturel de l’interprétation fait l’affaire. On relèvera un casting adulte de qualité, avec la présence de quelques acteurs de renoms dont Tsilla Chelton. De bonnes choses, mais aussi des personnages un peu « gros ». Le film peine à proposer des rôles équilibrés, on sent une certaine surenchère pas forcément très agréable. Par moment avec les profs c’est limite digne du film de PFML ! Et ce n’est pas tout à fait la même ambition pourtant ! Le scénario est correct mais comme souvent avec ces films « tranche de vie » ça manque de fluidité et on a du mal avec la narration. C’est frais, c’est alerte, et assez drôle et émouvant pour maintenir l’attention, mais il faut avouer que l’intérêt aujourd’hui tient surtout dans la nostalgie qui se dégage du métrage. Pour ma part c’est sympa mais ça a moins bien vieilli que les films de Michel Lang. Diane Kurys signe ici son premier long-métrage et offre une réalisation simple mais correcte. Elle s’attache à ses acteurs, ça c’est manifeste, et c’est une bonne chose. Elle aurait pu s’attacher peut-être aussi davantage aux lieux, à l’ambiance, qui ne bénéficient pas en revanche de la photographie assez grisâtre. Là c’est un point assez noir. On se croirait presque dans du Pialat ! La bande son est agréable, dans une tonalité un peu douce-amère bien vu et avec quelques tubes de l’époque en arrière-fond. Un vrai bon point. Bon, un premier film nostalgique, qui reste un document sympathique d’une époque. Le côté un peu trop « naturaliste » de Kurys, et en même temps sa tendance aux personnages caricaturaux font que le film a moins bien traverser les années que les films de son concurrents de l’époque, Michel Lang, mais enfin c’est loin d’être ingrat. 3.