238 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
28 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
5 critiques
3
7 critiques
2
5 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gablivildo62
15 abonnés
277 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 août 2026
« L'Inconnu dans la maison » est un film de procès réalisé par Georges Lautner en 1992 avec Jean-Paul Belmondo (Maître Loursat) dans le rôle principal et avec une pléiade de seconds rôles : Renée Faure, Cristiana Reali (premier grand rôle au cinéma), François Perrot, Geneviève Page, Jean-Louis Richard, Guy Tréjan, Georges Géret, Hubert Deschamps, Pierre Vernier, Mario David, Sandrine Kiberlain, Odette Laure et Henri Attal. Il s'agit de la dernière collaboration entre Belmondo et Lautner ainsi que le dernier film du réalisateur. C'est une libre adaptation du roman du même nom de Georges Simenon se déroulant dans les années 90. Le film raconte l'histoire de Maître Loursat, un brillant avocat de province qui a sombré dans l'alcoolisme et la dépression dix ans plus tôt à la suite du suicide de son épouse. Sa vie bascule une nuit lorsqu'un coup de feu retentit au cœur de sa maison, Loursat y découvre le cadavre d'un petit dealer local. Le petit ami de sa fille, issu d'un milieu social plus modeste, est immédiatement accusé du meurtre. Loursat décide de sortir de sa léthargie pour assurer sa défense. Durant le procès, l'avocat déchu démonte l'accusation, dénonce l'hypocrisie de la bourgeoisie locale et fait surgir la vérité sur l'assassinat. Lors de sa sortie en 1992, le film essuie un échec commercial, moins de 500 000 entrées en salle, et critique. La mise en scène est jugée trop classique et la transposition des années 90 est perçue comme déconnectée par rapport à la jeunesse de l'époque. Néanmoins, le film reste apprécié pour la performance touchante de Belmondo en homme brisé et pour sa distribution de seconds rôles.
L’Inconnu Dans La Maison de Georges Lautner avec Jean-Paul Belmondo est un drame des plus profond, où Jean-Paul Belmondo joue à la perfection un avocat anéanti par le suicide de son épouse 10 ans au par avant De plus l’intrigue de ce film est des plus bouleversant
Un bon petit film qui repose uniquement sur la performance de Belmondo. Tout est convenu car dès le début, on sait plus ou moins ce qu'il va se passer.
Malgré le fait qu'on le sache, le film tient debout et ne s'écroule jamais, c'est dire si la performance de l'acteur est juste. Un des derniers grands rôles pour Belmondo et le dernier Lautner qui ne prend pas énormément de risques.
Évidemment début des années 90 arrivent des films américains qui traitent parfois des procès. On se rend bien compte que le cinema Français n'est plus à la hauteur même si selon moi, il était bien meilleur trente ans plus tôt.
Reste la réalisation soignée, l'acteur, avec une scène de fin qui bien que convenue, ne pouvait être jouée que par un grand.
« Du travail, ben, c’est nouveau, ça. Ça fait dix ans que vous bâillez aux corneilles, que vous êtes rond comme une queue de pelle du matin au soir et vous voulez vous remettre au travail ? Ben dites donc, faudra vous y remettre lentement parce qu’il doit être drôlement rouillé le ciboulot. »
Contrairement à ses parrains de cinéma, Lino Ventura et Jean Gabin, reconnaissons ceci à Jean-Paul Belmondo qu’il n’a jamais eu peur de se dévaloriser dans ses films (qu’on songe au Magnifique, Philippe de Broca, 1973). On regrettera cependant que Belmondo ne descende pas aussi loin que Raimu dans la déchéance physique. Et paf ! Je m’étais juré de ne pas comparer cet Inconnu Dans la Maison avec Les Inconnus Dans la Maison de Decoin (1942) et je dois reconnaître que c’est trop difficile : les deux meilleurs prestations dans l’un comme l’autre sont celles de Loursat, l’avocat alcoolique, et Fine, sa gouvernante, respectivement Belmondo et Raimu et Renée Faure et Gabrielle Fontan. Comme un hommage involontaire, les autres acteurs et actrices sont très faibles et stéréotypé·es, le pompon revenant à Chrisiana Reali. Sortons quand même du lot la toute jeune Sandrine Kiberlain et Sébastien Tavel. Tout comme dans la version de Decoin, Lautner fait intervenir un narrateur. Hélas, le texte porté par Robert Hossein est parasite et gnangnan là où celui de Pierre Fresnay était cynique et dit d’une voix imparable.
A la réalisation, Georges Lautner, dont c’est le dernier film, est pareil à lui-même, enchaînant les prises de vue classiques, avec moins d’originalité que dans sa jeunesse et moins de gros plans marquants aussi. Cosignant l’adaptation avec Jean Lartéguy et Bernard Stora, il place de-ci delà ses petites piques passéistes comme il le fit dans l’ensemble de sa filmographie, tout en les modérant aussitôt d’un « mort aux vieux cons ». On ne réalise pas 14 films avec Michel Audiard sans en garder quelque chose. Etrange personnage que ce Lautner quand même.
Enfin, si je me suis permis la comparaison avec le film de Decoin, sans avoir lu le roman de Simenon, force est de reconnaître qu’elle s’arrête aux quelques détails cités plus haut. Ce film est différent dans son élaboration, son traitement, son propos et même les arcanes de son dénouement final. Cette dernière œuvre de Lautner est un vrai régal porté par un Belmondo inspiré.
Étrangement ce film subit un peu le temps qui passe . Jean Paul Belmondo y est impérial et drôle. Les dialogues sont très bien écrits et très savoureux justement parce que les interprètes les jouent avec délice. Un bon polar français des années 90 .
Des tirades majeures, un charisme fou, la palette des sentiments du faux-dur...je ne peut que penser que sans son cruel AVC, Bébel se préparait une fin de carrière à la Gabin.
Belmondo/Lautner piétinent Simenon avec des semelles de plomb. Le premier surjoue la déchéance dans le but d'épater la galerie, et nous donne envie de nous cacher sous notre fauteuil tant il est grotesque, tandis que le deuxième filme tout ça avec la grâce d'une baleine échouée. Les partenaires de Bébel à peine incarnés, font valoir son cabotinage dans ce film qui nous fait craindre le pire dès les premiers plans. On pardonnait au tandem leurs navets précédents qui au moins ne se prenaient pas au sérieux. Ici ils font dans le grave, le solennel, avec roulements de tambour pour annoncer "le grand acteur dans ses oeuvres" sans la moindre lucidité sur les profondeurs nanardeuses qu'ils atteignent à tous les niveaux.
Remake du film de Henri Decoin avec Raimu, cette version de George Lautner déçoit malgré la présence de notre regretté Bebel national. Il faut dire que la mise en scène de Lautner est bien plate et fade, tandis que l'histoire possède pas mal de longueurs. Une oeuvre qui n'atteint donc pas le niveau de l'original et s'avère bien décevant.
6 233 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 24 mai 2021
Je ne pense pas que L'Inconnu dans la maison soit un bon film mais seulement l'ombre de l'ancien travail de Lautner rien à voir avec ce qu'il a fait dans les années 60 ou même 70. Mais après tout il nous a donné un grand film en 1981 avec Le Professionnel. Ce film est vraiment ringard et Belmondo censé jouer un vieil homme alcoolique a l'air d'un athlète de soixante ans avec des cheveux gris mais un athlète marchant montant des escaliers comme un athlète montrant un corps maigre et vif. Belmondo a essayé autre chose que les films policiers avec plein de cascades et de revolvers de poursuites en voiture et de combats à mains nues mais c'est le seul intérêt de ce film...
L'Inconnu dans la maison ne se traîne pas une grande réputation, adapté d'un roman de Simenon qui a déjà eu une version cinématographique datant de 1942 avec Raimu, ce film de Lautner est pourtant loin d'être mauvais et donne un beau rôle à Jean-Paul Belmondo. Le problème du film vient de la mise en scène, elle est un peu paresseuse et ne donne pas de sel à une intrigue de bon niveau. N'ayant pas lu le roman, je ne serais dire quel est le degré de fidélité de cette adaptation quoiqu'il en soit une fois passée l'aspect téléfilm de la mise en scène, c'est une bonne et solide intrigue qui s'offre à nous. Belmondo porte carrément le film sur ses épaules, en 1992 l'époque de sa gloire était révolue, il change de style mais cela n'attire pas son public et c'est regrettable. D'ailleurs ce film ne fut pas un succès. Il incarne un avocat devenu alcoolique suite au suicide de sa femme, il n'a plus plaidé depuis 10 ans et cuve son vin (il possède une cave de 25.000 bouteilles) mais un meurtre a lieu sous son toit impliquant certains de ses proches dont sa fille, et intéressé par l'affaire de fil en aiguille il en vient à défendre l'accusé. Outre Belmondo, ce film a des seconds rôles talentueux surtout tenus par des acteurs confirmés (plusieurs têtes connus), les jeunes acteurs n'ont pour la plupart pas fait carrière mise à part Christiana Reali et Sandrine Kiberlain. C'est avant tout une bonne histoire qui joue sur les apparences, encore une fois je me répète mais c'est surtout la réalisation qui pêche car sans cela, L'Inconnu dans la maison aurait du être un film plus passionnant à suivre. La scène du procès est prenant, bien que moins spectaculaire que celles des productions américaines. Ce n'est donc pas un grand film, mais les fans de Belmondo ne devrait pas négliger sa prestation.
EN PLEIN CIRAGE. Belmondo à bout de souffle. Plus prêt ici du guignolo que du professionnel. Les vieux boivent, les jeunes se droguent, tout le monde s'emmerde. Lautner tire sa référence mais comme le vin il faut savoir faire passer le plaisir avant le prestige.
Ça fait tellement de bien de voir Belmondo dans un autre style, même si ce film n'est pas un chef-d'œuvre il a le mérite de se regarder et de passer un bon moment.
C’est du cinéma un peu pépère qui repose uniquement sur la présence et la prestance de Belmondo dans le rôle d’un vieil avocat alcoolique qui reprend du service suite à un meurtre qui a été commis chez lui. L’histoire est totalement invraisemblable, mais comme je le disais Belmondo bien qu’en fin de carrière montre une nouvelle fois son grand talent d’acteur. Cela reste quand même assez dispensable et Lautner lui aussi en fin de carrière ne sort pas par la grande porte.