Surtout connu pour ses vigilante movies ou d'autres films exploitant le thème de la vengeance, l'anglais M. Winer est également l'auteur d'un film d'espionnage particulièrement trouble, mélange réussi d'intrigues nébuleuses et portrait nuancé d'un homme au milieu d'un monde qui s'effondre (ou qui en prend le chemin). B. Lancaster prête sa grande stature à cet homme, épaulé par un A. Delon efficace, les 2 hommes se pourchassant durant la majeure partie du métrage, le tout sur fond d'une intrigue linéaire en apparence mais aussi extrêmement ambiguë (car c'est un film de Winer avant tout). Le rythme est assez soutenu et la seule scène d'action d'envergure est une merveille du genre, les 2 stars assurant la majorité de leurs cascades (certaines étant même assez périlleuses). Le final m'a toutefois laissé perplexe et même si le tout est agréable à suivre, on en ressort sans convictions profondes, sans plus de réponses si ce n'est que les intrigues d'espionnage n'opposent pas des bons contre des méchants mais avant tout des hommes avides de pouvoir. D'autres critiques sur
La 1ère heure de Scorpio est un peu complexe et j'ai eu du mal à entrer dans l'intrigue mais la présence de 2 grands acteurs Burt Lancaster et Alain Delon renforce ce film d'espionnage. La 2nde heure est plus intéressante, je pense notamment à l'excellente course-poursuite à pied se terminant dans un chantier de construction. Le duo Lancaster/Delon marche à merveille et l'esprit seventie de ce type de film me plaît beaucoup.
Un film d'espionnage ,assez complexe, qui vaut surtout pour la superbe confrontation entre Alain Delon et Burt Lancaster. Excellents tous les deux. L'intrigue étant assez noueuse et compliquée.
On ne va pas se voiler la face hein, Michael Winner est exclusivement connu pour ses nombreuses collaborations avec Charles Bronson, c'est d'ailleurs lui qui lança la saga du justicier en 1974. Pourtant, entre « Le cercle noir » et le premier opus de la saga, vient se glisser ce film d'espionnage finalement assez méconnu qu'est « Scorpio » réunissant deux têtes d'affiche de l'époque : Burt Lancaster et Alain Delon. Le deuxième nommé est chargé de supprimer le premier nommé car ce dernier est soupçonné d'être un agent double. Au cinoche, il existe une théorie qui dit ceci : ce n'est pas parce que l'on a de bons acteurs que l'on a obligatoirement un bon film. Elle se vérifie ici, car, en effet, « Scorpio » ne propose rien qui soit spécialement emballant. La première heure de film est assez longue, l'intrigue prenant trop de temps pour se mettre en place. La deuxième partie, concernant la traque à proprement parler est d'un meilleur acabit sans pour autant atteindre des sommets. L'étincelle n'est créée que partiellement en raison d'un rythme trop inégal. L'ensemble ne parvient jamais à être prenant de manière continue. Restent donc comme atouts l'interprétation sans failles de Delon et Lancaster et un contenu dépourvu de tout manichéisme. Mais tout cela reste trop faible pour pouvoir être réellement convaincant.
Le positif dans ce film d'espionnage c'est son réalisme et en conséquence son absence totale de manichéisme, la CIA est aussi pourrie que le KGB et utilisant des méthodes condamnables, ainsi que la présence de Burt Lancaster, excellent comme à son habitude qui retrouve ici dix ans après son partenaire du "Guépard" Alain Delon ; on peut aussi faire mention à une ou deux scènes d'action réussies... Reste que l'ensemble est trop long à se mettre en place, ce qui fait que la première heure paraît beaucoup moins intéressante que la seconde, et que le rythme est trop inégal pour que le film réellement être prenant.
Film d'espionnage assez froid dans sa réalisation (Winner n'est certes pas reconnu pour son talent, la série des "Death Wish" reflète tristement sa filmographie) et assez plat dans son déroulement. Une histoire d'agent de la CIA à abattre car soupçonné double avec les soviétiques. On retient la très bonne interprétation de Lancaster et son personnage ambigu intéressant, moins le côté volontairement impassible de Delon assez linéaire dans son jeu. Le scénario reste vraisemblablement trop alambiqué car notamment trop d'intervenants donc le spectateur n'arrive jamais a accroché à fond. Loin d'être inoubliable.
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3,0
Publiée le 14 juillet 2013
A l'image du titre, "Scorpio" fait en fait rèfèrence au signe zodiacal du metteur en scène Michael Winner et des interprètes principaux! Qui aurait crû qu'on retrouverait près de dix ans après "Il gattopardo" le prince Fabrizio Corbera de Salina (Burt Lancaster) et Tancrède Falconeri (Alain Delon) dans un policier / suspense dirigè, non pas par Visconti, mais par le futur rèalisateur de "Death Wish" ? Un mètrage qui ne se veut pas analytique et propre à la rèflexion où Delon et Lancaster forment l'ètonnant tandem de ce suspense captivant sur le quotidien des services secrets amèricains! Rèaliste et plutôt habile, le scènario tient en haleine jusqu'au bout entre Paris, Vienne et Washington qui fournissent des extèrieurs satisfaisants! Avec aussi l'immense acteur de thèâtre, Paul Scofield, et la jolie Gayle Hunnicutt qui complètent la distribution! Très honorable...
De Michael Winner ne subsiste dans les esprits que sa collaboration avec Charles Bronson pour ce qui fut l'archétype du film de "vengeance", la série des "Un justicier dans la ville" initiée dès 1973 à la suite de "Scorpio". Le film d'espionnage est un genre parfaitement codifié aux mœurs un peu chahutées depuis l'apparition de James Bond au cinéma qui a apporté un peu de légèreté à un univers plutôt glacial, essentiellement alimenté par les arcanes sous terraines de la guerre froide. Après la parenthèse des années 70 à 90 symbolisée par les prestations décontractées de Roger Moore et Pier Brosnan dans le rôle de l'agent 007, les années 2000 avec l'entrée en scène de Daniel Craig marquent un retour aux sources certes plus musclé mais malgré tout clairement affiché, "La taupe" de Tomas Alfredson (2011) venant magistralement confirmer cette tendance. Michael Winner cinéaste menant à cheval sa carrière entre l'Angleterre et Hollywood y revient en 1972 pour ce film réunissant le duo d'acteurs du "Guépard". "Scorpio" est une classique histoire d'espion qui ne parvient pas à s'extirper de la pieuvre pour prendre une retraite bien méritée et qui va devoir échapper au tueur que la CIA a mis à ses trousses. Lancaster et Delon sont tous les deux parfaits dans un registre qu'ils maîtrisent parfaitement. Entre Vienne où Winner multiplie les clins d'œil au "Troisième homme" de son compatriote Carol Reed et Les States, la traque se poursuit, montrant le caractère inéluctable de celle-ci, quelques ruses que l'agent Cross puisse mettre en œuvre. Cruelle désillusion pour Cross autrefois idéaliste qui voit son poulain plus jeune dit "Scorpio" en charge de l'éliminer. Winner rythme parfaitement son film entre action (sublime poursuite dans un chantier viennois) et description des mœurs d'un milieu qui nous fascine parce qu'hermétique et mystérieux. Les deux stars phagocytent l'écran laissant peu de place à leurs partenaires hormis Paul Scofield qui campe un espion russe vieillissant, point de contact de Cross en Europe centrale. Un film solide et trop méconnu dans la carrière des deux monstres sacrés.
Superbe film d'espionnage, mené de main de maître même si tout n'est pas crédible. Les dialogues sont bon et on reste fasciné par deux acteurs charismatiques, Lancaster et Delon.
Film d'espionnage sérieux avec un scénario correct, une grande scène de poursuite et pas mal d'autres plus intimistes. Mais ce film vaut surtout pour le duel entre Lancaster et Delon (avec le coup habituel du vieux contre jeune loup).
Voilà un excellent thriller qui fleure bon les années 70. Rigolo de retrouver Delon dans un film américain (il parle lui même anglais dans la v.o.) qui curieusement vole la vedette à Burt Lancaster dont le jeu semble un peu las. Ce polar âpre et violent est dominé par une superbe course poursuite de près de 10 minutes qui, même si elle n'a pas l'efficacité de celle de "French Connection" tourné un an plus tôt (Michael Winner n'est pas William Friedkin), n'en demeure pas moins très efficace. On retrouve ici ce qui faisait l'interêt de beaucoup de polars des années 70 : la rue, la solitude et une fin tragique inéluctable. Un excellent polar à reévaluer. Un grand Delon.