Du très bon film d'espionnage. Une mise en scène classique mais très efficace, et de nombreuses très bonnes scènes. Mais la réussite première de ce film est la qualité des personnages et leurs rapports assez troublants. De plus, l'interprétation est remarquable, avec Alain Delon et Burt Lancaster, particulièrement inspirés.
Un très bon thriller pour deux raison : d'abord il sonne juste : on a vraiment l'impression d'être dans l'univers tordu, tortueux, plein de trahisons, découtes et d'assassinats politiques de l'espionnage international et de la CIA. N'oublions pas que nous somme en pleine période du Watergate. De plus la mise en scène séduit par ses partis pris. On passe fréquemment d'un univers à l'autre, d'un lieu à l'autre assez subrepticement, de telle sorte que le mystère s'amplifie. En toute honnêteté, et bien que j'aime bien l'acteur, il me semble que le personnage de Delon est un tout petit peu décalé dans cet univers où excellent Lancaster et Paul Scofield. Son tueur froid rappelle d'avantage l'univers de Melville. Mais ne faisons pas la fine bouche, un film à recommender pour une bonne blongée dans les années 70 et ses crises politiques.
Du tout grand film d'espionnage. Méfiance, manipulation, pouvoir et que dire de la fin dramatique et inéluctable ! Avec un casting incroyable : Burt Lancaster et Alain Delon.
Sous fond de guerre froide, un thriller d’espionnage très typé années 70, au scénario complexe, plein de coups tordus et de personnages ambigus, porté par l’interprétation excellente de Burt Lancaster qui fait face à un Delon sobre et efficace. Pas dingue mais sympa !
Burt Lancaster et Alain Delon se retrouvent dans ce film d’espionnage à l’ancienne bien marqué dans les années 70. On suit des personnages troubles pris dans une histoire alambiquée où chacun semble jouer plusieurs jeux et ou les pièges peuvent se refermer sur eux à chaque instant. C’est une aventure qui se suit entre Paris Washington et Vienne où les blocs américains et soviétiques s’observent, se questionnent et s’affrontent. Le côté action du film a un peu vieilli, mais le scénario et les personnages restent intéressants.
Film d'espionnage ultra classique "Scorpio" ne vaut (et encore) que pour le face à face Alain Delon / Burt Lancaster. L'action est poussive et mollassonne, le scenar embrouillé et très peu convaincant. Pas un grand moment de cinéma.. 2 / 5
Peu de films on rendu avect autant de précision des opérations d'agents secrets, déterminées sans doute par des ordinateurs et exécutées par des tueurs qui ne connaissent que leur mission et leur salaire. Mené à toute allure, le film est à la fois une passionnante aventure d'espionnage et une démystification cynique des services spéciaux français ou américains. L'idée d'avoir réuni trois acteurs aussi différents que Burt Lancaster, Alain Delon et le shakespearien Paul Scofield se révèle très heureuse.
« Scorpio » est un film d'espionnage « à l'ancienne » qui se révèle bien agréable à suivre, tant pour son ambiance paranoïaque que pour la qualité de ses scènes d'action. Sorti en 1973, sous la direction de Michael Winner, le film nous plonge avec délice au cœur de la guerre froide pour un affrontement sans pitié entre deux acteurs d'envergure, Burt Lancaster et Alain Delon. Ces deux Stars mondiales se révèlent d'ailleurs à la hauteur de leur immense réputation en délivrant une prestation impeccable et totalement crédible. Ceci dit, le film en lui même ne manque pas de charme non plus, loin s'en faut. J'ai pris un évident plaisir à redécouvrir l'ambiance des grandes capitales européennes en mode « seventees ». Pour rester totalement honnête, il faut toutefois reconnaître que le style et la réalisation ont un peu vieilli, mais ce n'est jamais rédhibitoire et ce « vieux » film s'inscrit sans problème dans la longue liste des classiques du genre. A ce titre, la fin est même plutôt inattendue et dégage un romantisme morbide du plus bel effet. Pas mal du tout !
Michael Winner, cinéaste anglais partit travailler aux usa, à l'instar de la plupart de ses collègues de l'époque, après quelques films remarqués réalisés "à domicile" ( Lindsay Anderson et Ken Russel restèrent eux, exercer leur art en Europe, à la différence de Boorman, Schlesinger, Richardson notamment).
Longtemps considéré comme un honnête faiseur de films d'action ( la série des "un justicier dans la ville" qui obtint un grand succès et valu à Charles Bronson sa renommée internationale définitive), Winner mérite sans aucun doute d'être reconsidéré auprès de la cinéphilie.
Il suffit de visionner " Scorpio" souvent présenté comme relevant strictement du registre de l'"espionnage ", ce qu'il n'est pas, me semble t il exactement.
Il s'agit aussi d'un film d'action, pretexte à la remise en cause des idéologies ( c'est finalement les rapports personnels qui comptent plus que son camp d'appartenance)
Finalement assez proche de " les trois jours du condor" de Pollack - sans en atteindre le degré d'accomplissement - , " Scorpio" permet de savourer le talent d'un Burt Lancaster vieillissant, face à Delon ( ici dans sa période américaine, qui mérite d'être connue et réévaluée).
Rappelons que les deux acteurs se retrouvent alors, une décennie après leur travail en commun dans " le guépard " de Visconti.
Selon moi, Lancaster - formidable- domine son partenaire qui pourtant ne démérite pas, mais n'est sans doute pas dirigé avec la finesse qu'il faudrait.
Les meilleures scènes sont celles tournées à Vienne ( Autriche) qui rappellent certains moments de " le troisième homme " de Carol Reed et aussi pour son ambiance de " la lettre du Kremlin" de John Huston ( ces deux références étant beaucoup plus accomplies que " Scorpio").
Précisons que ce film ( il date de1973 ) ne présente aucun manque de rythme et demande aux spectateurs de l' attention pour suivre les méandres du scénario.
Sans cette dernière, il y a de forte chance de passer à côté du plaisir incontestable qu'offre la vision de cet opus de Winner, ici dans sa meilleure période ( 71-77).
Bonne surprise pour ce film des années soixante dix, qui malgré un bon casting, fait toujours peur après tant d’année. Certes, son temps a marqué ce film, mais le rythme est là pour nous réconcilier avec le genre. Lancaster est parfait, même vieillissant, il n’en est pas moins très charismatique et il n’a pas oublié ses jeunes années d’athlète pendant cette fameuse scène de poursuite. Delon lui, joue du Delon, pas mauvais, et il tient son rôle. Le final moins conventionnel qu’à l’accoutumé reste dans la même structure de cette histoire.
Un excellent film d'espionnage. Alain Delon livre une performance d'acteur dans un film américain. Burt Lancaster interprète un bon rôle pour sa carrière.
Un solide film d espionnage des années 70 sur la paranoïa de la guerre froide et ses agents doubles . L interprétation est solide et Delon est crédible en agent qui doute de plus il s en sort très bien avec l anglais . Le film souffre d un rythme un peu lent qui fait perdre de l intensité au récit.
Scorpio mise sur le réalisme et le cynisme qui régissent les rapports entre agents dans l'univers de l'espionnage. On retiendra une harrasante poursuite à pied dans la veine de French Connection ainsi qu'a une fin brutale et malheureuse qui donne de la consistance à l'ensemble. On regrettera le petit rythme et l'interprétation en demi-teinte de Delon
Un bon thriller réaliste ( Quoique ayant un peu vieilli par ses techniques maintenant uniformisés ) dans lequel les prédateurs annoncés se révèlent surtout inconscients & victimes d'une sombre machination : Un classique !