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Alolfer
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4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Probablement le meilleur film de Fellini ! Les nuits de Cabiria est une ode d'espoir à la cie d'une femme tourmenté par son souhait de changer. Sur son chemin, une répétition d'un rythme de vie monotone quand on comprend que ses péripéties emmènent une trajectoire d'espoir : L'espoir de retrouver une jeunesse d'antan ou plutôt une jeunesse qu'on aurait aimer vivre.
Le personnage de Cabiria est le symbole de tout cela, rempli de modernité dans sa manière de parler et dans sa manière d'illustrer sa vie : "je ne suis pas pauvre ; j ai une maison" comme elle peut le dire indirectement. C'est intelligemment écrit avec une fin déprimante, donnant un signe de répétition... Une vie qui se répète, ne laissant derrière elle, qu'un sourire cachant ce malheur.
Les plans de Fellini sont exceptionnelles et très moderne et la interprétation de Giuletta Masina dans le rôle de Cabiria est tout bonnement parfait.
Je suis encore néophyte chez Fellini, donc si cela ne vaut pas grand chose de mettre Cabiria sur mon top 1 temporaire, le film confirme que je suis un nouvel adepte de son génie.
Ses réussites techniques n’avaient pas encore réussi à m’embarquer totalement ; c’est maintenant chose faite avec une énième apparition de Giulietta Masina dans le rôle-titre où elle donne une performance absolument hors-normes. Cela l’aidait sûrement que son mari fût aux manettes, mais c’est elle qui sait garder sa force de caractère tout en incarnant une prostituée bien conforme au puritanisme pas seulement cinématographique d’époque ; elle gère seule le compromis entre la crasse franche & la délicatesse de la suggestion.
Même aujourd’hui, cette censure conventionnelle n’entame en rien la richesse des humeurs de l’actrice & son milliard d’expressions à tout moment mises en valeur par un éclairage parfait. Fellini avait de moins en moins besoin de se rassurer : son génie était en train de s’asseoir & De Laurentiis était déjà là. François Périer, l’acteur français qui assure un financement en coproduction, aurait pu figurer seulement pour la forme s’il n’apportait pas grandement au défilé de tableaux continus qui font avancer l’histoire autour de ses protagonistes.
C’est la métaphore que, comme à chaque fois, Fellini m’inspire pour son film entier : l’impression qu’il a écrit l’ambiance comme une transposition du principe originel du cinéma, la simulation du mouvement image par image. Chez lui, les images sont des sensations – juste un peu froides par moments – défilant si vite qu’on oublie de faire attention aux dialogues & aux émotions changeantes.
Il y a des sentiments dans Les nuits de Cabiria, mais ni qualités ni défauts chez qui il préfigure : seulement des vies qui se croisent, peut-être de façon trop ordonnée (les tableaux s’imbriquent avec une joliesse de trop), mais avec tellement de mouvement & d’évolutions simultanées que le film devient naturellement immense.
Une heure cinquante ? J’ai eu l’impression qu’il faisait une demi-heure de plus, qu’il s’agissait de deux heures & demi de hauts & de bas aux encorbellements loquaces se jetant dans une fin très fellinique (on la sent venir de loin & monter longtemps) d’une magie difficilement égalable. Sauf s’il a fait encore mieux après, ce que j’attends de voir avec impatience.
Sans être un fan de Fellini, Les Nuits de Cabiria est celui qui m'a le plus plus. En grande partie grâce à Giulietta Masina qui joue une femme particulièrement intéressante, à la fois drôle, énervante et touchante.
Mon premier Fellini et je suis déçu. Je n'ai pas détesté, il y a de belles scènes (celle au bord de l'eau ou celle de l'hypnose par exemple), une belle mise en scène et une très belle interprétation de Giulietta Masina... Mais j'ai trouvé que c'était très inégalement rythmé, je n'ai guère été passionné, surtout que j'ai eu plusieurs fois du mal à voir où Fellini voulait en venir. J'espère que les prochains Fellini seront meilleurs que ce film, qui n'est clairement pas mauvais, mais que j'aurai vite oublié.
C'est en 1957 que Federico Fellini co-écrit et met en scène Le Notti di Cabiria, relatant les déboires d'une prostituée un peu simplette et pleine de vie qui croit régulièrement au grand amour avant de connaître certaines désillusions...
C'est à travers son épouse, la remarquable Giulietta Masina, qui recevra diverses et méritées récompenses pour ce rôle, que Fellini fait vivre cette prostituée et ses déboires amoureux, rappelant le personnage qu'elle incarnait déjà à merveille dans La Strada. En plus de proposer un saisissant portrait humain, Fellini met en avant avec brio les failles de cette femme et surtout l'horreur et la cupidité dont l'homme est capable, ainsi qu'un éternel espoir envers la nature humaine via les yeux de cette jeune femme.
J'avais été marqué par des qualités similaires dans La Strada, mais Fellini démontre à nouveau tout son génie et surtout savoir-faire, notamment via l'émerveillement proposé, ainsi que la richesse et tendresse dont font preuve son oeuvre. La force de Fellini, c'est de refuser de tomber dans le misérabilisme mais de proposer un portrait juste, intelligent et surtout émotionnellement fort et ce, malgré la noirceur du scénario qui voit cette fille chercher à sortir de son infortune, espérant trouver l'homme qui la libéra de sa misérable condition et existence. L'émotion et la richesse savent aussi passer par les regards ou visages des personnages, Fellini captant avec les brios les tourments de son protagoniste.
Le futur metteur en scène du remarquable La Dolce Vita n'hésite pas à injecter dans son récit quelques doses d'humour et d'espoir, tandis qu'il le mène avec grand brio, sachant gérer les rebondissements et créer une atmosphère puissante, prenante et poétique, avec des touches de désespoir et de mélancolie. Il se montre lucide sans porter de jugement, tandis qu'il fait preuve d'une vraie fluidité dans la narration et le montage. Il fait preuve d'un véritable talent pour diriger ses comédiens, son épouse est vraiment extraordinaire, et d'une justesse rare et la photographie en noir et blanc remarquable.
Federico Fellini propose avec Les Nuits de Cabiria une oeuvre remarquable, prenante, poétique et d'une intelligence et justesse rare, où il dresse le portrait d'une prostituée cherchant à ce qu'on la sorte de sa misérable condition, dirigeant avec grand talent son épouse Giulietta Masina.
Un peu comme le film "After hours" de Scorsese ou "American grafiti", le personne principal, Cabiria , va passer des nuits plutôt agitées et qui changent de l'ordinaire (le seul truc qui change étant que l'histoire se passe sur plusieurs jours). Parfois marrant et parfois poignant (grâce à la très bonne interprétation de l'actrice principale), le film est très bien fait, en particulier le développement. Très bon.
Il n`y a pas de doutes que ce film, avec les autres six que Fellini a réalisé en noir et blanc ä cheval des années cinquante et soixante voir quelques années plus tard, sans compter donc Otto e Mezzo, est un bijoux absolu. Le regard qu` il porte sur cette humanité humble et blessée de l`Italie de l`après guerre, empreint qu'il est d`une infinie tendresse, d`une bienveillance et d`une "pietas" presque religieuse, ne tombe jamais dans le misérabilisme. mais il va au delà, prenant par moment une dimension presque onirique. Il nous bouleverse et il nous enchante, sans compter son immense talent de metteur en scène et la merveilleuse bande sonore de Nino Rota.
Cabiria, une jeune prostitué vivant dans un taudis italien des années 50 est entouré d'une galerie de personnage fort en contraste qui, chacun à leur manière, essaye de survivre en veillant les un sur les autres. Cabiria est un peu à part avec sa personnalité de feu, bien qu'un peu nigaude au premier abord, c'est avant tout une véritable femme libéré avant l'heure, pour le meilleur et pour le pire. Très attachante dès les premiers instants, on sent bien chez elle, à l'image de l'ouverture du film, que la jeune femme ne sait pas faire les choses à moitié. Cherchant avant tout à s'extraire de la misère par tout les moyens possible, elle joue de sa grande gueule mais ne ce contrôle plus quand il s'agit d'amour. C'est précisément sur ce point que Cabiria vient nous surprendre et alors qu'elle est de tout les combats pour arriver à ces fins, c'est avant tout, une grande romantique. Aveuglé par la poursuite de son idéal, la jeune femme ne fait tout simplement pas le poids.
Si les nuits de Cabiria reste léger comme son personnage tout en étant un poignant témoignage de son époque, cette petite perle en dit long sur notre société. Car le film à beau ce dérouler il à un demie siècle on se surprend à constater que rien n'a vraiment changé. Le petit théâtre de cette vie miséreuse, présenté ici comme une balade fugace aborde l'innocence sous toutes ces formes et révèle des personnages insoupçonnés qui, comme des petits trésors, sont bien souvent là ou elle ne s'y attend pas. Fellini nous décortique au passage un rapport homme/femme particulièrement malmené dans cette lutte des classes où la séquence d'hypnose restera gravé dans vos mémoires, à l'image de son final : magistral.
Premier film de Fellini que j'ai l'occasion de découvrir et bonne première expérience. J'ai trouvé l'actrice très bonne, très touchante. Le scénario est plutôt bon malgré quelque lenteur. Il y à des scènes memorable comme chez l'hypnotiseur ainsi que la scène de fin, tout deux vraiment belle et poétique. En conclusion un bon film, pas transcendant mais j'ai passé un bon moment.
Un des défis du jeu d’acteur est d’être capable reproduire le processus de vérité qui nous anime dans la vie. Lorsque l’on assiste à une performance comme celle que nous offre Giuletta Masina, on est ébloui : Incarnée jusque dans le bout des ongles, l’émotion juste, nuancée, touchante et drôle… tout simplement renversante! Et puis quel personnage! Une fille de caractère, que dis-je, un bulldozer avec une âme qui peut devenir à fleur de peau. Un petit bout de femme débrouillarde et fière qui se retrouve toutefois en position de vulnérabilité en s’adonnant à la prostitution. À deux reprises, des hommes ayant réussi à faire battre son cœur, l’abandonnent après lui avoir subtiliser son sac à main contenant le fruit de son labeur. À chaque fois elle se relève de l’humiliation avec la force de continuer et l’espoir que les choses vont changer. Une leçon de résilience… à la sauce fellinienne. Une succession de tableaux où s’entremêlent jupons et soutanes. Bien que Les nuits de Cabiria ne soient pas aussi épicées que celles de La Dolce vita, elles évoquent tout de même les méandres dans lesquelles peuvent nous mener la débauche et toute la supercherie associée au clergé. L’œuvre à l’écran de Fellini s’apparente à celle d’un grand peintre. On observe à l’image et dans le propos une cohérence à travers l’ensemble de sa filmographie. Le grotesque, la dérision, l’outrance, la perversité sont en quelque sorte les couleurs qui définissent sa palette de réalisateur. On les retrouve en demi-teinte à travers Les nuits de Cabiria. Avec un immense bonheur!