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3,0
Publiée le 12 avril 2026
Avec El Dorado, Howard Hawks revisite ses propres motifs du western en privilégiant la camaraderie et la nonchalance plutôt que l’élan épique. Le duo John Wayne / Robert Mitchum impose une complicité solide, mais repose sur des archétypes familiers. Hawks déroule un récit efficace, ponctué de scènes d’action maîtrisées, sans véritable surprise. Cette impression de déjà-vu, assumée, donne au film un charme tranquille mais limite son intensité dramatique. Reste un western plaisant et classique, mais qui ressemble davantage à une variation qu’à un sommet du genre.
Une décevante variation, pour ne pas dire remake, du superbe « Rio Bravo » du même Howard Hawks, dont on ne sait s’il fût plus guidé par la nostalgie ou par la recherche d’un nouveau succès. Le paradoxe, c’est que la première demi-heure, inédite celle-là, est excellente, par la rigueur et la finesse de la présentation des personnages et des relations qu’ils entretiennent et par des dialogues percutants et incisifs. Puis quand le cinéaste rejoint le schéma de son œuvre précitée, le film ne supporte vraiment pas la comparaison, tombant dans la redite, les longueurs, les invraisemblances (un homme ivre ou un homme privé de l’usage de sa main qui l’emportent sur une bande de tueurs !) et le superficiel.
Un western construit de manière très académique mais pourvu de tout le savoir-faire de son réalisateur Howard Hawks en la matière. Reposant sur une histoire simple et des personnages attachants au sein d’un récit faisant la part belle à l’humour. Au casting, on retrouve un jeune James Caan parvenant à tenir tête aux mythiques Robert Mitchum et John Wayne. Classique mais très efficace et plaisant à voir.
Drôle d'exercice auquel se prête Howard Hawks avec "El Dorado" qui se présente comme un remake assumé de "Rio Bravo", autre film du même réalisateur sorti seulement 7 années auparavant. Mais comment se démarquer d'un prédécesseur aussi mémorable ?
Le premier changement majeur est un étoffement de l'intrigue qui passe par davantage de personnages et de dialogues. Le film se permet même de d'inclure une ellipse de plusieurs mois dans sa narration tout en délocalisant une partie de l'action loin de la ville éponyme. Ce choix d'une explicitation a outrance n'est pas forcément une réussite car il écorne grandement la mythologie mystérieuse et la tension permanente de "Rio Bravo" qui reposait précisément sur ce sentiment de huis clos. Le ton est par ailleurs beaucoup plus léger ici avec un humour très présent qui, bien que plaisant, désamorce encore une fois les enjeux dramatiques. Le rythme global pâtit également de ces tours et détours du scénario.
Ce qui ne change par contre pas c'est la précision de la mise en scène d'Hawks qui parvient toujours à créer des instants mémorables, aidé par un trio Wayne, Mitchum, Caan qui fonctionne bien (même si encore une fois il rivalise difficilement avec celui de Rio Bravo) mais sans réussir complètement à captiver. Les scènes de fusillade, à l'exception de celle du clocher qui fonctionne bien avec une belle dynamique, sont peu inspirées voire même décevantes en ce qui concerne l'ultime confrontation.
"El Dorado" est donc un western classique somme toute correct mais complètement éclipsé par l'aura de son grand frère "Rio Bravo" qui le dépasse de la tête et des épaules. On recommandera donc bien plus le visionnage du second que du premier.
El Dorado est souvent considéré comme une variation autour de Rio Bravo (tout comme Rio Lobo qui fait que l’ensemble est généralement considéré comme une sorte de trilogie, les trois volets voyant d’ailleurs la présence de Leigh Brackett au scénario, celle d’Howard Hawks à la réalisation et celle de John Wayne à l’écran). Il ne faut toutefois pas le voir comme un remake bête et méchant. En effet, si les quatre personnages reprennent les mêmes archétypes principaux (John Wayne toujours en cowboy macho sans peur et sans reproche, Robert Mitchum remplaçant Dean Martin en alcoolique, James Caan reprenant le poste du jeune apprenti tenu autrefois par Ricky Nelson et Walter Brennan cède la place à Arthur Hunnicutt en vieillard amusant), l’histoire est très différente et plus complexe. Le tout est plus rythmé et possède plus d’action. De même, le ton est beaucoup plus humoristiquespoiler: (quitte à tomber dans un moment problématique vu d’aujourd’hui quand James Caan imite de manière très caricaturale un asiatique) et cela est illustré par une photographie de Harold Rosson plus lumineuse que celle de Russel Harlan. Ainsi, El Dorado n’ennuie à aucun instant et sa plus grande légèreté peut facilement le faire préférer à Rio Bravo.
Intrigue assez proche du précédent Rio Bravo, deux immenses têtes d'affiche et un James Caan en jeune loup plein de belles promesses: Howard Hawks jouait surtout sur les fondamentaux pour faire vivre cet El Dorado qui, s'il n'effacera pas son aîné (un peu trop copié malheureusement), gagne quand même à être connu du fait de sa complexité dans les relations entre les personnages et d'un dosage plutôt adroit entre action et drame, mâtiné de quelques pointes d'humour. Ça foisonne peut-être trop question personnages (difficulté à dégager un réel "méchant" dans l'histoire tant celle-ci focalise sur les faiblesses des héros), mais le spectacle est assuré pour un des derniers westerns à l'ancienne mode.
Entre "Rio Bravo" et "El Dorado", mon coeur balance. Ces 2 films de Howard Hawks sont vraiment très similaires et ont chacun leurs qualités et leurs défauts. John Wayne (présent dans les 2) vient cette fois ci aider son ami et shérif Robert Mitchum, épaulé par un viel adjoint et un jeune cowboy contre Nelse McLeod et son commanditaire Bart Jason....avouez que les ressemblances sont flagrantes! Malgré tout, plus de scènes sont tournées en extérieur (principalement au début), ce qui "aère" un peu l'ensemble et l'humour est beaucoup moins "lourdeau". Au final, je ne peux que conseiller les 2 sans en privilégier un seul...car tous les ingrédients sont réunis pour un bon western.
Bien que l’histoire diffère, quantité d’éléments de ce western proviennent directement du génialissime « Rio Bravo », réalisé 7 ans plus tôt. Howard Hanks s’en est d’ailleurs jamais caché et les personnages de John Wayne, Robert Mitchum, James Caan et Arthur Hunnicutt reprennent les caractéristiques de ceux tenus jadis par Wayne, Martin, Nelson, Brennan. Calqué de la sorte, l’intérêt de ce récit est quelque peu bafoué mais « El Dorado » n’en demeure pas moins une bonne variation.
L'histoire d'une camaraderie mais également d'une vengeance qui s'étire au long du récit. Le film vaut aussi par le duo des géants. On n'est pas dans les cow-boys et les indiens mais dans un récit âpre et captivant
Un très bon western signé Howard Hawks. Il met en scène John Wayne, Robert MItchum et un James Caan en début de carrière. John Wayne est un homme de main qui vient en aide à un ami shériff (Robert Mitchum) alcoolique qui doit affronter une bande de tueurs engagé par un riche propriétaire. John Wayne est parfait, tout en virilité et en force morale face à un Mitchum qui sait montrer les faiblesses d'un sheriff alcoolique. Hawks signe une belle mise en scène et le film est prenant. Un classique du western à voir ou revoir.
Howard Hawks nous offres un western comme je les aime avec un générique soigné. John Wayne est égal à lui même , Robert Mitchum toujours aussi bon , James caan , Michèle carey , Edward Asner , bref tous les acteurs sont excellents . C est bien filmé et le scénario tient la route . Des similitudes avec Rio bravo sont évidentes , mais cela n enlève rien a la qualité du film .
Les héros sont vieillissants… La première scène du film met en scène un Robert Mitchum un peu bedonnant et un John Wayne un peu au-delà de la force de l’âge. Le premier va sombrer dans l’alcool et le deuxième va se retrouver avec une AAH pour cause de balle qui lui touche la colonne vertébrale. Vous ajoutez un jeune inexpérimenté (James Caan) et un vieillard (Arthur Hunnicutt) et vous obtenez une superbe équipe de « bras-cassés » qui va s’interposer entre un méchant rancher ambitieux et sa bande de mercenaires qui veulent s’en prendre à un clan familial pour une histoire de point d’eau. L’intérêt principal du film réside dans les rapports entre les quatre principaux personnages : ça se taquine, ça plaisante, ça se chambre. On sent que qu’Howard Hawks aime ses personnages qui sont pétris de valeurs et de principes. La dernière image du film est sympathique et symbolique, John Wayne et Robert Mitchum marchant côte-côte avec chacun sa béquille. Un très beau film sur les rapports humains. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1).