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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 juillet 2010
Bon, heu... Du John Wayne, du Howard Hawks, ça résume tout.
Histoire classique de vengeance avec un John Wayne qui reste dans son jeu classique, et une grosse fusillade à la fin. Entretemps?Pas grand chose...
Des gentils très gentils, des méchants très méchants, une petite romance, des séquences plus ou moins intéressantes...
Bref, un western US bien classique.Et pourtant, on est en 1970.Sergio Leone est passé par là, Sturges aussi avec Les Sept Mercenaires, on a Un Homme Nommé Cheval la même année... Mais non.Howards Hawks et John Wayne restent ancrés dans la base du western bien datée et peu intéressante après les susnommés.
Bref, un film qui a très très mal vieilli et ne fait que confirmer que je reste allergique à facilement 3 quarts de la production américaine en matière de westerns entre les années 50 et 70.
Film testament d'Howard Hawks assez décevant sur pas mal d'aspect. L'histoire et l'action ne sont pourtant pas dénué d'intérêt, loin de là. Par contre il y a un cruel manque de propos de fond, de variations dans les fondamentaux ou dans les personnages. Pour le dernier film d'un tel cinéaste on aurait pu imaginer quelque chose de plus profond dans l'écriture.
Après ce n'est pas ennuyeux comme je l'ai dit, le rythme est plaisant, il y a plusieurs séquences de grandes qualités, toute l'intro par exemple, le cast est cool, c'est plutôt beau esthétiquement. Mais j'en attendais plus.
C'est un western avec tous les stéréotypes du genre ; mais avec un scénario simpliste, sans subtilité narrative, un décor qui sent le carton pâte et des scènes peu crédible. Cela dit, les personnages principaux ont des rôles plaisants. Bref, un western décontracte, pour occuper le temps ... Ma foi, pourquoi pas.
Il ne faut pas se voiler la face: "Rio lobo" n'est pas un bon western - à part la première partie - surtout pour un faiseur comme Howard Hawks ou un acteur comme John Wayne. En même temps, son image iconique de dernier film de l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps associée à la fin d'une époque dans ce genre de cinéma hollywoodien, en fait un film à regarder de manière nostalgique genre: "c'était le bon temps"...
Un bon western, avec des gentils, des méchants mais pas d'indiens et surtout pas de ces magnifiques paysages américains mis en lumière par le genremais il y a John Wayne en cow boy Nousours actif. On paase un bon moment malgré quelques lcunes du scénario et des bagarres pas trop bien simulées...Au final, on a l'impression d'avoir passé un bon moment
Howard Hawks jetait ses derniers feux avec Rio Lobo, car si Eldorado était déjà le remake de Rio Bravo, Rio Lobo paraît être le remake du remake, un ton en dessous. On dira que si le début, avec cet assaut original d'un train pour y dérober l'or au profit de la Confédération, est la partie la plus réussie du film, on retrouve pour le reste le style décontracté de Hawks, avec un Jack Elam, copié-collé de Walter Brennan et, faute de Mitchum ou Dean Martin qui ne sont plus là, il faut se contenter de Jorge Ribero, malgré la présence de la ravissante Jennifer O' Neill. Honnête, sans plus, c'est quand même Howard Hawks et John Wayne !
Classique du western gentiment démodé avec beaucoup de stéréotypes (le colonel, la fille espiègle…). Du boulot de pro bien qu’on n’y croie pas une seconde.
Nous sommes en 1970 et « Rio Lobo » est le dernier film d'Howard Hawks. Le cinéma a révolutionné le genre western dans les années 60 avec son style spaghetti. « Rio Lobo » est un film de genre plutôt classique qui s'inscrit dans la thématique « défense des opprimés » : une bande tyrannique qui s'en prend à la communauté. Le premier quart du film, l'attaque du train, est enlevée et impressionnante. Ensuite, le film poursuit son chemin sur un rythme de sénateur. L'insolence de Jennifer O'Neill qui secoue ces messieurs pétris de certitudes est assez jubilatoire. John Wayne et son ego sont égaux à eux-mêmes. Jack Elam, dans un second rôle, est savoureux. C'est gentillet, poli, mais diablement convenu. Sans surprise et un peu trop bavard et « confortable » pour reprendre un bon mot du film. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Nous comprenons qu'ici Howard Hawks a voulu développer certains éléments du patron de scénario déjà à l'œuvre pour ses Rio Bravo (1959) et El Dorado (1966). En particulier il a souhaité développer et montrer comment est née la relation entre John Wayne et un acteur plus jeune, ici en l'occurrence celui qui interprète Frenchy (Jorge Rivero) et qui était interprété par Colorado (Ricky Nelson) dans Rio Bravo et par Mississippi (James Caan) dans El Dorado. Autre variante par rapport aux deux premiers films: le temps passé dans la prison qui est au cœur des deux premiers, mais qui ici dure très peu de temps. il s'agit d'une variante beaucoup moins en chambre que El Eldorado et Rio Bravo. Le film ici aussi se distingue par sa distribution féminine plus étoffée avec Sherry Lansing, Susana Dosamantes et Jennifer O'Neill dans des rôles d'importances différentes, mais clés pour la progression dramatique. Par ailleurs la romance du love interest (Jennifer O'Neill) est avec Frenchy et pas du tout avec John Wayne. Il est évident que cela aurait été ridicule avec le vieillard John Wayne. Autre élément réussi de cette variante est le personnage comique (Stumpy/Walter Brennan dans dans Rio Bravo, Bull/Arthur Hunnicutt dans El Dorado) ici tenu par Jack Elam qui compose un personnage en couleur et plutôt sympathique par la folie qu'il exprime. Cette version du film introduit une variante par rapport à la séquence de prologue qui est l'attaque du train par les sudistes, qui mène ensuite à la connaissance du personnage de John Wayne avec Frenchy. Longue séquence plutôt spectaculaire qui permet d'amorcer le film. Et d'ailleurs ce sera la seule séquence d'action du film. Le film au total est plutôt un film de comédie plutôt relâché et avec assez peu de violence. Et surtout assez peu de drame. Cela vient surtout de l'absence du personnage qui sombre dans l'alcool présent dans les deux précédents films (c'est-à-dire Robert Mitchum et Dean Martin). Ici ce personnage n'existe plus. Ce qui fait passer ce troisième film de la catégorie des comédies et pas des drames. Ce qui peut faire penser que le film est plus léger. Néanmoins nous restons toujours hallucinés par cette dernière image où nous voyons John Wayne blessé, boîter, marchant en s'appuyant sur Sherry Lansing le visage balafré. Dernière image du dernier film de Howard Hawks. Sur la forme, le cadrage ici est pensé pour la télévision similairement à El Dorado. Mais aussi l'influence du western spaghetti avec les éléments d'humour ou de violence.
Pour sa dernière réalisation, Howard Hawks signe un très grand classique du western. A défaut d’originalité, le schéma de départ ayant déjà été utilisé, le scénario évite le manichéisme du genre, la fraternité des gens d’arme et des hommes d’honneur effaçant les clivages nés des camps respectifs. Côté distribution, John Wayne impose son immense personnalité ; la singularité vient des rôles féminins qui ont une vraie importance dans l’histoire, ne laissant notamment pas aux personnages masculins le soin d’assouvir une vengeance.
Alors oui le scénario n'est pas forcément très original, car l'ensemble fait clairement penser à Rio Bravo ou encore El Dorado. Mais il n'empêche que l'on passe un moment toujours aussi agréable a visionner ce western de Howard Hawks. La réalisation est très solide, la photographie est très belle, John Wayne est en très bonne forme et on a la présence de charmante comédiennes que sont Jennifer O'Neill et Sherry Lansing.
Un petit western, tranquillou et sympathique, presque bon enfant, routinier. John Wayne y donne la réplique en grand pépère du genre. Scénario convenu, un brin de sentiment pour de belles jeunes femmes, beaucoup de morts et un spoiler: happy end . Que demander de plus ? Ça se laisse bien regarder, sans casser trois pattes à un canard.
"Rio Lobo" constitue sans nul doute une valeur sûre du western américain. Guerre de sécession, sheriff corrompu, propriétaire terrain véreux, femmes fortes, scènes de fusillade… Howard Hawks a tout réuni pour nous livrer ce grand film, admirablement bien servi par un John Wayne toujours au top quand il s’agit de jouer les cow-boys. Seul bémol : le film ne fait pas dans l’originalité et de nombreux éléments de "Rio Lobo" semblent directement repris de "Rio Bravo" sortit 10 ans plus tôt…