Ce film ne respecte pas un aspect fondamental des romans d'Agatha Christie: Poirot est francophone avec des défauts et des qualités liés à une culture non britannique. Hors, choisir Peter Ustinov pour Poirot, ça ne le fait pas. Un petit Belge vif, orgueilleux, joué par une pâte à l'accent anglais! On a l'impression que les organisateurs de ce film n'ont pas lu un roman d'Agatha Christie. Décevant.
Adapté d’un roman d’Agatha Christie, Mort sur le Nil a presque les mêmes qualités et défauts que « le crime de l’Orient Express ». Le casting est brillant, le film a un côté très british assez amusant et le il se suit avec plaisir. Seulement la résolution de l’enquête s’avère assez décevante, la mise en scène est plutôt plate et n’arrive pas à rendre le film plus plaisant qu’une bonne partie de Cluedo.
Un début beaucoup trop long qui peut laisser le spectateur sans repère. Pour ensuite une enquête plutôt bien mené mais qui n'a rien d'exceptionnelle tout comme le dénouement, un film qui se laisse voir.
Il y a tellement de banalités dans les dialogues et les scènes, que l'on s'y ennui vite. La jalousie d'une fiancée pour une épouse qui lui a fauché son homme, une petite croisière durant laquelle l'une va mourir à coup de petit calibre. Heureusement, Hercule Poirot est là pour résoudre l'enquête et rejouer les scènes avec des indices et des suppositions. Tout le monde est suspect, qui est coupable ? Le film démarre réellement à la deuxième moitié, bien plus intéressante. J'ai envie de demander pourquoi cette première moitié si peu intéressante ? Quant au déroulé du meurtre, j'ai vraiment trouvé le tout tiré par les cheveux.
On est en présence d'un classicisme presque théâtral, partiellement en huis-clos et particulièrement bavard! Tout cela sent fort la naphtaline et apparait bien vieillot! Un côté très superficiel, dans le jeu des acteurs comme dans l'écriture des personnages, maintien le spectateur à bonne distance d'une trame au dénouement, certes ingénieux, mais qui laisse indifférent...
A mon avis la meilleure adaptation à ce jour d'un Agatha Christie. Les scènes d'introduction de l'ensemble des personnages avant le meurtre sont magnifiques. Ces stars cabotinent génialement (le tango avec NIVEN, USTINOV et LANSBURY est désopilant). Regardez surtout le film en VO. Ustinov enchainant les phrases en françcais (belge pardon...) devant un Niven qui lui demande une fois sur deux de parler en anglais est un régal !!!
Intrigant et exotique malgré une très longue mise en place: le meurtre n'intervient qu'au bout d'une heure!!!!!! et certains personnages excentriques sont un peu caricaturaux mais l'ambiance cluedo et enquête est tout à fait bien faite. Suspense garanti à la révélation...
Énigme à la Cluedo pour le malicieux Hercule Poirot, entouré d’un gros casting, lors d’une croisière sanglante mais non moins divertissante sur le Nil. 3,25
Les scènes de crime d’Agatha Christie ont maintes fois été exposées, en parallèle du roman ou d’autres œuvres policières qui s’en inspirent. Au cinéma, on comptera déjà une vingtaine d’adaptation avant de tomber sur celle du Britannique John Guillermin, qui a au préalable enchaîné deux gros succès (La Tour infernale, remake de King Kong). Autant dire qu’il serait apte à cohabiter avec les manœuvres d’une écrivaine perspicace dans l’art de la suggestion. Après « Le Crime de l'Orient-Express » de Sidney Lumet, le public a compris qu’il serait possible de soudoyer l’imaginaire littéraire, tout en exploitant sa fibre cinématographique, et qu’il sera servi en conséquence. À choisir entre Hercule Poirot et Miss Marple, c’est de nouveau l’option sur le Belge que l’on retiendra, et de choix de sa croisière sur le Nil permettrait d’offrir une escapade divertissante.
L'appui nécessaire pour en extraire toute l’essence d’une enquête impossible à résoudre passe bien évidemment par le support écrit, dont le scénariste Anthony Shaffer (Le Limier, The Wicker Man, ainsi que l'adaptation de Lumet) continue de manier la plume avec précision. Et avec la présence de Jane Birkin, Lois Chiles, Bette Davis et Mia Farrow, il y aurait mille raisons de se laisser dominer par ce casting féminin de qualité. C’est pourquoi les figures masculines, à l’exception de Poirot (Peter Ustinov) et du Colonel Race (David Niven), se diluent dans un semblant d’innocence factice, que le détective ne tardera pas à tout révéler. Mais tout bon plat commence par une bonne recette et l’on ne s’écartera pas de la structure narrative de Christie, dans un préambule haut en couleur, mais qui semble en même temps assez loin d’embarquer à bord du Karnak. Et toute personne à son bord mérite un fond d’humanité, bien que certaines finissent par se trahir.
Là où il faudra cependant s’attendre à patauger dans la vase, ce sera à travers une mise en scène sans doute trop statique et qui préservera en permanence un déséquilibre dans le jeu des comédiens. Quand certains tiennent leur réplique avec la bonne intonation, d’autres paresses ou s’abandonne à un peu de folie. Il s’agit là de réinterpréter les lignes du roman, certes, mais bien que l’on prenne le temps de mieux connaître les profils et les enjeux, la caméra ne sera jamais aussi bien utilisée que lorsqu’elle se rapproche des structures vertigineuses des joyeux de l’Egypte. Ce qui reste à capter n’a pourtant rien de superficiel, mais aurait sans doute pu mieux coordonner le tempo du suspense, notamment lors du verdict final, où Poirot défait les mailles d’un meurtre, encore impossible à anticiper. La surprise vient donc gonfler l’intensité dans un dénouement, qui s’est surchargé en un catalogue de vices en tout genre, car avant que la sentence ne soit prononcée, aucun alibi ne pourrait délivrer les suspects.
Comme il s’agit de la première adaptation de l’autrice, après son décès, les moyens ont été mis pour à la fois lui rendre hommage avec prestance et de véritablement s’approcher du Nil et du roman. Guillermin est beau passé de la série B à une réalisation plus modeste, on ressentira aisément le revers d’un rythme, qui étire le récit jusqu’au drame fatidique. « Mort sur le Nil » regorge toutefois d’une photographie somptueuse et d’un décor naturel qui donnent un sens au lieu. Les personnages remontent ainsi le fleuve avec des intentions aussi douteuses que dangereuses, car au-delà de l’espièglerie, c’est une véritable tragédie qui se joue et qui liera les suspects par une ambition égoïste, mais sincère. Cela en fait donc son charme, de même que son arme du crime.
Vu en VO, ce que je conseille. Conformément à Agatha Christie, beaucoup de morts, mais il ne faut pas trop chercher le réalisme, et scène de fin, avec la réunion de suspects, habituelle. Néanmoins on se régale avec le jeu d’acteurs, les paysages somptueux et la résolution de l’affaire. Pas sûr que la version 2021 soit aussi bonne.
Un thriller sympathique non sans défauts. Le démarrage est assez long et l'intrigue n'a rien d'exceptionnel mais le tout se regarde sans déplaisir et est porté par un joli casting.
Un film policier au scénario brillant puisque tiré du roman de la reine du crime Agatha Christie. On y suit l'enquête du célèbre Hercule Poirot pour découvrir le meurtrier d'une riche héritière anglaise. Le meurtre s'est déroulé durant une croisière sur le nil et de nombreux passagers sont suspects. Servi par un luxueux casting ce film policier élégant n'a rien perdu de son charme au fil du temps. A voir et revoir.
Surfant sur le succès de la précédente adaptation d’un roman d’Agatha Christie « Mort sur le Nil » permet de revoir le personnage d’Hercule Poirot qui est cette fois-ci incarné par Peter Ustinov offrant une interprétation plus sobre mais très convaincante du détective belge. La réalisation certes très classique parvient astucieusement à mettre en image les rouages pourtant très littéraire de l’œuvre de l’écrivaine.