Une chronique sociale touchante et plein d'authenticité qui dresse le récit d’apprentissage d'un ado issu d’un milieu ouvrier tentant de s'échapper à un avenir morose.
Symbole d'une liberté rêvée, d'une évasion éthérée, d'une maitrise délicate, le dressage du faucon se révèle vital, seule source de respiration d'un jeune garçon aux aspirations bornées, maltraité par ses camarades, inadapté à cet univers où le football, la virilité stéréotypée, les paris rythment la vie quotidienne. Par sa mise en scène aride, sa photographie brumeuse, ses séquences à rallonge pour illustrer la misère émotionnelle, sociale, familiale du héros (sensible David Bradley) le récit nous assomme de sa chape de plomb qui certes s'accorde parfaitement au propos mais étouffe toute émotion ou vitalité. Une histoire cruelle, rébarbative, pessimiste.
Avec « Kes », Ken Loach débute quasiment sa carrière et déjà la fibre sociale est patente au cœur d’une histoire à l’origine sans effet sur cette sensibilité. Il y est question d’un garçon, peu accepté par ses camarades, et encore moins par son demi-frère qui le prend pour son souffre-douleur. Billy, déterminé et volontaire, réussit pourtant à esquiver toutes les difficultés et se réfugie dans l’élevage d’un faucon qui deviendra une véritable passion, et l’affirmation d’une personnalité qu’un de ses professeurs va pouvoir déceler. Les autres sont à l’image de la société qu’ils incarnent dans cette petite ville minière anglaise sans relief. D’un proviseur dictatorial imbu de sa fonction au professeur de gym tout aussi givré Ken Loach relève l’état des lieux d’une société archaïque et rétrograde. Un conservatisme de mauvais aloi filmé avec une évidence déconcertante. Du vrai de vrai … AVIS BONUS Le regard de Robert Guédiguian, et l'analyse de la séquence d'ouverture Pour en savoir plus :
Je ne sais comment vous contacter : je voulais vous signaler que votre synopsis révèle beaucoup trop de choses sur le film et notamment la fin , qui mériterait à mon avis un peu plus de discrétion bonne soirée Loïck Gicquel ( )
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4,5
Publiée le 6 mai 2025
Un drame psychologique qui se dètache assez nettement de la production britannique des annèes 60! A savoir le sublime "Kes" (1969) de Ken Loach, l'une des plus belles rèussites de cet auteur! Avec un regard profond sur l'enfance, Loach filme admirablement un garçon d'une citè minière qui se lie d'amitiè avec un faucon! Le cinèaste y ètablit une communication brute et totale avec son jeune hèros, pour y affronter les deux grands mystères auxquels l'être humain doit se mesurer depuis toujours - l'amour (l'affection ici pour un rapace) et la douleur sourde et poignante dans un cadre prècis, traitè avec rèalisme! Voici donc un cinèma d'ècorchè, de fureur et d'èmotion qui s'ouvre à vous! il serait dommage de s'en priver, à l'image de l'inconnu David Dai Bradley (ses premiers pas derrière la camèra) qui apporte à son personnage une prèsence èclatante et inoubliable! Un très grand film anglais...
Kes est un film spoiler: à la fin tragique qui raconte l’amitié entre le héros du film et un faucon. Ils ont le même caractère (solitaire, ils ne se laissent pas faire et sont un peu sauvages). La vie du héros est très dure à cause d’un contexte familial difficile et de violence scolaire. Ce film nous a fait penser à d’autres films qui racontent des histoires d’enfants qui se lient avec un animal : Belle et Sébastien, Heidi, King, Le Lion.
C’est l’adaptation du roman de Barry HINES (1939-2016), « Une crécerelle pour un valet » (« A kestrel for a knave ») (1968) qui a aussi participé au scénario. Les bons sentiments ne font pas forcément de bons films : celui-ci est ennuyeux, long (1h58) et verse dans le misérabilisme (l’histoire se déroule à Barnsley, une ville minière du Yorkshire) avec un scénario assez sommaire, alignant les scènes du quotidien, plein de souffrance, de solitude et d’indiscipline de Billy Kasper, 15 ans telles que match de foot, larcins (lait, livre de fauconnerie), punition, prières, etc. Cela se veut une dénonciation du système éducatif et de la pauvreté mais l’introduction du dressage du faucon crécerelle (kestrel en anglais d’où le titre) reste artificielle, même si c’est le seul moment de bonheur de Billy. Un court métrage aurait suffi. La série française « Pause café » (1981-1982) conçue par Georges Coulonges et réalisée par Serge Leroy est plus intéressante et en dit autant sur le monde de la jeunesse et de l’éducation.
On peut voir dans ce film les prémices du talent du jeune Kenneth Loach et la mise en avant du cinéma dit "social". Le jeune Billy Casper est un élève turbulent qui va trouver un centre d'intérêt en domestiquant un jeune faucon qu'il va appeler Kes. Le réalisateur dépeint la jeunesse britannique travaillant dans les mines et dénonce surtout la tyrannie des enseignants de l'époque. Si le cinéma de Ken Loach tâtonne un peu par moment, il nous offre un très beau portrait de ce jeune débrouillard et aussi une partie de football scolaire mémorable dans cet univers assez sombre.
Malgré un DVD vieillissant et aux couleurs assombris, le coup de génie du début de carrière de Loach fonctionne toujours et encore plus pour le présenter aux pré-ados. Tout l'univers futur de sa filmographie apparaît en filigrane: le foot (avec l'inénarrable entraîneur habillé avec le maillot n°9 du M.U.), le travail éprouvant à la mine, les fins de mois difficiles, la crasse de Sheffield, les mères célibataires, les gosses laissés à eux-mêmes. Et pourtant Kes est différent car centré sur le moyen pour un enfant d'échapper aux brimades : en élevant un faucon, symbole de classe noble, un sujet complètement atypique et à contre-pied. David Bradley incarne à la perfection Billy aux travers de quelques scènes fortes, telle celle de son moment de gloire éphémère quand un prof lui permet d'exprimer sa passion devant la classe médusée. La fin parait noire comme la suie, "but"... Casper aura peut-être su faire le deuil de son enfance pour grandir et choisir une voie de sortie, à défaut de se voir imposer un métier pourri pour la vie. DVD vf 2 - avril 2019
Une belle histoire comme sait les raconter Keneth Loach. Le réalisateur britannique nous livre un portrait social sans concession et un regard amer sur les méthodes scolaires d'éducation. Ce drame nous offre de belles images de scènes émouvantes de l'enfant avec son oiseau. David Bradley (II) se révèle très mature dans le rôle du petit Billy Casper. Le pitch : Billy vit avec sa mère et son frère dans une ville du nord de l'Angleterre. Solitaire, il se passionne pour les faucons dont il a trouvé un nid…
Un Deuxième long métrage pour Loach qui atteint déjà la plénitude de son art, le reste de sa filmographie pour ce que j'en ai vu reste assez proche de cette réalisation sans pouvoir vraiment la surpasser. C'est à la fois drôle et touchant avec des acteurs excellents. L'ensemble de la réalisation forme un réalisme presque documentaire de l'Angleterre des années 60 70
Le meilleur film de Ken Loach. La passion de ce jeune garçon pour la fauconnerie lui permet d'échapper à un quotidien plutôt morne qui le conduit inexorablement vers un emploi dans la mine, où travaille déjà son frère. L'environnement familial, la misère sociale, l'échec du système scolaire, Ken Loach aborde différents thèmes et les scènes de dressage du faucon sont très prenantes. Le jeune acteur est très bon. Et le film nous offre également une scène très drôle de match de foot avec un professeur de sport prêt à tout pour gagner.
Un film touchant sur l'histoire de cet enfant intelligent, curieux, vif d'esprit, qui n'a que pour seule attache dans la vie un oiseau, avec qui il va se ''lier'' d'amitié dans cette Angleterre pauvre et ouvrière (mais tellement belle et authentique). Un film essentiel de la filmographie de Ken Loach.
Dans les années 70, et même après d’ailleurs, on a beaucoup vanté, à juste titre d‘ailleurs, les mérites des polars politiques américains ou des comédies dramatiques italiennes. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, on a toujours laissé un peu de côté le cinéma réaliste Britannique. J’en veux pour preuve la sortie hyper tardive de « The Offence » de Sidney Lumet. Les curieux, précipitez vous sur ce film, il vaut franchement le détour. Et du cinéma réaliste Britannique, Ken Loach en est l’un des plus fidèles artisans. Il le prouve avec ce « Kes » prenant place dans une ville minière d’Angleterre et qui voit un petit gamin usant de tous les moyens pour se faire un peu d’argent de poche. Seulement, c’est un cas désespéré, sans aucun projet d’avenir. Une incompréhension du malaise de la nouvelle génération de l’époque, une critique des conditions sociales et la remise en cause d’un système scolaire archaïque et limite castrateur, tout y passe. Ken Loach remet tout en cause, mais toujours avec une certaine finesse dans la manière de procéder. Au final, c’est pas mal, malgré une tendance à la niaiserie, mais en ce qui me concerne, j’ai déjà vu Loach un peu plus inspiré que ça, notamment dans « Family Life ».
Je pense qu'il faut être fan du réalisateur pour apprécier ce film totalement démodé. Je l'ai vu alors que j'étais adolescent dans le cadre d'une projection collège au cinéma. Il ne m'a pas vraiment marqué, difficile encore enfant d'être touché par un film qui a pour thème la condition ouvrière et sociale de l'Angleterre des années 60 et l'évasion (en apprivoisant un faucon) d'un enfant rebelle... La lenteur n'aide pas franchement le tout. Ça plaira tout de même probablement à ceux qui s'intéressent aux documentaires et aux thèmes abordés par Ken Loach auxquels le film se révèle fidèle. En clair, c'est un film réservé aux spécialistes.