Mademoiselle Hélène est une nouvelle institutrice dans un village du Périgord. Elle fait la connaissance de Popaul le boucher local et se lie d’amitié avec lui alors qu’un meurtrier en série semble agir dans la région. Le boucher est pour moi une des grandes réussites de Chabrol qui filme ce thriller dans un petit village de province comme personne. Bien aidé par Stéphane Audran et Jean Yanne tous deux absolument remarquables j’ai été happé par ce petit jeu de séduction et de suspicion entre les deux personnages. La musique du film est elle aussi remarquable lui donnant dans son final un aspect fantastique qui lui sied à merveille alors que tout le film est très terre à terre, je dirais même terrien. Du bon très bon Chabrol.
Stéphane Audran et Jean Yanne sont magistraux dans ce jeu du chat et de la souris tourné au cœur du Périgord. Chabrol avait choisi ce cadre pour la bonne chère ! Quelle bonne idée d'avoir restauré ces 12 films de la "première période" de Claude Chabrol, cinéaste trop peu reconnu par ses pairs.
Dès qu'il s'agit de poser une ambiance, de camper en quelques scènes un décor provincial petit-bourgeois, Chabrol se pose décidément en maître. Néanmoins, on peut regretter la minceur de l'intrigue, qui paraît avoir quelque peu vieillie aujourd'hui. Le faux suspense hitchcockien entretenu par quelques rebondissements fait long feu, et Stéphane Audran n'est pas Grace Kelly. Les derniers Chabrol m'apparaissent plus convaincants.
Voilà un long-métrage surprenant dans lequel la musique tient longtemps un rôle prépondérant (les images sans la bande originale de Pierre Jansen donneraient assurément un autre film !). Elle contribue en effet grandement à instaurer l'ambiance, et cela dès l'inquiétant générique sur fond de peintures rupestres. Les films de tueurs ne sont pas légion dans le Cinéma français, chacun apparaît donc comme une curiosité en soi. Après avoir réalisé "Landru" sept ans auparavant, Claude Chabrol récidive. Dans celui-ci, Paul Thomas, que tous appellent Popaul, revient au village après avoir passé quinze années dans l'armée comme boucher (parce que "les troufions, ça becte hein"). Durant un repas de mariage, il est séduit par la jeune directrice de l'école. Ils s'entendront très bien mais elle n'est pas décidée à retomber amoureuse. En parallèle, des meurtres de jeunes femmes mettent la région en émoi. Au cours d'une excursion, mademoiselle Hélène et ses élèves vont marcher dans la grotte, ça ne leur porte pas bonheur puisque quelques minutes après ils découvrent le cadavre ensanglanté d'une villageoise. Peu de véritable suspense, à mon sens ce qui est important ici est l'étude comportementale autour du soupçon. Comment Hélène réagit vis-à-vis de son ami qu'elle pense coupable. Comment Popaul continue de manifester ses sentiments dans ces conditions. Jean Yanne se révèle exceptionnel et l'alchimie avec Stéphane Audran se produit. Quelques réflexions bien formulées et percutantes sur l'armée accompagnent de beaux petits dialogues (scène où il apporte un gigot pendant la classe, scène dans la forêt...). "Le boucher" possède certes un aspect vieillot, mais la puissance de l'oeuvre demeure.
Claude Chabrol n a pas la même réputation que d autres réalisateurs de la " nouvelle vague ". Pourtant, la postérité lui a rendu justice. En témoigne " le boucher" sorti en 1970. Un des ses meilleurs films, d une carrière riche en oeuvres majeures. Les deux acteurs principaux stephane Audran et Jean Yanne sont tous deux prodigieux. La beauté de Stéphane Audran était légendaire. Le charisme de Yanne également. Le film est une réussite totale. A voir sans réserve.
L'un des très grands films de chabrol . Le boucher forme avec "que la bête meure" un dyptique diabolique, ou jean yanne compose à chaque fois, des personnages absolument révoltant. Cependant on peut lui préfèrer dans le même genre les fantômes du chapelier encore plus réussi.
Bon, ce film n'est pas mauvais mais rien d'extraordinaire. Point positif que je recherche dans tout film (que se soit une comédie, un drame, une SF, une comédie musicle, un policier, un film d'aventure ou autre) ne pas s'ennuyer. Et c'est le cas ici même s'il n'y a aucun suspens. Jean Yanne et Stéphane Audran , avec leur histoire d'amour naissante sont bien installés dans leur rôle. Par contre, le film a mal vieilli comme on dit.
Film surcoté parce que Chabrolien...... tourné juste après l'excellent Que la bête meure, ce film n'a aucun scénario ni suspens...... à mille lieux d'un Hitchcock. Seule la lumineuse Stéphane Audran (et la présence de Jean Yanne) permet au film de ne pas finir en viande avariée......
Un film solide de Chabrol, toujours cette construction d’une ambiance asphyxiante d’un néo-polar dans une petite ville de province. Ici on est dans le Périgord, dans un village , une directrice d’école , célibataire et très séduisante, un commerçant boucher , ancien militaire et un jeu de séduction qui se met en place. Le début est un peu poussif et puis petit à petit l’ambiance devient pesante, étouffante. Un long plan séquence des deux héros qui traversent tout le village, tout en bavardant et flirtant, superbe. Et surtout la partition de Pierre Jansen, élément essentiel du film, qui rajoute une sorte d’angoisse par une musique très contemporaine, à des scènes qui pourraient être insipides. Les deux acteurs sont formidables. Jean Yanne toujours aussi bon, introverti, cynique, désabusé, mais jovial, sacré acteur. Bien sûr le film confronte l’amour romantique, l’homme « civilisé » à ce qui reste en lieu de bestial, de sauvage, d’animal. Allégorie claire avec la visite par la classe d’enfants, dans une grotte préhistorique, qui fut habitée par l’homme de Cro Magnon . Claude Chabrol joue de cet antagonisme, et réussit un film oppressant.
Chabrol maîtrise brillamment l'art d'instaurer une ambiance faussement tranquille dans ce petit village provincial grâce à une incursion musicale à suspense à des moments a priori sereins ainsi qu'à une atmosphère légèrement suspendue, comme devant un ravin invisible. Aussi la dimension policière est-elle intelligemment reléguée à l'arrière-plan pour se concentrer sur une idylle inattendue et annoncée d'emblée comme impossible. Malgré quelques maladresses dans la peinture du quotidien de cette institutrice (mais les règles étaient sûrement plus permissives en ce temps-là!?), ce sont les ressorts supposément psychologiques qui brisent l'illusion par leur faiblesse et leur manque de crédibilité. Dommage!
Ça se regarde plutôt bien. Ça a un peu vieilli par moments, autant dans la forme que dans le fond, mais ça reste un film solide avec une ambiance qui fonctionne encore. Pas forcément un classique intemporel, mais ça vaut quand même le coup d’œil.
C'est très bien réalisé et c'est très bien interprété, et c'est pour cela que le film mérite une étoile supplémentaire. Après avec du Claude Chabrol, les scènes restent incroyablement longues. C'est pour cela qu'il faut aimer. Là l'histoire se situe dans un village dans le Périgord. Il y a toute l'ambiance de village, avec sa mairie, son église, son cimetière, son école et sa boucherie. Par contre il y a un troquet sur la place du village, mais ils n'y mettent pas les pieds. Oui, avec Maigret, ils y passaient toute la journée. Enfin, autrement, la vie en campagne en 1970. Cette tranquillité, cette vie paisible. Après cela, c'est vrai qu'en campagne, on trouve le temps long.
Popaul (Jean Yanne) et Hélène (Stéphane Audran) se lient d’amitié. Lui est le boucher du village, elle l’institutrice. Au même moment, des crimes sont commis dans les alentours. Les acteurs sont parfaits, il y a une ambiance particulière, du suspens, on ne s’ennuie pas du tout. Il y a pas mal de rebondissements et la relation entre les deux personnages principaux est intéressante. La toute dernière scène est un peu trop rapide mais elle fait suite à une belle session de suspens malgré tout.
Ce que j'aimais chez Chabrol c'est son naturel, sa vrai France tourné derriere sa camera et son naturel. Et Le boucher reste fidèle. L'histoire d'un tueur en série qui à souffert de la guerre et qui est devenu boucher malgré lui , la haine de son père , la haine des gens qui l'on mis sur le front. Il en est tombé dans la démence. Jusqu'au jour qu'il tombe amoureux éperdument d'une sublime femme, maîtresse d'école qui depuis 10 ans est dans le célibat dû à une déception amoureuse. Le duo Jean Yanne et la sublime Stéphane Audran sont très bon . Dommage que ce soit un peu long par moment .