1301 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
111 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
42 critiques
3
28 critiques
2
15 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
stans007
36 abonnés
1 462 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Très belle mise en scène, précise, soignée, hitchcockienne avec une belle image et la musique adaptée. L’intrigue est prétexte à une description réaliste de la vie d’un village du Périgord avec Stéphane Audran éblouissante de classe en maîtresse de classe. Du bon travail. A tel point que Henry Chapier considérait ce film comme le chef-d’œuvre de Chabrol. Pas moi. A cause du scénario pas vraiment original malgré de très belles scènes de vie au village, comme l’enterrement sous une pluie battante.
Ce n'est pas un film intéressant pour son scénario, tout est dans le titre, mais pour ses personnages et leur relation. Un modeste boucher qui revient marqué de la guerre d'Indochine et une directrice d'école avec un chagrin d'amour au compteur qui refuse de s'engager de nouveau. Et puis, des meurtres. Mais ces derniers sont presque insignifiants puisqu'ils ne permettent que de déclencher le rapprochement des personnages dans un petit village de Dordogne. Jean Yanne propose une belle performance, mais la qualité du film devient son principal défaut. L'absence d'histoire intéressant au détriment des personnages fait qu'en seulement une heure et demie, on a parfois l'impression qu'il ne se passe pas grand chose...
Un film sur deux facettes du désir, si beau, si bien joué par les deux acteurs, mais si terriblement lent. De plus l'évocation de la vie villageoise, à l'exception de la belle scène de l'enterrement, ne convainc pas - l'intrigue semble y être artificiellement plaquée.
je ne sais pas trop pourquoi mais le film dégage un certain charme poétique . peut être à cause de Stéphane Audran qui arrive à rendre son personnage d'institutrice attachante. et aussi à cause de la reconstitution de la vie provinciale des années soixante dans un village du périgord joliment photographié ( ça sent bon la France) Et pourtant le film ne raconte pas grand chose. Pourquoi le tueur qui s'avère un bon gars tue? On ne le saura pas vraiment, l'explication selon laquelle il a été traumatisé par les horreurs de la guerre et qu'il est poussé par un élan irrésistible est un peu téléphoné. Si c'est juste pour dire que notre voisin d'apparence normal ou notre boucher qui nous prépare nos cotelettes et avec qui on aime échanger quelques banalités quotidiennes peut s'avérer un tueur , c'est un peu léger pour justifier un film. Mais bon le film a un côté vintage assez agréable ( mon boucher du coin ayant en fait disparu depuis longtemps pour être remplacé par un magasin de fringues franchisé )et on est à prêt à tout pardonner à jean yanne surnommé popaul quand avec son regard de chien battu il renonce par amour à tuer son héléne alors qu'institutrice des élèves qu'il trucide, elle ne peut que le dénoncer. A la limite sans ce détail gênant , ils auraient pu former un gentil couple . Le seul probléme est que sans crime, il ne peut y avoir de film. Pour attirer les spectacteurs, Claude Chabrol ne peut se contenter de raconter une histoire de personnes simples qui sympathisent au cours d'une cérémonie de mariage pour se mettre ensuite ensemble . D'ou l'intérêt de faire de Jean Yanne un boucher-sérial killer ( savoir découper un gigot, ça aide... )
À Trémolat, paisible village du Périgord, la routine provinciale se trouve troublée par une série de meurtres sadiques visant de jeunes femmes… Je n’ai jamais été un grand admirateur de Chabrol, mais il faut reconnaître qu’il signe ici un de ses films les plus aboutis, à la fois limpide et profondément ambigu. Comme l’a justement remarqué mon ami Thierry Manoli Tartas, Le Boucher possède un petit côté « giallo à la française », avec « une atmosphère de suspense psychologique, des thèmes de perversion, de voyeurisme et de manipulation, ainsi qu’un ton sombre et obsessionnel » typiques du genre. Chabrol transpose ces codes dans un cadre provincial familier, créant une tension née du contraste entre la banalité du quotidien et l’irruption du mal. Jean Yanne, admirable de retenue, compose un Popaul à la fois fruste et bouleversant, dont la violence latente se mêle à un désarroi presque enfantin. Face à lui, Stéphane Audran incarne une institutrice d’une rigueur fragile, prisonnière de sa solitude. Le film repose sur la relation ténue qui se tisse entre ces deux êtres blessés, où la compassion et le soupçon s’entremêlent jusqu’à la tragédie. La mise en scène, d’une fluidité exemplaire, illustre à merveille l’art chabrolien de l’ambiguïté : une caméra discrète mais précise, un montage d’une élégance rare, et ce superbe plan-séquence suivant Hélène et Popaul lors de leur première promenade à travers le village, où tout se joue déjà dans les regards et les silences.
"Le Boucher", de Claude Chabrol, est un film qui, fidèle à l’esprit de son réalisateur, privilégie la profondeur des personnages à l’intrigue. Ici, le scénario ne sert qu’à révéler les émotions et les tensions intimes des protagonistes. Le résultat ? Un film bavard, certes (il faut bien que les personnages expriment leurs sentiments), mais jamais ennuyeux. Chabrol maîtrise parfaitement l’équilibre, évitant l’écueil de la verbosité stérile. Jean Yanne y est remarquable en boucher marqué par les horreurs de la guerre, tandis que Stéphane Audran incarne avec justesse cette directrice d’école qui perçoit très vite la vérité cachée. Leur jeu, subtilement dosé, rend le film captivant du début à la fin.
Dans un village de Dordogne, le nouveau boucher et mademoiselle Hélène la directrice d'école font connaissance lors d'un mariage. Il est beau parleur et charmeur, elle est réservée mais pas hostile, leur relation semble amenée à évoluer. Cependant, des meurtres se produisent aux environs, et Hélène se met à soupçonner son prétendant... Le film est porté par deux acteurs formidables de justesse, dans un décor rural à la fois agréable et inquiétant, et une musique oppressante.
Difficile de faire une critique de ce film sans le comparer à "Que la bête meure" qui est superbe, froid, intelligent. "Le boucher" reprend le thème de l'horreur humaine mais de manière bien plus terne. L'intrigue manque de profondeur et ne nous donne pas assez de données ni de rebondissements pour nous tenir du début à la fin. La psychologie des personnages est intéressante mais aurait gagné à être plus développée. Et enfin, même si les acteurs sont excellents, cela ne fait pas un chef-d'oeuvre pour autant. De plus, il a assez mal vieilli. Bref une déception.
Horreur et tranquilité se cotoient de près dans le village, tout comme la belle histoire d'amour entre Mlle Hélène et le boucher qui aboutit à l'horreur. Un film génial qui prend son temps pour s'installer, avant de se précipiter de plus en plus vite vers la fin tragique et littéralement terrifiante qui raisonne encore : "Mlle Hélène...". Etrangement, "Le Boucher" rappelle "M le Maudit" de Fritz Lang, dans le sens où tout deux traitent de manière différente le thème de la monstruosité, de l'humanité du psychopate, de son rapport à la société des Hommes. Le boucher, dans le film, fait de multiples références à l'horreur de la guerre qu'il a vécu. Doit-on y voir un message pacifiste de Chabrol, dénonçant le traumatisme de la guerre et ses effets terribles sur les soldats ?
Le film est prenant mais grâce en grande partie à Jean Yanne, dans un rôle taillé sur mesure, et au contexte rural, plus vrai que nature. Inutile de dire que le charme de Stéhane Audran fait le reste. C'est même un film agréable, tout compte fait. Mais ce n'est pas un grand film. On est même très loin du sordide propre à Polanski/Topor ou à Jeunet...
Les films de Claude Chabrol, contrairement à d'autres réalisateurs de son temps, ont très mal vieilli... C'est peut-être à cause du concept qui a souvent sous-tendu une grande partie de son œuvre, "la critique sociale". Dans Le Boucher, l'action se déroule dans un petit village du Périgord. Et autant le dire, il n'y a pas de mystère dans ce drame... Il suffit juste de s'arrêter au titre... Alors on va vous dire que ce qui compte ici, c'est la sociologie du groupe et l'étude des caractères individuels des protagonistes, leur complexité et l'ambiguïté des sentiments qui nouent leur relation. Malheureusement, la mise en scène ne suit pas, c'est même à mon humble avis parfois bâclé (la visite de la grotte par la classe de Mme Hélène et le pique-nique à flanc de précipice vaut le détour pour son extravagance). Chabrol se repose (il est paresseux, Chabrol...) sur une musique troublante, voire oppressante pour dépeindre un climat anxiogène mais c'est un peu court... Quant à l'idée du désormais connu "syndrome de Stockholm" qui pourrait unir le meurtrier et sa potentielle victime, il est tellement mal amené que ça n'est à aucun moment crédible...
Chabrol ne fait pas l'unanimité, et Le Boucher non plus. Comme avec la plupart des films du réalisateur, il faut se laisser entraîner par le langage chabrolien, sans rien attendre de particulier. Le Boucher a parfois des aspects ronflants, on voit que Chabrol s'est appliqué à en faire un grand film, il multiplie les références et s'annonce sans fard comme l'héritier de Balzac en souhaitant dépeindre la société de son temps. La peinture sociétale est plutôt réussie et Le Boucher donne une image très juste de la France rurale des années 1930. Tout est filmé avec une certaine objectivité qui laisse souvent place à de la vraie tendresse. La force du film est cependant ailleurs. L'intrigue est très simple, mais les personnages sont très complexes, notamment Mademoiselle Hélène. Chabrol a beaucoup travaillé les deux personnages principaux, mais pourtant on sait peu de choses d'eux, rien n'est vraiment subjectif. Hélène est-elle amoureuse du boucher ? Ou recherche-t-elle juste un ami ? Souffre-t-elle encore d'une mauvaise rupture ancienne ? Est-elle trop froide ? Trop sage ? Le réalisateur laisse une bonne part à l'interprétation personnelle, comme si on rencontrait ses personnages dans la vraie vie et qu'on s'en faisait une idée soi-même.
Je ne sais pas ce qui m'afflige le plus : le scénario indigent, la lenteur insupportable, les nombreuses invraisemblances, la musique assommante. Jean Yann s'en sort bien, c'est vrai, mais ça ne suffit pas un faire un film. Les autres acteurs jouent mal, mais il est vrai qu'on ne leur demande pas grand chose car il ne se passe rien. Après 70 mn de langueur, la conclusion assez prévisible arrive enfin, et l'on voit arriver le générique de fin avec un ouf de soulagement, surpris que ce film n'ait duré qu'une heure et demi, car il semble beaucoup plus long.
Avec Le Boucher, Claude Chabrol transforme le fait divers en étude clinique du malaise, où la violence affleure sous la surface d’un quotidien apparemment paisible. La mise en scène, d’une rigueur discrète, installe une tension progressive en jouant sur les silences et les non-dits. Jean Yanne incarne une figure à la fois chaleureuse et inquiétante, dont la banalité rend la menace d’autant plus troublante. Chabrol explore avec finesse les zones d’ombre du désir et de la culpabilité, sans jamais forcer l’explication. Un film glaçant et maîtrisé, qui fait de l’ordinaire le terreau d’une angoisse diffuse.
Une étoile pour Jean Yann et une pour Stephane Audran. Le reste à très mal vieillit, on s'ennuie ferme et les autres acteurs sont plutôt mauvais. Le scénario est creux, on voit la fin arriver de loin.