Le Boucher
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111 critiques spectateurs

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Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
"Le boucher"qui fut un des premiers films de Claude Chabrol,possède déjà les qualités des autres:des acteurs fidèles et excellents ( Jean Yanne et Stephane Audran), des décors soignés, le souci du détail, une trame aux allures a seulement un peu vieilli et la férocité finale est un peu gommée par rapport à d'autres films du même gabarit.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2025
À Trémolat, paisible village du Périgord, la routine provinciale se trouve troublée par une série de meurtres sadiques visant de jeunes femmes…
Je n’ai jamais été un grand admirateur de Chabrol, mais il faut reconnaître qu’il signe ici un de ses films les plus aboutis, à la fois limpide et profondément ambigu. Comme l’a justement remarqué mon ami Thierry Manoli Tartas, Le Boucher possède un petit côté « giallo à la française », avec « une atmosphère de suspense psychologique, des thèmes de perversion, de voyeurisme et de manipulation, ainsi qu’un ton sombre et obsessionnel » typiques du genre. Chabrol transpose ces codes dans un cadre provincial familier, créant une tension née du contraste entre la banalité du quotidien et l’irruption du mal.
Jean Yanne, admirable de retenue, compose un Popaul à la fois fruste et bouleversant, dont la violence latente se mêle à un désarroi presque enfantin. Face à lui, Stéphane Audran incarne une institutrice d’une rigueur fragile, prisonnière de sa solitude. Le film repose sur la relation ténue qui se tisse entre ces deux êtres blessés, où la compassion et le soupçon s’entremêlent jusqu’à la tragédie.
La mise en scène, d’une fluidité exemplaire, illustre à merveille l’art chabrolien de l’ambiguïté : une caméra discrète mais précise, un montage d’une élégance rare, et ce superbe plan-séquence suivant Hélène et Popaul lors de leur première promenade à travers le village, où tout se joue déjà dans les regards et les silences.
Stéphane J.
Stéphane J.

33 abonnés 160 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2025
Stéphane Audran et Jean Yanne sont magistraux dans ce jeu du chat et de la souris tourné au cœur du Périgord. Chabrol avait choisi ce cadre pour la bonne chère ! Quelle bonne idée d'avoir restauré ces 12 films de la "première période" de Claude Chabrol, cinéaste trop peu reconnu par ses pairs.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
Dans une petite commune du Périgord, une romance se noue, malgré leur différence de classe, entre la directrice de l’école, l’élégante Davile (Stéphane Audran), et le boucher, Paul Thomas dit Popaul (Jean Yanne). Ils partagent des confidences : Hélène lui dit qu’elle tente d’oublier une rupture douloureuse, Popaul qu’il s’est engagé dans l’armée et a combattu en Indochine et en Algérie pour fuir un père violent.
La quiétude du village est troublée par un meurtre crapuleux. Un second cadavre, celui de la jeune femme au mariage de laquelle Hélène et Popaul avaient assisté est découvert par les propres élèves de Hélène à l’occasion d’une sortie scolaire.
En trouvant sur les lieux du crime le briquet qu’elle avait offert à Popaul quelques jours plus tôt, Hélène comprend qu’il est l’auteur de ces crimes.

Compagnon de route de la Nouvelle Vague, Chabrol tournait des films depuis le début des 60ies. Il n’a pas arrêté d’en tourner jusqu’à sa mort en 2010. Son oeuvre (plus de soixante-dix films pour le cinéma et la télévision) dresse un portrait cruel et satirique de la bourgeoisie français sous la Vème République dont Chabrol aimait cyniquement raillé les travers. Chabrol aimait faire craquer le vernis des apparences et des conventions, montrer, dévoiler les turpitudes qu’il peinait à cacher.

Avec "La Cérémonie" (1995), "Le Boucher" est peut-être son film le plus célèbre. Ce n’est pourtant pas le plus représentatif. Ce n’est pas un film grinçant. C’est au contraire un film très doux qui raconte les débuts d’une histoire d’amour en apparence banale.
Mais, avec cette bluette sentimentale, digne d’un roman-photo, Chabrol croise une intrigue policière au suspense vite dissipé.

Le résultat est paradoxal, à la limite de la crédibilité. Le geste final de Popaul est à la fois aberrant et inévitable. On n’oubliera pas de longtemps le plan final tourné au bord de la Dordogne à l’aube blanchissante.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juillet 2025
Bon, ce film n'est pas mauvais mais rien d'extraordinaire. Point positif que je recherche dans tout film (que se soit une comédie, un drame, une SF, une comédie musicle, un policier, un film d'aventure ou autre) ne pas s'ennuyer. Et c'est le cas ici même s'il n'y a aucun suspens. Jean Yanne et Stéphane Audran , avec leur histoire d'amour naissante sont bien installés dans leur rôle.
Par contre, le film a mal vieilli comme on dit.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
Avec "Le Boucher", Chabrol excelle dans l’art de créer une atmosphère pesante et un suspense feutré, mais le rythme, volontairement lent, finit par émousser l’intérêt. Si les performances d’Audran et Yanne sont impeccables, l'austérité de la mise en scène rend parfois difficile l’implication du spectateur.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2024
Popaul (Jean Yanne) et Hélène (Stéphane Audran) se lient d’amitié. Lui est le boucher du village, elle l’institutrice. Au même moment, des crimes sont commis dans les alentours.
Les acteurs sont parfaits, il y a une ambiance particulière, du suspens, on ne s’ennuie pas du tout. Il y a pas mal de rebondissements et la relation entre les deux personnages principaux est intéressante. La toute dernière scène est un peu trop rapide mais elle fait suite à une belle session de suspens malgré tout.
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2024
Ce que j'aimais chez Chabrol c'est son naturel, sa vrai France tourné derriere sa camera et son naturel. Et Le boucher reste fidèle. L'histoire d'un tueur en série qui à souffert de la guerre et qui est devenu boucher malgré lui , la haine de son père , la haine des gens qui l'on mis sur le front. Il en est tombé dans la démence. Jusqu'au jour qu'il tombe amoureux éperdument d'une sublime femme, maîtresse d'école qui depuis 10 ans est dans le célibat dû à une déception amoureuse. Le duo Jean Yanne et la sublime Stéphane Audran sont très bon . Dommage que ce soit un peu long par moment .
Balor69
Balor69

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2024
A re-découvrir ! Claude chabrol dans toute sa splendeur un très bon long métrage qui commence par le mariage de l instituteur du village et le duo popaul (jean yanne) et la directrice de l'école (stephane audran).
Ce fameux boucher qui n arrete pas de dire qu il était dans l armée en indochine surtout et remémorer ses anecdotes un peu glaude.
Stephane audran dans son rôle est attachante et mystérieuse, pourquoi ne dénonce t elle pas popaul quand elle découvre le briquet qu elle lui a offert pour son anniversaire sur le lieu du crime, par amour? Par pitié ?
Pour moi ce film mérite largement qu ont le revoit ne serait ce que pour la très belle interprétation de jean yanne et stephane audran.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2023
Dans un village ensoleillé du Périgord, des crimes sanglants sont commis par un meurtrier psychopathe. Chabrol laisse peu de place au doute quant à l'identité du tueur. D'emblée, le boucher apparait comme le coupable désigné.
Parallèlement, le réalisateur s'applique à restituer une ambiance villageoise typique et l'anecdotisme d'un fait divers provincial. A cet égard, le flirt qui s'ébauche entre l'institutrice et le boucher, deux personnages emblématiques de la ruralité, témoigne d'une certaine distance par rapport au vif du sujet, où l'on entre tardivement. Chabrol alimente la relation entre Melle Hélène (Stéphane Audran) et Popaul par de forts contrastes; d'une part l'instit blonde, féminine, tournée vers ses élèves donc vers la vie; d'autre part, le boucher, cheveux noirs, voix forte (Jean Yanne forcément), découpant la viande englué dans ses sanglants souvenirs de guerre. Caractère antinomique d'un couple spoiler: que les évènements vont vite séparer
. Pourtant Chabrol flirte lui-même souvent avec l'anodin, et le dénouement, où le metteur en scène lève le voile sur la psychose du meurtrier, manque singulièrement d'une véritable dimension psychologique. Ce suspens étoffé de psychanalyse -sans doute une référence à Hitchcock- n'est pas à la hauteur de l'attente anxieuse que le récit se plaisait à faire durer si longtemps.
Photini
Photini

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 septembre 2023
Dans les années fin 60, c'était "nouveau", pour ne pas dire révolutionnaire, mais aujourd'hui c'est ringard et plouc! Le scénario est léger et la psychologie des personnages, sans grande densité, est trop prévisible pour créer du suspens. Cela enlève tout le charme d'un film qui se veut policier. L'enquête policière est archi nulle. Il n'y a rien de crédible dans ce film et l'on se demande dans quel monde a évolué Chabrol pour être si mal en phase avec celui-ci. C'est à se demander s'il a été à l'école! Une scène résume l'insanité du film. Mademoiselle Hélène est dans sa classe et monsieur Popaul, le boucher du coin, vient l'interrompre pendant la dictée. A des gamins de la communale, elle lisait "la Femme de Trente ans" de Balzac que Chabrol venait sans doute de découvrir! Autant que je me souvienne, Balzac, c'était au lycée, pas à la communal, et c'était Eugénie Grandet et non la Femme de Trente ans, une femme finie, foutue, fanée et qui n'intéressait plus les hommes! "Mademoiselle Hélène, je vous ai apporté un rôti' (sic). Jamais, ni avant, ni aujourd'hui, une personne extérieure à l'école, ne vient interrompre un cours... surtout pour un rôti et surtout, aussi, en province à cause des commérages. Pensez! Une directrice d'école, pas mariée, qui reçoit dans sa classe, pendant la leçon, un homme qui, sous couvert de lui livrer un rôti, semble lui faire la cour pour plus si affinité! Grotesque. Cependant, d'un point de vue ethnographique, ce film est intéressant et agréable à regarder. Chabrol filme bien la province pour laquelle il a une appétence, la France d'avant (France moisie?) qu'on regarde avec beaucoup de nostalgie. Le village, en ce temps, avait le bonheur d'avoir une boucherie avec de la bonne viande, coupée sous vos yeux, et non de la viande dans des barquettes en plastique (faut pas s'étonner qu'on ait des microbulles de plastique dans nos cellules), on assiste à un mariage où tout le village est invité, à un enterrement avec corbillard tiré par un cheval. Et de belles vues du Périgord et de la Dordogne.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2022
Mademoiselle Hélène est une nouvelle institutrice dans un village du Périgord. Elle fait la connaissance de Popaul le boucher local et se lie d’amitié avec lui alors qu’un meurtrier en série semble agir dans la région. Le boucher est pour moi une des grandes réussites de Chabrol qui filme ce thriller dans un petit village de province comme personne. Bien aidé par Stéphane Audran et Jean Yanne tous deux absolument remarquables j’ai été happé par ce petit jeu de séduction et de suspicion entre les deux personnages. La musique du film est elle aussi remarquable lui donnant dans son final un aspect fantastique qui lui sied à merveille alors que tout le film est très terre à terre, je dirais même terrien. Du bon très bon Chabrol.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2022
« La décade prodigieuse » son film réalisé en 1971, s’il n’a rien de réellement prodigieux, qualifie parfaitement la période bleue de Claude Chabrol s’étalant de 1968 à 1978 où sur dix-sept films achevés, pas moins de huit sont de véritables chefs d’œuvre du cinéma français, peintures tantôt venimeuses et perverses tantôt attendries ou cocasses des mœurs de la bourgeoisie provinciale. « Le boucher » peut sans doute avec « La femme infidèle » (1969), « Juste avant la nuit » (1971) et « Violette Nozière » se disputer la première place sur le podium de cette période dorée symbolisée par la présence aux côtés de Chabrol de son épouse Stéphane Audran, actrice prodigieuse encore un peu trop sous-estimée. Sans doute le propos du réalisateur, rattaché de manière un peu anachronique à la Nouvelle Vague, n’a jamais été aussi désespéré que dans cette histoire d’amour impossible, trouvant en Jean Yanne l’interprète idéal pour camper ce boucher au langage familier, éperdument amoureux de la maîtresse d’école du village au sein duquel il occupe une place de notable, répondant curieusement au sobriquet affectueux mais aussi un peu moqueur de « Popaul ». Le scénario écrit par Claude Chabrol lui-même, nous parlant de l’incommunicabilité entre les êtres et de frustration sexuelle, réussit la prouesse de diffuser une ambiance champêtre et poétique sur fond de crimes sordides de jeunes femmes. Le tout plongeant le spectateur dans une confusion des genres des plus troublantes. La complexité humaine est l’un des thèmes de prédilection du réalisateur toujours fasciné par les facettes souvent diamétralement opposées qui animent ses personnages. Ici un psychopathe touchant à qui il ne manquait sans doute pas grand-chose pour que ses pulsions meurtrières restent enfouies au fond de lui. Jean Yanne, qui sera récompensé d’un Prix d’interprétation à Cannes deux ans plus tard pour sa prestation dans « Nous ne vieillirons pas ensemble » (Maurice Pialat en 1972), démontre ici qu’il est capable d’aller chercher au plus profond de lui-même pour dépasser un statut habituel de fort en gueule cultivé depuis ses débuts sur les scènes des cabarets parisiens. spoiler: Face à lui, Stéphane Audran trouve l’exacte bonne distance pour aider le spectateur à aller chercher l’humanité de celui que l’on peut tout de même décrire comme un monstre. Un monstre qui demeure toutefois un homme
. La mise en scène joue habilement de tous les symboles, comme un briquet, pour appréhender les comportements souvent atypiques des deux personnages qui se cherchent mutuellement à travers ce que chacun croit voir dans l’autre. Du grand art qui replace Claude Chabrol à sa juste place, celle d’un des plus grands réalisateurs français des années 1960 à 1980.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2021
Le Boucher est une œuvre d'une charlatanerie si flagrante qu'elle remet en question le sens du mot auteur tel qu'il est appliqué aux réalisateurs Français. L'admiration avec laquelle Chabrol était et continue d'être considéré est telle qu'il pensait apparemment pouvoir tout se permettre. C'est un film si dénué d'intérêt dramatique qu'il serait charitable de le considérer comme une expérience ratée qui a tenté de repousser les limites de la réalisation jusqu'à l'extrême vide. Je pourrais pardonner à Chabrol de l'avoir écrit et produit si son intention était de démontrer l'ennuyeuse prévisibilité de la culture bourgeoise dans un endroit comme le Périgord mais je préférerais passer une heure et demie à faire ma lessive que de le regarder a nouveaux...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Très belle mise en scène, précise, soignée, hitchcockienne avec une belle image et la musique adaptée. L’intrigue est prétexte à une description réaliste de la vie d’un village du Périgord avec Stéphane Audran éblouissante de classe en maîtresse de classe. Du bon travail. A tel point que Henry Chapier considérait ce film comme le chef-d’œuvre de Chabrol. Pas moi. A cause du scénario pas vraiment original malgré de très belles scènes de vie au village, comme l’enterrement sous une pluie battante.
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