1378 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
124 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
44 critiques
3
34 critiques
2
19 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Legid
45 abonnés
768 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 21 août 2026
Je ne connais pas le cinéma de Claude Chabrol alors je me suis lancé dans le visionnage de ce « Boucher » avec simple curiosité. Et le film me laisse un peu perplexe. Le visionnage est plaisant et sans ennui mais je n’ai pas saisi le message que le réalisateur voulait proposer. Le film oscille entre le drame avec une pointe de thriller mais aucun de ses deux versants n’est pleinement abordé. La partie thriller ne manque pas de suspens mais la fin se dégonfle complètement avec une résolution un peu décevante. Même critique concernant le versant drame qui retombe comme un soufflet avec un dernière partie un peu trop abrupte et une scène finale qui laisse un peu trop place à l’interprétation. « Le Boucher » est une première expérience du cinéma Chabrolien qui me donne envie d’en découvrir plus même si celle-ci me laisse un peu énigmatique. Note : 13/20
Je mets un peu moins bien que Pour que la bête meure, même si on est parmi les meilleurs films de Claude Chabrol. Comme d’habitude, Jean Yanne dans le rôle du boucher psychopathe mais sentimental est absolument parfait, tout comme la belle Stéphane Audran, dans le rôle d’une institutrice plus vraie que nature. L’histoire est prenante et, comme d’habitude, Chabrol est maître dans l’art de filmer et sonoriser. Une belle réussite.
Ce bon Chabrol repose surtout pour sa relation entre un excellent Jean Yanne et Stéphane Audran. Par contre, niveau tension, « le Boucher », en plus de sa relative prévisibilité, se montre assez faible.
N'étant pas habitué à Chabrol, me voici face à un film énigmatique.
On parle de l'humanité d'un tueur et ça dérange forcément. Forcément parce que pour être totalement juste, ne fallait il pas montrer le mauvais côté de l'homme ? La question se pose évidemment et le parti pris est discutable.
La froideur est pourtant bien présente dans le film et il démarre par un mariage, un mnt convivial et forcément l'étau se resserant, la chaleur disparaît peu à peu pour laisser place à la vérité.
Les 20 dernières minutes sont puissantes.
Stephane Audran est vraiment magnifique, classe, juste et belle. Jean Yanne était un acteur de talent.
Forcément je suis perplexe car on s'ennuie pas mal dans le film, à des moments où il ne se passe rien pour enfin arriver à ce final...
Certains disent que c'est mal filmé mais je ne suis pas d'accord, l'hôpital, le mariage, la montagne, la rivière, Stéphane Audran, les gros plan sur Jean Yanne à la fin... C'est maîtrisé de la part du réalisateur.
Je recommande ce film pour la beauté et l’élégance de stefan Audran. Mais s’il est censé être un must de la culture ciné, l’œuvre esr décevante. Le scénario et les dialogues sont très moyens et la technique cinématographique n’est pas remarquable.
Rendre le monstre humain et même quelque peu ordinaire, c'était là tout le défi relevé par Claude Chabrol. Dans une atmosphère proche de Simenon, il observe à la loupe ce couple étrangement ficelé, laissant Stéphane Audran et Jean Yanne livrer une prestation pleine de tension, où les mots sont contredits par les regards et les mouvements de tête. Pas tant suspense policier (assez facile), c'est bien le drame qui intéresse et retient le spectateur, même si l'issue en est inéluctable.
J'avoue être partagé. Je m'attendais à plus trash plus sanglant mais c'est finalement gentillet et monotone par moment. Jean Yanne est très convaincant mais ce n'est pas le film auquel je m'attendais!
Sans doute un chef d’œuvre de Chabrol, les plans ici et là sont magistraux (le ballet des voitures de gendarmerie, les obsèques), sans oublier la musique très subtile. Yanne est admirable, bouleversant dans la dernière scène...une réserve à mon humble avis : Stéphane Audran, parfaite ailleurs en grande bourgeoise, est-elle bien cette modeste institutrice de village, avec sa clope accrochée à la bouche et ses faux cils ?
Sans être génial, parce qu'il y a un peu trop de temps morts, ce film donne une image plutôt réaliste de ce qui peut se passser dans la tête de gens lorsqu'ils sont en proie à des sentiments contradictoires, et comment ça peut influencer leur comportement , jusqu'à leurs faire commettre des choses qui les rendent complices de choses qu'ils désapprouvent
Je n'avais pas revu ce film de Chabrol depuis au moins 50 ans et j'ai eu l(impression de n'avoir jamais vu ce film avec le duo d'enfer Stéphane Audran/Jean Yanne qui fait des étincelles dès le début du film. D’un côté on a une directrice d'école primaire dans un village de moins de 1000 habitants en plein Périgord noir près de Sarlat. Un village où existe encore en 1971 les commerces de proximité qui n'existe plus en 2026 dans aucun village de France de cette taille: boulangerie, épicerie et bien sûr boucherie. Et c'est justement le boucher du village, bourru qui a fait 15 ans dans l'armée dans les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie, de vraies boucheries qui visiblement l'ont marqué ce puis la directrice d'école qui est de sortie au bord d'une falaise et de la Dordogne je suppose, y découvre une jeune fille tuée pleine de sang avec à côté le même briquet qu'elle a offert à son boucher pour son anniversaire. Tout bascule. Je ne vous raconte pas la suite, mais c'est glaçant...de vérité.
Le Boucher - l'intrigue comme le film sont ultra simples. C’est appréciable de voir l'ancienne France, les travailleurs, la vie à la campagne. Il y a un peu de psychologie dans ces personnages et c’est ce qui est le plus intéressant. Les craintes de la femmes et l’irrepressible pour lui et donc un amour impossible. 3,4/5
Avec Le Boucher, Claude Chabrol transforme le fait divers en étude clinique du malaise, où la violence affleure sous la surface d’un quotidien apparemment paisible. La mise en scène, d’une rigueur discrète, installe une tension progressive en jouant sur les silences et les non-dits. Jean Yanne incarne une figure à la fois chaleureuse et inquiétante, dont la banalité rend la menace d’autant plus troublante. Chabrol explore avec finesse les zones d’ombre du désir et de la culpabilité, sans jamais forcer l’explication. Un film glaçant et maîtrisé, qui fait de l’ordinaire le terreau d’une angoisse diffuse.
La directrice de l'école du village se lie avec le boucher, alors qu'une série de meurtres se déclenche. Une histoire fascinante et angoissante, très bien filmée par Claude Chabrol dans le cadre charmant d'un village périgourdin des années 60, avec deux superbes interprètes : Stéphane Audran et Jean Yanne.