Très déçu par ce Chabrol. Popaul , le boucher du village blessé par la guerre, tombe amoureux d'une directrice d'école primaire alors qu'un tueur rôde aux alentours n'abattant au couteau que des femmes. Je ne suis presque jamais rentré dans le film malgré les études proposées comme cet amour raté. De beaux dialogues viennent fleurir un film qui m'a assez ennuyé.
C'est le premier Chabrol que je vois, je suis assez déçu, vu sa réputation je m'attendais à mieux. Le film passe assez bien, je ne me suis pas ennuyé, mais ça ne m'a pas captivé non plus. Le boucher est loin d'être un mauvais film, mais je n'ai jamais ressenti de tension, pourtant la musique est plutôt pas mal pour ça. Pour moi c'est un nouveau film qui rentre dans ma liste des œuvres surestimées.
Très bon thriller à la française. Le lieu est une petite bourgade française qui vit au rythme de ses habitants et de ses petits commerces, l'ancienne france de la fin des années 60. Mélanger ce décor au thriller donne au film son aspect particulier. Les deux acteurs principaux tiennent le film à eux tout seul car de toute façon l'intrigue tourne autour de leur histoire et du parallèle avec celle du tueur qui sévit dans les parages. La mise en scène fait même peur par moment et la fin est étrange. Le ton donné est très hitchcockien, c'est normal Chabrol est un fan de la première heure, il s'essaie alors à un "hommage" réussi car il s'y investit avec autant de conviction qu'Hitchcock s'investissait dans ses histoires. Bon film.
Film tendu à souhait, Chabrol fait monté la tension d'une manière insidieuse mais l'intrigue est minime (trop d'ailleurs). Le cinéaste capte bien l'atmosphère d'un village tranquille (franchouillard) ou un assassin sévit. Jean Yanne et Stéphane Audran sont chacun dans un de leurs plus grands rôles.
pour ceux qui ne connaissent pas le film par coeur, ou pas encore assez par coeur... Un vrai bijou, évidemment . Et le grand écran , il n'y a que ça de vrai...
Un chef d'oeuvre, rien de moins. Claude Chabrol présente la un travail absolument brillant, il film le naturel avec une telle justesse, une simplicité virtuose, c'est éblouissant ! Chaque plan transmet une émotion, que ce soit une sensation réconfortante, ou alors une sensation d'inquiétude, chaque image fait son effet (certaines scènes, et ce grâce a une bande-originale d'une grande qualité, parviennent a créer une atmosphère vraiment très angoissante !)... Et tout cela sans parler du jeu d'acteur absolument parfait, du tandem Jean Yanne/Stéphane Audran, mais aussi des seconds rôles, tous parfaits !
L'un des très grands films de chabrol . Le boucher forme avec "que la bête meure" un dyptique diabolique, ou jean yanne compose à chaque fois, des personnages absolument révoltant. Cependant on peut lui préfèrer dans le même genre les fantômes du chapelier encore plus réussi.
Prenant pour cadre un petit village du Périgord, "Le Boucher" est littéralement porté par ses deux comédien principaux. Si J.Yanne est souvent très convaincant, je retiens tout autant la beauté froide de Stéphane Audran (quelle superbe actrice!!!). A partir d'une histoire relativement sordide, Chabrol aborde pourtant avec ce film humanisme, la coexistence du désir charnelle et des pulsions les plus sauvages. Malheureusement, le dénouement est beaucoup trop abrupte et brise la belle mécanique de l'ensemble.
Loin de partager l'avis général,je considère "le Boucher" comme un Chabrol faiblard,sans idées,sans inspirations,bourré de tics sous-hitchcokiens,d'une platitude à toute épreuve.Que poursuit donc Claude Chabrol au juste?De suspense,il n'y a point puisque dès les premières minutes,on connaît l'identité du tueur en série qui sévit dans la région.C'est peut-être une histoire d'amour particulière alors?Certes,mais il aurait fallu alors qu'une réelle alchimie s'installe entre Stéphane Audran et Jean Yanne,respectivement institutrice fade et boucher dérangeant.Ou peut-être bien s'agit-il d'une étude sociologique sur les moeurs campagnardes de la fin des années 60?Ca aurait pu,mais aux quelques plans d'ensemble sur la nature paisible et verdoyante du Périgord,manque une psychologie moins sommaire des personnages.Et c'est d'une lenteur rédhibitoire.A force de ne rien montrer(ni scénario consistant,ni attente latente,ni développement détaillé des caractères),Chabrol se fourvoit grandement,mais se rattrapera immédiatement avec "Que la bête meure",nettement plus oppressant,et avec un Jean Yanne,bien plus ambïgu.
Au fin fond du Périgord, dans un village tranquille, Hélène est une gentille institutrice. Elle sympathise avec Popaul, le boucher revenu des guerres coloniales. Leur relation platonique va néanmoins être secouée par la découverte de cadavres de jeunes femmes... On a souvent comparé Claude Chabrol à Alfred Hitchcock, toutefois ne vous y trompez pas : "Le Boucher" n'a rien d'un film à suspense haletant. Tout est dans l'ambiance malaisante, dans la relation entre ces deux protagonistes, et dans le cadre. Chabrol livre un portrait presque documentaire du Périgord de l'époque. Entre les très beaux paysages, l'utilisation des grottes, et de nombreux détails sur la vie quotidienne de ses habitants. Faisant presque office de capsule temporelle. Ce portrait n'a rien de gratuit, à l'image de l'une des séquences du premier acte : Popaul et Hélène déambulent dans le village, filmés par une caméra qui les précèdent, un peu façon steadicam avant l'heure. Une manière de nous faire "visiter" le village qui constituera le lieu de l'action, mais aussi de montrer la fluidité et le naturel de la relation entre les protagonistes. Une technique que reprendra peu ou pour Richard Linklater pour "Before Sunset". D'ailleurs sur la mise en scène, Chabrol est en forme. Des découpages ou mouvements de caméras subtils créent le malaise, ou métaphorisent l'état de la relation des personnages. Il y a aussi ce dernier acte, presque horrifique, faisant un très bon usage des ombres. Et cette célèbre scène de découverte de cadavre, à travers une innocente tartine brutalement ensanglantée. Le scénario évolue lentement, mais encore une fois le moteur reste la relation entre Hélène et Popaul, incarnés par les excellents Stéphane Audran et Jean Yanne. Tout deux étant marqués par un passé plus ou moins lourd (déception amoureuse pour elle, guerres sanglantes pour lui). Manière de critique pour l'une les normes attendues par la société, pour lui les guerre coloniales. A noter, la présence dans le rôle du flic de Roger Rudel, célèbre doubleur dont il s'agit là du dernier long-métrage hors doublage.
Classé parmi les meilleurs Chabrol Le Boucher est pourtant pour moi un film pas entièrement satisfaisant et certainement pas un film que je mettrais dans les Chabrol que j'aime ; le ton est très calme ça manque de suspense (en fait on doit attendre la fin pour en avoir). Le film vaut d'être vu essentiellement pour Stéphane Audran et Jean Yanne.
le boucher est certainement l’un des meilleur film de Claude Chabrol. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est intéressant et travaillé, le film est divertissant et les acteurs comme Stéphane Audran, Jean Yanne ou encore Antonio Passalia sont corrects dans leurs rôles. Bref, à voir…
Famille ou amis du réalisateur? gars du périgord, figurants du film? critiques grégaires? ou tout simplement parce que c'est du Chabrol? Excusez moi mais j'essaye de comprendre les 4 et 3 étoiles car si on comprend l'ambition du réalisateur dans ce film il faut bien dire qu'il frise l'indigence à tout les niveaux.
Du très grand Chabrol qui réunit tous les ingrédients faisant de son oeuvre quelque chose d'incomparable, d'unique. Toute l'ambiance d'un polar de qualité est là, la tension est omniprésente, le doute permanent, le moiteur des situations, tout l'aspect palpable des dialogues, une atmosphère étouffante dans un cadre pourtant aéré. Claude Chabrol savait déjà y faire à l'époque, évidemment. A partir d'une intrigue simpliste, il parvient à nous embarquer dans un tourbillon de suspense exceptionnel qu'il a l'air de maîtriser avec une facilité déconcertante. Mention spéciale pour sa muse qu'était Stéphane Audran (exceptionnelle dans ce rôle, d'un charisme bluffant) et aussi Jean Yanne qui permet un duo parfait. Une étude de la société et de ses dérives que Chabrol aborde avec une redoutable efficacité, sans le moindre défaut. Du grand art où la psychologie, et la complexité qu'elle suggère, n'a jamais aussi bien été exploitée et qui en plus n'a presque pas pris une ride.