Sous les toits de Paris
Note moyenne
3,0
73 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

12 critiques spectateurs

5
0 critique
4
2 critiques
3
7 critiques
2
3 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2012
Mouais. Je ne sais pas trop quoi penser de ce film, qui débute avec une séquence chantée qui a un charme fou, mais qui n'arrive pas à se renouveler.
Je m'explique, on est en 1930, à tous les coups le parlant coûte une fortune, du coup le film est hybride, utilise le parlant uniquement lorsque c'est nécessaire. Ceci donne un genre d'OVNI comme on ne peut plus en faire de nos jours. C'est un peu comme certains films qui tout d'un coup utilisent la couleur, comme Ivan le Terrible. Dans ce film de René Clair le son est bien utilisé, le muet également, la mise en scène est très bonne. Je veux dire, le début donne une super ambiance, j'y étais, les années 30, Paris, ces toits fumants, ces ruelles étroites, cette joies de vivre, ces cafés, ces bars. J'étais transporté par les décors, ces mouvements de caméras ascendants ou descendants de la rue aux toits ou inversement.
Mais ce qui pose problème, c'est l'histoire. Je veux dire elle est très classique, et lorsqu'on voit la fin, certes elle est originale, mais j'ai envie de dire : tout ça pour ça ? Quelque part j'ai l'impression que ça manque cruellement d'ambition narrative.
L'histoire n'est jamais aussi belle qu'un Murnau ou un Borzage (dans le genre romance magnifique). Ou bien pour rester dans le réalisme poétique, ça n'a pas le charme d'un la bête humaine ou bien le quai des brumes.
Je n'ai pas senti de douce mélancolie m'envahir jusqu'à laisser ma carcasse déprimée devant mon écran.
Je trouve le film un peu vain, vide. C'est vraiment dommage.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2008
Pour son premier long-mètrage sonore, parlant et chantant, Renè Clair recrèe en studio la merveilleuse atmosphère d'un quartier populaire du Paris d'avant-guerre où les camelots côtoient les mauvais garçons! En jeune chanteur des rues, l'excellent Albert Prèjean laisse la vedette aux quelques couplets cèlèbres qui rythment cette histoire d'une amitiè mise à mal par une affaire de coeur! Dans ce film, on chante plus, au son de l'accordèon, qu'on ne dialogue rèellement! Par crainte de sombrer dans le thèâtre filmè, Clair rèduit les dialogues à leur simple expression, se contente surtout de musique, de chansons et de bruits divers qui lui permettent d'expèrimenter le nouveau langage, inventant le contrepoint et le travelling sonores! Un très beau film populiste donc, qui conserve le charme des annèes 30, avec ses jolies chansons, sa bonne humeur et ses pittoresques faubourgs...
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 056 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2013
A mi chemin entre le muet et le parlant, ce film souffre de longueurs et répétitions. Il vaut essentiellement comme document sur la population parisienne des années trente. Ce populisme gentillet et désuet ne manque pas de charme, même s'il était déjà plus mythologique que réaliste à cette époque. Le duo Préjean-Pola ne vaut cependant pas le couple Gabin-Morgan...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
C'est le premier film parlant de René Clair, réalisateur important des dernières années du cinéma muet. On a pu lire qu'il n'était pas, comme beaucoup d'autres avec lui, tout à fait convaincu par la révolution du parlant. Il y entre comme "à reculons" dans ce film où, par défiance ou par ironie, il conserve de nombreuses scènes muettes.
Le film commence par un élégant traveling et par une longue séquence chantée avec Albert Préjean, chanteur de rue, et un public reprenant en cœur le fameux air "Sous les toits de Paris". Préjean incarne un prolo parigot, sympathique et roublard, qui prend sous son aile une jolie roumaine -la méconnue Pola Illery, comédienne talentueuse- sur laquelle un truand du quartier (l'imposant Gaston Modot) a des vues.
René Clair réalise une comédie sentimentale très caractérisée par le Paris populaire reconstitué où elle se déroule. Le film est un peu long à démarrer, me semble-t-il, et manque à la fois de rythme et de relief. Mais une fois "lancé", il nous attache à ses personnages -plus qu'à son histoire assez commune- pittoresques, modestes et très bien dirigés dans leur expression semi-parlante. Peut-être le scénario manque-t-il d'un peu d'invention.
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2012
Sans surprise, il a sévèrement vieilli ce cinéma qui rendait hommage à Paris et ses quartiers populaires. C'est aussi la faute à un scénario beaucoup moins riche qu'« A nous la liberté », assurément l'un des plus beaux films de son auteur. La faute également à Pola Illéry, actrice peu douée dans un rôle déjà pas hyper-passionnant. Mais il faut reconnaître que « Sous les toits de Paris » a un charme, une touche, une élégance que peu d'oeuvres de l'époque peuvent se targuer d'avoir. C'est qu'il avait vraiment un style René Clair, une façon remarquable de filmer les décors, de saisir des instants intimes et touchants. Le résultat n'est donc qu'à moitié réussi par la faute d'une histoire légèrement paresseuse (bien qu'elle offre aussi ses bons moments), que le réalisateur compense par son étonnante créativité. Un joli témoignage d'une époque révolue.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2025
Premier opus parlant (1930) de René Clair, grand nom du cinéma français de la période, Clair partira aux Usa pendant l'occupation allemande ou il réalisera plusieurs films dont au moins une immense réussite ( " c'est arrivé demain").

On est encore loin de la tragédie que va connaître le pays et Clair met en scène un scénario qui mêle plusieurs genres rarement associés ( comédie musicale, film de truands, romantisme, drame, regard sociologique sur le Paris de l'époque).

Les mac mahoniens ( sous la plume de Jacques Lourcelles) ne furent pas tendres avec le film qui fut un demi échec public en France, mais un franc succès à l'étranger.

C'est une femme qui est au cœur de la rivalité entre trois hommes. Le vainqueur et jeune premier est interprété par le futur cinéaste Edmond T Greville ( Bertrand Tavernier sortira plus tard sa filmographie de l'oubli dans laquelle elle était tombée).

Albert Prejean comédien chanteur tient le premier rôle. Toujours intéressant de revoir cet acteur célèbre des années 1930, ancien héros de la guerre 14/18 qui connaîtra de sérieux problèmes à la Libération en 1945, en raison de son comportement, un peu trop voyant, pendant l'occupation allemande.

Comme on est encore au début du parlant, il reste de nombreuses scènes qui font encore penser aux codes du muet.

" Sous les toits de Paris" à gardé ( selon moi) un charme suranné qui en fait tout son prix. L'amateur de cinéma du patrimoine ne l'oubliera pas.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 avril 2012
Premier film parlant pour René Clair qui ne voulant pas faire comme tout le monde, c'est-à-dire filmer platement des dialogues si on peut le dire comme cela, fait parler le moins possible ses acteurs, les fait surtout s'exprimer par des gestes, mimiques et en chantant, ou alors au contraire met totalement l'image dans un noir complet et fait comprendre ce qui se passe uniquement par les bruits et dialogues. Le procédé est intéressant et la manière qu'à le cinéaste de faire mouvoir sa caméra dans les décors est admirable. Mais la trame est vraiment trop mince et peu captivante pour en faire un film satisfaisant à part entière. On se laissera tomber tout de même sous le charme roumain de la piquante Pola Illéry (qui nous a quitté cette année à l'âge de 103 ans d'après Wikipédia !!!).
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2011
J’avoue n’avoir guère trouvé d’intérêt à la comédie sentimentale, à l’histoire de rivalités amoureuses et de mauvais gerçons. C’est formellement par contre que le film est passionnant. « Sous les toits de Paris » est le premier film parlant de René Clair et on voit clairement que le réalisateur a décidé de ne pas faire table rase de son savoir faire de cinéaste du muet. Les scènes dialoguées succèdent au séquences silencieuses, où les comédiens reprennent un jeu mimé. La musique chorégraphie l’action et, en dehors des dialogues, monopolise en fait le fond sonore. On a un curieux hybride mimé, dialogué, chanté. Les séquences humoristiques ont quelque chose de la forme burlesque entre muet et parlé, annonçant un peu P. Etaix ou J. Tati. Le plaisir est aussi dans le charme des interprètes (Pola Illéry est vraiment piquante) et surtout dans le décor parisien des années 30. Le film est une coproduction franco-germanique, et on retrouve quelque chose du cinéma allemand dans l’image, dans les séquences nocturnes, la façon de jouer du noir et blanc, de l’ombre et de la lumière.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2013
"Sous les toits de Paris", qui raconte (en gros) l'histoire de deux hommes amoureux d'une jeune femme brune, est intéressant à situer dans son contexte cinématographique. En effet, à l'époque où le film sort au cinéma, le cinéma muet existe encore. Et le réalisateur, René Clair, va se nourrir de cela pour créer une alternance prononcée entre scènes parlées et muettes. Cet aspect du film est le plus passionnant car il sait émouvoir le spectateur (comme dans cette scène muette où les deux hommes jouent au dé pour savoir qui ira séduire la jeune femme). Les parties parlées ne servent seulement qu'à faire progresser l'action, et les relations entre les personnages. Cependant, d'un point de vue scénaristique, au fur et à mesure qu'il avance, le film s'épuise...et le spectateur s'ennuie. On finit par éprouver de moins en moins d'intérêt à cette histoire, malgré sa modernité dans sa construction. La dernière demi-heure est donc certainement de trop.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2012
Ce film est complètement inégal, mais «Sous les Toits de Paris», et en premier lieu Pola Illery m'ont charmé. À moitié muette, à moitié parlante (et chantante), à moitié sublime à moitié complaisante et datée, cette amourette au coeur d'un Paris en carton-pâte ne mérite peut-être pas tout le bien qu'on en dit mais néanmoins par bien des aspects vaut le détour. Tout d'abord, et je ne me lasse pas de le répéter, pour le sourire de Pola Illery quand elle se trouve par exemple au bras d'Albert Préjean, pur moment de grâce. Et tout autant pour ces ballades nocturnes dans la capitale, pour ces jambes qui se rencontrent, s'éloignent ou marchent de concert, pour ces disputes d'amoureux transis, ces droites envoyés pour gagner le coeur de la belle, ces combines mi-crédibles mi-ridicules, pour cette poésie naïve de l'amour qui annonce en un sens le Marcel Carné des grands jours, en somme pour cette vision candide et désuète du 7e art, gauche mais attendrissante au possible. Il suffit de voir Pola et Albert s'embrasser, puis suivre ce dernier, euphorique, dans les rues, sautant de joie et criant à tue-tête son amour pour se convaincre de la beauté du cinéma. Pour sa défense, on pourra par ailleurs souligner l'emploi judicieux par René Clair des possibilités nouvelles du parlant. On est encore bien loin de «M le Maudit», néanmoins ça et là des séquences inspirées et parfois drôles justifient qu'on ait parlé en de si bon termes de «Sous les Toits de Paris» à sa sortie. On essaiera par contre d'oublier les fautes de rythme, assez nombreuses, les décors décidément peu vraisemblables (même si c'est un peu ce qui fait le charme du long métrage) ou les chansons parfois agaçantes (et inaudibles). Quant au scénario, peu d'effort à faire de ce côté-là puisqu'il est totalement déjà-vu, ce qui lui donne par contre un côté archétypique assez bienvenu puisque sans doute à l'origine de sa relative pérennité. Un joli film en somme, maladroit et touchant, mi génial mi raté. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2025
Disons le charme d'une époque. Le noir et blanc, le cadreur fébrile et la musique de rue et le bal musette. L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais ça ne manque pas de bucolique. Quelques scènes peuvent paraître surréaliste de nos jours et malaisant mais d'autres scènes sont cocasse voir mignonne. Poétiquement vrai.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2019
Beau film alternant des scènes sans dialogues et avec. Belle performance. Bien filmé. Jolie histoire societale. Très jolie musique et silences.
Les meilleurs films de tous les temps