Nous voici avec un des films qui lança les comédies lycéennes des années 80, qui a notamment inspiré la série Parker Lewis ne perd jamais. On retrouve tous les clichés des films des années 80 mettant en scène des lycéens ou jeunes adultes. Le film transpire les bons sentiments, le réalisateur John Hugues se fera une spécialité des comédies familiales des années 80-90 (scénariste des Maman j'ai raté l'avion et d'un milliard d'autre films du genre). Le film a comme particularité de casser le 4ème mur : le personnage de Ferris Bueller expliquant son état d'esprit ou ses "trucs" au spectateur. Il n'y a aucun véritable développement des personnages ou intrigue forte, juste une virée de 3 ados en quête de "liberté" pendant qu'ils sèchent les cours. La mise en scène se concentre sur les moments où il est sur le point de se faire pincer, aussi bien par le proviseur (l'énorme Jeffrey Jones) ou par ses propres parents. Les situations improbables et canulars absurdes lui permettent de toujours l'emporter et de passer une journée comme un roi. L'humour est souvent lourd, avec des scènes qui insistent là où il faudrait passer tout de suite à autre chose. Le personnage insupportable de Cameron, avec sa tête inexpressive et ses mimiques qui ne ressemblent à rien, agace jusqu'à l'usure. Difficile de retirer quoi que se soit du film, sachant que les 3 héros n'ont aucun problème dans la vie, et semble avoir l'avenir entre le creux de leur mains. Une oeuvre bon enfant, niaise à l'excès, dépourvu de finalité ou de moment simplement fun. À réserver aux fans absolus des comédies des années 80.
Ce film brille malheureusement plus par sa médiocrité que par un quelconque intérêt comique. On ne rit pas, on sourit à peine, et ce uniquement grâce à l’excellente prestation d’Edie Mclurg, rarement présente à l’écran. Matthew Broderick, censé jouer un « bogoss », laissons moi rire. Il est en plus de cela mauvais et fade. Et puis il faut dire que l’idée de base était déjà particulièrement peu engageante. 1 étoile pour Edie McClurg et Jennifer Grey. Le reste est à fuir le plus vite possible.
Bon j'avais détesté Breakfast Club qui a le symptôme du film d'ados écrit par un vieux qui fantasme sur ce qu'est l'adolescence toute en se volant réaliste en brisant certains clichés (et en en créant de nouveaux). Ici on va dire que la folle journée de Ferris Bueller a l'avantage de n'être qu'un fantasme et de ne quasiment pas se prendre au série. C'est une pure comédie, ce qui rend le film tout de suite plus appréciable (lorsque l'on a pas des discours sur le fait de s'affirmer face à son papounet qui préfère la Ferrari à son fils ou sa femme).
Le film est plutôt bien rythmé, John Hughes se permet quelques apostrophes afin de maintenir le spectateur éveillé, il se passe plein de trucs, les jeunes font plein de conneries, certaines sont drôles, d'autres moins, globalement le film est sympathique... Cependant je trouve que le film échoue à être plus qu'une succession de sketchs où Ferris Bueller est plus malin de que tout le monde et la met à l'envers à son Principal ou n'importe quel autre adulte pouvait se mettre entre lui et sa folle journée.
Je comprends des dialogues qu'on est censé éprouver une certaine mélancolie de tout ce bordel, c'est la dernière fois qu'il peut se permettre de sécher les cours, ensuite les trois comparses seront séparés car ils iront à la fac, donc il faut en profiter car la vie est courte... Et je dois dire que je ne l'ai pas vu dans le film, enfin je l'ai entendu, car c'est dit... car on a l'ami du héros qui est là en train de dire que c'est le meilleur jour de sa vie... (j'aimerais bien savoir en quoi) Mais rien n'aide réellement à se sentir nostalgique, mélancolique d'une époque ou n'aide réellement à profiter du temps qui nous est imparti. Disons que le réalisateur échoue à faire passer son message avec du cinéma.
Et puis je suis désolé, mais les personnages ne sont pas réellement des personnages, se sont des fonctions, des clichés, on a le héros beau gosse rebelle qui veut s'amuser et qui ne propose jamais rien de plus... l'ami qui est peureux, qui vit sous l'emprise de son père et qui va s'en libérer (banalité/20) et la copine qui est trop bonne et qui est juste ça... qui n'a pas une once de personnalité à elle. Elle est juste là pour être là et c'est tout.
Donc ouais c'est rigolo, tout ce que tu veux... Mais bon c'est quand même pas bien malin... Il en faudra bien plus pour que j'estime que John Hughes puisse être un réalisateur intéressant.
Et bien quoi ? Le teenage movie (ici mâtinée de feel-good movie) est un genre comme un autre. Ou quand c'est une réussite majeure du genre, je ne vois pas pourquoi on n'en parlerait pas de la même manière que n'importe quel autre film majeur de n'importe quel autre genre. Et moi, j'estime qu'il mérite la note maximum. Parce que le Ferris, c'est le genre de mec que tous les ados de l'époque ont adoré. Surtout qu'il est rendu immédiatement sympathique par son inventivité, sa vitalité et sa filouterie et qu'on l'on use souvent de l'aparté pour encore plus d'immersion. Parce que c'est drôle et rythmé, même si, sur ce point, les 20 dernières minutes sont moins réussies. Parce que t'as pas mal de séquences qui valent leur pesant de cacahuètes, (le karaoké géant sur la reprise de "Twist and shout" faite par les Beatles ou le passage presque surréaliste avec Charlie Sheen) parce que Matthew Broderick y est dans une forme olympique et parce que tout comme "16 bougies" ou "Breakfast club" ça frappe juste lorsqu'il faut évoquer ce qu'il peut y avoir dans la tête d'un adolescent. De toute façon, en la matière, personne n'a fait mieux que John Hughes. C'est mon avis et je le maintiendrai.
Une comédie qui me fait penser à « L'élève Ducobu » en version lycéenne et américaine. La folle journée, vraiment ? J'imagine mal un jeune français aller dans un musée ou un restaurant gastronomique, en pareille circonstance. Si cette comédie a eu un réel succès aux USA , peut-être est-ce parce que les adolescents se sont retrouvés avec les cibles choisies, à savoir les parents et les enseignants. Pour ma part, j'avoue n'avoir pas vraiment ri même si certaines mises en scène sont bien faites et qu'il y a un dynamisme certain tout au long du film.
Comédie, écrite et réalisée par John Hughes, La Folle Journée De Ferris Bueller est un film sympathique. L'histoire nous fait suivre Ferris Bueller, un adolescent populaire et charmeur mais aussi cancre invétéré, vivant dans la banlieue aisée de Chicago, qui décide un beau matin de se prendre une journée de congé. En effet, le jeune homme simule une maladie à ses parents afin d'éviter d'aller au lycée et de pourvoir profiter de sa journée. Il sèche ainsi les cours et débauche son meilleur ami Cameron et sa petite amie Sloane pour passer du bon temps avec eux. Ce scénario est plaisant à visionner pendant toute sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes. Cependant, cette durée se fait légèrement ressentir et l'intrigue aurait gagnée à être amputée d'un petit quart d'heure, ce qui l'aurait évité d'avoir quelques longueurs, notamment dans sa dernière partie qui s'essouffle un petit peu. Malgré cela, on prend plaisir à suivre cette escapade menant à des situations farfelues et marrantes. Car dans le même temps, le principal du lycée, qui a bien compris le petit jeu de son étudiant, va tenter de le débusquer, et la sœur du simulateur, envieuse de lui, va également mettre son petit grain de sable dans les rouages bien huilés de son petit frère. Toute cette cacophonie donne lieu à des scènes amusantes, même si l'humour ne parvient pas totalement à faire rire aux éclats. Pourtant, la galerie de personnage est succulente et bien interprétée par la distribution comprenant Matthew Broderick, Alan Ruck et Mia Sara pour les trois camarades. Elle est complétée par Jennifer Grey qui joue la sœur, Cindy Pickett et Lyman Ward, qui sont ses parents, ainsi que le délicieux rôle de Jeffrey Jones qui campe un principal à bout de nerf, et Edie McClurg qui incarne sa secrétaire sans filtres, sans parler de l'apparition de Charlie Sheen. Tous ces individus entretiennent des relations basées sur le mensonge, la furie et l'amitié, soutenus par des dialogues franchement inspirées décrochant de nombreux sourires. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est assez classique mais efficace. Surtout, sa mise en scène évolue dans une ville offrant de nombreux lieux à explorer et ceux-ci sont bien exploités. Ce visuel quelconque est accompagné par une b.o. aux titres entraînants, dans le ton de l'action et des images. Cette journée de repos pas vraiment reposante s'achève sur une fin correcte, venant mettre un terme à La Folle Journée De Ferris Bueller, qui, en conclusion, est un film divertissant méritant le coup d'œil.
Vénérés ou détestés, les films de John Hugues sont terriblement ancrés dans leur époque et on beaucoup de mal à fonctionner et à parler à la jeunesse d'aujourd'hui ou bien ceux qui n'ont pas grandi durant les années 80, celui-ci ne déroge pas à la règle. Ce "Ferris Bueller" est pourtant le feel-good movie par excellence, véritable ode au carpe diem et à l'insouciance (mais aussi à l'oisiveté et à l'impertinence...).
Un des titres les plus célébrés du teenage movie. Beaucoup de malice et d'irrévérences de la part de cette jeunesse américaine des années 80 sur un rythme assez enlevé et de bons comédiens, la palme revenant à l'inénarrable Jeffrey Jones en proviseur qui veut absolument coincé Ferris Bueller. Pas un chef d'oeuvre absolu mais on passe un bon moment.
Déjà auteur du très correct Seize bougies pour Sam et du très bon Breakfast Club, John Hugues nous donne ici son troisième film de collège en trois ans. Ce nouvel essai est comme les autres opus une satire féroce de la société, celle des parents, des professeurs et en général de tout adulte inséré dans le système. C’est un peu primaire comme idéologie mais ça fonctionne grâce à des trouvailles cinématographiques certes pas géniales mais inventives et échappant à la vulgarité, ce qui n’est déjà pas si mal. Spectacle familial et de divertissement par excellence donc…
"La folle journée de Ferris Bueller":quel souvenir! C'est le teen-movie des années 80 qui a donné envie à beaucoup d'ados de sécher l'école pour profiter de la vie.Drôle,libéré et intelligent à l'image du travail de John Hugues,à l'acuité du regard sur la jeunesse américaine.Ferris est la star de son lycée.Cancre assumé,il préfère utiliser ses capacités intellectuelles à piéger ses parents et son proviseur avec une inventivité délirante(le mannequin ronfleur,la substitution d'identité, l'emprunt d'une Ferrari...).A rendre chèvre les adultes!Il entraîne sa petite amie et son grand dadais de comparse dans des aventures à travers Chicago,avec un sens de l'impertinence que seuls des jeunes culottés peuvent avoir.Les gags sont innombrables,surtout avec le proviseur,crétin mesquin,qui ne cherche qu'à coincer Ferris.C'est drôle de voir comment sécher les cours était toute une histoire auparavant!La mise en scène vitaminée de Hugues sert le grain de folie de ses acteurs,avec en tête d'affiche un Matthew Broderick à qui l'on donnerait le bon Dieu sans confession!Très représentatif de cet âge de tous les possibles,"Ferris Bueller" se revoit toujours avec grand plaisir,et a inspiré quantité de comédies déjantés actuelles.
Un film sympathique et divertissant. Ce n'est pas exceptionnel mais ça fait passer un bon moment. Le film se veut léger, mais j'aurais préféré que La folle journée de Ferris Bueller s'arrête plus sur certaines pistes, certes moins drôles, mais tout à fait intéressante : la fin du lycée, la fin d'une ère, l'entrée à la fac : quelque chose de nouveau, on perd de vue certaines personnes etc. Car là, si les thèmes sont abordés, ils ne sont pas vraiment exploités. Bref, on passe un bon moment, mais ça ne m'a pas non plus passionné. A choisir je préfère The Breakfast Club.
Comédie de John Hugues qui parle de nouveau d'une jeunesse éprise de liberté, suite logique au Breakfast Club. Ce film est plus porté sur la comédie et n'a donc moins d'intérêt pour ces messages (et qui donne quand même du crédit aux sécheurs). On retiendra avant tout une excellente mise en scène et le personnage d'Edward Rooney qui jouent un rôle primordial pour l'humour du film. Et puis Charlie Sheen fait une de ses premières apparitions déjà très remarquées !
Le teen-movie des années quatre-vingt n'a rien à voir ses contemporains rompus au trio alcool, sexe et grossièreté. Ferris Bueller a le charme de ces années où l'ado n'était pas l'obsédé sexuel ou n'était pas dépeint comme tel, où il pensait au lendemain, s'interrogeait sur le monde, etc.
Je devais le voir, en hommage à la série "Parker Lewis ne perd jamais" dont j'étais fan. On reconnait tous les personnages ou presque, de la soeur frustrée au chef d'établissement stressé, en passant par les parents modèles. Mais si les idées sont bonnes, le film m'a tout de même déçu. On ne rit pas beaucoup, les ficelles humoristiques sont trop grosses. Je le conseille avant tout aux jeunes adolescents. Ceux qui ont aimé la série "Parker Lewis" apprécieront de le voir une fois, mais pas deux.