A nous la liberté
Note moyenne
3,7
158 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

31 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
11 critiques
3
12 critiques
2
1 critique
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2010
Un film majeur du cinéma français, trop souvent ignoré ou oublié. "A nous
laiberté" part d'une intention d'en faire un "Métropolis" à la française.
Poucela Lazare Meeson signe avec l'usine de phonographes des décors très
avant-gardiste issue du mouvement Bauhaus. Mais ici le discours est
différent, René Clair donne à son film un ton bien plus humaniste que le
film de Fritz Lang (qui admettait lui-même ne pas se satisfaire de la
conclusion de son film). Autre différence majeur: le son. On est en 1931 et
"A nous la liberté" est une des première production sonore française. Tout
comme aux Etat-Unis pour satisfaire le public de cette nouveté, le film
se doit d'être musicale. Georges Auric fait du film une semi-comédie
musicale où la moitié des dialogues sont chantés, malgré une partition de
qualité il faut malheureusement déploré ici une interprétation relevant
trop de l'amateurisme, les chanteurs n'en sont apparement pas, c'est le
seule défaut du film.
Enfin on ne peut parler de ce film sans faire mention au "Temps modernes"
de Chaplin tournée cinq ans plus tard, où Chaplin plagiat la scène des travailleurs à la chaine. Cela lui valut un procès de la part des
producteurs du film auquel René Clair refusa de participé, préférant voir
ce plagiat comme un hommage. Et pour cause, car a y regarder de près, on
peut se demander qui a copié qui? Chaplin a copié ouvertement une scène du
film, mais Clair n'a-t-il pas fait de même pour les nombreuses courses
poursuites muettes entre voleurs et policiers? Toujours est-il que les deux
cinéastes restèrent toujours en bon termes. Souvent cité en référence dans
les manuels du cinéma, le film est aujourd'hui trop peu connu du public.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2007
André Bazin n'avait pas tort lorsqu'il disait qu'«A nous la liberté» (France, 1931) de René Clair s'était rapproché du degré de perfection de «Citizen Kane» (USA, 1941) d'Orson Welles. Déployant le thème de la montée en puissance d'un individu, le film de Clair est néanmoins évoqué de façon bien plus comique et légère. Film témoin du Front Populaire, contrairement à «Le crime de Monsieur Lange» (France, 1936) de Jean Renoir, l'oeuvre de Claire juge pas, ne se pose pas en propagande mais en simple témoin (bien qu'elle vante les mérites de ce socialisme politique). Film hybride dans son genre, entre comédie musicale et comédie, «A nous la liberté» possède la mécanique d'un Chaplin, le lyrisme du réalisme poétique français et la photographie parfaite d'un grand film. Deux prisonniers, chantant les louanges d'une liberté perdue, aspirent à s'échapper. Mais seul l'un d'entre eux réussira. Jusqu'à ce que le second réussisse son échappée, le premier deviendra riche en montant une usine de fabrication de phonographes. «A nous la liberté» approche aussi la question de la technique et du fordisme, Clair illustre d'ailleurs le travail à la chaîne comme le fît Chaplin, de manière plus approfondie peut-être. Lorsque se retrouveront les deux, la liesse s'emballera, le monde viendra se perturber, comme s'il était nécessaire aux deux amis de retrouver une liberté sans faille. Car comme l'insinue le titre, la conviction de l'oeuvre est de croire à la licence. Être libre c'est pouvoir tout faire, errer comme des âmes rabelaisiennes et c'est en ceci que le film de Clair se trompe. Est-ce vraiment ceci la liberté ? L'erreur provient sûrement de la joie libertaire qu'engendraient les réformes de l'Etat de 1931. Cependant «A nous la liberté» possède un tel charme plastique, une telle maîtrise technique, tant visuelle que sonore et les acteurs, Paul Ollivier et Raymond Cordy incarnent si justement la joie du film qu'«A nous la liberté» ne peut être qu'un chef d'oeuvre.
ml-menke
ml-menke

50 abonnés 551 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2012
L’ambiguïté sur l'homosexualité des deux compagnons de cellule évadés est plus qu'exposé. Mais la joie et l'humour dont fait preuve le film nous fait passer un vraie bon moment.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2023
Cette Comédie douce amère, réalisée par René Clair en 1931 montre satiriquement le travail comme une liberté , en prison, à l'usine ou à l'école. Avec en fond de plan une intrigue policière bien menée, ce film musical démontre une grande sensibilité ; avec peu de dialogues, il mêle habilement humour et tendresse. La distribution nous offre un beau et fantasque Emile joliment interprété par Henri Marchand.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2014
René Clair signe une satire du monde ouvrier et anticipe "Les temps modernes" de Chaplin. Si le ton est léger, le propos ne l'est pas. En effet, pour l'auteur, la condition d'ouvrier n'est pas tellement différente de celle de prisonniers.
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2012
Un vent de folie et de liberté pour un ex-film culte injustement tombé dans l'oubli, véritable symbole de la jeunesse intellectuelle française des années 30. Regarder un film de René clair, c'est comme manipuler un jouet mécanique qui serait équipé de tiroirs cachés capables de mettre en branle des effets toujours plus surprenants, un cinéma volontairement ludique, une construction en rébus, une poésie fantasque et décalée. Ayant fait ses gammes dans le dadaïsme, les personnages de René Clair gravitent dans un univers absurde digne des Shadoks. Ce sont souvent des marginaux-poètes en décalage total par rapport aux normes sociales, des faiseurs de désordre, et donc de création, dans un ordre trop bien établi. La mise en scène est au diapason, empruntant au burlesque dans une liberté narrative plus que totale, bien que ne cherchant jamais à perdre son public, ceci, dans un grand élan de générosité. Ce joyeux faux desordre a le doux parfum du surréalisme populaire qui inspirera tellement Jean-Pierre Jeunet. On y trouve pêle-mêle des flashbacks audacieux, des plans qui ne prennent sens que lorsqu'ils sont mis bout à bout, à la manière d'un rébus. Un ptit bonheur unique...
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2018
Ce qui impressionne dans "À nous la liberté", c'est la capacité de René Clair à traiter des thématiques qui semblent antithétiques et des les mettre en scène sur le même plan. Le film apparait comme une accumulation d'éléments disjoints, auxquels les choix formels du cinéaste apportent une cohérence stupéfiante.

Ainsi, la lente déshumanisation des prisonniers fait écho à la situation des ouvriers, tout en posant un regard inquiet sur les limites du fordisme (Chaplin s'en inspirera pour "Les Temps modernes"). De la même manière, la critique acerbe de la bourgeoisie laisse place à un humour burlesque, aussi réjouissant qu'il est limité.

Ce qui lie toutes ces intentions entre elles, se révèlent être, de façon surprenante, le chant. La mise en scène des parties musicales agit comme une action de collectivité, inscrivant les protagonistes dans un ensemble qui les dépasse, sans jamais les effacer au profit de la masse. Ils sont un groupe, idéologiquement et socialement semblables, mais composé d'êtres individuels. De plus, le montage fait preuve de certaines audaces, raccordant deux personnages ne se trouvant pas dans le même espace, afin de les faire s'échanger un regard, comme symbole de la naissance de leur amour.

Aussi euphorique qu'il est complexe, "À nous la liberté" délaisse une gravité marquée pour mieux y insuffler une générosité de forme, de propos et des situations. Le film oscille entre ses éléments, sans parvenir à les rendre tous pertinents (le groupe de gangster, la bluette manquée etc.), mais conserve une force et un propos saisissant. Captivant dans ses variations, passant d'une blague potache à un discours sociétal, ainsi qu'à la virtuosité de sa forme, le long-métrage de René Clair est une œuvre marquante.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2012
C’est bien un grand classique que René Clair signa en 1931. En effet, alors que son humour irrésistible qui n’est pas sans rappeler celui des Marx Brothers, l’aspect le plus inoubliable de son film est sans conteste la critique acerbe qu’il fait de l'industrialisation fordiste des années 30 puisque celle-ci ira même jusqu’à inspirer directement Charlie Chaplin lors de sa réalisation de "Les temps modernes" cinq ans plus tard.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2013
Tourné en 1931, "A nous la liberté" est une des premières productions sonores française, et reste fortement marquée par le cinéma muet. Le jeu d'acteur a souvent recours aux clins d'œil exagérés et connivents et à une gestuelle ample. Les scènes de courses poursuites muettes entre bandes de voleurs et de policiers, chutes, coups de pied aux fesses sont fréquentes. Quant à la bande son, elle se partage entre dialogues parlés réduits au minimum et dialogues chantés en forme de semi-comédie musicale dont l' interprétation est assez amateur.
"A nous la liberté" est un mélange de cinéma engagé (dénonciation des conditions de travail à la chaîne, comparaison entre le milieu carcéral et celui de l'usine), de film poétique mettant en scène des marginaux-poètes totalement décalés par rapport aux normes sociales, et d'ode humaniste à l'amitié, éloge de la liberté et de la fraternité.
On y sent les influences qu'il aura sur Chaplin (Les Temps modernes : critique des méthodes de production à la chaîne), et Tati (jeu saccadé, dialogues minimalistes par bribes, opposition entre poésie et modernisme de Mon Oncle...)
"A nous la liberté" est une Comédie sympathique. La mise en scène est inventive, la photographie parfaite, les décors futuristes inspirés du mouvement Bauhaus sont éblouissants.
QBN
QBN

42 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2009
Tout simplement superbe!
Une comédie oubliée (mais pourquoi?!) à mi chemin entre la comédie musical et le burlesque muet, d'un charlot, saupoudré d'une satire sur la modernité: le fond et la forme! Que demander de plus...
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2007
Mis en scène peu après le début du cinéma parlant, ce film n’en a pas encore intégré toutes les possibilités. On dirait les dialogues destinés seulement à remplacer les « cartons » du muet, en les développant quelque peu.
Pour le reste, il s’agit d’une comédie sympathique, à l’humour badin, montrant déjà le goût de René Clair pour les ballets de foule, et proche de la Comédie Musicale. La satire sociale est cependant très présente, bon enfant mais réelle ! Les séquences obligées du comique de l’époque ne sont pas oubliées (poursuites, bagarres, coup de pieds au derrière, etc.) ; elles renforcent le charme désuet de l’ensemble. Les deux comédiens principaux sont épatants.
08/07
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2008
Charlie Chaplin n'a pas été le premier à critiquer la pénibilité du travail à la chaîne dans le célèbre "Les temps modernes". La dénonciation était également présente cinq ans plus tôt, avec ce merveilleux film français "A nous la liberté", malheureusement bien plus méconnu, mais qui sait pourtant être à la fois excellement drôle et intelligent, que je déconseille donc de contourner.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2016
À nous la liberté en un classique très sympathique à regarder.
Les deux acteurs principaux (Henri Marchand et Raymond Cordy) se débrouillent correctement.
L'histoire est très bien, on a beaucoup d'attachements vis-à-vis des deux personnages (alors qu'ils ont fait de la prison). L'histoire a quelques bons gags.
C'est un film très agréable à regarder.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mai 2021
Ouh là là, je pensais que seul Tati avait son style insupportable et qu'il était heureusement inimitable mais là on voit son ancêtre en totale possession de ses moyens.
C'est tout simplement une supplice d'entendre les chansons tout au long du film, les borborygmes ennuyeux.
Mi-must, mi- parlant, on aurait presque aimé mi-invisible.
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 novembre 2025
Le début est fastidieux, vieillot, on sent que c'est le début du parlant avec son utilisation non maitrisée et ces chansons calées là un peu comme un gadget (pourtant ce film est sorti après "Marius", par exemple).
Et le film est trop lourdement démonstratif avec son gros message bien appuyé.
Heureusement cela s'améliore à partir du "dérapage" de la chaine de montage, où le film enfin devient plus drôle et léger (et le message passe bien mieux du coup). Même si là encore les tics du muet rendent parfois le film de nouveau un peu ennuyeux et répétitif malgré sa courte durée.
Une belle photo et des décors franchement réussis, et une interprétation de bon niveau rendant les deux compagnons sympathiques, pour un final meilleur que le début.

Un film à voir aussi pour l'influence qu'il a dû avoir sur Chaplin et Tati, effectivement.
Les meilleurs films de tous les temps