Derniers Avis sur La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Marius
La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Marius
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Théo1353
52 critiques
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4,5
Publiée le 2 juin 2026
Ce film est réalisé par Marcel pangolin qui va raconter l’histoire de la pièce de théâtre Marseillaise je rappelle que c’est le premier volet de la trilogie (marius,cesar,fanny).
Ce film est génial avec beaucoup de bons moments avec ce langage charmant cela fait le style de ce film. On a aussi de jolie décors. Bref ce film est l’une des meilleures adaptation que j’ai vu de ma vie.
Marius, c'est un pan entier de mémoire française qui reprend vie à l'écran. On retrouve un Marseille disparu, populaire, où les sentiments passent par les éclats de voix et la mauvaise foi. Le film pose un dilemme presque existentiel : partir ou rester, aimer ou renoncer, suivre son désir ou tenir sa place. Une tragédie populaire portée par des dialogues d'une justesse folle car chez Pagnol, la parole est une arme, un masque, un aveu malgré soi. Les personnages crient, trichent, fanfaronnent, mais peinent à dire simplement ce qu'ils ressentent, et c'est cette tension entre la gouaille et la fragilité qui donne au film toute son humanité. La partie de cartes reste un moment de pure jubilation, et le passage du comique au tragique se fait sans qu'on le sente venir. Mais l'émotion la plus forte, c'est César : Raimu ne joue pas un rôle, il habite un être vivant, colérique et tendre, grotesque et bouleversant, incapable d'exprimer son amour par excès de pudeur. C'est là que le film touche au lien père-fils et à la solitude d'un homme qui regarde son fils partir. Charpin en Panisse est un contrepoint formidable, lâche, vaniteux, drôle et profondément humain. Le Bar de la Marine est un monde entier, avec ses rituels, ses disputes, ses mensonges et ses blessures et on pourrait y passer la journée sans s'ennuyer. La caméra ne cherche pas la virtuosité, elle laisse respirer les mots, les silences, les visages. Presque cent ans plus tard, Marius reste intact, un film qui sent le pastis et le soleil, et qui nous fend le cœur.
Avec Marius, Alexander Korda transpose l’univers de Marcel Pagnol dans un dispositif encore très théâtral, où la parole prime largement sur la mise en scène. Les dialogues, savoureux et pleins de verve, donnent au film son identité, mais accentuent aussi une certaine fixité visuelle. Les personnages, incarnés avec chaleur, existent surtout à travers leurs échanges, au risque de limiter l’élan cinématographique. Cette fidélité à l’esprit de la pièce fait à la fois la richesse et la limite du film. Reste une œuvre attachante et emblématique du cinéma parlant naissant, mais dont l’approche demeure plus littéraire que véritablement cinématographique.
Chef d'œuvre du cinéma réaliste, Marius est le premier opus d'une magnifique trilogie. Une comédie humaine passionnante de la première minute à la dernière scène. C'est à Pagnol que l'on doit ce coup de génie sobre et humain. La force de ce théâtre filmé vient des dialogues et de l'interprétation. Il est peu d'oeuvre pour égaler la synergie entre les rôles et leur incarnation. César est Rému. Il n'est pas une seconde pour en douter. Marius, et par extension la trilogie marseillaise, est un mélodrame simple et touchant, forcément suranné et hyperréaliste. A peu de choses, on assisterait à un documentaire. Reste le jeu parfois outré pour en douter... un peu. La réalisation transparente, caméra posée et frontale ajoute d'une certaine façon au charme de l'œuvre rappelant que nous sommes bien au début de parlant. Ce théâtre filmé qui aurait pu être terne et figé existe avec force et passion. Nous regardons par la lucarne s'ébattre ce microcosme humain au langage chantant. Car la vie ne cesse de s'animer. Les excès de langage et la gestuelle typée n'ont nul besoin de travelling et de panoramique. Tout l'écriture Pagnolesque et l'incarnation puissante et juste suffisent à remplir le cadre. Pas une grande œuvre cinématographique, mais un chef d'œuvre humain. La mythologie à l'œuvre à sa juste mesure et, ce qui est assez peu commun, est tout à fait justifié. La fascination pour Marius a résisté au temps. Mieux encore, elle a gagné en force, comme un témoignage unique et puissant d'une époque et d'une histoire humaine Intemporelle.
Classique à voir et à revoir, uniquement pour la faconde et la truculence extraordinaires de Raimu, pour toujours associé aux clichés marseillais. Avec lui on passe du grand guignol (sa recette des 4 tiers pour un cocktail, la fameuse partie de cartes) à la tendresse filiale la plus extrême (grâce aux dialogues merveilleux de Pagnol). Par contre il faut aussi subir Orane Demazis qui peut concourir, avec son jeu théâtral et outrancier, au prix de la plus mauvaise actrice française.
Plus qu'un chef-d’œuvre, ce film comme les deux autres, c'est le patrimoine français, marseillais. Il fait partie de ma vie depuis toute jeune, parmi les premiers films vus, savoureux à souhait. J'en connais certaines répliques par cœur. Je le revois avec grand plaisir. Pas tout à fait du théâtre filmé, mais une adaptation par l'auteur-même. Et quel auteur ! Pagnol, c'est la Provence, c'est Marseille, même si lui, est né à Aubagne. Et l'histoire, un vrai drame en trois actes. Dans Marius, tout se met en place et de quelle façon. Et des acteurs merveilleux. Raimu, qui est toulonnais, y joue un des rôles de sa vie. C'est juste. Même si les "gens du Nord", qui commence au tunnel de la Nerthe, ne comprennent pas toujours l'emballement des Marseillais. Charpin, et tous les autres, c'est mémorable, émouvant. Pierre Fresnay bien sûr, mais dommage qu'il y ait un choix d'un acteur sans accent; Le sien, pris pour les circonstances paraît artificiel. Et puis Marseille. Quelques images du Marseille de ces années-là. A ce moment-là, mes yeux d'historienne s’écarquillent pour voir la ville de cette époque. Quant à la marseillaise de naissance que je suis, je craque forcément. Ce film parle à mon cœur, entièrement, car il est la vie telle qu'elle pouvait être il y a presque cent ans et qu'il ne faut pas le juger avec notre regard d'aujourd'hui.
Premier volet de l’emblématique trilogie marseillaise de Marcel Pagnol. Réalisé par Alexander Korda, « Marius » est, à mon avis, le meilleur des trois épisodes. Le Vieux-Port et le Bar de la Marine. L’accent et la gouaillerie des personnages. Ses savoureux dialogues et ses moments débordants d’humour à l’instar de la mémorable partie de cartes entre César, Panisse, Escartefigue et Monsieur Brun. Et puis y'a Raimu, tout simplement magnifique. Le film est cependant un poil longuet, plus accrocheur dans la drôlerie que dans le mélo.
Marius et Fanny s'aiment mais Marius ne peut se résoudre à épouser la jeune poissonnière. Observant de la terrasse du bistrot de son père, César, sur le Vieux-Port, les mouvements de navires, le jeune homme entretient des velléités de départ. La relation amoureuse, surjouée parfois, entre Pierre Fresnay et Orane Demazis constitue le cadre du film réalisé par l'inattendu réalisateur anglais Alexandre Korda. et introduit la part dramatique -surannée et redondante dans le film- d'une oeuvre dont l'intérêt est ailleurs, et la valeur aussi. Au bar de la Marine de César, lieu central de ce théâtre filmé, ce sont les clients ou les visiteurs, les Panisse, les Escartefigue, les Honorine...et le propriétaire des lieux qui font le spectacle. Fort de dialogues très drôles, Marcel Pagnol confie à des acteurs exceptionnels, Raimu, Charpin, le soin d'incarner, en en grossissant les traits, le Marseillais dans son éloquence et ses outrances verbales érigées en spectacle. Raimu, mieux qu'un autre, personnalise la théâtralité du méridional façon Pagnol. La truculence de César, ses humeurs tonnantes et sa mauvaise foi, son verbe haut qui masque l'homme pudique, déterminent un numéro d'acteur de haute volée, bien plus savoureux que le drame sentimental dans lequel il s'inscrit. A l'image de la fameuse et emblématique partie de cartes.
Il s’agit du 1er volet cinématographique de la célèbre trilogie théâtrale (1929), centrée sur Marius, 23 ans (Pierre Fresnay, 34 ans), qui tient, à Marseille, le comptoir du « Bar de la Marine » de son père, veuf, César Ollivier (Raimu, 48 ans) mais qui rêve de parcourir le monde sur des voiliers, malgré l’amour que lui porte Fanny Cabanis, 18 ans (Orane Demazis, 37 ans), vendeuse de coquillages à côté du bar. Le film est un peu long (2 h) avec un scénario conventionnel (les amours contrariées) et théâtral (où sont les clients du bar de la Marine ? César somnole dans son bar à 9 h du matin !) mais il doit beaucoup aux acteurs, aux dialogues savoureux (les personnages, pudiques, disent souvent le contraire de ce qu’ils pensent) sans oublier les sketches hors intrigue, telle la confection d’un apéritif selon César (spoiler: 1/3 de curaçao, 1/3 de citron, 1/3 de Picon et 1/3 d’eau ) ou la célèbre partie de cartes où César indique à Félix Escartefigue (Paul Dullac, 49 ans), capitaine du ferry-boat qui traverse le Vieux-Port, qu’il lui fend le cœur.
Le film a presque 100 ans mais il est encore au goût du jour, avec des dialogues qui font mouches et une histoire d'amour éternelle. Un amour qui semble si semble et qui pourtant se complique car tout est complexe dans la vie. On pourrait aujourd'hui reprocher 15 minutes de trop mais même avec ces quelques faiblesses ce film reste un chef d'oeuvre du cinéma de l'entre deux guerres.
Premier film de la trilogie marseillaise, réalisé par Alexandre Korda, on est en présence d'un classique du cinéma du patrimoine.
Le fils du patron d'un bistrot du port de Marseille préfère l'attrait du voyage à la perspective d'une vie rangée avec une jeune femme amoureuse de lui.
Malgré un certain statisme de la mise en scène et des décors peu variés, " Marius" se suit avec plaisir. Les joutes verbales d'une distribution uniformément impeccable, alimentent adroitement un scénario plutôt banal.
La réputation du film me semble tout de même un peu usurpée aujourd'hui, mais on a affaire à du cinéma populaire de premier ordre, composé de sentiments mêlés.
Drôlerie et tragédie sont à l'écran au sein d'une composition restée fameuse dans l'histoire du septième art.
Les amateurs de cinéma du patrimoine ne le manqueront pas.
acte un de la trilogie marseillaise de monsieur Pagnol, un trésor national du cinéma français, des dialogues, des acteurs et actrices au diapason de l histoire, tragédie grec a l l'aïoli. bref un chef-d'œuvre.
Ce premier volet de la célèbre trilogie Marseillaise est bien inégal. Il s’agit de théâtre filmé, et non d’expression cinématographique ; alors l’essentiel est dans le texte et dans le jeu des comédiens. Et c’est pourquoi le film boîte. Les moments « collectifs » consacrés à la vie quotidienne autour du bar de la Marine génèrent quelques scènes culte et des perles mémorables. Alors que ceux consacrés à l’idylle entre Marius et Fanny sont insipides, par manque de scénario et de dramaturgie. Et il y a un abîme entre le jeu des comédiens : Pierre Fresnay récite, Orane Demazis déclame, alors que Raimu est littéralement habité par son personnage et lui confère une formidable densité non exempte de complexité.