Le Chat
Note moyenne
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129 critiques spectateurs

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selenie

7 482 abonnés 6 715 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2008
Magnifique film sur le quotidien poisseux d'un vieux couple. interprété superbement par deux monstres sacrés que sont Jean Gabin et Simone Signoret. Ce face à face entre époux est tout à la fois empreint de bêtise pathétique et d'une humanité forte. Chef d'oeuvre !
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2024
Film très sous-côté ! Mérite + d'attention ! Le duo Gabin, Signoret fonctionne très bien dans ce film ! très bon !
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2018
Au début des années 70, alors que la Nouvelle Vague est considéré comme le centre de navigation principal des renommés du cinéma français, le méconnu Pierre Granier-Deferre, dans son coin, reste en dehors de ce projet et propose quelques réalisations restées dans les mémoires, notamment "La Horse" (1970), "Adieu poulet" (1975) et, surtout, "Le Chat", en 1971. Non, il ne s'agit pas ici de l'inspiration majeure de la bande dessinée homonyme, mais d'un film à tendance antisociale à l'ambiance maussade mettant en scène le mythique Jean Gabin et Simone Signoret, s'entretu... Euh se faire la mitrailler du regard pendant une heure et demie. Donc non, ce n'est pas drôle du tout. Le couple de retraités Bouin, c'est ici 25 ans de vie commune qui sont mises à rude épreuve. Effectivement, avec le temps, Julien (Jean Gabin) et Clémence (Simone Signoret) se sont lassés l'un de l'autre et ne parviennent plus à retrouver le grand amour. Tout dans leur vie de couple respire l'ennui, la grisaille et l'impossibilité d'accéder à une discussion avec l'autre, engouffrés dans la monotonie d'un ancien Paris ici vu sous un mauvais jour. Un jour, Julien trouve et adopte un chat, qui vole pratiquement la place de Clémence dans son coeur. Celle-ci, jalouse de l'animal, décide d'abord d'utiliser ce dernier comme bouc-émissaire avant de l'éliminer. Cet événement marquera à jamais le couple, au péril de leur vie... Inimaginable film, adapté au passage du roman éponyme de Georges Simenon : dans sa manière de représenter une relation plus que conflictuelle entre deux "fins de vie", Pierre Granier-Deferre (abrégé PGD) émeut et dégoûte à la fois à travers le portrait de ses deux personnages spoiler: (Signoret représente le crime, la jalousie, l'orgueil et l'égoïsme ; alors, Gabin, à la fin du film, représente la rancune, ce qui symbolise l'opinion de l'Homme inapte à l'idée du temps qui reste dans une société froide dominée par le progrès croissants)
Le spectateur ne reste alors insensible face à un tel spectacle... jusqu'à cette fameuse scène finale à la morale aux sources stoïciennes, remettant en doute le jugement du spectateur sur plusieurs points essentiels (la colère provoquée par Signoret, aussi détestable que pathétique, la place du chat dans une telle existence, etc.) Forme filmique d'argumentation littéraire indirecte, donc aux idées complètement sous-entendues, on a en plus affaire ici à une véritable renaissance du mythe "Thérèse Raquin", d'ou l'oeuvre de Zola: dans les deux cas, on suit le cours de la décomposition morale et physique d'un couple parisien alors poursuivi par l'idée du regret (regrets de leurs choix, du temps passé, très ressenti) et par la tentation du mal. A noter aussi, la place du chat François dans "Thérèse Raquin", garde un impact assez inégal aux deux oeuvres mais l'animal en lui-même serait le seul des trois personnages à pouvoir fuir son foyer quand bon lui semble: il file aussi vite que le temps... Un film d'une puissance rare dont l'image se suffit à elle-même ; nous soulignerons le peu de longues scènes de dialogues constituant les longs plans centrés sur le duo Signoret-Gabin, le tout faisant de ce film un exercice de style atypique proche d'un roman naturaliste, qui "chat"ouille malicieusement notre pensée après, et pendant le visionnage.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

167 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2017
En fin de sa carrière, Gabin tourne avec Signoret une oeuvre loin de tout son passé. C'est ainsi en tout cas que l'histoire nous le fait ressentir : ils sont un couple âgé, aigri, dont le vacarme du réaménagement urbain parisien se rapproche de plus en plus de la maisonnette.  La forme adoptée est presque trop littéraire ; les endroits où l'animal est personnifié, là où un sentiment sous-jacent doit se faire sentir, on croirait le voir annoncé par un immense panneau clignotant rouge. Mais l'histoire se prête étonnament bien aux deux vieux géants, qui en font tout en restant eux-mêmes une oeuvre bouleversante et sincère. Et puis même s'il est légitime de trouver le film trop littéraire, il s'agit aussi d'un mérite qui ne manquera pas de satisfaire les lecteurs.

c3porikrin.wordpress.com
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

27 abonnés 880 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2023
« Il devrait y avoir une loi : interdiction aux gens qui ne s’aiment plus de vivre ensemble. »

Réalisé par Pierre Granier-Deferre, scénarisé par Pascal Jardin qui a déjà signé La Horse (1970), ce Chat est une adaptation d’un roman de Simenon. De l’auteur belge, les deux hommes adapteront à nouveau ensemble Le Train (1973) et Pierre Granier-Deferre, avec cette fois Jean Aurenche et Michel Grisolia, l’Etoile du Nord (1982), qui sera également la dernière apparition au cinéma de Simone Signoret ; il travaillera en outre à plus d’une douzaine d’épisodes de la série Maigret, incarné par Bruno Cremer.

Une longue (18 minutes) scène quasiment muette, à l’exception de quelques mots échangés en flash-backs, ouvre ce film, sur fond de destruction des quartiers populaires de Courbevoie, faisant place aux grands ensembles de la Défense. Dans leur vieux pavillon décrépit, Julien et Clémence Bouin n’ont plus rien à se dire. Elle boit et lui ne parle qu’à son chat. Parfois ils s’engueulent.

Incarnant les deux époux, Jean Gabin est fabuleux de froideur, Simone Signoret touchante dans ses accès de colère, d’une vérité inouïe. Les deux interprètes laissent ainsi planer un climat d’une lourdeur intense, que viennent renforcer le rythme lent du film et la caméra austère, presque documentaliste, de Pierre Granier-Deferre. Notons également l’excellente prestation d’Annie Cordy, qu’on n’attendait pas nécessairement dans un rôle dramatique avec un tel naturel.

L’ensemble est une parabole amère et dure où le chat est un MacGuffin qui met en évidence la relation ou plutôt la non-relation qui unit le désespoir de Julien qui attend la mort blasé et la nostalgie envahissante de Clémence qui ne peut se résoudre à sa déchéance, professionnelle d’abord, physique ensuite, sentimentale enfin. Tous deux errent dans une ville qui se transforme au fur et à mesure, à grand coup de grues de démolition. Comme leurs vies.
Ol M.
Ol M.

12 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2020
Le meilleur acteur Français jusqu'à aujourd'hui avec la première femme a obtenir un Oscar, une tristesse touchante, la vie de couple qui peut être vécu encore aujourd'hui et peut faire très mal, si dur et si doux a la fois.Un chef d'oeuvre.Merci à Simone et Jean.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 avril 2009
Un film qui a beaucoup vieilli. L'affrontement Gabin-Signoret se résume à pas grand-chose, et si l'atmosphère est sinistre, cela ne suffit pas à faire un film. Lent et convenu.
stans007
stans007

41 abonnés 1 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2021
Dans un monde qui s’écroule, deux vieux ne se supportent plus mais ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Juste, cruel et magistralement interprété.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 mars 2008
quand on a regardé ce film avec ma famille, on savait pas ce que c'était, mais on s'est dit, tiens il y a jean gabin et simone signoret . heureusement, y'a que ça qui sauve ce film d'un ennui mortel , il est court, on croirait qu'il dure 3 h, au secours !
evariste75
evariste75

216 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2024
Je me suis ennuyé ferme pendant ce film ! Scénario bien maigre...

La simple présence de Gabin et Signoret vieux, désabusés, ne suffit pas à faire un bon film !

Il y a eu 2 ou 3 brefs flash backs intéressants, il aurait dû y en avoir beaucoup plus !

On ne comprend pas l'origine de la dégringolade du couple...
TTNOUGAT

709 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2018
C’est un film difficile à comprendre lorsqu’on a dépassé largement l’âge des personnages du film. Plus jeune qu’eux on peut imaginer, plus vieux cela paraît insensé en 2017 à moins de ne jamais avoir aimé ce qui n’est pas le cas comme le montre le film. Il me semble aussi que le roman doit contenir autre chose que ce que montre Granier-Deferre qui décrit de la part de Julien une totale absence d’amour. Cela donne envie de le lire pour mieux comprendre. Quoi qu’il en soit avec d’autres personnages que Gabin ou Signoret, je serais sorti très mécontent de ce triste spectacle. ‘’Le chat’’ demeure un film testamentaire pour deux de nos plus grandes vedettes du parlant à condition d’avoir vu quelques films de chacun d’eux, faute de quoi il va devenir une pièce de musée.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 octobre 2013
Un très beau film, très émouvant construit sur une belle histoire, originale. Un film qui laisse un profond souvenir, c'est pas comme les merdes "fast and furious 12" qu"on a oublié dès le lendemain. Avec ce genre de film on se dit vraiment que le cinéma "c'était mieux avant"....voila.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 novembre 2013
Tension entre Jean Gabin et Simone Signoret qui incarne un vieux couple qui n'a plus rien à sa dire. Le passé fait surface dans un entremêlement de flash-back et met en lumière un chat, animal qui incarne le symptôme relationnel de ces deux êtres.
Akamaru

3 517 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2011
"le Chat"(1970),drame du quotidien,signé Pierre Granier-Deferre,interloque autant qu'il ennuit.Dans la banlieue de Courbevoie,alors en pleine réhabilitation(pour laisser place au Quartier de la Défense),un couple vieillissant se déchire,avec comme prétexte un chat ramené par le mari.Le parallèle entre la démolition des bâtiments alentour,et la démolition du couple,est saisissant,mais un peu facile.La mise en scène très sèche,et pour tout dire assez quelconque,privilégie l'affrontement virulent de ces 2 monstres sacrés du cinéma français que sont Jean Gabin et Simone Signoret.Leur jeu taiseux et dépressif s'accorde bien.Il suffit de les observer pour toucher du doigt tout le pathétique de 2 êtres qui ne s'aiment plus,et s'enfoncent dans les mesquineries honteuses.Le charisme de Gabin et Signoret suffit à distiller une tension malaisante,sans éclats de voix,ni mouvements d'humeur exagérés.Seulement une incompréhension sur le temps qui passe,suffisant à transformer l'amour en haine,à force de rancoeurs cachées.Quel dommage quand même que Granier-Deferre ne pousse pas plus loin les ravages intimes,d'autant plus avec une mise en images si poussiéreuse.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un huit clos remarquable et une interprétation irréprochable. L'un de mes films français préférés. Peut être même mon film préféré.
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