1149 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
129 critiques spectateurs
5
47 critiques
4
53 critiques
3
18 critiques
2
8 critiques
1
0 critique
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
bobmorane63
250 abonnés
2 240 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 12 septembre 2026
Un couple de retraité qui se dechire filmé par le talentueux metteur en scène Pierre Granier-Deferre en 1970 ! Produit par Raymond Danon , co-écrit par Palscal Jardin qui a la plume pour nous toucher en adaptant un livre de Georges Simenon, "Le chat" est une œuvre profonde sur un couple de retraité, elle trapéziste accidentée de la vie , lui qui a une maîtresse, les deux vivent dans un quartier en ruine ou l'on détruit les immeubles des alentours. "Le chat" est un animal affectueux pour lui mais qui sera le moteur de destruction de leurs vies de couple avec l'alcool. Comme souvent, Pierre Granier-Deferre signe une œuvre poignante auquel les larmes aux yeux sont difficiles a contenir. C'est bien réalisé, j'ai bien aimé les plans de la rue devant la maison bien filmé . Puis, il y a deux monstres sacrés du cinéma Français qui se donnent la réplique et nous bouleverse, Jean Gabin et Simone Signoret tous deux prodigieux. Un long métrage que je conseille vivement.
Le périclitement de ce couple, qui évolue lui-même au sein d'un quartier en phase terminale, est totalement bouleversant. En quasi huis-clos, la sensation d'étouffement est totale, et chaque regard et silence pèse un peu plus que le précédent. Un drame implacable d'une tristesse absolue.
Un couple qui n'a plus la force de se quitter ni le courage de s'aimer, échoué dans un pavillon cerné par les pelleteuses, et qui se dévore vivant à coups de petits papiers glissés comme des lames. Granier-Deferre enferme tout ça dans des cadrages serrés, une mise en scène étouffante où chaque pièce de la maison devient une cellule, pendant que le quartier se démolit autour d'eux comme un écho muet de leur naufrage. Jean Gabin est un bloc de silence, un masque de cire qu'on voit se fissurer par éclairs, quand son chat disparaît, quand un souvenir heureux affleure malgré lui. Simone Signoret est bouleversante, vieillie, abîmée, elle joue avec une vérité qui dépasse le jeu d'actrice, et son regard tour à tour suppliant et provocateur qui cherche encore quelque chose sur le visage fermé de cet homme reste le sommet émotionnel du film. La musique de Philippe Sarde intervient à peine, mais quand elle surgit, elle ouvre des brèches d'une tendresse immense dans tout ce béton de silence. Pas de scène de crise spectaculaire, pas de grande explication cathartique : l'émotion naît de la banalité du désastre, des gestes quotidiens accomplis chacun de son côté. Le chat reçoit la tendresse que l'homme refuse à sa femme, il est un catalyseur, pas une cause. La fin est déchirante, elle révèle que sous la haine il restait quelque chose, et que ce quelque chose arrive trop tard. Je n'ai jamais ressenti un malaise aussi tenace, aussi viscéral devant un film. Le Chat vous renvoie à vos propres peurs, la routine qui détruit, vieillir à côté de quelqu'un qu'on ne sait plus aimer, finir seul même à deux. Les traces sont profondes.
Adaptation d'un roman de Georges Simenon, Pierre Granier Deferre a expliqué l'importance qu'a toujours eu le couple pour lui ( même s'il a précisé à la fin de sa vie que cette expérience fut un échec personnel ).
Passé à la postérité dans la description d'un couple dont les deux membres ne s'entendent plus, s'ignorent, mais restent ensemble.
La F est sans doute une hystérique/narcissique ( elle fut belle, artiste de cirque donc sous le regard du public ) qui cherche son existence dans le regard de son conjoint qui lui a décidé de se recroqueviller sur lui même et de ne plus communiquer. Pourquoi ? On n' en saura rien.
Gabin imposera Signoret auprès du producteur ( à la demande de Granier Deferre qui lui avait permis un gros succès avec " la horse " ). Les deux acteurs s'entendirent sur le plateau ( bien que venant d'horizon idéologique différent ).
Granier Deferre parvient à réussir un opus aux reflets vaguement bergmaniens ( oui, oui ) et un de ses meilleurs films, même si comme le commenta Gabin lorsqu'il lu le scénario " c'est pas gai !"
On a ici finalement affaire à un des titres majeurs du cinéma français des années 1970, entré de surcroît dans la légende.
Certains films demandent d’avoir une certaine maturité pour pouvoir pleinement les apprécier. Le Chat est de ceux-là ! En effet, son rythme lent et ses thématiques sur l’usure du couple et sur la métamorphose progressive de l’amour en haine risquent de peu parler à un jeune public. Malgré de nombreux flashbacks (la majorité du film en est d’ailleurs un), la réalisation de Pierre Granier-Deferre est très sèche et évite toute fioriture, le tout porté par la musique lancinante et empreinte de tristesse de Philippe Sarde et par le décor apocalyptique d’un Courbevoie en plein chantier pour devenir la Défense. C’était donc une gageure de rendre prenant un film dans lequel les deux personnages principaux se parlent peu. Heureusement, le cinéaste bénéficie pour cela de deux légendes du cinéma français et il fallait vraiment des comédiens de la trempe d'un Gabin et d'une Signoret (auxquels on peut associer une Annie Cordy qui livre également une belle performance d’actrice) pour que l’ensemble tienne de bout en bout sans être ennuyeux et le transformer en un duel au sommet, ce qu'est cette œuvre désespérée mais très forte.
Un film douloureux. Ça se veut lent, étouffant sans progression, uniquement la régression. Mais qu'est ce que c'est simple et magistralement interprété. Tout le jeu est en puissance, Granier deferre à su capter le moindre regard, le moindre geste de ces deux monstres du cinéma. Les doigts jauni par la cigarette, le teint gris et cette ambiance de travaux qui amplifie encore plus ce sentiment d'oppression. Un film puissant et contemplatif et contemporain malgré le temps, il n'as pas pris une ride.
Drame psychologique, « Le chat » est un excellent film réalisé par Pierre Granier-Deferre en 1971. L'histoire raconte la détérioration de la relation d'un couple à la retraite interprété par 2 géants du cinéma français : Jean Gabin et Simone Signoret. Le couple n'a plus de vie commune, se parle très peu et communique surtout par message écrit. Une guerre des nerfs va s'instaurer entre les 2 protagonistes à cause d'un chat adopté par Julien, le personnage de Gabin, auquel il donne toute son affection. Cette affection rend Clémence, jouée par Signoret, jalouse qui va se transformer au fur et à mesure en haine envers ce chat. A partir de là, la situation du couple se dégrade encore plus jusqu'au dénouement final. A noter une bonne prestation d'Annie Cordy dans un second rôle, en tenancière d'hôtel et confidente de Gabin.
Avec à l’affiche deux monstres sacrés du cinéma français de l’époque (Simone Signoret et Jean Gabin), ce long-métrage de Pierre Granier-Deferre, sorti en 1971, offre un huis clos glaçant. Dans un quartier de La Défense en pleine construction, subsiste encore un modeste pavillon dans lequel vit un couple âgé. Autrefois amoureux, ils vivent désormais sans se parler éprouvant l’un pour l’autre haine et rancœur. Cette cohabitation contrainte donne lieu à une guerre sournoise alimentant leur propre destruction alors qu’à l’extérieur tout est en rénovation. Ce parallèle entre les scènes intimes et celles de la ville en ébullition offre un symbole fort des méfaits de l’usure du temps. Bref, une œuvre où la tension reste extrême malgré le caractère taiseux des personnages principaux.
Au-delà du couple qui part en déliquescence, ce qui m'a frappé c'est le parallèle avec le vieux Paris (ou les banlieues que La Défense a conquis) qui lui aussi fout le camp. Sans ménagement (avis d'expulsion). Les regards de Julien sur le chantier en disent long sur cette autre fin de vie qui lui échappe aussi
Tout, dans cette oeuvre, est parfait. Le thème de l'incommunicabilité dans un couple est traité magistralement et le duo d'acteurs est immense. Un très grand film.
Un film cru, dur et effroyablement triste. On suit le morne et insipide quotidien du couple BOUIN dont les meilleurs souvenirs de leur vie amoureuse se conjugent à des temps immémoriaux. Pierre Granier-Deferre nous propose un presque huis-clos froid dans un Paris chaotique où vivote aigri et acariâtre ce couple de vieux vieillissant dans la vexation d'une vie conjugale crépusculaire. De leurs amours, il ne reste que les vétustes vestiges d'un foyer partagé entre de bruyants silences et des scènes de ménages d'un autre âge. En parallèle à cette romance surannée, une ville de Paris qui fait peine à vivre. Film brillant. Film culte qui dépeint avec maestria la descente aux enfers sentimentale d'un couple de la vieille. Magnifique !
Une cité de la banlieue parisienne en voie de démolition, une maison qui résiste e la démolition et un vieux couple qui semble ne plus s’aimer, un chat vient mettre la touche finale …. Un film extrêmement touchant avec 2 interprètes fantastiques, un belle musique Un grand classique !