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fabrice d.
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3,5
Publiée le 11 août 2026
C'est probablement le meilleur film de P. Tchernia qui est d'ailleurs plus connu pour ses autres activités, comme la télévision. Ce film est une belle comédie satyrique dont le personnage principal, joué par un pimpant M. Serrault, n'est autre qu'une sorte d'hurlulberlu, sorti on ne sait d'où, gentil mais un peu bébête, et avec une voix de fausset. C'est M. Martinet, le vieillard qui refuse de mourir et donc de laisser sa maison, acquise en viager par la famille Galipeau, interprétée par J. P. Darras, M. Galabru, R. Varte, O. Laure et C. Brasseur, qui est le fil rouge de ce film et surtout son héros. Le film commence par un générique qui peut surprendre, car ce ne sont que des images d'archives montées à l'envers, pour nous ramener en 1930. Le film s'étire sur de nombreuses années et même décennies, et Tchernia en profite pour rappeler à sa manière quelques éléments importants et historiques. Le film aurait pu être raccourci, et notamment certaines scènes supposées être drôles ne le sont pas toujours. Les personnages secondaires comme celui joué par Y. Robert, ou à la fin, ceux joués par G. Depardieu et J. Richard auraient pu être enlevés ou tout du moins condensés. A noter qu'on voit dans ce film les deux frères Préboist, Jacques et Paul.
Un bon divertissement à la fois léger et méchant qu'on voit et revoit avec plaisir et qui ne vieillit pas ! D'un côté l'employé modèle, sans ambition, célibataire, bon vivant et un brin naïf ( excellent Michel Serrault) à qui il ne reste potentiellement que quelques mois à vivre d'après son toubib ( excellent ) et de l'autre une famille, celle du toubib, franchouillarde, vieux jeu , collabo sous l'occupation, mesquine qui croit faire une bonne affaire en achetant une maison en viager à St Tropez, Tous les seconds rôles sont excellents, tenus par une belle brochette d'acteurs et donnent lieu à une jolie brochette de portraits et de scènes tendres, cocasses ou tragiques ( Yves Robert, Depardieu, brasseur, Rosy Varte, ....) Pierre Tchernia, qui s'y connaissait en cinéma, a su nous laisser là un joli film
Bien sûr, on a peur d’être nostalgique d'une époque où l'on savait rire sans vulgarité, où les grands comédiens (Serrault en tete) ne craignaient pas de faire un "numéro". Où la télévision de Pierre Tchernia savait manier un humour de bon ton. On retrouve quelque "boite à sel" dans ce film qui frôle le chef d’œuvre, avec des gags qui font mouche et qu'on peut revoir sans regret.
Une comédie de 1971/72 de Pierre Tchernia dont c'est le premier film au cinéma souvent diffusée à la tv qui met en vedette Serrault qui a 43 ans cette année-là. Dans le film son personnage traverse 4 décenniesspoiler: de 1930 au moment où il prend sa retraite à 1971 où on célèbre son centenaire . Une comédie souvent drôle sous des aspects qui devrait pourtant être plutôt tragiques, un petit chef d'oeuvre d'humour.
Première réalisation de Pierre Tchernia pour le grand écran, coécrite avec le légendaire scénariste René Goscinny, "Le Viager" s'est imposé au fil des décennies comme une référence populaire de l'humour noir à la française. En brocardant le cynisme et l’immoralité de la spéculation sur la mort, le film livre une farce sociale grinçante et sympathique, même si sa forme générale et son rythme accusent de sérieuses limites.
Le point fort du long-métrage repose avant tout sur son scénario d'une originalité et d'une ironie mordante. L'écriture de Goscinny fait merveille en inversant les rôles attendus : la famille d'acheteurs avides, pressée de voir mourir un rentier inoffensif pour récupérer sa maison de Saint-Tropez, se retrouve prise à son propre piège face à un "vieillard" indestructible qui va littéralement tous les enterrer. Pour servir cette machination, le film s'appuie sur un casting de comédie exceptionnel : Michel Serrault est formidable en vieux naïf et insaisissable, tandis que Michel Galabru livre un bon numéro en médecin de famille machiavélique et cupide. L'œuvre brille également par son ingénieuse intégration de l'arrière-plan historique, faisant habilement courir son récit des années 1930 aux années 1970 à travers l'Occupation et les Trente Glorieuses. Le tout est porté par la partition musicale bucolique et poétique de Gérard Calvi, dont le thème ironique apporte une légèreté bienvenue en contrepoint de la cruauté des Galipeau.
Cependant, ces indéniables qualités se heurtent à plusieurs moments à un manque de rythme notable sur la duré'intrigue donne par moments une impression de répétition, le schéma des tentatives d'assassinat ratées et des morts accidentelles des acheteurs se rejouant de manière un peu trop systématique tout au long du récit. De plus, s'agissant de la toute première mise en scène de Pierre Tchernia, l'œuvre souffre d'une réalisation et d'une technique très modestes. La mise en scène reste plate, manquant d'audace cinématographique et d'ambition visuelle pour véritablement dynamiser cette excellente matière scénaristique.
"Le Viager" reste un divertissement patrimonial très agréable, porté par des acteurs au sommet et une plume satirique aiguisée. Mais son aspect répétitif et sa faiblesse technique en font une œuvre imparfaite.
Une très agréable redécouverte Redécouvert complètement par hasard après l’avoir vu il y a très longtemps, Le Viager reste une comédie française particulièrement efficace. Au-delà de son idée de départ aussi simple que cruelle — une famille qui attend désespérément la mort d’un homme qui semble bien décidé à lui survivre —, j’ai surtout apprécié cette façon de traverser près de quarante ans d’histoire française avec beaucoup de légèreté et d’humour. Les époques et les événements passent, la France change, mais l’obsession de cette famille reste désespérément la même. Et c’est justement ce décalage qui fonctionne si bien. Plus de cinquante ans après sa sortie, le film conserve son charme, son cynisme et une bonne partie de son efficacité comique. Une comédie intelligente qui a plutôt bien vieilli et une très agréable redécouverte.
Une comédie française pleine d’humour noir, avec une histoire originale et des situations souvent absurdes. Le film a quelques longueurs, mais l’ensemble reste très agréable à regarder, notamment grâce à son ton décalé et à ses personnages. Un classique sympathique qui fonctionne encore bien aujourd’hui.
Il y a certains films à l'histoire simple et au plaisir garanti. Il y a le château de ma mère et la gloire de mon père. Et il y a, toujours dans le registre provençal, cette comédie : le viager. Devant, vous sourirez, vous déconnecterez et vous ne verrez pas le temps passer. Je ne peux en vérité que recommander !
"Le Viager" est une excellente comédie française des années 1970s. On y retrouve Michel Serrault en vieillard qui reprend une forme olympique grâce à la tranquillité de la retraite et à sa rente viagère, face à un Michel Galabru parfait en médecin intéressé. Le film brille aussi par sa galerie de formidables seconds rôles, comme Rosy Varte, désabusée et ruinée par cette affaire, ou Claude Brasseur en fils un peu bras cassé. L'intrigue fonctionne à merveille et s'avère globalement très bien ficelée. Un bon divertissement sans prétention.
Une farce haute en couleurs dont la restauration donne un côté intemporel. Son style BD (normal, Pierre Tchernia est aux manettes !) et son casting aux petits oignons renforcent le charme fou de ce classique.
Quel régal que ce film scénarisé par Tchernia et Goscinny ! De l’humour à l’état pur, sans méchanceté. On aime Martinet et on a pitié des Galipeau. Et puis, le numéro de Galabru est exceptionnel. Quel immense comédien il fut ! Et Jean Carmet dans une scène de procès d’anthologie. Il faut voir et revoir ce petit chef-d’œuvre.
Film vu en 2025. Avec Michel Serrault dans le rôle principal. spoiler: Les années puis les décennies passent mais le viager ne se décide pas à mourir alors qu'il était soit disant malade au départ. La fin est surprenante et inattendue. Ce n'est pas une comédie ni un film d'aventure.
Film très drôle ou j'ai beaucoup apprécié la personne de Louis Martinez, qui croit a la bonté de la famille des Galipot, et les différents gags, et le comique des personnages.
Pas mal de bonnes bonnes idées mais l'ensemble est lourdingue, à force de répétitions. Serrault que je trouve plutôt bon dans la plupart de ses films, surjoue et manque totalement de naturel. Ce que je retiens surtout de positif dans ce film , c'est la description réaliste de la malhonnêteté de beaucoup de nos semblables