Ne vous laissez pas piéger par l'incompréhensible concert de louange adressé par la critique à cet ignoble navet. Il semblerait que la presse intellectuelle de gauche ait décidé, dans un ensemble émouvant, de consacrer ce film d'une faiblesse inouïe. J'imagine le comité de rédaction des Télérama, Le Monde et autres Libération le jour de sortie du film : "Bon, les mecs, cette année, on a aimé un film turc sur l'avortement en milieu rural, un documentaire arménien sur la réinsertion des transexuels d'Erevan par la traite des vaches, un film d'auteur français sur le deuil d'un trisomique à Dunkerque... Pour éviter de se faire taxer d'élitisme, il va falloir trouver un bon film bien naze et grand public qu'on va adorer. Cette année, on a tiré au sort The Descent... Oui, je sais, c'est pas facile mais on va faire de notre mieux. Allez, au boulot !"
Et voilà comment on se retrouve avec ce film horrifique qui tente de jouer sur certaines phobies classiques du genre humain : la claustrophobie, la peur du noir, des monstres, d'être emmuré vivant. L'idée n'est pas mauvaise, loin de là. Un bon film d'horreur spéléo, on est toujours preneurs. Le problème, c'est que le film ne fonctionne absolument pas, que tout suspense est étrangement absent et que très vite, on voit les monstres ridicules qui poursuivent les malheureuses spéléologues. Or, ce qui crée la tension de ce genre de film, c'est l'ignorance, l'imagination ; ce qui est montré ne fait plus peur, ça fait rire. Dès lors, le film se délite et ne présente plus le moindre intérêt. Il est juste un peu écoeurant quand l'héroïne se retrouve engloutie dans un lac de sang ou quand ses amies se font boulotter les viscères par les gollums des entrailles de la Terre. Grotesque et déplaisant.