Ce film est un peu comme la vie : beau et abject se côtoient, tantôt on est est touché, tantôt on est horrifié. Il fallait l'oser, et le réalisateur A osé ! Trop crû ? Peut être. Trop de sexe d'adolescents ? Il faut savoir : un jour on reproche aux américains leur puritanisme, et le jour suivant on diabolise Ken Park... Au delà du choc, il y a la réussite cinématographique. Et, à ce niveau-là, on peut aimer ou détester. Moi j'ai choisi d'aimer.
Merci Larry pour ce film de la liberté. Des ados un peu paumés, avides de sexe, imcompris par leur famille, des ados quoi... cherchent le bonheur et le trouvent, malgré l'amertume des adultes désillusionnés et pervers, malgré les conventions et les interdits, dans le sexe. Pour une fois que l'acte sexuel n'est pas exhibé sur l'écran pour faire des entrées mais signifie réellement quelque chose ! Il est l'échappatoire de ces ados dans un monde hostile, il est l'expression de leur liberté et de leur épanouissement: le sexe pour le plaisir, le partage, la générosité, loin des sentiments de jalousie et de culpabilité inculqués par les adultes... qui voudraient pourtant bien eux aussi redevenir... des ados. L'Eden selon Larry ?
Je donne également une critique parce que j'ai été voir ce film en lisant les critiques précédentes déposées ici même (sur Allociné)... Il faut rectifier ce que l'on pourrait penser d'un tel film. Je vais 4 à 5 fois au cinéma par semaine. Je vais aussi bien voir des films commerciaux que des films d'auteurs, français comme étrangers (pas seulement anglophones). Si vous avez envie de vomir en sortant d'une salle de ciné, allez voir ce film. Le film Irréversible m'avait déjà retourné l'estomac, mais là... Allez, on va dire que le metteur en scène du film Irreversible se justifiait de la longueur et de la dureté de certaines scènes parce qu'il voulait (?) faire réagir les spectateurs sur ce qu'était réellement un viol... Mouais... Mon impression est que ce film (Ken Park) est un regroupement de scènes-chocs et ‘sales', une succession de scènes intimes déviantes volées, apparemment mises bout-à-bout en vrac !? Pas de belle esthetique ni de style particulier dans l'image non plus. De plus, les événements sont souvent prévisibles longtemps à l'avance... Ce n'est pourtant pas un premier film... Avec des moments où l'on se croirait dans un ciné porno en train de regarder un film X de seconde zone... J'ai beau chercher, je n'y trouve pas de messages ? La détresse des ados ? Celles des parents ? Non, c'est une fiction gore sans intérêt qui n'apporterait aucun élément supplémentaire à une quelconque reflexion. Même si ce film n'arrive pas à la cheville d'American Beauty, j'ai l'impression qu'un des personnages en est directement inspiré, mais en bien plus dérangé et plus ‘crade'. Et c'est pas faute de ne pas supporter la violence à l'écran, de Orange mécanique à C'est arrivé près de chez vous, en passant par Seul contre tous, etc... Beaucoup d'autres films peuvent déranger, mais ils amènent à la reflexion... Ce film est sans intérêt... Je peux prendre une poupée Barbie, lui brûler les cheveux avec un briquet et la planter tête à l'envers dans une crotte de chien sur un trottoir parisien... On pourrait appeler ça de l'art (contemporain par exemple)... Allez savoir... J'ai passé une sale soirée, j'avais hesité... j'aurais du m'écouter.
Le film traite effectivement de sujets glauques (inceste, frustration sexuelle, beauferie ordinaire, haine familiale, obsession religieuse), mais je n'ai rien vu de racoleur ou de gratuit là-dedans ! (je situerais la glauquerie dans des fictions bien clean et hypocrites genre Beverly Hills) On se prend les images en pleine tronche, en se disant: "Putain, non, ils vont pas faire ça ?". Bref, ça marque. Il suffit juste de prendre du recul, et de s'accrocher à l'idée qu'une majorité de parents (américains ou d'ailleurs) savent élever, aimer, et faire des gens responsables de leurs gosses ! A (vous de) voir, donc. Pour moi, c'est un bon film.
Ce film nous ouvre les yeux sur la réalité du monde des ados, de leur sexualité... C'est vrai que Larry Clark ne cache rien, et il nous le dit dès le debut. Par définition, du moment que l'on est spectateur d'une image, que l'on s'attarde sur elle, on devient voyeur, l'image nous incite au "voyeurisme" - on pertube l'intimité de celui qui est photographié ou filmé - c'est en ces termes que Larry Clark présente ce film, il ne cherche pas à choquer mais à satisfaire notre curiosité sur la libido des ados.
Ken Park est un film qui interpelle, car il nous dépeint une société américaine noire, nous sommes confrontés à la violence, la drogue, le sexe. La chose que je trouve dommage est que le film ait fait parlé de lui par ses scènes de sexe. Or, dans ce film, ce n'est qu'un élément, et il se dégage quelque chose de bien plus fort qui nous amène à réfléchir sur la détresse des jeunes générations.
La déception de l'année... Une fresque décousue encensée par les critiques qui nous montre soi-disant la vie de jeunes américains de middle-class : soyons réalistes, un telle cascade de haine, de comportements malsains et de laideur s'abattant sur 5 amis proches, c'est du grand n'importe quoi !
Film qu'on dit "réaliste" ? Orange mécanique était 1000 fois plus "réel". Le sujet, sordide est peu crédible (situations invraisemblables, personnages stéréotypés); la réalisation, maladroite; le jeu des acteurs, mauvais ; la bande son, du mauvais Rock FM actuel. C'est un pseudo film choc à destination des adolescents à éviter.
Une répresentation peut-être fidèle aux américains des années 90, mais une représentation beaucoup trop pornographique, trop violente. Le film n'a pas de rythme, le scénario tourne un peu en rond et est confu, farfelu. Et tout cela finit par ne mener à rien. Un conseil les amis, passer votre tour sans hesitez!
Un film intéressant mais malheureusement trop décousu. C'est enfin un film sans tabou avec des scènes uniques et rares. En bref, allez quand-même le voir.
Film franchement malsain, qui, sous un paravent de dénonciation des comportements de la classe moyenne américaine, ne cherche en fait qu'à montrer images de sexe et de violence. Dommage que les classements ne puissent pas être négatifs..
Generalement quand un film est censuré dans le "pays de la liberté" c'est ke ce film dit et montre la vérité. eh bien la voila la triste réalité de l'amerique profonde. Clarck ne critique pa la société de consommation comme un grand nombre de réalisateurs l ont fait avant lui, il montre tout simplement tout le mal qu'aporte cette société. Chapeau mr.!!!!
Le sexe au cinéma ne me dérange absolument pas, à partir du moment où il fait avancer les choses. Dans Ken Park, il y en a trop, et surtout pour rien. Que les pseudo-intellectuels qui y voient de l'art m'expliquent... ou se taisent, car il est trop facile de mettre une bonne note à un film qu'on a simplement trouvé trash en prétextant qu'il y a un "sens profond". A moins d'être un peu vicieux, j'ai du mal à voir comment on peut aimer ce film. Et qu'on ne vienne surtout pas me dire qu'il traite du mal-être de la jeunesse américaine, encore une fois ce serait un peu trop facile....
A quoi sert ce film ? Certes un film a rarement une utilité mais il a au moins un fil directeur, un message ou une histoire Celui-ci a beau être filmé avec lyrisme il nen reste pas moins sans fondement. Le réalisateur veut-il nous montrer quil est arrivé à déshabiller de jeunes acteurs et leur faire tourner un film porno puis à berner toutes les censures en le faisant sortir dans les réseaux non porno ?? Les scènes sont crues, joliment filmées mais sans aucune pudeur. Et tout ça sans raison, on napprend rien de plus en voyant forniquer X avec Y et Z. Le spectateur pervers y trouvera son compte mais au prix dun film très long