Le Mouton enragé
Note moyenne
3,7
289 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

45 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
16 critiques
3
13 critiques
2
5 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2019
Des quelques films de Michel Deville que j'ai vu seul Le Mouton enragé m'a réellement plu et bien que l'ensemble aurait pu être plus incisif c'est tout à fait ce type de cinéma des années 70 qui me plaît et dans j'ai du mal à retrouver le style actuellement.
Bien sur les temps changent ainsi que les gens (mais dans le fond ils ne changent pas tant que cela) et ici on suit le parcours d'un bonhomme timoré qui décide de passer à l'action quitte à aller trop loin. Il y a bien sur le ton particulier de cette époque mais il y a aussi un excellent casting qu'il soit féminin ou masculin on a le gratin de cette période du cinéma français faste et assez marquant.
On peut juste regretter un dernier tiers moins prenant mais ce film mordant vaut le détour.
Sonia K.
Sonia K.

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 avril 2019
Malgré un bonne distribution et le jeu de J.L Trintignan le film n' arrive jamais à "décoller". L'action est laborieuse, désordonnée et bien souvent invraisemblable; il ne se passe pas grand chose dans ce film cahotique, très ennuyeux et décevant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 janvier 2019
Film étonnant. Un enchaînement de situations cocasses, invraisemblables, inattendues. Et c'est justement cela qui rend le film assez drôle et rafraîchissant. On ne sait pas vraiment sur quel pied danser non plus, parfois comique, soudainement tragique, ce film est véritablement différent. Un genre de foutoir maîtrisé ! Je ne connaissais pas ce réalisateur, ça me donne envie de voir d'autres films de lui.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2018
C’est un film de 74 où les petits rôles sont tenus par Mary Marquet, Dominique Constanza, Estella Blain, Geroges Wilson, Michel Vitold Jean-François Balmer et d’autres encore !! … et les quatre rôles principaux par Jane Birkin (qui n’a nulle part été aussi émouvante), Romy Schneider (qui porte son malheur dans les yeux), Jean-Louis Trintignant (qui se reproche -à tort- d’en avoir un peu trop fait dans son rôle) et Jean-Pierre Cassel (mystérieux et calculateur).
C’est un film dont le scénario est de Christopher Frank et la musique de Camille Saint-Saëns. !!
Romy souvent si ferme et volontaire (comme dans Le Train 74) y incarne une femme perdue ballottée par les évènements. C’est elle  qui a choisi le rôle. Jane la petite Anglaise habituellement légère et comique y devient une amoureuse passionnée et intelligente. Le chanteur-danseur amusant Cassel y est un Machiavel de salon dénué de tout scrupule. Trintignant, qui a fait toute sa carrière sur la timidité, a le rôle d’un gigolo arriviste prêt à toutes les effronteries et compromissions si elles lui permettent d’accumuler de l’argent et d’exercer du pouvoir.
Tous ces contre-emplois font merveille.
Le film roule à tombeau ouvert pendant une heure quarante sur des dialogues brillants sans jamais ralentir ou se permettre un regard en arrière, dans une odeur de corruption généralisée à la Chabrol et une atmosphère d’exploitation éhontée des femmes.
Michel Deville n’y introduit aucun jugement ni aucune morale. Excellent exemple du très bon cinéma français des seventies que certains ont tendance à sous-estimer aujourd’hui.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2016
Un jeune banquier voit sa vie modifiée, en se faisant diriger dans ses actes, par un ami écrivain. Ce film est une sorte de Bel ami moderne. Un film sur l'ambition, l'utilisation de la manipulation et des rapports d'influence pour obtenir ce que l'on veut. Le quatuor Trintignant-Cassel-Schneider-Birkin est formidable.
Un des meilleurs films français des années 70, et méconnu qui plus est. Découvrez le rapidement.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2016
Le film commence comme une comédie assez légère puis dégénère rapidement dans une certaine noirceur et cynisme vraiment appréciable. Excellent acteurs avec notamment un duo Trintignant/Cassel épatant et idée de départ à la fois simple mais qui se révèle prenante.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2016
Troublant comme jamais, Michel Deville nous entraîne sur les pas d’un Rastignac mélancolique qui, sous l’influence d’un mentor omniscient, atteint une reconnaissance sociale bien de notre époque, à base de fric et de réseaux d’influences. Mais rien n’est aussi simple dans ce film réjouissant (et bondissant) qui s’amuse à brouiller en permanence ses enjeux : C’est ainsi que Trintignant n’est pas tant manipulé par Cassel qu’il ne profite de son influence pour se libérer à lui-même (d’ailleurs il ne manque pas de transgresser les règles de son mentor, ce qui perdra le personnage tragiquement bouleversant de Romy Schneider). Quant à Cassel, loin du manipulateur cynique, c’est avant tout un écorché vif qui vit par procuration à travers son disciple, jusqu’à s’y brûler les ailes. Le film pourrait presque être vu comme un double suicidaire : réel pour l’un, symbolique pour l’autre (Trintignant peut enfin renaitre de ses cendres à la fin). Bref, c’est comme d’habitude chez Deville, un film d’une incroyable richesse, ludique et tragique à la fois, au rythme haletant et d’une ambiguïté obsédante.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2015
TRINTIGNANT ou le débauché. Je suis timide mais je me soigne. spoiler:
Notre french gigolo veut des femmes et de l'argent, facile quand on est enragé. Ce plaisir qu'on dit charnel avec comme principaux atouts Romy Schneider et Jane Birkin. Mais je m'ennuie devant le cinéma de Michel Deville en ville... spoiler:
e
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2015
Tellement peu commun, peu réaliste , abstrait que ça devient ennuyeux
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2015
L'intrigue – très riche – part un peu dans tous les sens et Michel Deville peine parfois à se concentrer sur son propos, affaiblissant par la même occasion son discours. Il n'empêche, plusieurs séquences sont irrésistibles dans ce portrait d'un homme introverti qui va vouloir conquérir le monde et les femmes – et surtout devenir très riche. Beaucoup de travers de la société des années 70 y sont dénoncés, notamment les relations incestueuses entre pouvoir politique, médias et hommes d'argent. Et surtout, quel plaisir de retrouver Jean-Louis Trintignant, Jean-Pierre Cassel, Romy Schneider et Jane Birkin.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2015
Le mouton enragé, un joli titre pour un joli film.
Pas très joli cependant car c'est très cynique.
Le mouton enragé est une personne qui est d'abord effacée, normale et conformiste, et qui va sortir de son rôle de mouton, pour devenir un leader charismatique. Ou presque car il ne cherche pas à rallier à sa cause le maximum de personne. Sa cause est personnelle et son but est l’enrichissement personnel. Plus on est riche, mieux on se porte. Le film ne montre que les réussites de ce personnage qui se transforme sous la houlette d'un ami en une personne séductrice, qui n'a peur de rien, et à qui tout réussi. Bref le contraire du personnage initial.
Sa réussite est fulgurante. Mais petit à petit il y a quelques couacs dans le mécanisme et à la fin, bien qu'il épouse la belle Jane (sublime dans ce rôle) il en éprouve pas moins de nombreux regrets. Notamment d'avoir perdu son 'ami' qui s'est suicidé, et son amie Roberte, abattue par son mari.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2015
Michel Deville s'inspire du roman de Maupassant, Bel-Ami, et offre un rôle d'arriviste sans scrupule à un Jean-Louis Trintignant qui va prendre goût aux plaisirs liés à la réussite sociale.
40 ans après sa sortie en salles, le charme vintage de ce film opère encore. Rarement les années 70 auront été aussi bien retranscrites, même si le ton est au cynisme.
Il faut dire que les rôles féminins sont tout simplement délicieux. Romy Schneider, Jane Birkin, Florinda Bolkan, Dominique Constanza, Estella Blain nous offrent tour à tour, un aspect différent du charme féminin.
Tout comme dans le roman, il n'y a pas de place pour les sentiments, et les vainqueurs seront ceux qui survivent.
Vision cruelle et sexiste d'une société française s'ouvrant au capitalisme et où l'affairisme devient roi.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2022
Un grand succès des années 70, et un grand film de Michel Deville, probablement son meilleur , ou en tout cas son plus fort. Il s'agit d'une farce cynique sur la société Giscardienne post soixante huitarde. On est dans les années de transition, le rêve soixantuitard est passé, et les années tout Business arrivent bientôt..Il y a du Balzac dans la description de cette ascension sociale programmée, à la Rastignac. Mais le personnage de Trintignant est faible et il a un coach ( déjà), une mauvaise conscience diront certains. Cassel est formidable dans ce rôle ,peut-être le meilleur rôle de sa carrière, dérangeant à souhait .Certains gros plans sur son visage sont étonnants et parfois inquiétants. Il arrive à nous montrer le côté machiavélique du personnage, presque diablotin. Trintignant ne lui a -t-il pas confié son âme !. Jusqu'au retournement final où l'on comprend le pourquoi de ce "transfert" de vie, cette vie par procuration. Scène tragique et émouvante de la sortie de Jean- Pierre Cassel. L'intrigue est solide , les moyens employés par ce petit employé de banque pour grimper dans l'échelle sociale sont cohérents.Trintigant est excellent , très vif , très dynamique, cruel et pragmatique. Les répliques et dialogues sont magnifiquement écrits, Christopher Franck à son summum. La manière dont Trintignant démissionne et se moque de son chef d'agence est un régal . De l'humour grinçant cynique, un peu bête et méchant parfois.Et puis il y a la grâce des personnages féminins. Romy Schneider qui tient là un de ses grands rôles : lumineuse , irradiante, filmée en gros plans sur le visage , émouvante comme une madonne. Son amour pour Trintignant transperce l'écran. On ne se rappelait pas comment cette actrice se donnait à fond, elle a un regard tragique que l'on ne retrouve plus chez les actrices contemporaines. Et puis bien sûr Jane Birkin , toute jeune , toute mignonne, qui joue magifiquement l'ingénue. Elle se promène tout le temps nue, avec désinvolture.Elle suivra son Rastignac jusqu'au bout, pour finir très riche et comblée. La très belle Florinda Bolkan , brézilienne ,que l'on reverra peu, qui joue un Dom Juan au féminin,séductrice ,mais tueuse , comme un mante religieuse, belle et vénéneuse.. Toutes ces femmes sont magnifiquement filmées , C'est un des grands talents de Deville, que l'on retrouvera dans tous ses films. Le film est fort, il n'a presque pas vieillit, et reste un film "marqueur " des années 70. A revoir avec grand plaisir , comme un grand vin millésimé .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 septembre 2015
Il y a dans le cinéma de Deville(dans celui-ci en particulier,mais aussi dans "Le Dossier 51" avec encore plus d'aboutissement)une liberté de ton et une qualité d'écriture que l'on retrouve que trop rarement dans le cinéma français actuel.On pourrait dire la même chose du cinéma de C.Sautet ou de Broca.Dommage que le rythme s'essouffle vers la fin.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2015
Très gros succès à sa sortie en 1974, Le Mouton enragé peut être considéré comme l’un des meilleurs films de Michel Deville des années 70. Cynique à souhait, le long-métrage cultive l’humour à froid avec un savant mélange d’ambiguïté et de critique sociale. Il représente magnifiquement cette société française pompidolienne gagnée par l’affairisme et la soif de l’argent facile généré par un capitalisme dérégulé. Toutefois, le long-métrage ne se borne pas à critiquer un état de fait comme certains gauchistes de l’époque auraient pu le faire. Il sonde aussi la psyché de cet individu lambda qui possède en lui tous les attributs pour devenir un loup, lui qui n’était jusqu'alors qu’un mouton. C’est ainsi que l’on repère les ferments du fascisme chez celui que l’on appelle Monsieur Tout le monde. Le tout est filmé avec talent et surtout interprété de main de maître par un casting royal comme on n’en fait plus. La crème de la crème. Un grand bravo !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse