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pietro bucca
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3,5
Publiée le 3 septembre 2015
Comme souvent dans les westerns avec Clint Eastwood, on ne s'ennuie pas. Ici le heros solitaire vient en aide a une famille et aussi a une communauté harcelés de toute part.
Dans ce western minimaliste (pas de grandes chevauchées, pas d’indiens…), Clint Eastwood incarne un mystérieux pasteur sur son cheval blanc qui aide une communauté de chercheurs d’or menacés par l’exploitant d’une mine. C’est plutôt plaisant de voir le justicier donner une bonne leçon aux gredins. L’apparition du cavalier suite à la prière d'une jeune fille apporte une touche fantastique au film. D’autant que notre cow-boy reviendrait d’outre-tombe (les impacts de balles sur son corps). Certes, le film est manichéen. Mais, c’est une réussite.
Excellent western de Clint Eastwood, la réalisation et la mise en scène sont très réussies. Le scénario est plutôt bien mais il manque le petit plus des westerns de Leone. Clint Eastwood joue le rôle d'un pasteur à merveille, le rôle lui va comme un gant. Son apparition est excellente avec une phrase désormais culte : "Faut pas jouer avec les allumettes". Les autres acteurs sont aussi très bons. La musique et la photographie sont également très biens. Le final est excellent. Dommage qu'il manque ce petit plus, ça aurait pu être un chef-d'oeuvre. Excellent western.
Western teinté de mystère et bourré de références bibliques, Pale rider revisite avec un certain succès la figure du héros total – incarné par Clint Eastwood lui-même – qui va sauver des griffes d'un richissime entrepreneur et de ses sbires une petite communauté de chercheurs d'or dans les États-Unis du XIXème siècle. La mise en scène de l'acteur-réalisateur est réussie, et offre au long-métrage une atmosphère sombre et envoûtante.
Moi qui ne suis à la base pas attiré par ce genre quest le western (jai dû en voir cinq à tout casser pour linstant), jai apprécié "Pale Rider". Clint Eastwood confère une allure biblique à la venue de son héros. "Je regardais et voici que parut un cheval de couleur pâle et celui qui le chevauchait se nommait Mort Et lEnfer laccompagnait". Filmée de la sorte, larrivée du cavalier au village produit son petit effet (on en frémit). Pasteur dun type particulier, il tient tête aux puissants, frappe et prêche une bonne parole plutôt sensée. "Quand on attend quune femme prenne la bonne décision, on peut attendre longtemps" est par exemple une réplique qui ma mis en joie tellement elle ma paru vraie dans le contexte ! Le scénario est classique : de braves gens exploitent leurs concessions mais un patron avide de domination (LaHood) cherche à accaparer leurs terrains aurifères en usant de méthodes musclées. Eastwood insiste sur la disproportion du combat, avec dun côté des chercheurs dor qui tamisent la rivière et de lautre un industriel qui se livre à lextraction hydraulique tant quelle nest pas illégale. Cette histoire reprend bon nombre déléments de limagerie traditionnelle du Far West. Bagarres et duels ne manquent pas à lappel John Russell représente idéalement le shérif corrompu et froid (Stockburn). Clint Eastwood a un charisme fou, son personnage de pasteur galvanise la population et les amène à ne pas se laisser écraser. Cest ainsi que le discours décisif pour la suite des évènements sera tenu par Barret. A la lumière dun feu de camp, la scène y gagne en solennité. La présence au casting de Richard Kiel est assez mal utilisée à mon sens. La jeune et belle Megan -Mélanie dans la VF- (Sydney Penny) fait montre dun sacré tempérament. Les développements qui lui sont consacrés enrichissent le film. Sa mère, Sarah, a un petit quelque chose de ce que sera Francesca dans "The bridges of Madison County". Un long-métrage de qualité et captivant.
Une communauté de humbles mineurs, qui ne souhaitent que le simple bonheur de leurs familles, s'est installée sur un terrain en lisière de forêt et près d'une rivière, qui légalement n'appartient à personne en particulier.
C'est sans compter les LaHoods, spoiler: un mineur industriel, avec son fils et leurs acolytes, dont l'avarice et la violence n'ont d'égal que leur mépris des droits fondamentaux. Des mafieux qui attaquent cette petite communauté paisible, chez eux et en ville, pour tenter de leur voler leurs terres, leur travail et leur honneur .
La scène du générique d'ouverture spoiler: met intelligemment en place les lieux et l'intrigue principale, et se termine par la mort du chiot de Megan, 14 ans. Lors des funérailles de son innocent petit compagnon, elle prie pour qu'un homme qui apporte justice et paix vienne les protéger .
Lorsque Hull Barret, spoiler: le beau-père de Megan, est à nouveau attaqué pour s'être rendu au village afin de s'approvisionner, le Prédicateur apparaît et le défend. Celui-ci est ensuite invité à manger et à se reposer chez eux pour le remercier .
Le matin suivant, le Prédicateur spoiler: se met au travail de bon matin afin de les aider, jusqu’à ce qu’une nouvelle attaque les interrompe. Alliant le muscle à l'esprit, Le Prédicateur déjoue habilement celle-ci .
Présent physiquement et psychiquement, spoiler: en trouvant également les mots justes en toute situation, pour faire ressortir le meilleur de chaque membre de cette communauté, le Prédicateur leur donne envie de se battre pour leurs droits. Des valeurs de cœur et d’esprit qui vont droit au cœur de la jeune Megan, qui tombe amoureuse. Tout comme sa mère .
Avec pudeur et sagesse, spoiler: le Prédicateur s’éloigne alors en faisant comprendre qu’Hull, qui est quelqu’un de profondément bon et honnête, est l’homme avec qui Sarah Wheeler doit se marier pour finir d’élever Megan. Avant qu’à son tour elle ne trouve un jeune homme qui partage leurs valeurs essentielles .
Dans une séquence brillante, Clint Eastwood spoiler: change le rôle du Prédicateur lorsque LaHood fait appel à un maréchal corrompu nommé Stockburn, et à ses hommes de main, pour se débarrasser définitivement de la communauté de Carbon Canyon. Stockburn est un nom qui surgit du passé pour le Prédicateur, et leur histoire est également résumée dans une scène brillante où l'on voit le Prédicateur se laver et l'on discerne les cicatrices sur son dos meurtri par le poids du passé .
La modestie du style cinématographique de Clint Eastwood convient parfaitement aux thèmes abordés dans cette histoire dont la sobriété n'a d'égale que la richesse de sa morale.
Un western hautement éthique produit et réalisé par Clint Eastwood, en le mettant également en vedette, qui est devenu le western le plus rentable des années 1980.
Après "L'homme des Hautes plaines" et "Josey Wales Hors la loi", Clint Eastwood réalise son troisième film et pour moi son meilleur western ( qu'il réalise ), que je n'hésiterais pas à qualifier de chef d’œuvre tant la réalisation est maîtrisée et la mise en scène soignée. La mise en scène surtout, car plus que son histoire ou son scénario ( dont on reparlera tout à l'heure ) c’est surtout pour son aspect esthétique que "Pale Rider" s'illustre en western de grande qualité. Entre ses paysages naturels de forêts de pins, de ruisseaux et de neige magnifiques, dont forts peu de westerns peuvent se vanter d'avoir ( à part "Le Grand Silence" ) et sa photographie tout bonnement sublime, Clint Eastwood signe ici sont plus beau western. Prenant donc place chez les chercheurs d'or ( sujet trop peu traité par les western, qui préfèrent généralement les vastes plaines désertiques ), le film se concentre sur l'histoire d'un curé ( dont on apprendra finalement pas grand chose mise à part qu'il est également très doué pour la bagarre ) qui viendra aider une paisible communauté de chercheurs d'or à se défendre contre un impitoyable exploiteur minier. Très bien interprété, on trouve énormément de plaisir à suivre les différentes péripéties de ces pauvres chercheurs qui malgré les difficultés n'abandonneront pas. Même si l'histoire d'amour n'est pas particulièrement utile à l'histoire elle s'intègre parfaitement au reste, tellement la mise en scène et le scénario sont soignés ( et puis je parle "d'histoire d'amour" mais qui n'est pas réciproque donc bon ). Bref, le meilleur western du grand Eastwood qui visite des paysages encore inexplorés pour notre plus grand plaisir.
la catégorie Best Film of the world présente: Pale Rider, le cavalier solitaire Clint Eastwood nous revient (en 1985) avec un bon vieux western comme il sait les faire, avec un gentil près à aider les pauvres gens persécuté par les méchants de la ville et le tout dans de magnifique décors, aidé d'une splendide bande son, accompagné d'un casting impeccable, d'un scénario nickel, d'une réalisation parfaite, bref encore un film de Clint parfait, tout simplement parfait. Il ne cesse de me prouver qu'il est et restera le meilleur acteur/réalisateur du monde !
PALE RIDER (1985): Qui dit or, dit mine, rivière, et surtout prospecteurs. Mais voilà, cette petite communauté de chercheurs indépendants ne voudra pas se soumettre aux harcèlements du tyrannique Coy Lathood, déjà maître de plusieurs concessions. Un Clint Eastwood qui mènera le Pa d'une danse du colt bien rythmée pour ce western fort sympathique. L'ombre de son chapeau couvrant légèrement son regard perçant, une main simplement posée sur l'étui de son révolver, le doigt sur la gâchette, et voici qu'il dégaine. Du charisme, mais beaucoup d'humour, avec une bande de cavaliers pieds nickelés dérouillés à coups de gourdins. Un bon western comme on les aime, avec ses moments sérieux qui dérapent, sa petite bourgade et son épicerie, un chérif encadré de six mercenaires affublés d'imperméables longs jusqu'aux mollets, et de simples citoyens peureux mais voulant se battre pour défendre leur bien. On aime le genre, ça se regarde, ça se contemple, ça nous détend, de tout façon, on connait déjà la fin, le cowboy solitaire s'en ira sur sa monture pour une nouvelle aventure.
Pale Rider est un bon western assez classique avec une belle écriture qui déroule l'histoire de manière habile et fluide au milieu de sublimes paysages enneigés. Le vrai plus du film est la présence énigmatique et charismatique de Clint Eastwood dans le rôle d'un cavalier sans nom qui apparaît au milieu d'une prière à l'évocation de la mort chevauchant un cheval pale. Ce qui apporte une touche de fantastique, il est alors difficile de ne pas penser à l'excellent "L'homme des hautes plaines" qui était bien moins policé que ce nouveau western. Le final est un monument du genre et justifie à lui tout seul le visionnage de ce film.
Considéré comme étant un remake du monumental "L'Homme Des Hautes Plaines" (sans doute le meilleur western de Clint, à l'ambiance paranormale et flippante), "Pale Rider" est un très bon film, mais pas un chef d'oeuvre non plus. Clint y est, comme toujours, géant dans le rôle de Preacher, un homme étrange débarquant d'on ne sait ù, et s'attelant à la tâche de protéger de pauvres gens de la tyrannie d'un clan de riches propriétaires terriens, les LaHood (dont le regretté Chris Penn). Je ne vois pas en quoi "Pale Rider" pourrait être un remake de "High Plains Drifter", Preacher étant, dans ce film, aussi gentil que le Drifter du premier film est inquiétant et cynique. Ou alors, c'est un remake à grands coups de rôles inversés, mais ça me semble aussi assez limite... En tout cas, c'est un très bon film, sans pour autant être le plus indispensable de ceux de Clint.
Pale Rider fait partie de ces westerns pas des plus originaux, pas des plus grandioses, mais qui malgré tout restent très sympathiques. Le scénario est assez revu : un type qui veut obtenir une propriété envoie des mercenaires effrayer les habitants (les 7 samouraïs/mercenaires pour l'attaque du village et Il était une fois dans l'ouest pour le type qui veut la propriété), un homme mystérieux (tous les personnages de Clint dans les westerns) arrive pour protéger le village (Pour une poignée de dollars) et va se frotter avec un shérif pourri (beaucoup de westerns). La scène finale m'a fait énormément penser au Bon la brute et le truand. Toutefois ce western montre une humanité que L'homme des hautes plaines n'avait pas, notamment par le biais du personnage de Clint, beaucoup plus sympathique que dans le film précédemment cité. Son personnage, d'ailleurs, est encore une fois assez mystérieux, et son passé assez ambiguë peut être interprété de différentes manières. Et chose encore plus étonnante, le personnage de Clint est assez secondaire à l'intrigue, les vrais personnages principaux étant les trois membres de la "famille" recomposée. La vraie originalité de Pale Rider est d'apporter à son histoire un côté romantique bien plus mis en avant que dans les autres films du genre. On retrouve sinon ce qui fait la renommée des westerns : de magnifiques paysages, des gunfights assez impressionnants et une mise en scène plutôt contemplative. Un film pas sans défaut mais plaisant à regarder.