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1,5
Publiée le 18 mars 2021
Il n'y a aucun point de vue et aucune cohérence sur ce que les femmes se font à elles-mêmes en général les attentes des hommes envers les femmes et le pire péché de tous il nie sa propre réalité. Il y a trop d'exemples à citer mais le pire est que le film n'a même pas pu décider si les épouses ont été tuées et transformées en robots ou si elles ont été modifiées par une puce qui pouvait ensuite être inversée afin de pouvoir ajouter la fin heureuse de pacotille qui a été ajoutée à cette histoire. Tous les efforts déployés pour fabriquer les répliques du personnage de Nicole Kidman et tout le temps passé devant la caméra pour montrer cette image effrayante. C'est comme si Frank Oz avait eu une bonne idée mais s'était ennuyé à mi-chemin de sa réalisation. Je n'ai pas vu l'original mais les acteurs qui ont participé à ce film ont sûrement lu le scénario du remake. Ils ne peuvent pas avoir basé leur participation sur le film des années 70. Parce que le remake de 2004 est plein de clichés et de mauvaises blagues. Si les acteurs jouant dans ce film étaient des inconnus il n'y a aucune chance que quelqu'un le regarderait. Ce n'est qu'un défilé de noms célèbres certains bons acteurs et d'autres moyens qui marchent comme des somnambules sur un mauvais scénario...
Fort d’un casting prestigieux et d’un concept audacieux rappelant celui de Westworld signé Michael Crichton (1973), The Stepford Wives ne parvient pourtant pas à dépasser le simple divertissement pour atteindre la subversion exigée par son postulat et se perd dans un dédale d’images et de reflets qui ne disent rien, ou si peu, de la place de la femme définie par l’Amérique puritaine. Le scénario, inspiré du roman de même titre écrit par Ira Levin, mêlait adroitement les genres : son utopie recourait ainsi au fantastique puis à la science-fiction, à la satire et au drame poignant. C’est cet entrelacs des tonalités que ne réussit pas Frank Oz : les situations comiques semblent forcées et échouent à nous faire rire, l’effroi que devrait susciter la découverte progressive de la réalité de Stepford s’anticipe trop vite. Nous avons l’impression que le cinéaste, assommé par les clichés qu’il représente pour s’en moquer, finit par s’y aveugler et délaisse son propos véritable : il accumule des scènes hétérogènes dans l’espoir d’atteindre un équilibre des forces. Équilibre qui n’advient jamais. La clausule du long métrage révèle néanmoins un parti pris audacieux : que le modèle de la ménagère constitue non plus l’expression de la seule domination masculine mais le fantasme d’une femme ternie au contact de la société capitaliste contemporaine est un retournement passionnant en ce qu’il attribue la responsabilité d’une telle domestication aux deux sexes, ultime pied-de-nez à la dichotomie défendue depuis le début. Dommage que cette bascule dramatique n’eût été préparée et explicitée en amont ; sa gratuité la réduit à une simple pirouette scénaristique qui dissone autant que le reste de cette production bancale.
Pour commencer, gros bravo au générique du début qui est une belle mise en bouche de ce bon film et qui à lui seul est un petit chef d’œuvre. Le point fort du film est le scénario, amusant et intéressant, mais qui n'a pas vraiment de mérite car nous sommes ici avec un remake d'un film déjà tiré d'un roman. Quels sont les changements qui ont été apportés depuis 1975 ? Eh bien aucun changement positif. En premier lieu, la scène d'ouverture tout en étant assez stupide et qui se veut moderne, elle créée une tension entre les sexes comme sera l’objectif de ce remake. Ensuite l'ajout de deux homosexuels qui ne fait que rendre le film moins crédible qu'il ne l'est déjà, car la différence homme/femme perd son sens, ainsi que la crédibilité de la ville, dommage qu'Hollywood soit encore une fois un beau lieu de propagande, notamment avec l’interview TV final et l’alliance des lobbys. Enfin, un point important est le manque de réalisme de ce film par rapport à l’ancienne version qui se voulait sérieuse. Malgré cela le film reste agréable à regarder, car l'idée est géniale, les évènements amusants. Avec une Nicole Kidman qui en fait trop (en accord avec le manque de réalisme du film), mais ça ne gêne aucunement dans cette satire de clichés, dont le but est de tout inventer ou exagérer. Splendides sont les maisons somptueuses avec des femmes féminines parfaites mais bien sûr sans aucune volonté propre. Le risque est qu'il pourrait être mal interprété par certaines personnes qui le reprendrait en message post-féministe, anti-différence et anti-homme. C’est d’ailleurs l’état d’esprit de Joanna au début du film spoiler: avant qu’elle ne se fasse virer . Elle humilie les hommes, tout en faisant un peu passer les femmes pour des garces, on voit le ridicule des haines sexistes. Amusante vision féministe aussi qui fait croire que les hommes ne supportent pas les femmes d’un statut social plus élevé, avec le « tu ne m’aimes parce que tu es jaloux ». L’histoire calme le jeu avec comme raison au déclanchement du problème spoiler: une femme dérangée mentalement par trop de responsabilité et de stress et que le mari a trompé . Finalement, film à prendre ni comme post-féministe (le mouvement était d’ailleurs faible il y a 16 ans, et inexistant dans la version de 1975), ni comme anti-féministe. Film qui confirme que la féminité est belle. Film qui dénonce peut-être les femmes esclaves dans les pays orientaux ou il n’y a même pas besoin de télécommande. Film qui ne dit pas qu’une mère au foyer est un mal ou un bien, même s’il y a à un moment un portrait intéressant de la femme d’affaire à Manhattan. La morale est simple : « Perfect doesn’t work » comme il est dit. Effectivement quand on aime on aime aussi les imperfections, et la perfection humaine n’existe pas. Ici tout le monde est d’accord pour dire que ce qui a été fait à ces femmes est mal, mais aujourd’hui nous pouvons nous demander si certains ne font pas la même chose dès la naissance avec l’aide de la PMA afin de créer un enfant comme les parents le veulent… La scène finale (en opposition avec la version de 1975) spoiler: de tous les hommes faisant les courses dans le supermarché est quand même excellente, on se rend compte qu'on est loin de la réalité et pas prêt d'y arriver, sachant que ce n’est d’ailleurs pas un objectif...
Ce film, réalisé par Frank Oz et sorti en 2004, n'est pas mal mais sans plus. Seconde adaptation du roman "The Stepford Wives" d'Iran Levin (enfin si on ne compte pas tous les téléfilms qui ont fait suite au film de 1975), le film nous raconte l'histoire de Joanna qui, après s'être virée du son travail, déménage en banlieue avec sa famille, jusqu'à ce qu'elle découvre que quelque chose cloche avec les femmes de Stepford. Bon voilà, nous sommes donc sur la même longueur d'ondes que le précédent film de Bryan Forbes excepté qu'ici, le film est tourné vers la comédie. Je précise que je n'ai pas lu le roman de Levine, ainsi, je ne peux pas savoir si le film en est fidèle ou non. Mais en tout cas, nous remarquons bien ici que nous avons une volonté de remettre ces œuvres (le livre et les films) au goût du jour. Nous pouvons comprendre le choix du réalisateur qui est de s'éloigner du thriller pour se tourner vers la comédie par le fait que ce genre d'histoire peut aujourd’hui parraître ridicule, surtout si on prend le retournement de situation du premier film (que j'avais néanmoins beaucoup apprécié, surtout si on le remet dans son contexte). La supercherie est d'ailleurs dévoilée au spectateur assez vite, nous savons en effet très rapidement que spoiler: toutes les femmes sont en réalité des robots, notamment avec la scène dans laquelle une femme se met à buguer et à tournoyer de plus en plus rapidement . Nous pouvons par ailleurs remarquer un comportement très bizarre dans l'attitude des femmes qui est beaucoup plus forcé que dans la première adaptation, notamment dû à l'humour très cartoonesque du film. Cet humour peut donner lieu à des scènes très sympas et très drôles mais néanmoins, cela rend peu crédible le discours principal, porté par les précédentes œuvres, qui est celui du féministe. Le film a évidemment fait évoluer les mœurs depuis la première adaptation, notamment avec la scène d'introduction nous présentant une femme ambitieuse, à la tête d'une chaîne de télévision. Mais si on regarde de plus prêt, elle a plus précisément créée une émission qui a pour but en gros de détruire des couples (une sorte de "L'Ile de la tentation"), ce qui entrainera d'ailleurs la colère meurtrière d'un des participants, mécontent que sa femme soit partie avec un autre homme. Et ensuite, à la fin du film, on apprends que spoiler: ce n'est pas un homme qui est derrière tout cela mais une femme, frustrée du fait de s'être faite trompée et qui se venge alors en créant une banlieue parfaite . Nous pouvons alors nous demander si ce film essaye néanmoins maladroitement de faire passer un message féministe ou s'il opte finalement pour l'inverse, le discours du film n'est pas très clair, par rapport au premier film qui était beaucoup plus marquant. Bref, en dehors de ça, le film est plutôt divertissant, nous passons un bon moment et puis les gags sont dans l'ensemble plutôt réussis (j'ai notamment beaucoup apprécié le dernier plan, qui fait bien évidemment écho à celui du premier film). Nous y noterons malgré tout quelques incohérences, le film n'est jamais très clair quant au procédé spoiler: de fabrication ou de modification de ces femmes et se contredit assez régulièrement à ce niveau-là. La mise en scène est très bonne, nous avons une apparence cartoonesque, notamment avec toutes ces couleurs vives, qui fait écho à certains gags et à l'ambiance. Le film vaut également le détour pour son superbe casting dont, entre autres, Nicole Kidman, Matthew Broderick, Glenn Close, Christopher Walken et Bette Midler qui jouent très bien. "Et l'homme créa la femme" souffre donc de beaucoup de défauts et d'un discours jouant sur plusieurs tableaux mais reste malgré tout dans l'ensemble plutôt pas mal.
Le film de 1975 dont il est le remake (les femmes de Stepford) n'était pas terrible, celui-ci est différent et se laisse regarder sans déplaisir grâce à une photographie et une mise en scène très professionnelle. Au niveau acteurs c'est très inégal, Glenn Close qui surjoue de façon éhontée énerve son monde, et Bette Midler est très moyenne. Walken est bon comme toujours et Kidman que certains se complaisent à critiquer de façon systématique fait bien le boulot. Maintenant il y a le fond, est-ce un film à message ? Peut-être était-ce-là le vœu du scénariste, mais outre le fait qu'un message dans un film ne sert pas à grand-chose, il n'es guère subtil : l'avant dernière scène spoiler: (à la télé) est ridicule et la dernière scène assez gauchespoiler: (au super marché ) fait plutôt tomber le film dans l'autoparodie.
Ce film est une abomination. On n'a rarement mis autant d'effort à caricaturer les hommes. Ce film est un hommage magnifique au capitalisme contemporain qui à tant besoin des femmes pour exister.
Comédie fantastique et surtout satirique, caustique, réalisée par Frank Oz avec une distribution incroyable et des numéros d'acteurs exceptionnels et très drôles, surjouant parfois, cabotinant joyeusement dans une approche très décalée, proche de la farce et très second degré qui donne le style et le ton du film. Car tout est too much dans ce film, les situations, les expressions, le scénario, les décors, costumes, coiffures, maquillages, l'ensemble fleurtant toujours avec un modèle suranné de perfection, de beauté, de bonheur idéalisé, d'ambiance petite maison dans la prairie. Du coup les quantités, la richesse, les grandeurs sont volontairement dimensionnés dans l'obscène pour ajouter du ridicule à ceux qui ne verraient qu'un film au premier degré. Un film, une fable sur une certaine idée du couple, de la société, de la femme idéale mère au foyer à disposition de son mari, sexy , belle et disponible mais c'est surtout une comédie qui ne se prend pas au sérieux et pas du tout donneuse de leçon et propagandiste sur le féminisme. Impossible de citer tous les acteurs mais retenons les numéros croustillants de Glenn Close, Bette Middler et Christopher Walken et bien sûr la performance tout en humour, autiderision mais aussi charme, beauté et bien sûr talent de Nicole Kidman jonglant avec plusieurs personnalités et aspects physiques. Un film très drôle et très divertissant.
Remake dispensable du film Les Femmes de Stepford.... aucun intérêt car l'original est mieux conçu, filmé, joué et dialogué.... la fin est risible et le tout est un navet.
Ah, la femme parfaite... Quel homme normalement constitué ne l'a jamais imaginé dans ses rêves les plus fous! Celle qui fait les courses, la vaisselle, le ménage, celle qui t'apporte ta bière sur un plateau d'argent, te regarde boire comme une sacoche et te trouve quand même mignon, celle qui rie à tes blagues les plus pourries sans aucune arrière pensée et t’obéit au doigt et à l’œil comme un docile toutou. Ne me dis pas que cette image fantasmagorique ne t'as jamais effleuré l'esprit, même un tout petit peu! Coquinou va!! Faut pas rêver les mecs, c'est le stéréotype de l'impossible, un rêve contre-nature. Contrôler sa petite femme avec une télécommande a l'aire badant au premier abord, mais lui ôter toute personnalité n'a plus rien de naturelle. C'est se prendre pour dieu, rien de plus. Une idée à mettre au placard des rêves brisés sans risquer d'avoir la sensation d'y perdre au change. Frank Oz, comme beaucoup d'hommes, a connu ce fantasme et nous l'expose avec beaucoup d'humour et d'autodérision. Selon lui, la femme parfaite se terre dans la banlieue résidentielle de Stepford, dans le Connecticut. Le genre de quartier ultra chic et cosy, où les pelouses sont plus vertes qu'un green de golf et où les gens ressemblent à des statues de cire impeccables et endimanchés. Des façades de maisons si propres que l'on croirait des décors en cartons plâtre pour le cinéma. Le fake dans toute sa splendeur, symbole de l'Amérique et de la société moderne en générale. Un maquillage de la réalité plus pathétique que la réalité elle-même. Avant de se prendre pour le tout puissant en dénaturant la gente féminine, l'homme ferait mieux de corriger ses propres imperfections. 1 partout!! Malgré sa morale qui prête à sourire, cette petite comédie reste tout à fait sympathique, avec un chapelet d'acteurs de haut rang, habités et convaincants. Original et distrayant. 3/5
Licenciée du jour au lendemain, une productrice TV réalise que son mariage bat de l'aile. Le couple s'installe alors dans une petite ville du Connecticut, où les femmes s'avèrent étrangement soumises à leur mari. "The Stepford Wives" est un curieux mélange de comédie, SF, et fable sur le contraste entre les femmes indépendantes et les valeurs rétrogrades des 50's, ainsi que leur perception par les hommes. On y trouve quelques bonnes idées, mais le traitement est un peu longuet, et a tendance à se chercher (on oscille entre une intrigue façon "Body Snatchers" et des touches d'humour léger qui tombent un peu à plat). Côté acteurs, si Matthew Broderick parait effacé (d'une certaine manière, cela est sensé collé à son personnage, mais tout de même !), on apprécie Christopher Walken en gourou local, et Nicole Kidman en épouse névrosée et dominatrice qui se métamorphose. Pas mauvais mais pas tout à fait convaincant non plus.
Film souvent considéré comme le moins bon de Frank Oz, Et l’homme créa la femme est une petite comédie satyrique finalement regardable bien que pas du tout exceptionnelle, mais nettement plus digeste que son horrible Joyeuses funérailles pour le coup ! Le début fait relativement peur. Montage hystérique, rythme survolté à la limite du compréhensible, on sent en plus la grosse caricature qui tache. Heureusement ça ne dure pas longtemps, et le film trouve petit à petit un rythme de croisière acceptable et on ne s’ennuie pas. L’histoire est originale bien qu’elle se montre peu subtile, pas d’un humour très recherché, mais j’ai apprécié la tonalité générale. Rien de révolutionnaire, mais le film est court, et il ne cherche pas à avoir trop d’ambition, ce qu’on peut lui reprocher mais ce qui m’a semblé être un bon choix, le film aurait vite pu se prendre les pieds dans le tapis avec son scénario et devenir indigeste avec propos moralisateur… La fin décevra sans doute car très abrupte et un peu balancée, il faut le dire. Le casting est vraiment très solide sur le papier. Kidman, Broderick, Glenn Close, Walken… autant dire que les célébrités s’étalent dans ce film. Après, les prestations sont très inégales. Kidman est séduisante mais je trouve que son jeu dans le domaine de la comédie est trop souvent forcé et peu naturel. Broderick ne force pas vraiment son talent, se contentant de nous sortir une interprétation plutôt fade. En revanche Glenn Close est excellente et s’amuse visiblement beaucoup, je salue aussi le bon jeu de Bette Midler, tandis que Walken, un peu comme Broderick semble être là histoire d’avoir un petit chèque. Il assure suffisamment pour ne pas se taper la honte comme on dit, mais il m’a un peu déçu quand même. Sur la forme le film séduit pour ses couleurs, son ambiance pimpante et joyeuse. Belle photographie, des décors amusants, une jolie bande son, Et l’homme créa la femme est un film plutôt joli mais qui sonne un peu toc, avec des effets dont on se demande qu’est-ce qu’ils font là. Le chien par exemple très bizarre ne se justifie pas. A mon avis le film a parfois joué un peu trop l’esbroufe visuelle, ce qui renforce son côté superficiel et tape-à-l’œil, même si le métrage ne m’a pas déplu sur la forme. Bon, je ne m’étendrai pas davantage, vous l’aurez compris, Et l’homme créa la femme est une petite comédie qui se laisse voir, mais qui n’a rien de mémorable. Le sujet est amusant, quelques acteurs s’amusent bien, c’est gentillet tant sur la forme que sur le fond, ça reste superficiel. 2.5
Quand l'homme veut engendrer un monde meilleur, il se transforme en Dieu et crée une femme belle et soumise : Tel est le sujet de cette comédie fantastique réalisée par le Britannique Frank Oz. Une fiction originale avec de bons effets visuels et une bande musicale de grande qualité. Le scénario délirant nous délivre une ambiance étrange qui tourne vite au surnaturel. Le casting est prestigieux, avec une parfaite justesse de Nicole Kidman dans le rôle principal de Joanna. Dans les personnages annexes nous découvrons une belle palette de talents avec le couple Glenn Close - Christopher Walken et une Bette Midler drôle et inspirée, jouant Bobbie l'amie de Joanna. Le pitch : Joanna, vedette de la télévision présente une émission féministe "Je vaut mieux que ca" qui tourne à la catastrophe. Virée d'EBS, La présentatrice et son mari quittent New York ; ils déménagent pour Stepford, la petite ville "Modèle" du Connecticut. Joanna, névrosée, va devoir changer et s'adapter à sa nouvelle vie. Aidée de sa nouvelle amie Bobbie, elle va apprendre à être heureuse.
Un bon divertissement et pour une fois une Nicole Kidman bonne actrice, ça n'arrive pas tous les jours. Et l'homme créa la femme n'a pas vraiment eu un bon accueil notamment au moment de sa sortie. Mais après l'avoir vu une seconde fois, je dois bien dire que je trouve les critiques un peu dures. Tout d'abord parce que l'histoire est intéressante et traite d'un sujet qui aujourd'hui encore pose problème: la réussite professionnelle des femmes et les conséquences de ce succès dans leur vie privée. D'autre part, parce que tous les acteurs sont vraiment très bons. Enfin, parce que ce film permet de passer un bon moment.
Dans ce film, Nicole Kidman interprète une productrice de show sans scrupule qui profite de la naïveté et de la crédulité des gens qui participent aux émissions de télé-réalité qu'elle produit. Jusqu'au jour où un des participants tente de l'assassiner. Face au scandale, la chaîne de télévision qui l'emploie décide de la licencier. Cet événement plonge alors l’héroïne du film dans une profonde dépression. Pour tenter de la sortir de cet état mais aussi pour donner un second souffle à leur mariage son mari décide de partir de New York pour aller vivre à la campagne, dans une charmante petite ville où toutes les femmes ressemblent à des Martha Stewart et où les hommes dominent leur femme qui obéissent à tous leurs ordres. Dans cette ville qui semble sortie d'un autre temps, les deux protagonistes principaux vont devoir s'adapter mais surtout mettre leur mariage à l'épreuve.
Réalisé par Frank Oz en 2004, Et l'homme créa la femme rassemble un casting parfait. Nicole Kidman incarne Joanna Eberhart, une productrice de show télé très puissante et castratrice, son mari est joué par Matthew Broderick. Pour leur donner la réplique: Bette Midler, Christopher Walken, et Glenn Close placent la barre très haute. La qualité du casting donne un vrai plus à ce film.
Et l'homme créa la femme est certes un divertissement mais ce film donne également à réfléchir sur la place de la femme dans la société et sur comment concilier succès professionnel et vit de famille lorsqu'on est une femme. Tous ces sujets donnent à réfléchir et sont traités de manière très intelligente.
Après une bonne introduction on pouvait espérer une bonne comédie grinçante sur la guerre des sexes, mais il n'en est rien. Si en de rares occasions on sourit quand même, la suite manque foncièrement de mordant et révèle un scénario bien mal écrit.