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Arlette et les mécanos
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4,0
Publiée le 21 août 2021
Un des meilleurs Hitchcock. Une tension constante, de l'espionnage intense où la peur est omniprésente dans le monde hostile " de l'autre côté du rideau de fer" de l'époque. Hitchcock utilise l'espionnage scientifique ce qui correspondait à une réalité lors de la guerre froide et où un réseau de résistants et de combattants de l'ombre vient en aide aux héros et nous donne des scènes mémorables comme celle du meurtre commis par Amstrong et la fermière et la scène du bus, où on tremble littéralement. Un grand Hitchcock pour moi, même si moins connu que certains autres du maître. De toutes façons, à part les premiers en noir et blanc qui personnellement ne sont pas mes préférés loin de là, du début des années 60 et pendant 15 ans, il n'a enchaîné que des chefs d'oeuvre à part peut- être La main au collet et Qui a tué Harry. Mais de Psychose à Frenzy, son dernier, un sans faute, des oeuvres brillantes, uniques et inégalées et le côté un peu démodé aujourd'hui ne fait qu'ajouter au charme de l'ensemble.
Vraiment pas mon film d'Alfred Hitchcock que j'ai préféré. Il y a pour moi un manque de rythme, c'est assez longuet par moment et quelques fois un peu trop tiré parles cheveux.
Quand on y regarde de plus près, ce film était quand même très culotté pour l'époque, puisque son action se passe de l'autre côté du rideau de fer. Cet autre côté où l'on croyait que le bonheur régnait. Et surtout, on nous laisse croire un moment qu'un américain vend ses services à Berlin-est qui était alors sous contrôle soviétique. Mais bon, à part ça, rien de bien notable à signaler dans ce "Rideau déchiré". L'intrigue ne se met jamais vraiment en place. Ça n'avance pas. Il faut subir pas mal de bavardages stériles ainsi que pas mal de longueurs et de lourdeurs. A ce titre, les passages avec la polonaise sont super chiants et durs à supporter. Moi, je ne retiens que deux grands moments : la scène de la ferme, ponctuée par ce meurtre, même si elle a tendance à s'éterniser. Et la scène du musée, entièrement rythmée par les bruits de pas, dans laquelle on peut voir comme un clin d'oeil à "Vertigo". La scène du bus, quant à elle, d'accord, elle est bien menée, mais elle est trop longue. Le duo Paul Newman/Julie Andrews ne fonctionne pas. L'un est beaucoup trop sobre, presque distant par rapport au film et l'autre, tout aussi belle soit-elle, est franchement inexistante et l'on se demande encore quelle est son utilité. Un tout petit Hitchcock.
Dès la première scène, avec ces passagers de paquebot de luxe transis par le froid, brisant la glace formée par l’eau gelée dans leur verre, Hitchcock indique comment il faudra prendre le film : avec distance et avec humour. C’est une nécessité car, après une première partie assez fine où le réalisateur distille le mystère des propos et comportements de Michel, les invraisemblances et grosses ficelles se succèdent, et le cinéaste, comme dans les feuilletons écrits du 19ème siècle, s’amuse à trouver des issues aux situations impossibles dans lesquelles il met ses personnages. Un divertissement distancié où Hitchcock semble se parodier lui-même.
Les derniers films d'Hitchcock ne sont pas parmi ses meilleurs, et "Le rideau déchiré" est de fait un film assez ennuyeux. La mise en scène ne pose pas de problèmes, c'est juste le scénario qui n'est pas intéressant. Il est d'ailleurs amusant de voir qu'avec cette histoire médiocre, Hitchcock arrive encore à faire des scènes très réussies qui relèvent le niveau général : celle du musée, celle de la ferme et plus modestement celle du bus. Pour le reste, assez moyen. Par ailleurs, je ne sais pas qui il faut blâmer, mais le sous-titrage des dialogues en allemand n'aurait vraiment pas été du luxe...
Clairement pas le meilleur Hitchcock, mais l'intrigue est quand même bien ficelé et il y a notamment du suspens comme il sait si bien en mettre dans ses films.
L'histoire est intéressante les acteurs sont bons, Paul Newman la classe internationale ce mec tout comme Cary Grant.
Le tout premier Hitchcock qui me déçoit autant. Beaucoup considèrent que "Torn Curtain" est le point de départ de la fin hitchcockienne. Ce n'est pas l'histoire qui n'est pas convaincante, tournée autour de manipulations et faux semblants sur fond de Guerre Froide , ni la réalisation d'Hitch toujours bonne, mais c'est plutôt un lassement permanent avec une intrigue qui peine à se mettre en place , un couple pas à la hauteur d'un Grant-Bergman (pourtant c'est le grand Newman et l'actrice de "Mary Poppins") et aussi l'absence de la musique d'Herrmann. Cependant, on retrouve ce qui fait la force d'Hitchcock avec quelques scènes très bonnes comme la course poursuite dans un musée au rythme des pas ou le faux autobus et celle ,sûrement la meilleure du film, le meurtre de l'espion allemand, dirigée admirablement. Mais bon, Sir Alfred m'a habitué à mieux, beaucoup mieux.
Je me demande encore si ce film est un vrai Hitchcock ?? l'histoire n'était pas mauvaise mais le jeu des acteurs ne collent pas avec le film, trop de lenteur et des dialogues pas très recherché...
Un Hitchcock un peu faible au niveau du scénario et du suspense et dont on ne ressent pas énormément sa patte pourtant Le Rideau déchiré n'est pas un mauvais notamment grâce à la mise en scène soignée. Quelques scènes sont très réussies comme la séquence du bus et surtout le passage à la ferme avec un meurtre stylisé, c'est lors de ses moments ou l'on retrouve le plus ce qui caractérise le cinéma de Hitchcock. Toutefois on regrette des longueurs pas réellement gênantes dans le sens ou l'on s'ennuie jamais car ce film sur fond de guerre froide est agréable à regarder, la musique est jolie, le couple vedette (Newman/Andrews) fonctionne bien sans faire non plus d'étincelles et ils sont entourés de bons seconds rôles souvent interprétés par des Allemands. Le Rideau déchiré n'est pas du tout un film d'espionnage à négliger en plus son intrigue n'a rien de complexe et de labyrinthique mais j'aurais souhaité un film plus happant et peut-être plus inquiétant.
Ce film date de 1966. Qu'en dire en 2023 ? Le centre de gravité de l'espionnage s'est déplacé vers l'est et l'ambiance a nettement changé. Newman est vraiment un apprenti espion. Il ne parle pas un mot de la langue du pays et n'a pas le moindre jeu de fausses moustaches pour passer inaperçu. Je ne sais pas comment s'est passé le tournage mais il me semble que Hitchcock qui a commencé le film sérieusement a évolué progressivement vers la franche rigolade. Il n'y a que Newman et Andrews qui ne l'ont pas compris. Quand Lila Kedrova en comtesse polonaise fait son sketch de cabaret, ils restent impassibles, presque dubitatifs. Pour ma part j'en ai pleuré de rire. Cela évidemment m'a rappelé la camée reniflante de "razzia sur la chnouf" onze ans auparavant, mais Lila semble avoir rajeuni. Dommage, James Stewart et Doris Day auraient pris cela avec humour. Et justement, la scène de ballets qui suit rappelle beaucoup le concert avec cymbales de "l'homme qui en savait trop". Hitchcock aime beaucoup recycler ses jeux de scène d'un film à l'autre. Les choses commencent à évoluer avec le duel au tableau noir du professeur local à barbiche avec son pendant américain Newman, à coup d'équations fantoches et pseudo mathématiques. Le voyage Leipzig-Berlin en car fantôme est également assez savoureux, avec la petite vieille en noir qui se trompe de véhicule. L'évasion finale dans des caisses en osier est carrément digne de Tintin. Finalement c'est mieux comme ça. Mieux vaut en rire. Le cauchemar est fini. Ce film est sympa.
Le rideau déchiré a eu le mérite de lever le voile sur les dictatures de gauche, ce qui déjà n'était pas une mince affaire...... Pour cela, qu'Hitchcock en soit félicité ! Le film rend bien compte de la surveillance, de la terreur et de l'implacabilité de ces organisations militaires avec un niveau de suspense à la Hitchcock...... Mais cela a beaucoup vieilli et malgré Andrews et Newman, l'intérêt s'émousse assez vite. Un film léger pour dénoncer un sombre mensonge mais le but est atteint, surtout à l'époque où la propagande réussissait à faire croire au paradis.............
Porté par l’interprétation charismatique de Paul Newman, un thriller d’espionnage en temps de guerre froide, au scénario assez bancal, avec aussi quelques longueurs, mais également des scènes purement hitchcockiennes au suspense haletant. 3,75
Hitchcock revient à l'un de ses domaines de prédilection, le film d'espionnage, sans atteindre l'intensité, le panache de certains de ses précédents tels que La mort aux trousses, Les 39 marches, Les enchaînés. L'intrigue se déroule en pleine guerre froide de Berlin est, en trois temps : d'abord le regard de l'héroïne perdue (J. Andrews) ensuite celui du héros (terne P. Newman) puis, du couple en fuite. On retrouve quelques plans étudiés de séquences reconnaissables du maître mais le scénario est trouble pour le spectateur et ne décolle pas vraiment.
Le Rideau déchiré est un tournant dans la carrière d’Alfred Hitchcock. En effet, il marque la disparition de trois de ses principaux collaborateurs : son directeur de la photographie Robert Burks, son monteur George Tomasini (décédé en 1964) et surtout son compositeur Bernard Herrmann. Ce dernier avait enregistré une partition qui s’est vu refusée par le cinéaste car il souhaitait une musique plus commerciale. En effet, Hitchcock était déstabilisé par le mauvais accueil tant critique que public de Pas de printemps pour Marnie et les "problèmes" rencontrés sur ce tournage. La soixantaine bien avancée, il se sentait sûrement démodé et se retrouva dans la situation d’accepter les volontés du studio concernant la musique et les acteurs principaux pour rester dans l’air du temps. La présence d’un générique montrant des extraits du film un peu à la manière d’une série télévisée peut-il d’ailleurs en être un exemple supplémentaire ? Cela amène souvent Le Rideau déchiré a été déprécié par la critique mais ces reproches sont souvent exagérés. En effet, si John Addison ne possède peut-être pas le génie de Bernard Herrmann, sa partition est entrainante, reste en tête et n’a pas à rougir devant celles qui se trouvaient dans les films d’Hitchcock avant sa rencontre avec Herrmann. Pour ce qui est du duo formé par Paul Newman (qui eut des relations compliquées avec le Maître du suspense lors du tournage) et Julie Andrews, il a certes été imposé par le studio mais il campe parfaitement ce couple de scientifiques-espions. Ainsi, cette histoire d’espionnage est prenante et réussit à retranscrire les problèmes politiques contemporains (chose qu’il n’avait plus faite depuis 20 ans et sa lutte cinématographique contre le nazisme). Il montre aussi que la survie d’espions américains peut se faire au détriment des populations localesspoiler: avec la séquence où les passagers se font tirer dessus (même si on nous dit après qu’ils n’ont été blessés que légèrement et ont tous réussi à s’enfuir, chose difficile à croire) et par l’effondrement des rêves de liberté de la comtesse Kuchinska et son incarcération probable . De plus, le réalisateur réussit une fois de plus à livrer des moments de pure narration visuellespoiler: comme la première séquence et de grands morceaux de bravoure purement hitchcockien tels que la poursuite dans le musée, le meurtre de Gromek illustrant la difficulté de tuer un homme (tous deux jouant d’ailleurs à merveille sur le silence et les sons), l’affrontement à coups de formule mathématiques entre les deux scientifiques, la poursuite en bus et l’évasion de la salle de concert . Ainsi, Le Rideau déchiré n’est certes pas un des plus grands chefs-d’œuvre d’Hitchcock mais il reste un excellent film d’espionnage qui représente bien les affrontements géopolitiques de la Guerre froide.