Quand la ville dort
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 février 2010
Un très bon Huston, un film noir magistral avec Sterling Hayden superbement crédible.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2010
Quand la ville dort ne fait pas partie pour moi des plus grand films noirs de l'histoire ( je lui préfère Laura, la Femme au Portrait ou encore Casablanca en autres ), mais il reste tout de même un très bon film de la part de John Huston.
Cette histoire de vol de bijoux adapté du roman de William Riley Burnett est très agréable à suivre, notamment grâce à une très bonne mise en scène du réalisateur du Faucon Maltais.
Sterling Hayden ( Johnny Guitar ) est vraiment excellent dans le rôle de Dix, il est accompagné de quelques grands noms, notamment celui de l'excellent Louis Calhern dans le rôle de l'avocat, de Sam Jaffe dans le rôle de " Doc " et d'une Marilyn Monroe qui possédait l'un de ses premiers rôles au cinéma, un petit rôle mais assez important dans l'intrigue du film.
La photographie en noir et blanc de Harold Rossom est absolument magnifique et reste le plus gros atout de ce film ( comme souvent dans les films noirs d'ailleurs ), par contre la musique de Miklos Rosza est certes sympathique, mais ne fait pas partie des plus belles partitions de ce compositeur à mon sens.
Il s'agit donc d'un très bon film à visionner mais qui possède tout de même quelques passages assez long et qui nuisent quelques peu à l'intrigue du film et qui l'empêche par la même occasion, pour moi, d'être un classique dans son genre.
16/20
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2010
Le plaisir devant «The Asphalt Jungle» (USA, 1950) de John Huston se nourrit d’autre chose que de son casting remarquable. L’écriture aiguisée des personnages et la lumière traçant des contours perlés prêtent aux lieux et aux actions du film une intensité singulière. Entre Preminger et une production de série B à la Joseph M. Newman, Huston œuvre à la construction d’un univers. A juste raison, on peut lire en divers endroits que «The Asphalt Jungle» considère tous les personnages avec une telle précision qu’il n’aurait pas fallu moins d’un film pour chacun afin d’en explorer l’entière personnalité. Mieux, aujourd’hui, nous aurions pu en faire une série. «The Asphalt Jungle» comme un pilote, archétype pour une série comme «The Sopranos». Concentré sur un seul événement nodal, le braquage d’une fameuse bijouterie, le film de Huston éparpille les lignes vers d’autre récit, produisant le sentiment d’une réalité régit par autre chose que la volonté narrative de Huston. Le récit se situe dans le monde suant de la Prohibition, cadre historique favori des films noirs de série B, loin d’une ligne de conduite narrative telle que chez Hitchcock. Le plaisir provient des visages ardents, aux contours nimbés manifestement travaillés par le directeur de la photographie Harold Rosson. Ce soin porté à la représentation des malfrats, et qui a laissé croire à l’époque que Huston se voulait bienveillant à l’égard de l’organisation du crime, ne profite qu’à la majoration photogénique de l’intrigue. «The Asphalt Jungle» n’en ressort que plus palpitant. S’ouvrant puis se refermant sur le personnage de Dix, le récit a l’audace de tracer la trajectoire d’un échec. Les longues focales qui estompent la profondeur soustraient à l’image comme dans le récit toute perception de l’horizon. «Le hasard joue contre nous» s’étonne le Doc à la suite du braquage. C’est que le sentiment de vie, que tout cultive dans le film, ne peut se faire sans l’impression d’une fatalité.
lhdlynch
lhdlynch

67 abonnés 386 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2007
Un film de hold up plutôt décevant, long et ennuyeux. Certes, c'est le grand John Houston qui est à l'origine de ce film noir, mais il n'a pourtant rien d'inoubliable. Sans être un navet non plus bien sur, il faut quand même reconnaître que la maîtrise de l'image y est parfaite et qu'il y a un réel travail sur la psychologie des personnages. En effet, jusqu'à présent, les personnages principaux bandits ou criminels étaient durs, insensibles, ici, le personnage de Dick est émouvant et le spectateur a libre accès à son passé familial et à ses sentiments. La lumière est extrêmement bien travaillée, le clair/obscur est magnifique. Le film est tourné en quelques sortes comme un huis clos, la ville, à l'air plutôt malfamé, est constamment vide, tous les lieux sont vides, il n'y a presque aucuns figurants... les seuls personnages que nous voyons ne sont pratiquement que les personnages principaux, ce qui paraît presque irréel. Le film est bien tourné, les décors sont souvent très beaux, les personnages sont bien interprétés, seule l'histoire n'a rien de très original, ni de captivant, le film met plus d'une heure a réellement démarré (et encore), la déchéance des personnages est par contre intéressante et la fin du film est très émouvante, finissant en happy end pour la justice. Et moi qui m'attendait à voir la belle Marilyn Monroe... donc oui on la voit, elle est toujours aussi radieuse mais ne sert foutrement à rien... Donc un film de hold up comme un autre, réussi esthétiquement mais plus que banal sur le scénario.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2011
Considéré comme l'un des films majeurs du réalisateur John Huston et comme l'un des chefs d'oeuvre du genre, The Asphalt Jungle n'a pas réussi à me convaincre sur la longueur. Après une exposition lente mais plutôt captivante le film se perd dans l'étude psychologique fort peu intéressante de ses quelques personnages, au détriment des scènes d'action ou tout simplement des rebondissements. Par conséquent l'intrigue devient lassante et pénible à suivre, John Huston s'attardant trop sur des caractères ténus, sans grandes épaisseurs, allant parfois jusqu'à un système de stéréotypes ( bookmaker alcoolique, avocat véreux, chauffeur fiable...). Le personnage joué par Sterling Hayden est peut-être le plus intéressant de la galerie, homme de main lucide tour à tour héroïque puis faible, un adepte des courses hippiques annonçant le gangster de L'Ultime Razzia de Stanley Kubrick. Sinon la mise en scène de John Huston s'avère respectable, parfois brillante ( utilisation astucieuse des décors, belle manière de filmer la ville...) mais ne parvient pas réellement à nous tirer de l'ennui global. Un film surestimé bien qu'indubitablement maîtrisé, voilà ce qu'est peut-être The Asphalt Jungle...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2015
La deuxième génération de film de gangster après "l'ennemi public" ou "le petit César". L'action est beaucoup plus diluée et la tension moins présente. Il y a un souci esthétique qui se rapproche d'un film d'Orson Welles, mais le scénario est quand même très simpliste. Le malfaiteur justifie son action par la "déformation du génie de l'homme" tandis que la police à la fin du film nous livre un petit réquisitoire contre la "bête humaine". C'est un peu manichéenn et un peu daté mais c'est un classique intéressant.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 avril 2022
Débutant de façon certes classique mais prometteuse avec l'annonce du triptyque préparatifs utopistes, réalité du casse puis débandade générale, ce drame se perd au sein d'une mise en scène neutre dans de pseudo analyses psychologiques avec des dialogues peu inspirés et au final une morale très manichéenne, entraînant un désintérêt certain pour le sort de ces malfrats peu attachants ou fascinants. Bref, peu enthousiasmant.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2012
En voilà un bon film, j'aime les bons films, ça fait du bien. C'est relaxant, apaisant de se dire qu'on a vu un bon truc qui ne nous a pas fait perdre du temps. Je pensais que j'avais vu plus de Huston que ça, mais c'est seulement mon 4°. C'est un réalisateur qui commence à me devenir de plus en plus sympathique.
Alors je vais dire toute de suite que ce n'est pas pour moi le meilleur film de braquage, tout simplement parce que je préfère le cercle rouge bien même mélodie en sous-sol. En fait dans ce Quand la ville dort, le braquage n'est qu'une infime partie du film, du coup je ressors un tout petit peu sur ma faim, j'aurai aimé les voir préparer leur coup avec minutie, parce que j'ai l'impression que là c'est un peu expédié et c'est dommage. Du coup je n'y ai pas forcément cru à ce plan génial que le Herr Doktor avait préparé depuis tellement de temps, ça me semble être un braquage assez basique. Il n'a pas la classe des 20 minutes silencieuse du cercle rouge qui donnait une tension à couper le souffle à ce film.
Néanmoins, la mise en scène et l'écriture des personnages du film de Huston sont vraiment de haut niveau. Il y a beaucoup de personnages, mais ils sont tous intéressants, scénaristiquement c'est bien foutu aussi, ce n'est ni trop alambiqué ni trop simple, juste assez pour qu'on puisse se demander ce qui va se passer.
Après j'ai trouvé que le film manquait peut-être un peu de suspens, mais rien de bien grave.
En fait je dirai qu'on est en présence d'un bon film, pas d'un excellent, mais d'un bon film, quelque chose de bien fait, avec des bons acteurs et qui fait un bien fout, mais qui ne va pas me marquer.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2016
C'est un vieux film, mais le coup n'est pas mauvais et l'arrangement entre truands est montée intelligemment. C'est toujours un plaisir de voir des gentlemen en chapeau, costumes cravate et la cigarette ou cigare en main. On n'en fait plus des comme ça. Un manque d'action, mais une intrigue encore bonne et Marilyn Monroe est sublime malgré ses courtes scènes.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2010
John Huston nous livre une histoire de cass où les héros sont les braqueurs, chose peu conventionnelle à l'époque. On les suit ainsi à travers une intrigue bien ficelée, mêlant enquête policière et coups fourrés entre crapules. Mais "The Asphalt Jungle" vaut surtout pour sa mise en scène : acteurs épatants (Sterling Hayden et Sam Jaffe en tête), réalisation virtuose et jeux avec les gros plans, ou encore un éclairage et une photographie assez impressionnants. Il plane également sur ce film noir l'ombre de la fatalité, qui confère au final une morale classique à l'ensemble. Du très bon cru.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 avril 2021
Un bon polar, au scénario bien ficelé, qui maintient en haleine jusqu'à la fin. Cette dernière se révèle un peu décevante... ou tout simplement... datée ! Mis à part ce petit reproche, on ne peut que se délecter devant cette histoire de cambrioleurs habilement mise en scène, et dotée d'un casting efficace, Sterling Hayden en tête. A noter la présence (irradiante) de Marilyn Monroe dans un petit rôle.
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2011
Ce superbe film noir peut évoquer mélodie en sous sol de verneuil, avec son histoire de cambriolage , plan soi disant infaillible, mais tournant inévitablement au fiasco. On est littéralement absorbé par l'histoire , et l'on ne décroche pas un instant. Encore un incontournable de john huston.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2013
Un des mes films noirs préférés. Les acteurs ont des gueules, je trouve Jean Hagen irrésistible. L'intrigue est prenante, la réalisation est vraiment bonne. Bien sur, il y a des défauts mais c'est un classique indémodable tout de même et un petit peu oublié.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2015
Le hold-up au cinéma a peut-être bien commencé ici ! J’ai bien senti l’influence de ce « Asphalt Jungle » sur des illustres suiveurs comme Kubrick (« L’ultime razzia »), Verneuil (« Mélodie en sous-sol ») ou, mon préféré, Melville et son « Cercle Rouge ». Pour ce qui est du braquage même, je trouve que John Huston s’en sort bien, mais l’expédie un peu vite ; on n’a pas assez de temps pour s’intéresser au plan ou aux détails de la marche à suivre. Je regrette aussi une certaine moralisation qui dénote sur la fin (sans doute imposée par les studios). Mais pour le reste, c’est le pied ! Je voudrais surtout mettre en valeur la richesse des personnages : ils ont beau être assez nombreux, ils possèdent tous une écriture profonde, au point qu’on souhaiterait voir un film entier pour chacun d’entre eux ! Des personnages qui s’inscrivent bien dans une tragédie noire (comme chez Melville, c’est assez flagrant pour moi) : des êtres humains enfermés dans cette grande ville inhumaine, qui tenteront d’atteindre un rêve en glissant du côté obscur, et qui seront rattrapés par une certaine fatalité. C’est là que le film est grand, après le braquage, dans sa dernière partie extrêmement poignante. Si j’aime tous ces personnages ayant tous l’illusion de pouvoir changer leur destinée, j’ai une petite tendresse supplémentaire pour Gus (l’amitié au-dessus du reste). Et puis, comment rester insensible à la découverte de Marilyn couchée sur le canapé ? En un mot, « Quand la ville dort » contient un bon braquage, mais surtout des magnifiques braqueurs !
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2014
Un chef d’œuvre du film noir dans une version collector de belle facture. Passons sur la photographie sublime d'Harold Rossom qui une fois de plus est magnifique pour insister sur le côté psychologique du film qui le distingue des canons du film noir. Huston s’intéresse davantage aux protagonistes qu’à leurs actions. D’ailleurs le casse en lui-même pourtant un modèle de précision occupe une part infime du métrage. Ce qui fascine Huston c’est la motivation des personnages. Chacun poursuit un rêve qui l’oblige à tremper dans des affaires louches. Ainsi le travail autour du casse est fait avec méthode mais sans passion comme le commun des mortels se rendant tous les jours à son travail. Il est d’ailleurs symptomatique que ce soit celui qui a le statut social le plus élevé (l’avocat campé par Louis Calhern) qui spoiler: finisse par trahir ses collaborateurs de circonstances estimant sans doute qu’il n’avait pas de gants à prendre avec le menu fretin
. Les acteurs sont tous très typés avec une mention pour Sam Jaffé parfait dans le rôle du « doctor », petit homme méticuleux capable de concevoir un casse au millimètre et spoiler: qui se fera prendre dans la scène finale pour avoir céder à son péché mignon en regardant une jeune fille danser dans un bar
. Sterling Hayden apporte toute sa virilité nordique à ce malfrat, fils de fermier égaré dans ce monde qui n’est pas pour lui et qui ne rêve que de pouvoir rentrer chez lui parmi ses chevaux (passion de Huston). spoiler: D’ailleurs il parviendra au bout de cette quête en finissant mortellement blessé dans sa ferme natale pour ce qui
sera la seule scène diurne du film voulue par Huston qui donne au final un accent Fordien à son film. Le bonus qui décortique le film est très intéressant faisant intervenant la fine fleur de la critique française (Michel Ciment, François Guérif, Patrick Brion) et un petit maître français du film noir : Alain Corneau.
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