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Mjoly
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3,5
Publiée le 10 août 2026
Un véritable film-école sur le thème du cambriolage de bijoux! Tout y est, les gueules qui vont bien, le plan qu'on monte minutieusement, qu'on réussit presque parfaitement, et ensuite la malédiction s'enchaîne... Très brillamment joué et réalisé, l'ensemble est sans surprises, mais n'a pas pris une ride.
Ce film met un peu de temps à se mettre en place : au début, on suit plusieurs personnages sans comprendre tout de suite où ils vont. Mais dès que l’intrigue s'installe, on est complètement captivé par ce polar. Tout est réuni pour créer une excellente ambiance de film noir, et on retrouve même certaines de ses références dans d’autres œuvres du genre. Preuve qu’il a su inspirer ! En résumé, c'est un très bon film américain des années 1950s, à revoir ou à découvrir.
Je n’ai pas du tout accroché. Une première partie, la préparation du casse, vraiment indigeste : du blabla en veux tu en voilà, dix fois trop long, des acteurs très moyens, j’étais à deux doigts de lâcher. Puis le casse proprement dit : ici nettement mieux, enfin il se passe quelque chose. Enfin, la débandade des casseurs : mieux que la première partie, mais franchement pas inoubliable. En fait ce film a pour moi beaucoup trop vieilli, et je m’étonne des notes dithyrambiques : image quelconque en N&B, jeux d’acteurs surannés, seule la présence de Marylin Monroe, dans un rôle très secondaire, m’a parue sympa.
Un chef d’œuvre des films noirs qui dépeint les divers caractères des hors la loi. De grands acteurs peu connus comme Sterling Hayden ou Louis Calhern s’approprient leurs personnages et nous emmènent dans cette fuite en avant des loosers qu’ils incarnent. Premier film également de Marylin Monroe belle comme toujours. Le noir et blanc n’a jamais été aussi utile dans ce genre de film.
On n'entre pas toujours aisément dans l'univers nébuleux de la série noire américaine, et l'apparence décousue et glauque du prologue du film nous le rappelle. Pourtant, une fois sur les rails, l'intrigue et les personnages prennent un intérêt croissant. "Quand la ville dort" ou l'affrontement nocturne entre la pègre et la police, consécutif à un cambriolage qui tourne mal. Au-delà du caractère individuel, typé et évocateur, de chacun des protagonistes -un avocat et un bookmaker marrons, le "cerveau" de l'affaire et son homme de main- au-delà des péripéties et rebondissements qui inspirent l'action, c'est la dimension inéluctable et tragique du drame policier qui retient l'attention et donne toute son intensité au récit. Chacun des protagonistes, par son tempérament propre, et par la faute de contretemps et d'aléas funestes, semble courir à sa perte, moins par souci de moralisme de la part d'Huston que parce que tel est son destin. Ces personnages marquants et la mise en scène maitrisée du cinéaste, plus manifeste encore dans le dénouement, sont les atouts de ce film noir haut de gamme.
Parfois les films de casse sont ennuyeux, on passe trop de temps, à montrer fort de démonstration comment le casse est réalisé avec génie, on y passe un temps fou, et bien souvent, il est difficile de se projeter avec les gangsters. Ici Huston, utilise le casse comme toile de fond, il ne sera pas l'élément principal, pour lui, ce qui compte, c'est les personnages, ils comptent tous, on voit leur façon de se comporter, leur code d'honneur, ou leur déloyauté, Huston nous plonge dans cette ville sombre, peu accueillante, où tout le monde se bat pour survivre. C'est le cœur du film, et la distribution est magistral, la mise en scène efficace et comme bien souvent à cette période, on prend fait et cause pour les malfrats, mais, pour ne pas gêner la censure, le crime ne paie pas et chacun devra expier ses péchés d'une manière ou d'une autre. C'est un film majeur, dan le genre du film noir classique. Pour découvrir mes critiques vidéo complètes, et rétrospectives classiques, rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos.
Un classique du film noir, peut-être devenu trop classique justement. Ce récit d’un braquage, qui va forcément mal tourné, est devenu assez convenu. Les personnages en sont des archétypes auxquels on s’attache difficilement.
Quand la ville dort, certains rêvent d'or. Un classique du film noir qui confronte la psychologie de plusieurs gangsters autour d’un hold-up, porté par un casting impeccable, avec en prime un petit rôle pour Marylin, mais une grande apparition pour nous !
Dans l’acte 1 d’ « The Asphalt Jungle » (« Quand la ville dort » titre français qui ne rend compte de rien), Doc Riedenschneider (Sam Jaffe) explique avec une rigueur toute germanique la réalisation d’un casse et le casting pour le réaliser. L’acte 2 nous montre la constitution de l’équipe , toujours avec rigueur à laquelle s’ajoute une description minutieuse des différents protagonistes et leur relation immédiate. Ce faisant Huston réalise un travail d’orfèvre, si j’ose dire puisque l’objet du casse est un lot de bijoux conséquents. Les femmes sont certainement les plus touchantes que ce soit Doll (Jean Hagen) désespérément amoureuse de Dix (Sterling Hayden) qui essaye de ne pas la blesser, où May Emmmerich (Dorothy Tree) la femme handicapée et qui espère encore l’amour d’un mari (Louis Calhern) qui après une dernière partie de carte la quittera pour Angela (premier rôle important de Marylin Monroe) qui pourrait être sa petite fille, elle l’appelle d’ailleurs “uncle”. Egalement une remarquable étude du pouvoir apporté par le statut social, vis à vis non seulement aux petites frappes, mais aussi de l’expérimenté Doc Riedenschneider. Et c’est là que tout se complique, cette allégeance à un puissant avocat, aussi habile dans la corruption que dans l’imposture, va entraîner le récit dans un désordre chaotique, mais sans que le réalisateur ne se détache un instant d’une rigueur sans faille. Enfermé à la fois dans ce carcan relationnel motivé par l’appât du gain, et prisonniers de cette ville irrespirables, personne ne pourra s’échapper indemne. La fin dans la pré, à proximité d’une ferme, est la rédemption tragique du moins pourri d’entre tous. C’est dire si John Huston à brillamment mis en scène le scénario qu’il a écrit avec Ben Maddow, adapté du roman de W.R. Burnett. Chaque scène, jusqu’au niveau du plan, atteint une sorte de perfection et l’opérateur Harold Rosson leur apporte un noir et blanc au grain et contraste somptueux. Certains cadrages, innovants pour l’époque (1950) et des mouvements de cameras inédits sont accompagnés par une partition somptueuse de Miklós Rózsa, grandiose, elle sait également se faire délicate dans les moments intimistes. Et la direction d’acteur de John Huston est irréprochable, avec un casting qui ne l’est pas moins. L’un des grands paris gagnants du cinéaste fut de confier, contre les objections de Dore Schary, le patron de la MGM, le rôle principal à Sterling Hayden (ex communiste, qui avait la réputation d’être un alcoolique). Sam Jaffe offre le rôle de sa vie, comme Jean Hagen et Louis Calhern. Enfin, Marilyn Monroe endosse parfaitement le rôle de la petite ni sainte, ni nitouche, avec un sens épatant de la prononciation et de l’attitude (déjà). “The Asphalt Jungle” est un chef d’oeuvre du film noir, à mon sens encore supérieur à “The Maltese Falcon” sortit neuf ans plus tôt. Le film inspira très nettement Stanley Kubrick pour “The Killing” (L’ultime Razzia) qu’il réalisa en 1956.
Un de nos films préférés tiré d’un roman policier formidablement réalisé. Des acteurs comme on n’en voit plus. Doc, Dix, Gus et Louis, bandits à l’ancienne. Que dire de plus ? John Huston est un très grand réalisateur.
Débutant de façon certes classique mais prometteuse avec l'annonce du triptyque préparatifs utopistes, réalité du casse puis débandade générale, ce drame se perd au sein d'une mise en scène neutre dans de pseudo analyses psychologiques avec des dialogues peu inspirés et au final une morale très manichéenne, entraînant un désintérêt certain pour le sort de ces malfrats peu attachants ou fascinants. Bref, peu enthousiasmant.
« Quand la Ville Dort » est un film noir urbain qui amenuise l’action pour se concentrer essentiellement sur ces personnages, pas nécessairement les plus recommandables de la société. La distribution illumine la sombre photographie souhaitée par John Huston, de Sterling Hayden à Sam Jaffe, en passant par le très chic Louis Calhern, la belle Jean Hagen et une jeune starlette en devenir, Marilyn Monroe. Une œuvre bavarde donc dont la scène du casse manque étonnamment de grandeur au contraire de sa fin, tout simplement magnifique.
Revoir ce film n'a fait que confirmer points par points ce que j'en avais pensé la première fois que je l'ai vu il y a six ou sept ans. "Quand la ville dort" est un des plus grands films noirs jamais réalisés. Et, pour ne rien gâcher, il se paie le luxe d'être le premier film de casse. N'en jetez plus, la coupe est positivement pleine. Tout fonctionne parfaitement, du début à la fin. Sans être étouffante comme elle l'était dans "Le grand sommeil", l'ambiance est tendue à mort. Tous les personnages, à leurs niveaux, évoluent dans un climat de stress. L'histoire est solide et passionnante. Et, pour lui donner le maximum de corps, Huston opte pour une mise en scène aussi virtuose qu'abrupte. Dans certains plans, on a l'impression qu'un détail nous est passé sous le nez, mais, dès le plan suivant, on mesure les répercussions dudit détail. Et, pour couronner le tout, l'interprétation est remarquable. Tous les acteurs sont excellents. Avec une mention plus pour Sam Jaffe et Sterling Hayden. Il y a 13 ans, le film a été inscrit au National Film Registry en vue d'une conservation à la Bibliothèque Nationale des États-Unis... le contraire aurait été parfaitement injuste.
John Huston ouvrait magistralement la décennie 1950 avec "The Asphalt Jungle" qui aura marqué une date certaine dans le genre des films de cambriolages. Au programme, un casse typiquement hustonien avec des individus désabusés et une entreprise vouée à l'échec. Avec une minutie impressionnante, le cinéaste décortique chaque rouage de son sujet et son incapacité à s'imbriquer dans l'entreprise. S'attachant comme souvent à ses personnages, Huston met en avant leurs fragilités, leurs problèmes, en somme ce qui ne les rend pas à la hauteur d'un tel projet. Il ne s'agit nullement d'une démarche de compassion à l'égard de la crapule mais plutôt d'une interrogation perpétuelle de la fatalité, comme il le fait dire à l'un des cerveaux du casse. Le cinéaste y offrit par ailleurs un premier rôle important à Marilyn Monroe déjà étincelante. Un classique intemporel du genre.