Le Samouraï
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2025
C’est une rencontre magique que seul le cinéma peut opérer, celle d’un réalisateur de renom Jean-Pierre Melville et d’un acteur au charisme fou Alain Delon, le premier offrant au second l’un de ses rôles les plus marquants. Incarnant un tueur mutique, froid et ambigu, l’acteur dès sa première apparition à l’écran est saisissant et capte toute l’attention de la caméra dirigée d’une main experte par un cinéaste inspiré. Brut, sans fioriture, mettant en scène des protagonistes aux motivations floues employant des méthodes douteuses « Le Samouraï » est un film noir remarquable figurant à juste titre comme un modèle du genre.
ChauvelCinema
ChauvelCinema

22 abonnés 594 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2020
Un classique du cinéma français que je n'avais point vu. Trop classique sans doute côté scénario, mais on sent bien que ce n'est pas tellement cela qui intéresse son metteur en scène. Melville apporte un véritable style, tant dans l'ambiance, la photographie que la mise en scène. Pas forcément le chef-d'oeuvre attendu car cela reste aussi rigide côté interprétation, mais une oeuvre extrêmement intéressante et une référence logique pour les futurs maîtres du genre. Borsalino !
marjo75
marjo75

16 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2024
Rien à dire sur ce grand classique du cinéma français
C’est une magistrale leçon de cinéma
Tout est parfait
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2023
On n'a peut-être jamais aussi peu parlé au cinéma et si peu réduit le cadre d’un film policier à de strictes retenues. Sophistication extrême ... C’est un film d’action sans actions. De longues déambulations, de muettes interrogations dans ce regard magnétique que Delon sublime au-delà du possible. Il joue sur l’abstraction de la mise en scène de Jean-Pierre Melville , maître d’œuvre en la matière d’une hypnotique variation sur le genre humain. Celui du truand solitaire happé par la bienséance policière avec laquelle il va composer pour jouer au chat et à la souris de manière très formelle. C’est le sel de l’histoire, cet alibi parfaitement concocté pour déjouer tous les plans, jusqu’à se perdre dans des sentiments jusqu’à présent ignorés. Le Samouraï avait donc un cœur. Qui le perdra …
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2021
Il y a deux raisons essentielles, même trois, qui incitent à regarder ce film. La première est que c’est une œuvre signée du nom de Jean-Pierre Melville. La deuxième est que c’est un polar. Et que les polars de Melville sont aujourd’hui des classiques et qui ont servi de modèle à de nombreux cinéastes. Et la troisième, c'est que Melville y est tout simplement au sommet de son art. À l'instar d'Alain Delon, plus Delon que jamais mais qui ici, le fait magistralement. Allez, comme il est évident qu'un film, aussi grand soit-il, ne saurait être parfait de bout en bout, autant en relever ici la seule faiblesse : un rythme un peu chancelant, sans doute voulu par Melville ceci dit. Mais en contrepartie, cette unique faiblesse est gommée par les qualités du film. Et dieu sait s’il y en a. Tout d’abord, on ne peut que souligner le soin apporté à l’esthétique, mais on est chez Melville, donc c’est monnaie courante. Ensuite, la mise en scène est impeccable et très épurée. Mais le gros point fort du « Samouraï », c’est son personnage principal, dont la psychologie est passée au crible. Nous avons à faire à un héros solitaire, froid et expéditif. Un héros solitaire aux méthodes implacables. Un héros solitaire qui ne semble plus rien attendre de la vie. Et qui de mieux qu’Alain Delon pour jouer ce personnage? L’acteur trouve ici l’un des tous meilleurs rôles de sa carrière, si ce n'est le meilleur. Il est impeccable. Son regard à la fois grave et ténébreux vous transperce à la seconde où il le pose sur vous. D’accord, il est mutique et monolithique mais il dégage un magnétisme et un charisme que très peu d’acteurs possèdent. « Le Samouraï » est à ranger aux rayons des références du genre. Il n’y a pas à en douter la moindre seconde, Melville était un maître du polar. Un vrai. Nous ne sommes pas prêts d’en revoir un comme ça de sitôt.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2016
Pour un film criminel/policier, c'est assez inhabituel.
Melville a réalisé un polar qui se distingue par sa froideur, son minimalisme angoissant par la photographie volontairement ténébreuse, le jeu des acteurs et un nombre minuscule de dialogues entre autres, ainsi que la musique rétro-grade mais pesante. Tout l'essentiel réside dans le déplacement du personnage d'un lieu à l'autre, les paroles n'étant prononcées pour donner des repères à l'enchaînement des situations. Il ne s'agit qu'après tout de mettre en scène la fuite du héros de la police, et de montrer également cette dernière, bien que très lente dans son processus, ne se déchaîne qu'à la fin. Melville prend son temps pour filmer ses personnages et réussit à les rendre attachants malgré les expressions neutres et la psychologie rudimentaire. Ce film pourrait sembler trop long pour les spectateurs d'aujourd'hui qui préfèrent voir l'intrigue foncer à vive allure avec des coupes rapides.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2020
un film qui contient aucun dialogue avant la 9e minute c'est pratiquement du jamais vu de plus sur le personnage principal c'est premiers dialogue ne sont même pas à 9 minutes ce qui est encore plus exceptionnel. Alain Delon incarne ici un personnage mystérieux et solitaire qui a inspiré beaucoup de différente œuvre et on comprend pourquoi interprétation plutôt exceptionnelle à la fin du film en revanche interprétation est plutôt très moyenne lors de la dernière minute du Film vu comment se termine celui-ci. un film plutôt captivant qu'ils arrivent à nous garder en haleine durant les 1h40 qui est pas mal ce n'est pas un chef-d'œuvre mais c'est un bon film vous passerez un bon moment.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2018
Melville est l’un des grands maîtres du film noir bien de chez nous, et c’est peut-être, entre tous, à ce Samouraï qu’il doit d’être ainsi connu. Symbole de solitude, comme l’explique l’incipit, il prend les traits d’un Alain Delon tueur à gages, raide et taiseux, flegmatique et indépendant, qui promène son imper et son borsalino, la clope au bec, le long des rues ternes de la ville dite lumière. Sa vie entière est une filature. Il prépare ses arrières soigneusement, et puis il glisse, il se faufile, il s’enfuit par un détour, s’échappe au travers d’un souterrain. Il ne pose aucune question, car il ne veut rien savoir, et il reste ainsi insoupçonnable. Le spectateur le préfère muet, du reste – loquace, il perd tout son charme. C’est un défaut récurrent chez le cinéaste : des dialogues rigides, énoncés par des acteurs perdus. Mais il excelle ailleurs. Et plus particulièrement dans l’atmosphère. Ici elle est grise, chaude, relevée parfois d’accords feutrés de jazz, ou d’arpèges à l’orgue ensorcelants. Une lumière tamisée qui se diffuse sur des gestes silencieux, des regards perçants, un montage qui alterne cuts brutaux et travellings profonds, une tension latente qui nous tient fermement sans qu’on ne sache trop comment. A mi-chemin entre la Nouvelle vague et les polars saxons, ce draft au Cercle rouge et à L’armée des ombres, source avouée de nombreux successeurs, marque un jalon incontournable du genre, et sûrement pas uniquement en France.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2025
Un homme seul dans une chambre vide, un oiseau qui s’agite dans sa cage, un imperméable gris, un chapeau baissé sur le regard.

Le Samouraï s’ouvre sur une image figée comme une gravure.

Le tueur à gages qu’incarne Delon se meut avec la lenteur d’un fantôme dans un Paris sans chaleur, suspendu entre codes d'honneur et routine criminelle.

Chaque geste est codifié, chaque silence plus lourd qu’un aveu.

La mise en scène épure à l’extrême, rendant chaque plan essentiel, presque cérémoniel.

Pas de psychologie, pas de débordement : tout est contrôle, précision, fatalité. Le récit avance à pas feutrés, sans sursaut, jusqu’à une fin inéluctable.

Le style prend le dessus sur l’émotion, créant une atmosphère hypnotique et glacée. Un film qui s’impose plus qu’il ne séduit.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2017
Bon film, très épuré. Melville sait aller à l'essentiel et montrer ce qu'il veut en supprimant tout ce qui viendrait surcharger le propos. Un tueur à gages exécute ses contrats froidement sans se poser de questions, mais on sent dès les premiers plans la faille du personnage, plus instable qu'il n'y paraît. Les acteurs sont excellents, à commencer par Delon et François Périer. Le film a toutefois des défauts. A trop vouloir épurer, la froideur générale qui se dégage des personnages semble parfois surjouée. Les allées et venues de Delon dans la ville (métro...) pour semer ses poursuivants sont certes bien filmées mais longuettes, on n'en finit plus. Autre scène longue, quand un policier met deux heures pour trouver la clé qui ouvre l'appartement de Delon, tandis que son collègue écoute aux portes des voisins. A l'exception peut-être de la pianiste, tous les personnages sont apathiques, moroses. C'est évidemment voulu par Melville, mais cette complaisance trop appuyée pour les codes du film noir aboutit à une atmosphère par moments exagérément lourde. C'est quand même un grand film pour moi, avec la superbe musique de François de Roubaix dont je ne me lasse pas.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Voilà un film bien étrange. En effet, il est parfait en beaucoup de point : un scénario intéressant qui nous plonge dans le milieu des truands et des tueurs à gage, des acteurs au top, des décors parisiens bien oublié aujourd'hui, un suspense bien soutenu tout au long du film. Mais voilà, il y a cette fin! Mais quelle fin! Un peu du n'importe quoi car même les explications du réalisateur semble un tantinet psychédéliques. Oui, la fin est ratée car on ignore pourquoi cette fin. Bien dommage, on aurait frisé le chef d’œuvre avec une fin plus cartésienne.
A voir par les amateurs de thriller policier et les fans de Delon, qui illumine bien la pellicule.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2013
Un très beau film , parfait exercice de style Melvilien. Tout se passe sur un rythme Zen, l'intrigue est sobre sans fioriture, les personnages bien posés tout de suite. Il faut noter aussi les décors incroyablement modernes, le petit studio de Delon , très sombre , très actuel. Le bureau du commissaire , en couleur gris taupe, avec un design qui rappelle le contemporain Philippe Starck.! La boîte de nuit aussi , ou plutôt le Night Club , comme on disait à l'époque, au décor tout blanc au contraire très 60's. Les cadrages sont des excerces de style, des peintures tour à tour figuratives ou abstraites, Et puis cette interprétation magnifique du couple Delon , lui à son summum, sobre , beau , mystérieux , beau ténébreux, et Nathalie troublante , envoutante, sensuelle . Elle est prête à tout pour le sauver, elle lui est dévouée , et on le sent. Une très belle direction d'acteurs . Sur un petit bout de scénario un film magnifique.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2015
Ça fait une éternité que je dois me mettre au cinéma de Melville, après être tombé en admiration devant L'armée des ombres il y a maintenant presque 10 ans (et j'en ai 25...). Et j'ai toujours repoussé l'échéance parce que j'avais peur, peur que le génie que j'ai pu voir sur un film ne s'envole. Et fort heureusement non, le génie est bien là. Alors c'est pas un chef d'oeuvre non plus, on n'atteint pas les sommets, mais on en est très proche quand même. Le Samouraï c'est tout ce qu'il faut faire dans un thriller/polar, absolument tout. Un rythme hyper lent, de la tension, des scènes qui s'étirent, un héros charismatique, du mystère, des femmes. Le seul petit truc qui manque, et encore, et c'est personnel, c'est une petite touche de folie, une petite fantaisie qui ferait que je me dirai "le mec récite sa partition à la perfection et arrive à en rajouter". J'ai retenu surtout une scène, c'est celle de l'intrusion dans l'appartement de Jef. C'est lent, hyper lent, banal presque, mais ça prend tellement son temps (notamment sur le pallier de l'appartement) que tu as peur, que tu es sous tension. Du grand art. Et tout le reste est comme ça, la réalisation est hyper carrée, la photographie idem, la prise de son est parfaite ( et pour l'époque c'est rare). J'ai enfin compris l'aura qui entour Delon. Plus charismatique tu meurs, dans son imper, avec son chapeau, il est froid méticuleux, il a la classe tout simplement. De ce que j'ai pu comprendre, ce film a fortement inspiré les réals américains (Coppola, entre autre), et ça se ressent bien, car quand tu vois ça, tu as envie de faire un film, de faire ressentir toute cette tension et cette lenteur. C'est vraiment la meilleure façon de faire un film, à mille lieu des films d'actions que l'on a depuis 10ans, et Melville avait tout compris.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2024
Un polar avec un Delon sans dialogues, néanmoins ce tueur theseux arrive à nous faire passer ce personnage. Un film qui va comme un gant à Alain Delon, à voir et revoir juste pour l acteur resplendissant dans cette réalisation.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2016
Dire comme on le fait souvent du Samouraï qu'il est un film taiseux est aussi exact qu'erroné. Oui, la parole y est rarissime, cantonnée au nécessaire, départie de toute projection vers l'autre. Sa rareté fait écho, de façon vertigineuse, à un Paris décati, froid et d'une austérité qui ne laisse aucune place au confort de l'illusion. Film mortuaire sur un tueur qui ne parle que le langage de l'acier, son revolver comme prolongement direct du regard métallique de Delon, ce Melville s'exprime pourtant grâce à sa mise en scène, d'une rigueur de chaque instant. Le point de vue externe concentré sur les faits et gestes des protagonistes sonde jalousement chaque action, cherchant à y décupler la puissance des enjeux qui y rattachent les personnages, et on peut dire que c'est réussi. Débarrassé de tout superflu, Le Samouraï finit par son épure absolue à y attaquer même le nécessaire : réduite aux luttes de figures hiératiques cantonnées à leur profession de façon obsessionnelle et exclusive, la vie telle que le film la représente sonne comme un écho lointain de celle de notre réalité. Cela renforce totalement l'empathie pour le personnage de Delon, qui erre comme déjà mort pour préserver sa vie de fantôme, ou l'histoire d'amour incomplète qu'il vit avec une jeune femme sublime. Sans jamais s'épancher, pleurer sa solitude, se rebeller face à la désincarnation de son existence, le personnage file pourtant droit vers un épilogue qui achèvera de l'humaniser et d'en faire la figure digne d'un homme stoïque, concentré sur lui-même pour refuser à un monde inamical le droit de le blesser, et continuer à agir selon ses propres codes. Libre et classe, du grand cinéma à la française.
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