Mondovino
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36 critiques spectateurs

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Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2020
Plus qu’un documentaire sur le vin je dirais plutôt autour du vin et sur les vignerons, différence non négligeable. En effet, on n’apprend peu sur le breuvage lui-même, plus sur ses producteurs, mais il y a moins de choses passionnantes à y trouver. Assez long à entrer dans le sujet mais prompt pour la polémique. Tourné de façon amateur, sans doute pour faire plus authentique comme le terroir, mais c’est ch.iant car ça bouge trop, le cadrage est mauvais et les zooms tellement n.uls et inutiles que je me demande encore comment ça a pu passer au montage. Celui-ci passe sans cesse d’un plan à un autre sans transition, c’est très anarchique. La musique est soit absente soit moche, et on s’en rend compte car elle est à un volume bien plus fort que celui (plus intéressant) utilisé quand les gens parlent (du coup on n’entend pas toujours tout, surtout que le son n’est pas retravaillé).
Il faut surtout noter que sur 2 heures il y a énormément de longueurs… Déjà Nossiter a une passion pour les chiens, où qu’il aille il les filme, autant faire un long métrage sur eux directement. Ensuite les passages inutiles tels que : la rencontre d’un couple de vigneron, le sparadrap de Mondavi (même si ça peut montrer qu’il veut contrôler son image mais rien d’anormal), l’artiste de céramique américain, le divorce de la fille de Montille, la déambulation dans Florence, le forum social (dont on ne voit et ne sait rien), la vieille peau qui se maquille. Oui il y a tout ça, et à quoi ça sert ? Perso je ne vois pas.
Si Nossiter charge pas mal Rolland il passe trop sous silence le fait qu’il a sauvé de nombreuses exploitations et enrichi certaines familles. Cependant, il a le mérite de montrer un système qui déshumanise le vin et le rend commun (seul à ma connaissance à le faire), ce que les gens acceptent et cautionne par leur achat sans le savoir. A part un devoir d’information digne d’un bon journaliste (c’est rare de nos jours) ça part dans tous les sens : on mélange politique, magouilles, économie, finances… comme la caméra mais sans mener à rien encore. On parle beaucoup de Michel Rolland mais rarement de sa méthode, on ne sait rien dessus, certes c’est secret mais savoir qu’il injecte de l’oxygène au vin est un minimum que l’on ne trouve pas. Quant à la dénonciation elle se fait attendre, dure 39 minutes, et ne va pas au bout. On ne sait ni d’où elle vient, ni ce que ça va donner, et on n’a aucune tentative d’explication ou de solution pour étayer le propos, juste un constat mal démontré.
L’épisode 6 que j’ai vu en bonus (d’une saga de 10 épisodes ?) était nettement plus complet et mieux fait, avec moins de longueurs et de tremblements bizarrement. On en vient à penser que ce film est un best of des 10 épisodes mais que l’on aurait confié le montage à un mauvais stagiaire, et le choix des séquences à un schizophrène.
-marc-
-marc-

20 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2012
Non, ce n'est pas du cinema: c'est un reportage à boire sans modération. On en deviendrait presque alter-mondialiste spoiler: Rassurez-vous, faut pas déconner non plus
. Merci à Hubert de Montille de défendre avec tant de talent la tradition Bourguignonne. Ras le bol de ces vins trop boisés, c'est du raisin que je veux: j'aurai tout le temps de goûter du chène quand je serai dans la boite. Quand un vin a une trop bonne note dans le "Wines and spirits", ne l'achetez pas, c'est la seule manière de lutter contre les dictats de M. Parker.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 octobre 2014
Sorte de production lycéenne de fin d'étude, "Mondovino" rebute par sa forme bâclée et cheap. Après 2h de zooms et de dé-zooms dans tous les sens, de cadrages improbables ou encore de hors-piste sur le chien pétomane de Robert Parker, le spectateur est ravi de revoir de vraies œuvres finies qui ne fichent pas le mal de crâne. Soit Jonathan Nossiter est un génie précurseur qui vient de créer un style, soit c'est le plus grand amateur-journaliste de la planète. Le fonds du documentaire s'avère autrement plus intéressant, dévoilant les dessous de la mondialisation du pinard, avec des personnages aussi charmants que Michel Roland, une sorte d'Anté-Christ qui se serait incarné dans le Bordelais. On pourra toutefois regretter la mono-thématique Parker-Rolland-Mandavi qui exclut de fait des aspects aussi intéressants tels que le rôle des organisations internationales comme l'OIV ou encore l'évolution du goût des consommateurs. Un documentaire essentiel donc, au vu du désert actuelle, mais très loin des attentes que l'on peut avoir en la matière.
gooneur
gooneur

60 abonnés 840 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2019
Passionnant pour les avertis! Les chocs culturels dans le business du vin sont finement présentés, on ne s'ennuie jamais, même si la partie italienne enchante moins. Un vrai bonheur pour l'amateur!
justineg
justineg

73 abonnés 906 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2006
Je pense que ce film est vraiment pour les connaisseurs c'est à dire pas pour moi !!
Henrico
Henrico

226 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2020
Edifiant! Ce film de Johnathan Nossiter, avec un faux-air de documentaire puzzle, est un chef d'oeuvre de cohésion. Les réflexions des personnes interviewées sont certes intéressantes mais semblent au début "parachutées". Peu à peu, elles apportent du sens, en se répondant mutuellement, pour 40 minutes plus tard révéler sous nos yeux et à nos oreilles ahuries des clefs magistrales nous permettant de comprendre comment dans le « mondovision » mondialisation rime avec mégalomanie, néo- fascisme, exploitation, acculturation. A revoir sans modération.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2011
Mondovino est-il ou non un véritable film de cinéma ? A priori seule une réponse nuancée serait susceptible de convenir à cette délicate question. Avant tout documentaire digne d'intérêts sur le sang de nos terres, l'objet développe son regard d'auteur en plantant sa caméra sur le terrain des hommes du métier... C'est alors qu'une autre question vient s'ajouter à la précédente : De quel(s) métier(s) s'agit-il dans ce Mondovino ? Jonathan Nossiter filme aussi bien les viticulteurs du terroir que les propriétaires et les oenologues reconvertis en bêtes de scène. Entre tradition et modernité, Mondovino tend à l'objectivité des faits qu'il expose modestement, captant les intérêts financiers, artistiques voire même philosophiques des sujets filmés. Nullement binaire mais quelquefois légèrement partial, Jonathan Nossiter s'attarde donc sur les diverses professions du secteur viticole : il est alors certain que le petit producteur bourguignon et le grand patron brassant les billets tout du long ne font vraisemblablement pas le même métier. Par ailleurs la passion émanant des interviews dirigées par Nossiter font de Mondovino un documentaire d'artisan rudement recommandable. C'est là qu'une réponse timide à la question initiale jaillit de notre esprit : ce Mondovino fleure bon le bouquet du cinoche, d'une certaine façon.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2017
"Mondovino" est un document passionnant sur le milieu finalement méconnu du vin. Jonathan Nossiter montre une viticulture à deux vitesses, l'une que l'on peut qualifier de mondialisée, l'autre plus locale et familiale. Oeuvre à charge à l'encontre de quelques acteurs du vin (Rolland et Parker prennent très cher), il dénonce un système qui repose sur quelques personnes seulement et sur la volatilité des prix, comme peut l'être l'art contemporain. Évidemment le manque de subjectivité est flagrant, et on voit clairement le parti pris du réalisateur, mais c'est nécessaire quand l'on fait un documentaire, pour exposer son point de vue. Et en effet il y a de quoi se révolter quand on voit les pratiques de certains pour faire s'envoler les prix, uniformiser les goûts, et mettre à mal les exploitations françaises, au détriment de la qualité.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2011
Passionnant voyage ,même pour les non initiés comme moi ,a la (re)découverte du vin et de son influence sur les relations humaines et surtout économiques.Une fois passé l'effet étrange de la réalisation Parkissonienne de Nossiter ,l'on se laisse happer par ces histoires souvent familiales ou s'affrontent les traditions et le terroir au modernisme et a la mondialisation.En centrant son doc sur le "duel" Franco-Américain (y a bien un conflit de familles Italiennes mais trop complexe et l'Argentine "survolé" en 5 mn a la fin) ,Nossiter en réduit l'aspect planétaire.Reste une formidable plongée au coeur d'un produit universel et ancestral ,lié pour certains a une manière de vivre et pour d'autres a un simple business.L'hégémonie des Ricains et la toute puissance de son gourou (Bob Parker) font froid dans le dos et montre bien les dégâts que le capitalisme galopant provoque insidieusement sur nos vies quotidiennes.Plaidoyer contre la pensée unique a déguster sans aucune modération.
Nelly M.
Nelly M.

113 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2008
Edifiant "tour du vin", quoique un peu longuet. Rien d'étonnant que les acteurs de la mondialisation se soient emparés de cette manne ! C'est bien vu, rendu palpitant par le visiteur-goûteur (il a de l'humour et une bonne gueule) posé, pas complaisant pour un sou. Le rire du dénommé Rolland porte très évidemment sur les nerfs, catalogué "camelot du vin" pour la planète, admiré pour "le sport" que cela implique, méprisé pour l'atteinte au patrimoine, ce saccage de la vigne traditionnelle qui n'avait pas besoin de lui. Hormis la noblesse des considérations des exploitants français (vin né sur tel sol devenant sans âme sur tel autre) il m'est arrivé d'hésiter une seconde entre confiscation vinicole par le marché mondial et profits démesurés des gros viticulteurs français de père en fils, mais une seconde seulement... Relevé une alternative intéressante, à mi-chemin entre terroir et ouverture au monde, celle de l'acteur Depardieu. Au final, si on préfère croire les affirmations ressortant de ce reportage, c'est plutôt monstrueux, ça fait complot de longue date, la triche que la mondialisation autorise n'aura donc pas de bornes ! Horreur, le Bourgogne serait artificiellement coloré soi-disant pour plaire au consommateur. Ainsi, après leur avoir ôté leur âme, on trafiquerait gentiment les vins les plus prestigieux, un genre de razzia en toute impunité... Tant qu'on peut encore se ruer sur le vin bio ou les rares vins de pays hors du rouleau-compresseur, il reste un peu de marge. Impossible de se contenter de la piquette locale pour autant (ce verre bu avec une grimace chez le petit paysan d'Amérique du Sud). Autre attrait du film et non des moindres : LES CHIENS, on dirait qu'ils parlent pour leurs propriétaires gagnants ou perdants dans ce business vinicole, la caméra les croque dans toutes les poses, des plus débonnaires aux plus scabreuses !
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un très bon documentaire qui demontre encore une fois l'affrontement entre les petits artisans et ce qu'on pourrait qualifier de "World Compagny".Jonathan Nossiter réalise un film très instructif,un peu à la Michael Moore,passant des amoureux de la vigne et de la terre aux grands patrons qui sont arrivés dans le vin sans savoir comment mais en ne vivant que pour le profit.Le documentaire est en revanche trop long aurait gagné à etre amputé d'une bonne demie-heure.Au final,un excellent documentaire très instructif mais trop long.
Marc C
Marc C

52 abonnés 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Le vin c’est un rapport intime, presque religieux de l’homme à la terre, à la nature" déclare un viticulteur italien, amoureux de sa vigne. Le film Mondovino, présenté lors au dernier Festival de Cannes, expose les ddégats de la mondialisation appliqués au vin. Ou comment du terroir on passe à une logique marketing et une uniformisation du goût. Un documentaire passionnant et limpide, qui au delà du monde du vin, témoigne de la logique de rouleau compresseur de la mondialisation libérale, quelque soit le secteur où elle s’applique.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 août 2010
J’aime le vin de qualité et j’adore le cinéma.Massacrer à ce point le cinéma pour parler du vin,je trouve que c’est inacceptable .L’art de la mise en image et je ne parle même pas de la mise en scène est mis à mal.Ce film ayant été beaucoup loué ,cela montre le peu d’intéret apporté à ce qui fait la beauté du septième art.Il existe de superbes livres pour parler du vin et rien qu’au tour de France 2010,dans l’étape du contre la montre qui a été l’occasion d’admirer du ciel les châteaux du Médoc ,la caméra du reporter sportif à éclipsé tout Mondovino.Dommage que le zéro étoile ou le -1 n'existent pas car certains films les méritent.
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Tout d'abord, commençons par les limites de ce documentaire. Comme ceux de Michael Moore, il s'agît ici d'un véritable pamphlet anti-mondialisation qui s'applique systématiquement à rendre sympathique des vignerons "du cru" et à montrer les "industriels" du vin comme d'ignobles personnages. Ce point de vue très partial fera que le documentaire ne convaincra que ceux qui sont déjà convaincus. Faisant partie de cette catégorie, le film est un petit régal car il s'applique à démonter tous les rouages de l'industrie viticole. Il montre bien la tendance à l'uniformisation du goût du vin, qui ne correspond plus au terroir, mais au goût des "experts" oenologues (et par ailleurs plus amateurs d'argent que de vin). Le cinéaste redonne parole aux anciens que l'on oublie de consulter dans notre société avide de nouveauté, de modernité. Finalement, c'est bien de l'évolution marchande de notre monde dont il est ici question, et encore une fois, cela fait froid dans le dos (notamment les propos des grandes familles italiennes qui déclarent que Mussolini a apporté beaucoup à l'Italie ! Merci pour tous ceux qui sont morts sous ce régime). Chronique d'une nouvelle forme de totalitarisme : le fascisme économique et la pensée unique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 août 2008
Un peu décevant vu les critiques à sa sortie mais avec le vin on y coupe pas il y a toujours quelqu'un pour ramener sa science.
Donc points négatifs: le caméraman probablement adepte du projet blairwitch et une réalisation qui émousse vite l'intérêt.
Mais il est amusant de voir les différents intervenants donc certains sont leurs propres caricatures, le jeune goldenboy avec son franglais, la riche famille américaine qui parle de ses travailleurs méxicains "ce sont presques des amis, nous leurs offront des casquettes et des teeshirts" super!
Avec aussi des petits plus, quand Parker parle du goût qu'il veut imposer au monde! sa voiture passe devant la publicité d'un macdo et le caméraman ne la manque pas, belle présence d'esprit.
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