A la sortie de "Permis de Tuer", les critiques furent nombreuses quant au changement de personnalité de James Bond, désormais incarné par le gallois Timothy Dalton. Et pourtant force est de reconnaitre, près de 35 ans plus tard, que cette évolution était nécessaire afin de contrecarrer un JB qui tournait un peu trop en rond sous l'ère Roger Moore. "The Living Daylights" avait annoncé la couleur. La courte ère Dalton sera plus réaliste et plus humaine, mais non dénuée de classe. Le JB de Dalton est clairement précurseur de celui que Craig Daniel incarnera 15 ans plus tard. Dans "Licence to Kill", ce qui saute aux yeux, c'est la violence et l'action omniprésentes. Par ailleurs, les scènes d'action sont remarquablement tournées. Si tous les seconds rôles ne sont pas forcément très développés, notons quand même le méchant Sanchez (Robert Davi), charismatique et antipathique à la fois. Enfin un méchant crédible! A ses côtés, Dario, alias Beniccio Del Toro qui débutait sa prolifique carrière. Miss Bouvier (la craquante Carey Lowell) est une JB girl qui sert enfin à quelque chose d'autre que de finir au lit au bout de 30 secondes. Par contre, la présence 'sur le terrain' de Q et sa facilité à avoir retrouvé JB est beaucoup trop décalée. Le réalisateur, John Glen, était déjà à la manoeuvre dans les derniers Bond. Mais ce "Licence to Kill" possède une atmosphère intéressante, parfois captivante, que les autres n'avaient pas. La bande-son est une réussite, même si John Barry n'en est exceptionnellement pas l'auteur. Tout est loin d'être parfait, il y a toujours quelques belles incohérences/facilités et des clichés à la pelle. Mais ça fait partie de l'univers Bond depuis ses débuts. Ce volet reste au-dessus de la moyenne. Un bon Bond curieusement méprisé par une partie des fans.
Trop souvent sous-estimé, cette seizième aventure de l’agent 007 marquant la seconde et ultime apparition de Timothy Dalton dans le costume ne démérite pas. En effet, non seulement l’acteur semble plus à l’aise et s’incorpore pleinement le rôle avec son propre style sobre et plus sérieux mais le récit en offrant une histoire de vendetta personnelle est de qualité. La mise en scène offre son lot de séquences d’action spectaculaire, le réalisateur John Glen – aux commandes pour une quatrième fois – fait montre d’une grande maitrise dans sa réalisation. Moins de gadgets, moins d’humour au sein d’une intrigue fertile en péripéties pour un épisode de qualité.
Après Roger Moore, la franchise James Bond prenait un virage bien plus violent et noir à la fin des années 1980 avec ce "Licence to kill". Timothy Dalton offre une facette bien différente du personnage, intéressante, reprise par Daniel Craig dernièrement, qui rappelle aussi un peu Jack Bauer, la fin justifiant les moyens. Il est plus froid, distant, menant ici une vengeance personnelle avant tout. Si cela a clairement pu surprendre et décevoir à l'époque, avec le recul, le film est plutôt bon, apportant une véritable modernité, voire un réalisme, à la franchise. Ce n'est pas forcément le James Bond que j'aime le plus, mais il n'est pas à jeter pour autant.
James Bond classique, avec plus de sang. L'action est au rendez-vous, Timothy Dalton est toujours excellent dans son rôle. On sent l'influence très forte de l'arme fatale, allant jusqu'à reprendre son compositeur. Ceci est déjà très troublant, car sa musique est très semblable. On y perd l'identité de James Bond. Mais ce qui aurait été appréciable, c'est d'avoir des personnages aussi bien écrits. Aussi profond. La seule présence de sang à gogo, ne rend pas l'intensité dramatique plus forte. Le méchant est un peu mou malgré sa cruauté. Ils auraient peut-être dû plus regarder du côté de Scarface. Les femmes sont absolument sublimes, mais tellement fades. La brune aurait pû être plus fêlé et borderline. La blonde plus forte et synique. Dans ce film, tout se perd à l'écriture.
"Permis de tirer" est le 16ème James Bond de la franchise EON et le deuxième et dernier avec l'excellent mais oublié acteur Timothy Dalton. Porté par la musique de Michael Karmen et les tubes de Gladys Knight et Patti LaBelle, l'agent 007 va entreprendre une mission non commanditée par M : venger la mort de ses amis tués le jour de leur mariage. Thriller bien huilé à l'ambiance sombre et sérieuse, cet épisode est palpitant. Petit bonus, c'est l'un des premiers rôles de Benicio del Toro.
Un James Bond atypique. Pris dans la mode des films d’action des années 80 on délaisse un peu le film d’espionnage où le pur divertissement de la période Roger Moore pour un film plus brutal. En effet dans « Permis de tuer » James Bond va se lancer dans une vendetta contre un narcotrafiquant (peu physionomiste) qui fait un peu penser à Tony Montana et qui a quelque peu gâché le mariage d’un de ses amis. Avec cette histoire Timothy Dalton va faire un Bond avec peut être moins de charisme, mais un côté froid d’exécutant bien développé et intéressant. Même s’il a un côté plus « réaliste » cela reste un James Bond avec des scènes d’action ultra spectaculaires notamment un passage d’hélicoptère à avion Belmondesque et son final avec la course poursuite de camions vraiment bluffante ou Remi Julienne et sa bande ont fait des merveilles. Un Bond un peu particulier mais que j’ai apprécié alors que je ne suis pas le plus grand fan de 007.
Seizième mission pour l'agent britannique 007 qui est en revanche la seconde et dernière pour Timothy Dalton, est franchement très bonne ! John Glen repasse quant à lui derrière la caméra pour la cinquième et dernière fois également et nous sort son "James Bond" le plus inspiré ! Enfin, c'est un épisode qui est également original de par son scénario qui change radicalement des autres et qui pourrait à la la limite le plus se rapprocher de "Au service secret de sa majesté" qui tentait également d'aller vers autre chose que les codes habituels de la saga. Le point commun entre ces deux films est la volonté d'explorer plus en profondeur la vie personnelle de James Bond, son mariage d'"Au service secret" est d'ailleurs évoqué. Le film s'ouvre sur le mariage de Felix Leiter auquel James est témoin. Mais ils doivent en même temps arrêter Sanchez, un gros trafiquant de drogue, qui mettra ensuite en danger les jours de Leiter. C'en est alors de trop pour Bond qui décide de prendre les affaires en main, à la place des autorités américaines, quitte à démissionner du MI6. Ainsi, nous n'avons pas le schéma habituel de M qui confie une mission à James Bond puis la présentation et distribution des gadgets par Q etc., bien que ces personnages soient tout de même présents dans le film. Non, ici James Bond travaille seul, enfin pas vraiment puisqu'il est accompagné d'une des meilleures James Bond Girl de la franchise, à savoir Pam Bouvier qui sait se battre et qui n'est pas là que pour faire jolie (comme peut l'être Lupe par exemple). En plus de ce scénario un peu à part donc, nous avons également un traitement de l'histoire un peu particulier puisque l'on peut passer du très sombre, voire même au gore explicite (comme les scènes avec le requin ou alors lorsque le mec est dans la machine à pressurisation) à des scènes beaucoup plus légères, adoptant même un humour puéril (notamment le deux-roues avec le camion ou l'espèce de rivalité entre les deux James Bond Girl). Le film ne perd pas de temps dans des dialogues intitules et n'est pas non plus avare en action, notamment toute la séquence finale avec les camions qui est excellente ! Outre Dalton, nous retrouvons Carey Lowell, Talisa Soto, Robert Davi et le très (très) mignon Benicio del Toro qui jouent très bien. "Permis de tuer" est donc un épisode qui se démarque des autres, tout en respectant les codes de la franchise et qui fait tout simplement partie des plus réussis de la saga !
Un BOND faible, probablement le plus faible de la série. T. Dalton a du mal à endorser le personnage. De bonnes cascades, et un bon rythme de mise en scène permettent d'accrocher au récit .
Voilà ! Voilà un James Bond tel qu'on l'imagine vis à vis du personnage et du scénario ! Et même s'il dépend du temps ancien des James Bond (sans injure aux précédents, notamment des plus vieux, tels avec Sean Connery), il préfigure ceux de l'époque nouvelle, avec Brosnan ! La musique ne fait pas tout, mais elle est bien caractéristique des James Bond, et le rythme de l'action, soutenu, ainsi qu'un bon scénario et du suspens à l'appui, avec un James au four et au moulin concernant les belles (donc coureur; fait terriblement macho, certes), tout cela correspond aux critères d'un "vrai" film de 007 ! Certes, Timothy Dalton ne restera pas le plus connu des acteurs qui ont incarné le célèbre agent secret, mais il faut reconnaitre qu'il ne dépareille pas dans l'ensemble. J'ai été très agréablement surpris de retrouvé Robert Davi, alias Kolya de Stargate Atlantis, dans un rôle d'un tel film.
Pour une deuxième aventure dans le costume de 007, Timothy Dalton renforce encore sa version d'un Bond brutal et sans états d'âme dans cette histoire de vengeance sur fond de narco-trafic. Avec un casting solide et en dépit de certains éléments d'intrigue qui viennent allonger un peu inutilement la sauce, le résultat est un bon cru pour son atmosphère globale et une dernière demi-heure qui est un véritable feu d'artifice. Un opus loin des extravagances de la décennie précédente, les deux pieds dans le réel.
License To Kill n'est pas sans qualités, au contraire il en a plus d'une à faire valoir. Toutefois, il souffre de la comparaison avec le film précédent. La faute à un pilotage automatique qui plafonne et ennuie malgré toutes ces explosions et exécutions les plus sommaires.
Timothy Dalton contracte le même symptôme que le film dans sa globalité. Un peu frustrant pour une dernière. Place à Pierce Brosnan.
Les années 80 sont marquées par l’explosion du cinéma d’action musclé à Hollywood. S’adaptant généralement à son époque, James Bond suit la mouvance et Permis de tuer choisit de poursuivre la voie amorcée par Tuer n’est pas jouer, c’est-à-dire un Bond plus violent et sérieux que celui de Roger Moore. Ce seizième Bond officiel s’éloigne du type d’intrigue habituel de la saga pour devenir un film de vengeance. On ne retrouve donc pas ici de méchant plus grand que nature se trouvant dans une base extraordinaire mais, à la place, nous avons un grand baron de la drogue à l’image d’un Pablo Escobar. De même, les scènes d’action sont plus crédibles (dans la limite où celles d’un James Bond peuvent l’être) et violentes, ce qui confirme le fait que Timothy Dalton reste le plus réaliste des interprètes de l’agent 007. Il n’est ainsi pas étonnant que la célèbre réplique "Bond, James Bond" soit présentée, cette fois-ci, de manière totalement anecdotique. Bien que possédant un scénario plus simple qu’habituellement (vu que nous sommes dans la vendetta pure), les ingrédients essentiels à un film de la saga restent présents : le générique de Maurice Binder est comme toujours excellent (ce sera d’ailleurs son dernier) et illustre une superbe chanson interprétée par Gladys Knight, l’exotisme est présent bien que nous ne sortons pas du continent américain (à l’exception d’une courte séquence où l’on retrouve Miss Moneypenny dans le bureau de M), l’action (certes plus réaliste et violente) est très présente et on y trouve les gadgets de Q ainsi que deux des plus belles James Bond grils d’une saga pourtant peu avare dans le domaine (Carey Lowell et Talisa Soto). Si nous sommes face à une histoire originale, le film se rattache cependant à une ambiance plus proche des romans d’Ian Fleming (certaines séquences sont même inspirées par certains d’entre euxspoiler: comme la séquence de torture de Félix Leiter directement tirée du roman Vivre et laisser mourir, dont la très libre adaptation cinématographique n’avait pas retenu ce passage ). Malgré son aspect atypique dans la saga, Permis de tuer demeure bel et bien un des meilleurs James Bond qui confirme Timothy Dalton comme étant une excellente incarnation du héros. Hélas, des problèmes juridiques bloquèrent la série cinématographique pendant six ans et amenèrent ainsi Permis de tuer à marquer sa dernière collaboration (tout comme celle du concepteur de générique Maurice Binder, du scénariste Richard Maibaum et du réalisateur John Glen) aux aventures de 007.
J'ai vu un film... qu inous montre James Bond au prise avec une vendetta personnelle... Et avec un Thimoty Dalton qui prend de l'ampleur dans une rôle qu'il va abandonner trop tôt... Malheureusement, la réalisation n'est pas vraiment au rendez-vous. On se situe plus dans le film policier par excellence que dans le principe d'un James Bond traditionnel... On découvre de jeunes comédiens qui deviendront connus comme Benicio Del Toro... On passe un bon moment, mais sans plus...
À ma grande surprise et pour mon plus grand plaisir, les deux films James Bond avec Timothy Dalton, sont de grandes réussites !
Ce James Bond sérieux, vengeur, très "noir" dans sa façon de procéder, donne une vraie tentative de renouveler ce personnage si iconique ! Et ça marche ! Même pour ce film, on tente des approches vachement intéressantes et l'action est brillamment recompensé récompensé