Derniers Avis : Le Jardin des Finzi-Contini - Page 5
Le Jardin des Finzi-Contini
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Un visiteur
4,0
Publiée le 31 janvier 2010
Un des meilleurs films sur le fascime en Italie. De Sica maitrise son sujet et ça se voit. Pourtant, le début du film laisse songeur. A coup de flash backs interminables et de personnages trop nombreux, l'ensemble est confus. Ensuite, le film gagne en aisance et en complexité. Les dialogues subtils servent le film et mettent en avant la reconstitution soignée sans être trop appuyée par De Sica. Historiquement passionnant, et nécessaire, cette période de l'histoire a rarement été aussi bien traitée, grâce à une mise en scène sobre, sans artifices, à hauteur humaine, malgré quelques gros plans maladroits et des flash backs inutiles, systématiques et ennuyeux et certaines scènes avec enfants frôle la parodie, tellement tout cela est antinaturel. Les personnage sont denses, complexes et les acteurs d'une beauté fascinante. Passionnat et jamais didactique ni explicatif, le film se construit autour de l'idée d'un amour qui se construit avec le passé. Les petites histoires dans la grande, la conclusion de l'histoire d'amour se rapprochant de plus en plus avec la déportation des personnages. Le film réussit l'exploit de ne jamais être manicheen malgré la période qui tend à l'être. Le film est très prenant, l'actrice Sanda dégage une sensualité dévastatrice doublée d'un mystère que j'adore. Une grande fresque simple, en fait. Et si, par moments; le film fait trop film d'amour (ils s'aiment, elle le rejette, il revient, ils s'aiment, elle le rejette ect etc) le film fonctionne et est très efficace, notamment la fin, un peu plus didactique que l'ensemble, mais très émouvante. Un très beau film.
Vittorio De Sica était un géant, et il le prouve une nouvelle fois avec ce "Jardin des Finzi Contini" du plus bel effet. Relatant en effet aussi bien la montée du fascisme qu'une histoire d'amour difficile, De Sica réussit à trouver un équilibre parfait entre cet aspect historique et le drame amoureux, l'un et l'autre se complétant en définitive admirablement. Il est de plus rare de voir un film traiter autant de sujets avec toujours la même délicatesse et talent (l'amitié, l'amour, la famille, la guerre...) sans jamais qu'une seule goutte de pathos n'apparaisse ici ou là. Mais le film sait également poser des questions essentielles, et ce notamment en nous offrant quelques scènes littéralement déchirantes... Bref, en deux mots : sublime et bouleversant : un grand film.
Un chef-d'oeuvre bouleversant. Les acteurs sont épatants et la mise en scène de De Sica merveilleuse. Un bel et triste hommage aux familles juives qui vécurent sous l'ère mussolinienne. Inoubliable !
Une oeuvre assez faible, étrange tant les puissances du fond et de l'environnement contrastent avec un casting médiocre, interprétant un script intéressant sans charisme. La réalisation n'aide pas l'ensemble à décoller.
Considéré par beaucoup comme un pur chef d'oeuvre, ce JARDIN n'a que partiellement supporté le passage des années. Son esthétique très 70's (abondance de zooms, comédiens doublés, lumière surexposée) est sans doute trop marquée (trop "mode"?)et sa dramaturgie trop inégale pour complètement susciter l'admiration. Sur un thème proche, LES DAMNES de Visconti, antérieurs de quelques années, sont bien au dessus. Pourtant le film marque de son empreinte le spectateur d'aujourd'hui. Ce "jardin" sur lequel s'ouvre le film devient la métaphore d'un monde clos sur sa propre beauté, duquel seront à jamais arrachés les instants de bonheur et de détachement. Beau raccourci d'un basculement politique majeur, observé par un petit bout de la lorgnette. Autant le film échoue à nous faire pleinement partager les déchirements de l'amour entre Dominique Sanda et son soupirant (en dépit de quelques scènes intenses on reste dans le chromo), autant les conséquences tragiques des évènements politiques sur les protagonistes (juifs surtout) sont admirablement traitées, de façon viscontienne presque, jusqu'à un final bouleversant qui alors fait basculer toutes les réserves antérieures.
Le film prend tout son sens par le contraste entre 2 univers : celui où la vie continue, et celui dont l'éteau se ressère peu à peu. Une façon inattendue de dénoncer le régime fasciste.
Ce film n'existe pas encore aujourd'hui en DVD,j'attendrai sa sortie avec impatience car il mérite plusieurs visions.Impossible du lui mettre 4* car il est trop inégal.Il y a 3 histoires, celle de l'aristocratie et de la bourgeoisie juive implantées et intégrées en Italie depuis très longtemps,celle de l'arrivée du fascisme puis du nazisme dans les années 35-45 et l'histoire d'amour entre les 2 personnages principaux. Le metteur en scéne,homme combien humain, à superbement rendu cet amour particulierement rare dans le cinema,c'est inoubliable...Toutes les scènes ou le couple apparait sont parfaites.La difference entre l'aristocratie et la bourgeoisie juive est assez reussie mais la partie politique que Vittorio De Sica tenait à montrer est ratée.Il n'a pas ce talent (cf:les Damnés de Visconti)c'est dommage car ce film aurait pu être un chef d'oeuvre avec toutefois un meilleur rendu du jardin qui voit de multiples plans inutiles s'envoler dans les airs .Mais tel qu'il est,il faut le voir.
Magnifique film! Vraiment dommage que dans la salle où j'étais il n'y avait que des personnes agées. Car la beauté des images est exeptionnelle. On en sort avec une larme aux yeux...
Ce film "mythique" n'a pas les moyens cinématographiques de ses ambitions. Les effets de style m'ont fait fréquemment "sortir" du film, notamment ces zooms intempestifs qui sont très laids. La post-synchro est aussi tout à fait ratée. Il y avait pourtant matière à un grand film "proustien" sur le souvenir. Les intentions sont louables - le fait de décrire ce jardin comme un paradis perdu ; la présence quasi spectrale du frère et de la soeur ; cette maladie invisible qui ronge le frère, dans une chambre tapissée de blanc. Mais les moyens d'y parvenir sont limités et dépassés. La photo, qui se voudrait cotonneuse et irréelle, évoque plutôt David Hamilton. Quelques scènes-clés sont trop soulignées. La musique est assez crispante. La fin est pas mal, quand Micol monte dans la voiture de la Gestapo, les images qu'elle voit sont déjà du passé. L'apparition, très étrange, des parents vaut aussi le coup d'oeil. Mais le tout a pris un sacré coup de vieux.
N’en déplaise à Georges Brassens qui assure que le temps ne fait rien à l’affaire, Le Jardin des Finzi Contini a bien subit la patine du temps : langueur, bavardage, gros plans démodé. A voir, pour sa culture cinéphilique uniquement.
Ce film de Vittorio De Sica des années 70 est bouleversant pour la tragédie que l'on connais. Il montre l'évolution du fascisme en Italie. Il a été à l'époque bien accueilli, récompensé à juste titre. Personellement, je l'ai vu avec un oeil d'aujourd'hui comme un peu dépassé, à vrai dire je me suis un peu ennuyé. Je m'attendais à mieux.
Ce film évoque très bien le basculement d'une Italie fascisante à une Italie qui, devenue vassale de l'Allemagne, durcira sa répression à l'encontre de la communauté juive. Ce drame est vécu au travers de deux familles juives dans lesquelles le spectateur plonge très vite dans l’intimité. La première, aristocratique, les Finzi Contini, va choisir un digne « exil » dans sa propriété et parc de Ferrare, l'autre, appartenant à la bourgeoisie, va croire que l’adhésion du père au parti va les mettre à l'abri des persécutions. Ces deux familles sont liées par leurs enfants, Micol, Alberto Finzi Contini et Giorgio, qui après s’être côtoyés enfants, vont se retrouver après l’exclusion de Giorgio et de plusieurs camarades du club de tennis local car juifs. Les Finzi Contini vont alors les inviter à jouer chez eux. Giorgio va peu à peu dévoiler l’amour qu’il porte à micol : cette dernière, se réfugiant dans la légèreté, ne lui offrira qu'une relation platonique peut-être pour le protéger. Alberto voit naître son homosexualité en même temps qu’il se laisse mourir. Vittorio de Sica a su donner à son film une atmosphère suffocante en confinant cette jeunesse insolente, belle et sportive et ces histoires d’amour inassouvies dans ce parc majestueux encerclé par de solides murs de pierres : ces murs vont se resserrer insidieusement au rythme des lois raciales jusqu’à l’issue fatale, pressentie dès les premières minutes du film. Ce film est d’une extrême richesse, les personnages sont subtilement abordés, le drame est suggéré. Il permet au spectateur qui n’a pas connu cette période de tenter de comprendre comment l’inexplicable a pu arriver avec un point de vue différent de ce que l’on peut habituellement voir sur cette période.
Quel magnifique film de De Sica.Dominique Sanda est incroyablement belle(la scène dans la calèche)et l'image est très soignée.Voila un film précieux et déchirant avec beaucoup de possibilités narratives.On ne voit jamais la guerre(sauf dans les actualités au cinéma)et pourtant on sent l'iminence de la catastrophe.Un film remarquable.