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Lilali_111
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3,0
Publiée le 20 juin 2026
C’est un beau film sur la communauté juive d'Italie à l'aube et au début de la montée du fascisme. Le récit mêle habilement romance et éléments historiques. Cependant, le film souffre d'un petit défaut : il se révèle assez bavard et, par moments, un peu ennuyeux.
Un des plus beaux films jamais réalisés sur la Shoah, non par la représentation directe de l'horreur, mais par l'évocation délicate d'un monde raffiné voué à l'anéantissement. Palme d'or à Cannes en 1971, cette adaptation du roman de Giorgio Bassani déploie une splendeur visuelle au service d'une réflexion bouleversante sur l'aveuglement et la fin d'une époque. Dominique Sanda y livre une interprétation d'une grâce absolue dans le rôle de Micòl, jeune aristocrate juive à la beauté lunaire et insaisissable. Son jeu tout en nuances, mêlant sensualité retenue et détachement énigmatique, fait de son personnage l'incarnation même de cette bourgeoisie cultivée qui refuse de voir venir la catastrophe et qui oscille entre joie de vivre et mélancolie prémonitoire. De Sica excelle dans la peinture de cette société juive italienne fortunée, claquemurée dans son parc somptueux aux allures de paradis perdu. Les parties de tennis sur courts privés, les discussions intellectuelles sous les arbres centenaires, les dîners élégants dans la demeure patricienne : tout respire un art de vivre séculaire que les lois raciales de 1938 vont progressivement asphyxier. Le réalisateur filme avec une tendresse nostalgie cette aristocratie érudite, attachée à ses bibliothèques et à ses traditions, incapable de mesurer la violence qui l'environne. Le contraste entre la douceur mordorée des images et la noirceur de l'Histoire qui s'abat est d'une grande puissance émotionnelle. Le film devient ainsi une métaphore poignante : un sanctuaire de beauté et de culture face à la barbarie montante. De Sica signe une œuvre d'une élégance formelle rare, À voir ou revoir car ce film n’a pas vieilli et reste d’une douloureuse actualité.
film ennuyeux et caricatural. Les personnages et l’action n’ont aucune cohérence psychologique ou cinématographique. scènes répétitives à l'infini, mortellement ennuyeuses
Entre 1938 et 1945, dans la paisible et provinciale Ferrare, les premières lois et interdictions antisémites promulguées par le régime de Mussolini sèment le trouble dans la communauté juive locale. Les temps insouciants dans le jardin des Finzi Contini, riche et érudite famille juive, où se retrouvait la jeunesse dorée de Ferrare, touchent à leur fin. A travers une poignée de personnages -principalement des jeunes gens et filles naguère à l'abri et rattrapés aujourd'hui par les tourments de l'époque- Vittorio de Sica relate une page sombre de l'Histoire italienne suivant un point de vue intimiste et confiné qu'invoque le titre du film. Encensé et récompensé à sa sortie, "Le jardin des Finzi Contini" me semble néanmoins avoir bien mal vieilli sur la forme comme sur le fond.
Le style du film, avec sa photographie voilée et ses zooms typiquement italiens (Je pense à Visconti notamment), n'est pas si élégant que ça, exprime un romantisme ostentatoire et suranné, en même temps que le sentiment déjà nostalgique qui envahit les jeunes protagonistes. Le déclassement de la bourgeoisie juive, relatée en douceur, de l'intérieur, manque de densité et d'intensité dramatiques. Au même titre que l'insipide histoire spoiler: d'amour avortée entre la fille des Finzi Contini (Dominique Sanda) et son camarade d'enfance. Le formalisme du film reflète, aujourd'hui, moins de sensibilité que d'affectation.
Cette tragédie montrant l'antisémitisme sous le régime fasciste de Mussolini me semble manquer d'énergie et ne contenir aucun sentiment de révolte face aux actes commis par la police fasciste. La réalisation est trop neutre et traite sur le même plan les rapports amoureux et le actes antisémites.
Une oeuvre dont Vittorio De Sica, démontre le développement du fascime de Mussolini durant le début de la Seconde Guerre Mondiale, avec comme point de vue, deux familles juives différentes par certains aspects. Par la romance, ces deux points de vue ont une conscience plutôt "réaliste" (d'où le "Neo Realisme) de la situation. Malgré un rythme assez monotone, et un manque de développement sur la condition Juive de l'époque, on est pris par son histoire et cette injustice humanitaire. Et avec une mise en scène magnifique de son réalisateur, les plans sont signes d'espoirs dans un monde rempli de désespoir
Un très beau film qui alterne superbement, l’histoire très privé d’un amour impossible entre deux jeunes gens qui s’apprécient depuis la petite enfance, et la grande histoire ; l’ascension de Mussolini au pouvoir, son alliance avec Hitler et la persécution des juifs. La réussite du film tient à cette association parfaitement réussie, on ne tombe jamais dans le didactisme, ou la propagande, au travers de l’histoire de ce groupe de jeunes gens bien nés, de la classe privilégiée et souvent juifs, on voit leur chute , la dégradation qu’ils subissent , des plus jeunes au plus anciens et même la déportation , à la fin, pour certains. Et puis deux d’entre eux qui devraient s’aimer, n’y arrivent pas, parce que le personnage de Dominique Sanda,( formidable actrice égérie des 70’s) femme libre , aventurière ne veut pas s’engager. Son « fiancé » est trop gentil , trop promis, trop "ami d'enfance", trop classique , elle préférera le charme du beau Fabio Testi , plus sauvage , plus macho. La plupart des romances de ces jeunes gens seront d’ailleurs contrariées , certains à cause des événements historiques , et d’autres à cause de l’incommunicabilité des êtres. Le destin des seniors de ce milieu juif est aussi magnifiquement montré, avec des seconds rôles attachant, pleins de sensibilité. On peut trouver désuet le style photo en floutée, orangée, à la Hamilton , peu adapté au contexte , mais très en vogue dans les années 70, mais qui a mal vieillit ( cela passe encore pour les films érotiques des 70’s mais pas trop ici) . Un des derniers films de De Sica qui démontre toue sa finesse et son immense talent.
Ce film, sorti en1970, est une absolue merveille, qui n’a pas pris une ride en 50 ans. L’histoire raconte la vie de l’aristocratie juive de Ferrare jusqu’à l’arrivée des fascistes, avec une reconstitution impeccable de l’époque, la passivité résignée avec laquelle les familles se laissent arrêter, sans opposer aucune forme de résistance à la police laisse songeur ;-(. Dès la première image du jardin, nous sommes enveloppés dans ce climat imperceptible de mélancolie, de ce monde à tout jamais perdu, autour d’une Dominique Sanda, dans un de ses plus beaux rôles, De Sica traite de grands thèmes tels que l’amitié, l’amour, la famille, l’arrivée au pouvoir du fascisme avec une totale délicatesse et sans une larme de pathos Il réussit à trouver un parfait équilibre entre l’avancée historique et le drame amoureux spoiler: (dont l’éconduit se sortira à temps) , Ces prises de vue « fondues », l’enchainement de ces nombreux gros plans et travellings, la beauté crépusculaire des images sont exceptionnelles et merveilleusement accompagnées de la musique de Manuel De Sica Une des plus beaux Films de Vittorio De Sica et un Oscar incontournable
Adapté du roman en partie autobiographique de Giorgio Bassani, un très beau film. Un grand drame social, dans cette période troublée de l’implication grandissante de l’Italie fasciste dans la répression des juifs. On y voit une sorte de havre d’apparente sérénité, alors que tout autour monte les forces du mal antisémite. Il y a de cet aveuglement que donnent la richesse, le pouvoir et le statut bourgeois, le tout sublimé par une histoire d’amour impossible. Les personnages sont superbement interprétés, dans un film de qualité, très classique. J’ai immédiatement remarqué que la voix de Micòl (Dominique Sanda, actrice française qui a tourné en italien) est doublée par Catherine Le Hénan (actrice doublure voix qui a doublé Laura Linney/Meryl dans « The Truman Show »).
Il y a tout d'abord une esthétique bourgeoise. Un lieu clos. Une villa, un jardin. Le soleil qui fige ses rayons dans les feuilles des arbres, qui les transpercent, parfois, et viennent caresser la pâle et fine peau des personnages. La famille Finzi-Contini, de la haute bourgeoisie juive de Ferrare, ne sort guère. Leur parc est un royaume fragile où ils règnent en maître, loin des classes populaires, de la saleté et du monde réel. Loin du fascisme, qui, dehors, dicte ses règles. Ce film est l'histoire d'un huis clos. Ou presque. Car il nous offre quelques embardées dans le monde réel, chaque fois plus angoissantes. La pression s'accentue sur tous ceux que le pouvoir exclut. Les juifs, en premier lieu. Tous le ressentent, sauf les Finzi-Contini, qui vivent dans leur monde, loin des autres. Parfois, ils ouvrent les portes de la demeure, alors c'est tout un pan de la jeunesse de Ferrare qui arrive, de blanc vêtu, immaculé, pour jouer une partie de tennis. Alberto est si fragile, on dirait un cristal qui pourrait se casser à tout moment. Sa sensibilité à fleur de peau contraste avec le monde extérieur, brutal. Micol, elle, est digne, plus forte. Elle a ses envies, ses ambitions. Comme une belle fleur, elle grandit, devient une femme. Ses tourments amoureux accaparent son esprit, loin de la guerre qui approche. Giorgio, lui, la sent venir. Il a peur, se révolte, mais il est impuissant. Chez les Finzi, c'est un monde à part. Les parents de Giorgio le savent bien, ils sont coupés du monde, hors du temps. Ce sera leur chute. Eux, ne sont pas plus lucides, auront le même sort. Malgré ses engagements, le régime fascite causera leur perte. De Sica filme la maison et la nature avec maestria. Les gros plans sur les personnages filment les émotions avec finesse. La sobriété du film est aussi son bémol. Sans doute un manque d'action qui conduit à quelques longueurs. Mais le tout reste extrêmement digne et maitrisé.
Chef d œuvre cinématographique ? Certes une réalisation et des jeux d acteurs, référence néoréalisme italien, néanmoins un film qui a bien vieilli avec un rythme et une ambiance floue particulière que l intrigue romantique sur fond d harcèlement des juifs durant la guerre ne remontent pas dans l appréciation globale
Grand fan du Vittorio De Sica des grandes années du néoréalisme italien avec des films comme « Le voleur de bicyclette » ou « Umberto D » ; ce film est déstabilisant à plus d’un titre. Lui qui décrivait très bien les classes populaires s’intéresse ici à la bourgeoisie de Ferrara et plus particulièrement de riches familles juives. La guerre gronde, les juifs commencent à être persécutés ; mais les riches familles vivent dans une forme d’insouciance coupable dans leurs propriétés aux allures de jardin d’Eden. L’Histoire va les rattraper, l’histoire quant à elle est plate et sans guère d’intérêt ; les personnages sont froids et distants ; leurs histoires de cœur ne me touchent guère. Et si on parle d’esthétisme ; nous sommes ici au début des 70’s ; et De Sica filme à la mode David Hamilton. Je trouvais ses flous et ses lumières moches à l’époque ; passé de mode, c’est encore plus moche. On suit cette histoire sans déplaisir mais avec guère d’intérêt ; çà ressemble à un film de vieux monsieur n’ayant pas grand-chose à dire et à montrer. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM