Marty
Note moyenne
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MGM-ranger
MGM-ranger

182 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2014
Marty est l'histoire d'un jeune homme qui aimerait trouvé une femme mais se trouve trop laid, il travail à la boucherie et retrouve ces copains le soir au bar. Lors d'une soirée en boîte il rencontre une fille qui a les même problème de solitude.
Marty est un film qu'on apprécie avec le temps et non tout de suite avec un beau scénario. Malgré une palme d'or à Cannes et récompensé par 4 oscars le film est pourtant oublier. Un bon 3,5/5.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2014
Incroyable... En 1955, ce film a raflé une Palme d'or et quatre Oscar (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleur scénario adapté). On y a vu, à l'époque, une perle du néoréalisme à l'américaine. Parce qu'il collait au quotidien et aux préoccupations de la jeunesse ? Parce qu'il offrait une petite plongée dans le milieu des immigrés italiens ? Quoi qu'il en soit, on n'y voit plus aujourd'hui qu'une comédie romantique mineure, gentillette et désuète. Il y a certes un élan, une fraîcheur, une simplicité qui rendent le film assez sympathique. Et puis on est content aussi de voir Ernest Borgnine dans un rôle principal, celui d'un bon gars, lui qui a été très souvent cantonné aux seconds rôles (de méchants ou de brutes) dans sa carrière. Mais bon, cette intrigue tournant autour de l'obsession sociale du mariage, de la place ou non de la belle-mère auprès d'un couple marié, semble d'un autre âge et n'offre rien de transcendant, même si l'on peut apprécier la petite touche caustique sur la mauvaise foi, la jalousie ou l'égoïsme de l'entourage de Marty.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 avril 2010
Une histoire simple et des personnages attachants. Ernest Borgnine, joue cette-fois-ci un doux, contrairement à son habitude. Voilà un film d'amour où il n'est point besoin de "coucherie" pour que les personnages expriment leurs sentiments.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mars 2013
"J'ai passé tous les samedis soirs de ma vie à rechercher une femme". Voilà une phrase que bien des gens - hommes ou femmes - ont du déjà prononcer. Et c'est pourquoi "Marty" est un excellent film qui parle au coeur. L'histoire est très simple; Marty, est un boucher trentenaire célibataire sur le retour, complexé, timide, sensible, vivant toujours chez sa mère. Lassé et blessé de se faire tout le temps rejeter, c'est à contre-coeur qu'il se rend un samedi soir au bal local et il y rencontre fortuitement une femme aussi esseulée et complexée que lui ... Ce scénario pourtant si primaire - qui s'étale sur un samedi soir et un dimanche matin - est parfaitement authentique. C'est une histoire qui parle, une rencontre, une discussion, un baiser, la joie du commencement des sentiments, ... Il faut dire que les dialogues sont très bien choisis, ils retranscrivent très bien les émotions et en disent plus qu'on ne pourrait le croire. Ernest Borgnine est très touchant dans ce rôle - assez inhabituel pour lui - d'homme sensible et sentimental. Betsy Blair - que l'on a très peu vu jouer et qui, accessoirement fut la compagne de Gene Kelly - est très juste aussi en jeune femme introvertie mais désespérément romantique. C'est une belle introspection sur la solitude, la peur de finir sa vie seul, de passer à côté de l'amour. Du reste c'est aussi, au second plan, une réflexion sur la vieillesse avec cette discussion entre la mère de Marty et sa soeur, toutes les deux veuves, se demandant que peut bien être une femme lorsqu'elle n'a plus ses enfants chez elle et qu'elle est seule. Pour finir rappelons que ce film mine de rien été auréolé de récompenses, 4 Oscars en 1956 et la Palme au Festival de Cannes 1955, un beau palmarès amplement mérité. Pour résumer "Marty" est tout simplement un film humain et ce genre de film se fait bien rare de nos jours.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
"Marty" est un film fort sympathique à l'image de son casting très convaincant. L'histoire du film est simple tout comme sa réalisation, les personnages sont tendres et attachants, en bref "Marty" se laisse voir sans la moindre lassitude. Mais le film ne se révèle pas suffisamment inoubliable pour expliquer pourquoi il a reçu des récompenses aussi prestigieuses que 4 des 5 oscars les plus importants ainsi que la Palme d'or à Cannes car on est loin quand même du chef d'oeuvre même si le film fait passer un bon moment.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Plusieurs fois primé (Oscars, Palme d'Or, Golden Globe,...), "Marty" est pourtant un petit film à l'histoire simple mais prenante ; une histoire d'amour entre deux trentenaires vivant chez leurs parents et peinant à construire leur propre vie de famille. Beaucoup de tendresse véhiculée par ce duo de personnages attachants. Ernest Borgnine tient le haut de l'affiche dans un rôle à contre-courant de ceux auxquels il nous avait habitué.
Pas un grand film mais l'ensemble reste bon avec un effet feel-good plutôt agréable.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2024
Rencontre touchante entre deux solitudes, cette romance peut paraitre désuète sur certains éléments pragmatiques mais conserve toute sa pertinence par la justesse psychologique des personnages, l'intelligence des dialogues et la raillerie sociale (ce père qui envie le célibataire après avoir prôné les valeurs familiales, ces mère intrusives qui ne vivent que par procuration, ces a priori réducteurs sur le physique...). Portés par une classiquement efficace mise en scène et une bande-son agréable, les subtilement impeccables Ernest Borgnine et Betsy Blair forment un couple auquel on veut croire pour sa sincérité et son modernisme (délectable rencontre avec la belle-mère!). Une bien jolie palme d'or!
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2011
Avant d'être un film, "Marty" avait été écrit et réalisé pour la télévision
en 1953 par le même réalisateur. Son énorme succès auprès du public poussa Hollywood à l'adapté au grand écran. Delbert Mann, réalisateur de télévision, réalisa ainsi son premier long métrage pour le cinéma. Enorme succès à nouveau, le film fut un des rare à décrocher l'Oscar et la Palme d'Or de Cannes du meilleur film. Et son acteur principale, Ernest Borgnine, n'y est pas pour rien et montre une sensibilité qu'il n'aura plus souvent possibilité de montrer dans sa carrière. Personne n'avait prévu le succès du film, qui fut même produit au rabait de peur de ne pas être rentable, au final la campagne marketing du film couta plus cher que le film lui-même et Delbert Mann fut le premier réalisateur à recevoir un Oscar dès un premier film. Mais son succès fut éphémère et "Marty" reste sa seule réussite.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2012
Marty est un célibataire de 34 ans. Légèrement empoté est d'une timidité maladive, il n'ose pas aller vers les femmes et demeure le seul de ses frères et sœurs à ne pas être marié. Complexé et velléitaire, il va pourtant tomber amoureux d'une fille qui souffre du même problème que lui : rejetée pour un physique qui ne respecte pas les conventions esthétiques et plutôt coincée, Clara s'éprend elle aussi de son chevalier simple et peu gracieux. Mais la mère de Marty, qui a peur d'être abandonnée par son fils, finit par s'opposer à cette liaison, de même que les amis de Marty qui se moquent de Clara.
Traitant brutalement du problème de l'abandon des vieilles personnes, du rejet des humbles et du mariage, Marty s'inscrit dans les grandes thématiques chrétiennes du Cinéma américain de McCarey ou Henry King.
Or, c'est inhabituel pour Hollywood de traiter d'une telle façon de la vie de tous les jours, avec des personnages tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Ernest Borgnine trouve son rôle le plus touchant avec le personnage de Marty. Succès public et succès critique, Marty remporte la palme d'or au festival de Cannes ainsi que l'oscar du meilleur film. Delbert Mann a réalisé un grand film simple.
ffred

1 987 abonnés 4 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2022
Je ne comprends pas trop la flopée d’Oscars reçus à l’époque (film, réalisation, acteur, scénario) sans compter la Palme d’or. Même si le film est bien sympathique, une jolie comédie romantique comme on en fait plus. Il imposera Ernest Borgnine au premier plan. Cela se laisse regarder avec un certain plaisir mais aussi très vite oublier.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2025
J'ai aimé la simplicité de cette romance, toute en pudeur, et mettant en scène des personnages sensibles et humains. Ce film est assez méconnu malgré ses nombreuses distinctions à sa sortie, il met du baume au coeur, et malgré son côté désuet il est assez moderne dans son propos.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
20 ans. Ça faisait 20 ans que je ne l'avais pas revu. Et mes impressions furent exactement les mêmes. Si l'on peut se demander pourquoi "Marty" a reçu un tel flot de récompenses, on ne pourra en revanche jamais lui enlever que c'est un film hautement attachant. Son histoire est toute simple, tout comme sa mise en scène, mais ses personnages dégagent une tendresse qui ne trompe pas. Ernest Borgnine, immense comédien que le monde du cinéma a désormais oublié, y est parfait. Jouant avec un naturel admirable. Il ne pouvait d'ailleurs en être autrement, lui qui fut loué, en plus de son talent, pour sa bonhommie et sa gentillesse.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2016
Sorti un peu de nulle part (même Burt Lancaster, son producteur, ne croyait pas au film), "Marty" raconte l'histoire d'un boucher italien habitant encore chez sa mère alors que tous ses frères et sœurs se sont mariés. A 33 ans, les gens ne cessent de lui rabâcher combien il devrait avoir honte d'être encore célibataire. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer car il sort régulièrement avec ses amis dans l'espoir de rencontrer des filles. Mais Marty n'est pas beau. Il n'est pas spécialement laid non plus mais il est banal. Et un type banal au grand cœur, les filles ne s'y intéressent pas. Jusqu'au moment où il rencontre Clara, une institutrice vivant chez son père et fraîchement lâchée par son cavalier du soir, parti rejoindre une autre femme. Comme Marty, Clara est seule et n'est pas vraiment belle. Mais elle n'est pas moche non plus. Forcément le courant passe entre les deux mais très vite l'entourage de Marty va émettre des jugements hâtifs sur cette Clara, bouleversant les habitudes d'une mère habituée à avoir son fils auprès d'elle et d'amis aimant sortir en groupe tous les week-ends. Deuxième film de l'histoire du cinéma après "Le Poison" de Billy Wilder à cumuler l'Oscar du Meilleur Film et la Palme d'Or à Cannes, "Marty" a sans doute été surestimé au niveau de ses récompenses (4 Oscars !). Mais cela n'empêche que c'est un film touchant, racontant une histoire sans s'encombrer d'artifices. Ce qui frappe, c'est la façon dont tout a l'air très simple dans le scénario signé par Paddy Chayefsky : les dialogues, la rencontre amoureuse, le quotidien de Marty. Tout ça est abordé sans chichis, avec la volonté de sonner le plus réaliste possible sans tirer sur la corde sensible. C'est un film simple sur des gens simples. Ici, le couple est bien loin du glamour hollywoodien habituel et c'est ce qui rend le film aussi beau. On se retrouve dans un réalisme touchant avec des acteurs filmés tels qu'ils sont. Nul doute qu'Ernest Borgnine, véritable gueule et second couteau du cinéma américain (il a joué dans "La Horde Sauvage", "Les Vikings", "Les Douze Salopards" ou encore "New York 1997"), trouve là son plus beau rôle. Un rôle dans lequel il se glisse parfaitement, boucher au grand cœur rencontrant enfin l'amour en la personne d'une Betsy Blair particulièrement touchante. Pas de grands ressorts dramatiques pour ce film se déroulant en deux jours, seulement l'histoire d'une rencontre entre deux âmes solitaires faites l'une pour l'autre. Sans en faire des tonnes, le scénario se montre suffisamment bien écrit pour captiver, critiquant au passage la bêtise que peut représenter le cercle familial ou le cercle d'amis quand ses habitudes sont bouleversées. Sans prétentions, "Marty" va droit au cœur et délivre une œuvre tendre, loin de mériter toutes ses prestigieuses récompenses mais méritant amplement qu'on s'attarde dessus.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 août 2014
A la base un petit film sans prétention produit au rabais qui va devenir un succès grâce à un scénario plein de sensibilité et de justesse, l'anti bling bling par excellence. Et Il y a bien sûr et surtout Borgnine qui apporte quelques kilos de finesse après ses rôles de brute. Bon tout de même Betsy Blair pris pour jouer les laiderons ça c'est un peu abusé.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2025
Avec Marty, Delbert Mann ne filme pas un héros : il filme un homme qui n’a jamais pensé pouvoir en être un. Un boucher du Bronx, la quarantaine timide, la voix voilée de politesse, le corps un peu trop lourd pour l’époque, pour les bals, pour l’amour. Il ne s’agit pas de faire un drame de cette solitude, ni de la sublimer : il s’agit simplement de l’habiter, avec une attention si fine qu’elle en devient bouleversante.

Il n’y a rien à faire le samedi soir. Cette phrase, répétée avec une lassitude en forme de constat, devient le leitmotiv d’une génération invisible, échouée entre la guerre passée et les promesses floues de l’American Dream. Marty n’a pas de rêve. Il a des horaires. Il a une mère. Il a une rue. C’est tout. Et c’est dans ce presque rien que le film va puiser une densité humaine rare.

Le film est fait d’attentes minuscules : un appel téléphonique, une valse, un regard qui hésite à soutenir l’autre. Il faut toute la tendresse et l’intelligence d’un Ernest Borgnine pour faire de ce corps ordinaire un monument fragile, un héros par défaut, un homme qui se demande s’il mérite, vraiment, d’être aimé. Car Marty ne parle que de cela, au fond : de la peur d’être un rebut, un reste, une vie sans événement. Et il en parle sans forcer, sans effets, à hauteur de trottoir.

Il y a quelque chose de profondément politique dans cette attention portée aux existences mineures. La caméra de Mann épouse l’espace domestique, non pour le dramatiser, mais pour en capter les tensions sourdes : la mère intrusive, les cousins moqueurs, les amis blessants sous couvert de camaraderie. Il impose des normes, des rôles, des récits pré-écrits. Tu es un homme, donc tu dois séduire, dominer, plaire.

La rencontre avec Clara, elle aussi maladroite, effacée, n’est pas une idylle. C’est une possibilité. Ce n’est pas une passion. C’est un courage. Le film sait qu’aimer n’est pas simple quand on ne s’est jamais senti aimable. Et qu’il faut une force considérable pour affronter non seulement les autres, mais aussi le regard que l’on porte sur soi. Ce que Marty montre admirablement, ce sont ces micro-batailles qui n’ont rien de spectaculaire.

Cependant, il est certain qu'on peut lui voir dans une esthétique et des gestes datés, un rythme trop lent, une théâtralité un peu molle, mais c’est peut-être aussi ce qui fait le charme des vieux films si on sait en prendre conscience.
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