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Un visiteur
1,0
Publiée le 1 septembre 2010
Cela faisait déjà fort longtemps que Peter Sellers et Blake Edwards étaient descendus de leurs piédestal dans mon esprit, The party en est un exemple criant. Ce film, d'une nullité absolue et d'une bêtise confondante, ne présente qu'une succession de gaffes au cours d'une soirée, profond n'est-ce pas ? Encore une de ces comédies plates, incapables d'aller plus loin que leurs intrigues... Cela dit, même l'humour est douteux.
Sans l'atmosphère déjancté et très sixties du film et la prestation génialisime de Peter Sellers, ce film n'aura pas valu mes 3 étoiles car bien que ce soit une comédie, ce film n'a rien de bien drôle et la manière de réaliser de Blake Edwards est assez dérangante.
Blake Edwards fort de sa volonté de faire un film visuel part pour le tournage de ce qui est une référence de la comédie US avec un scénario famélique de 63 pages seulement. Donc le pitch de cette énorme farce est basique : plonger un innocent acteur raté indien dans une fête organisé par et pour l’intelligentsia cinématographique ; une fête dans laquelle il n’est pas attendu et se révèle inadapté. Peter Sellers apporte à ce candide tout son brio et son sens aigu du timing comique ; il donne un véritable coté enfantin à ce personnage ; sa composition exceptionnel fait de lui un quasi co auteur de cette comédie si peu écrite. Ce gaffeur va véritablement dynamiter par sa maladresse cette soirée mondaine emplie de vacuité et d’hypocrisie. Heureusement il trouvera une alliée et peut être même l’amour auprès d’une jolie et jeune invitée aussi sincère que lui ; mais il y perdra peut être une carrière ciné. Le décalage entre ce duo de perdreaux et les rapaces les entourant permet à Edwards de diffuser son venin ; une satire féroce des mondanités hollywoodiennes. Mais Bakshi (l’acteur indien maladroit) possède une humanité et une poésie inaccessible aux membres blancs riches et puissants. Donc ce qui pourrait paraitre du racisme dans une premier temps en traitant l’indien de manière aussi naïve devient vite une leçon d’humilité. Quasi dépourvu de dialogue, c’est un film d’interprète mais aussi de mise en scène. Combien de fois pense-t-on à Monsieur Hulot en voyant déambuler Bakshi ! Tati est bien présent à chaque plan surtout dans les deux premier tiers du film. Edwards use d’un découpage sobre et exploite pleinement la largeur et la profondeur de champ ; de fait, dans chaque recoin d’un plan se loge un effet comique potentiel. Les entrées et sorties de champ, la mise en espace des corps et le simple déplacement des personnages se substitue à merveille à l’absence de dialogue. Son film est élaboré comme un ballet burlesque et le lieu du déroulement de l’action l’y aide particulièrement. Comme chez Tati, Bakshi est plongé dans une maison offrant multitude de potentiels technologiques ; une maison truffée de gadgets et possibilités comiques ; elle est un acteur du film pleinement exploité par le metteur en scène. Le chef d’œuvre n’est pas loin ; mais l’histoire manque tout de même de densité. Puis le dernier quart du film avec l’arrivée des hippies sensé offrir le bouquet final n’est pas à la hauteur de la poésie mise en place jusqu’alors. Et pour finir, un clin d’œil à l’actualité. Blake Edwards, en 1969, montre déjà des comportements masculins déviants annonçant l’affaire Weinstein. Ou comment certains hommes puissants et influant d’Hollywood profite de leur aura pour consommer de la chair féminine fraiche. tout-un-cinema.blogspot.com
Bientôt 50 ans que le film est sorti et il n'a pris aucune ride. Blake Edwards nous offre un film d'un humour rare et subtil. Peter Sellers nous livre un personnage hors normes sorti tout droit d'un univers parallèle où la gaffe règne en maître. The Party est une oeuvre d'art familiale dont on ne se lasse jamais.
Une comédie absolument délicieuse,qui marque le sommet de la collaboration fructueuse entre Blake Edwards et son humour raffiné,et Peter Sellers avec son sens de l'absurde.Dans "The party",tout est volontairement exagéré pour amplifier la portée des gags.En hommage aux slapsticks de Lubitsch ou Hawks,Edwards laisse le champs libre à un Peter Sellers fabuleux,qui improvise dès qu'il en a l'occasion.A la fois maladroit,silencieux,courtois,gaffeur et attentionné;Sellers incarne Hrundi,un acteur Indien blacklisté des producteurs hollywoodiens,après d'énormes gaffes,mais qui se retrouve invité par hasard à une réception d'un de ces producteurs.Le choc des cultures est hilarant,et met en lumière la vanité du monde du spectacle,la frénésie matérialiste de la fin des années 60 et le règne de l'apparence.Sellers dynamite toutes ces convenances dans un grand numéro de clown blanc,qui en fit le digne successeur de Buster Keaton à l'époque.Avec des compositions musicales agréables de Henry Mancini,cette comédie fêtarde célèbre la pop culture,et joue sur des comiques de situation,éculés,mais jouissifs,car sans limite aucune.Rire de bon coeur avec Peter Sellers,quoi de mieux?!
Une des meilleures comédies de tous les temps, réalisée et jouée par l'un des duos les plus efficaces : B. Edwards/P. Sellers. Le rythme pourra déconcerter les spectateurs modernes mais pour ceux qui savent apprécier cette folie douce, c'est un pur régal. Le brave Indien interprété par Sellers est une machine à catastrophes qui enchaînent les bourdes, tranche dans une société trop guindée et dont l'esprit très naïf va peu à peu contaminer les participants à cette fameuse "party". On rit beaucoup aux nombreux gags de ce film, parsemé de personnages hauts en couleur et qui finira dans un moment de folie comme on en a rarement vu depuis. Un film fou, mis en scène avec savoir faire et interprété avec délectation. Aucun cinéphile ne peut passer à coté de ce film, c'est un incontournable et indémodable classique. D'autres critiques sur
Blake Edwards, c’est avant tout Diamants sur canapé (1962) et bien sur La Panthère Rose (1964) avec qui il collaborait déjà avec Peter Sellers, qu’il retrouve dans cette fabuleuse comédie déjantée et endiablée qu’est La Party (1969), où Hrundi V. Bakshi, un acteur indien extrêmement nul se voit par erreur invité à une fête huppée. C’est en quelque sorte, la goûte d’eau qui va faire déborder le vase, car ce type est l’incarnation même de Gaston Lagaf, rien ne lui échappe, toutes les bourdes sont pour lui ! Dans le rôle titre, c’est donc Peter Sellers qui se retrouve grimé en Indien. A peine vient-il d’arriver à la fête qu’il enchaîne une à une les gaffes les plus insensées et loufoques. Et ce ne sont pas les seconds rôles qui vont lui venir en aide, on fera automatiquement référence à l’hilarant barman ivre. A noter aussi la présence d’une frenchie, la ravissante Claudine Longet (qui interprète l’une des chansons du film, à savoir : « Nothing to lose »).
Le summum de la comédie britannique. Humour noir et surréaliste. Totalement délirant et intemporel. Le meilleur de Peter Sellers et Blake Edwards. Une facétie que Jacques Tati aurait (a probablement) admiré (voir Mon Oncle pour des résonnances particulières). Du grand art.
Une avalanche de gags burlesques, le début du film est peut-être moins drôle mais au bout de quelques minutes les gamelles et autres bêtises de Hrundi Bakshi (alias Peter Sellers) s'enchaînent a un rythme effrénés. Des grands moments de comédies (même si pour les jeunes c'est pas assez vulgaire, moi personnellement j'adhère à fond).
Bon, je vous avoue que quand on me présente The Party comme l'une des comédies les plus drôles de tous les temps je me vois forcer de protester. Le film n'est pas hilarant, il est plutôt drôle, enchainant les situations cocasses, mais il est assez inégal. C'est un film qui le rappelle énormément Mon oncle (je pense qu'il s'en est inspiré) de Tati, tant pas son esthétique que par la façon d'utiliser tous les éléments de la maison pour les gags. Et au final c'est un film très sympa, qui se suit sans ennui, avec un Peter Sellers très bon.
Un chef-d'oeuvre qui partait du bon pied puisqu'il constituait le point culminant de la collaboration Edwards/Sellers. Force est de constater que leurs productions suivantes sont plutôt allées en déclinant, aussi délicieuses soient-elles. A contrario, « The party » marquait la mise en scène d'un comique abouti, introduisant avec finesse sa dose d'amertume. Un comique si magistralement orchestré qu'il en sortait comme la seule démonstration vraiment convaincante pour venir critiquer les dérives d'une société, à la façon de notre Beaumarchais national. Avec son sens de l'ironie tout particulier, Edwards venait mettre la lumière sur tout le ridicule de l'Hollywood de l'époque, passant sérieusement à tabac les producteurs véreux et les stars à la gueule de jeune premier. Le milieu est décrit comme incroyablement corrompu, matérialiste au point que seule compte l'apparence (par contre tout est permis dans la caravane...), inévitablement cruel (à briser les carrières de ses propres stars, telle Claudine Longet qui livre là une performance poignante dans un rôle pas si éloigné de sa propre situation finalement...). Un système vain surtout. Car tout ça le duo Edwards/Sellers va nous le mettre K.O. en 1h30, usant à merveille de la magie du cinéma comique. Ce par le biais d'un personnage venu d'ailleurs (du cinéma muet de Buster Keaton on serait tenté de dire) : un personnage silencieux, maladroit, courtois malgré tout, tendre... Le moindre gag va être est poussé à l'extrême, avant que la situation ne s’apaise doucement pour repartir de plus belle. D'autant plus jouissif que le duo ne se pose aucune limite, « la party » laissant place à un grand n'importe-quoi, mâtiné de dialogues décalés. Un bordel qui va aller crescendo dans son invraisemblance, accompagné tout en rythme par la musique entraînante de Mancini (à l'image de cette scène aussi absurde que délicieuse où un orchestre continue de jouer alors que la mousse-du-bain-de-l-éléphant est en train d'envahir la scène). Parmi la flopée de films relatant la glorieuse épopée des années 60, "The party" est peut-être celui qui dégage la plus grande nostalgie. Un film qui est tout logiquement entré au panthéon du cinéma comique, et ce fut par la grande porte.
The Party est un film que l’on devine à la fois culte et primordial par son influence. Non content de trouver où Birdy Nam Nam avait déniché son nom, j’ai compris que Mr. Bean n’était que le descendant de Sellers, pilier de The Party, et que l’humour de Tati (si l’on peut dire que Tati est drôle), était visiblement en vogue à l’époque. The Party se résume à une soirée où un acteur maladroit, invité par erreur chez son producteur qui voulait le rayer des listes des studios, se balade. Un ensemble de gags absurdes, voire totalement lourdingues, fusent pendant 1h30. Bien que le film soit une réussite dans son genre, Blake Edwards n’est visiblement pas celui qui a le mieux utilisé Sellers, puisque Kubrick a su juguler l’inventivité de l’acteur afin de laisser place à un scénario. Indigent d’un point de vue scénaristique, The Party reste un film culte et le sommet de la collaboration Edwards/Sellers. J’imagine que certains pourraient trouver tout ces gags extrêmement lourds et prévisibles, mais finalement, pour ma part, j’ai bien rigolé.
J'ai entendu parler de ce film pendant des années par des journaux et des amis qui en faisaient une comédie "culte", un des meilleurs Blake Edwards etc...
Résultat des courses : c'est un gros navet. Le point de départ du gars qui arrive dans une fête et va multiplier les gaffes avait pourtant de quoi me séduire. Mais franchement je n'ai ri à aucun moment. Le sourire vaguement idiot de Peter Seller m'a rapidement saoulé surtout qu'il en abuse à tout bout de champs. Le personnage est vraiment stupide ce qui explique les catastrophes mais jamais marrant et absolument tête à claque. Grosse déception pour moi, car j'ai perdu 1h30 et le temps m'a paru horriblement long.