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4,0
Publiée le 7 octobre 2014
En 1955, "Kiss Me Deadly" fit l'effet d'une bombe! Peut-être parce que l'on faisait allusion pour la première fois au pèril atomique! Ce film noir profondèment rèvolutionnaire renouvelle un genre, un type de films, une façon de voir la rèalitè et de la filmer! Quelques sèquences sont inoubliables comme ce casier contenant un coffret d'où se dègage, quand on l'entrouve, une lumière aveuglante et brûlante ou bien encore la curiositè de Gabrielle face à la boîte de Pandore qui se transformera en torche vivante! Ralph Meeker est un convaincant Mike Hammer et on se met à rêver si le rôle du dètective ètait endossè par un Bogart ou un Mitchum! On notera ègalement d'excellents troisièmes couteaux comme Jack Lambert ou Jack Elam, des gueules qui font merveille! Oeuvre maîtresse du film noir, "Kiss Me Deadly" nous règale donc pour ses manipulations et ses traquenards, ses doubles jeux et ses femmes fatales! Sans oublier ses recoins obscurs du Los Angeles des 50's...
Un film noir dans la grande tradition des films noirs américains... avec la touche de Robert Aldrich en plus. Même si le réalisateur n'atteint pas la maestria qu'il aura plus tard dans quelques films de guerre, la mise en scène reste brillante. Aldrich soigne l'image et ça se voit. Chaque plan est millimétré, la lumière met en relief les personnages. Seul petit bémol, le choix des acteurs. Ralph Meeker interprète un Mike Hammer parfois un peu trop stéréotypé. Idem pour sa secrétaire. Quel dommage car le scénario tient vraiment la route !
Quel ennui ! On m'avait annoncé un chef-d’œuvre du film noir, c'est juste un nanars de série B, dont le mauvais scénario est effroyablement mal joué par des comédiens de seconde zone. L'histoire est idiote, tout comme les dialogues. Quelques petits effets de mise en scène, mais ça ne sauve rien...
Christina erre dans la nuit près d'une route, vêtue d'un seul manteau. Bonne nouvelle : elle se fait prendre en stop par Mike Hammer, un détective privé coriace. Mauvaise nouvelle : le tandem est rapidement retrouvé par de sinistres crapules, qui éliminent la jeune femme et laissent le détective pour mort. Celui-ci va alors tenter de démêler l'affaire... Beaucoup de monde l'a écrit et l'écrira encore, "Kiss Me Deadly" c'est l'archétype du film noir. Un héros détective privé, une intrigue touffue autour d'un macguffin, de nombreux personnages secondaires, des femmes fatales, une organisation machiavélique à affronter... Et dans ce film, ne vous attendez pas à une intrigue très rigoureuse. Mike Hammer avancera surtout en discutant avec des personnes liées à l'affaire, souvent sorties du chapeau. Tandis que si résolution résoudra le sort des personnages, elle n'expliquera pas vraiment qui a fait exactement quoi. Non, ce qui est important ici, c'est l'ambiance et la forme. Plus particulièrement les confrontations, qui valent leur pesant de cacahuètes et marquent visuellement, notamment au niveau d'un découpage très judicieux des hors-champs. Règlements de compte dans la rue, meurtres, tortures, séductions, manipulations... Il faut dire que le protagoniste n'y va pas de main morte, et participe grandement à la qualité de ces "échanges". Amateur de belles voitures, misogyne, brutal voire parfois cruel, intelligent, plein de ressources : Mike Hammer, incarné par un convaincant Ralph Meeker, n'est peut-être pas si loin du James Bond qui apparaîtra au cinéma quelques années plus tard. Il faut le voir prendre du plaisir à donner des claques à un témoin qui refuse de causer, même contre un billet... Dans l'ensemble c'est un film noir sans temps mort et très bien mené, jusqu'à un final spectaculaire assez étonnant, aux relents mythologies inattendus !
Le film de Robert Aldrich est un des archétypes du film noir américain. L'intrigue, ténébreuse et violente -encore que les thrillers modernes aient rendu la violence des années 60 très anodine- se développe au rythme de rencontres hasardeuses er complaisantes, provoquées par on ne sait quels indices, et guide le détective privé Mike Hammer, le genre macho musclé, dans d'incessants déplacements. Chaque témoin ou suspect mène à un autre, comme un jeu de dominos, sans jamais lever un bout de voile du mystère qui préoccupe Hammer... ni justifier de l'utilité des susdits. Ce sont ici des seconds rôles sans intérêt ni personnalité qui constituent l'antithèse du polar "à la française", celui de Simenon par excellence. La concision et l'efficacité de la mise en scène s'exercent vainement dans la mesure où l'intrigue est aussi pauvre que conventionnelle. Il reste la sobriété et la noirceur typiques qui donnent ses lettres de noblesse au genre mais l'exercice de style m'a paru, plus qu'ailleurs, très artificiel. La seule singularité du film émane d'un dénouement surprenant par son caractère métaphorique et fantastique.
J’ai du mal avec le film noir et ses intrigues obscures qui me laissent à la traîne, mais je comprends tout à fait que celui-ci puisse être considéré comme un chef-d’œuvre. Pour moi, il ne va pas jusqu’à transcender le genre, mais il esquisse dans sa dernière partie un virage quasi-fantastique qui m’a fasciné, surtout pour un film de cette époque. La mise en scène est magnifique et on voit passer ici et là une bonne partie des ingrédients dont se servira David Lynch dans ses films et séries. Je reste donc un peu réservé à cause des codes du film noir, mais c’est clairement une oeuvre majeure et influente.
Oh, comment un film peut-il devenir aussi désuet, dépassé par les connaissances acquises depuis son tournage. Et bien, voilà un film qui atteint un record. Pourtant, le film part très bien. Une femme mystérieuse, qui se jette dans les bras du détective et qui se fait assassiner avant même d'avoir pu lui révéler son secret. Puis une enquête menée pas à pas vers la vérité par un détective dur à cuir. Mais quelle vérité! Imaginer qu'il s'agit d'un trafic d'uranium, qu'on a stocké dans une simple boîte recouverte de cuir, mais qui est capable de vous bruler vif si vous l'ouvrez. Instantanément ou presque! Ce n'est pas désuet, çà, comme vision du nucléaire. Bon, on ne va pas se moquer, on est en 1955, la bombe atomique n'est pas très vieille, et les connaissances nucléaires ne doivent être guère enseignées. Néanmoins, le film est captivant, et vous emmène aussitôt dans ce monde de détective, et d'enquête, de bas-fond, d'indic, de policier pas net. C'est habilement tourné, et on ne s’ennuie pas. A voir par les amateurs de film policier.
Un scénario très tendu et complexe (mais parfois il manque de clarté). Une réalisation avec de l'intelligence dans chaque plans. Le personnage principal est très intéressant, la fin du film est très étrange à la limite du genre fantastique.
Ce film souffre de toute évidence d'un probleme de fond sinon de rouages mais il est vrai que le portrait entre autres du joueur de base ball un peu débile fait attendre un recit qui nous inquiete parfois.
Introduction extrêmement violente pour l'époque, réalisation (Aldrich multiplie les plans de pas) et photographie N/B magnifiques. Mike Hammer, détective privé qui prend du plaisir dans la violence, se joue des femmes, mais devrait s'en méfier, enquête sur un objet que la police et des malfrats cherchent au prix de la vie de ceux qui se mettent sur leur chemin. La fin est très décevante, "les aventuriers de l'arche perdue" s'en inspireront fortement.
"Kiss me deadly" c'est ce que dit la traîtresse au héros dans la scène finale où elle lui propose un "baccio della morte". Mais "en quatrième vitesse" dans la version en français c'est ce que dit le héros à cette même femme insoupçonnée pour qu'elle le rejoigne dans sa voiture de sport. Comme souvent, pour ce genre de films policiers noirs, l'intrigue est difficile à suivre. Peu importe, c'est du cinéma d'ambiance, impressionniste. Les scènes se succèdent rapidement, sans trop de logique. Le metteur en scène cherche surtout à faire entrer le spectateur dans un climat d'angoisse indéfinissable jusqu'à la résolution finale. Il faut reconnaître qu'Aldrich filme parfaitement chaque séquence pour noircir le tableau progressivement. Ce n'est pas du Hitchcock qui raconte une histoire à sa façon, même si le Maître anglais a utilisé dans ses films le coup de la boiboîte mystérieuse. C'est plus proche de Jules Dassin ou de "l'invasion des profanateurs de sépultures" pour l'ambiance pesante et l'utilisation d'acteurs peu connus. Ralph Meeker, déjà vu dans l' "Appât" d'Anthony Mann, s'en sort bien en détective privé courageux et tenace mais dépassé par les événements. Les femmes, qui ont le baiser facile, n'ont pas fait des carrières d'actrices notables. Le scénariste accumule les références littéraires et ne leur donne pas forcément le beau rôle. Le médecin félon cite nommément Pandore, dévorée par la curiosité, avant que la traîtresse le tue d'un coup de pistolet, ce qui lui évite d'assister à la catastrophe finale. Les acteurs secondaires sont excellents. Parmi la bande de méchants on reconnaît Jack Elam, figure inquiétante des westerns, et Paul Stewart, le gentil journaliste de "bas les masques" avec Bogey. la musique est particulièrement soignée : Nat King Cole bien entendu pour commencer, mais aussi la Symphonie Inachevée de Schubert comme dans "Assurance pour la mort", et la Grande Polonaise de Chopin. Pour conclure, les avis sont partagés. Il y a ceux qui auraient voulu un récit logique et cohérent et ceux qui sont pris par l'ambiance particulièrement noire. Moi j'ai aimé.
Voilà une très grosse déception. pourtant, je conservais de ce film un souvenir très flatteur pour l'avoir vu à la télévision au ciné club au début des années 90. En fait, la mise en scène peine à installer un climat de mystère, de suspens. La plupart des scènes sont balancées sans jamais faire naitre ni entretenir la tension qui devrait pourtant assaillir le spectateur livré à cette intrigue avec laquelle nous avons été appâté dans la très belle scène d'introduction. Mike Hammer, le détective privé, est intéressant mais les autres personnages manquent singulièrement d'intérêt et de présence. On a l'impression que le film tourne à vide autour d'une intrigue alambiquée.
Scénario compliqué à plaisir, pour masquer le vide du propos. Que ce film a vieilli. L'acteur principal est sans intérêt, et on n'arrive pas à cerner son personnage. Avec un maximum de rebondissements, curieusement le film se traîne. Tout est convenu ou inutile, et à part la photo, il n'y a rien à sauver. Que quelques uns crient au chef d'oeuvre me laisse songeur. En fait, et ça ne m'arrive pas beaucoup, mais malgré mes efforts, j'ai abandonné aux deux tiers... et j'ai perdu 1 heure de ma vie.
Un film noir américain des années 50 comme je les aime et comme ils ont malheureusement disparu. Un scénario simple mené tambour battant, des personnages assez caricaturaux, mais on est scotché jusqu'à la fin. J'admire comment le metteur en scène faisait avec des bouts de ficelle les films passionnants.