En quatrième vitesse
Note moyenne
4,0
465 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

48 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
17 critiques
3
10 critiques
2
9 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mai 2014
Ça commence très bien et puis plus ça avance plus ça pédale dans la semoule. Non seulement le scénario est tellement déroutant qu'il en devient incompréhensible, et inintéressant, mais l'acteur principal ne provoque aucune empathie, certains personnages secondaires sont débiles (à tel point qu'on se demande parfois si on n'est pas en pleine parodie) et le final est grotesque. Oui, mais diront les formalistes, la beauté du style, les cadrages et blablabla…. Certes, on ne va pas dire le contraire la réalisation est innovante, mais depuis quand la forme serait-elle une fin en soi ? Depuis quand la beauté formelle serait capable de masquer l'indigence du propos ? De ce pétard mouillé on ne retiendra que l'introduction, une scène de filature amusante (à défaut d'être angoissante) et la beauté sulfureuse de Maxine Cooper dans le rôle de Velda
florentbalme
florentbalme

87 abonnés 516 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2011
Un film qui a les défauts de ses qualités. Aldrich voulait rendre l'intrigue labyrinthique pour dérouter le spectateur, et il n'y arrive que trop bien : ce méli-mélo policier sans queue ni tête est tellement incompréhensible qu'il en devient vite lassant et inintéressant. Il en est de même de Mike Hammer, qui diffère du héros classique des films noirs ; le réalisateur américain en a fait un détective privé pathétique, antipathique, et même sadique sur les bords. Et au lieu de femmes fatales, les personnages féminins de l'intrigue tiennent plutôt de faire-valoir plats et inutiles. Impossible alors de s'identifier ou de s'attacher à quelque chose de concret, ce qui fait qu'on attend impatiemment la fin qui réserve pourtant la seule véritable bonne idée du script avec cette mystérieuse boîte. Entretemps, de nombreux "rebondissements" auront rendu le tout encore plus bordélique, d'autant plus qu'Aldrich ne s'embarrasse pas une seconde d'explications visant à éclaircir le spectateur ; de ce fait, les multiples protagonistes sont tous plus inutiles les uns que les autres, comme Christina Bailey, dont la présence demeure singulièrement inconnue. A oublier.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2014
Un film resté célèbre pour la façon radicale qu'il a de faire exploser, mine de rien, tous les codes du film noir. Tout y commence comme dans un vrai polar avant de s'achever dans la forme la plus libre et subjective d'un cinéma quasi impressionniste.... Kiss Me Deadly est d'ailleurs à juste titre décrit comme un long cauchemar ponctué de fulgurances, dans lequel Mike Hammer prend en stop une jeune femme qui, avant de mourir, lui confie le début d'un secret... Au terme de nombreuses péripéties, Mike Hammer retrouve une clé avalée par l'auto-stoppeuse, clé qui s'avère ouvrir un coffre dont l'ouverture provoque une explosion. Ainsi l'on revisite le mythe de la boîte de Pandore que David Lynch exploitera dans Mulholland Drive sous la forme d'une boîte bleue. Kiss me deadly est une référence centrale de son cinéma à n'en point douter à la façon qu'Aldrich a de faire évoluer sa narration comme le solo d'un musicien de jazz tutoyant les étoiles.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Chef d’œuvre incontestable de Robert Aldrich, En quatrième vitesse n’a pourtant eu qu’un écho limité à sa sortie, sauf en France où la critique a mis en évidence les qualités plastiques du film. En écho au style d’Orson Welles, Aldrich sublime chaque plan grâce à une photographie en noir et blanc absolument magnifique de précision. On peut regretter que la mise en route du long-métrage soit un peu lente, avec une intrigue qui traîne un peu des pieds durant la première demi-heure. Mais peu à peu, le script se fait plus mystérieux et intrigant, nous entraînant dans une histoire qui flirte de plus en plus avec le fantastique jusqu’à la révélation ultime qui glace littéralement les sangs. Toujours aussi efficace, le cinéaste signe quelques scènes vraiment marquantes, parfois encore très violentes de nos jours. Quant à son finale apocalyptique et terriblement pessimiste, cela restera comme l’une des meilleures idées de scénario de tous les temps (ce n’était pas présent dans le roman d’origine, beaucoup plus classique). Les acteurs, bien que de série B, parviennent à interpréter avec suffisamment de talent leur partition. Un bijou à ne rater sous aucun prétexte.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2012
Avec un générique qui défile à l’envers et connaissant Aldrich, il fallait s’attendre à de l’original mais à ce point c’est à peine croyable. Ce film entre dans la catégorie des inclassables, des marginaux, des fous dingues mais quel cinéma! Quelle mise en scène! Le héros n’en est pas un, il ne faut pas croiser ce genre de type même si la mort de son copain réveillera en lui l’amitié. Les policiers sont des incapables et des méprisants, les gangsters sont tous paranoïaques et les femmes carrément folles. Rien ne tient la route, on évolue dans un monde parallèle mais on pardonnera tout au réalisateur quand on comprendra où il voulait en venir. La forme est superbe et glaçante d’autant que nous ne comprenons rien durant plus d’une heure, nous sommes assommés par des séquences taillées au couteau dans des décors insolites et même baroques. Tout nous est caché jusqu’à un simple concierge dont le visage tarde à apparaître, c’est un festival de jambes et de chaussures. La bande son est très travaillée avec des sonorités bizarres, le comportement de chaque protagoniste l’est tout autant, ils sont tous des stricts habitants de l’écran, aucun rapport avec la réalité ne semble pouvoir se faire. Une phrase magique court sans cesse ‘’Souvenez vous de moi’’à nous de deviner son sens caché: tout le scénario du film se trouve dans la phrase d'un poème. Aldrich est surprenant ,il est capable du meilleur comme Fureur apache et du pire comme Frisco kid ; en tous cas il restera un vrai cinéaste, son style existe, il est reconnaissable.
______________
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 209 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2014
Je connaissais Robert Aldrich le cinéaste comme celui qui a inspiré le Western spaghetti avec "Vera Cruz", "Bronco Apache" et "El Perdido" puis le metteur en scène qui réalisa "Les douze salopards", pilier du genre film de guerre, avec "En quatrième vitesse", le nom du héros doit surement dire quelque chose pour ceux qui regardaient les séries télévisées dans les années 90, il s'appelle Mick Hammer !! Le héros, détective privé, prend une auto-stoppeuse dans sa décapotable, celle-ci s'est échappé d'un asile de fous par la police et révèle des informations personnelles sur un complot contre elle avant de mourir dans un accident, Hammer sort indemne mais il mène l'enquète qui lui amènera sur plusieurs pistes et ou il aura des tueurs à sa poursuite. J'avoue m'ètre un peu perdu dans l'intrigue (la fin est une surprise) mais je me suis régalé. Ca commence par un style Alfred Hitchcock et après il y a tout les ingrédients du film noir, des pistes, des assassins qu'on ne voit que par reflets (bien souvent filmé sur les pas de talons de chaussures) et puis un héros décomplexé qui boit beaucoup mais très futé. Il y a de jolies femmes et voitures dans ce film (rire). Robert Aldrich confirmait ses grands talents de metteur en scène dans plusieurs genres. Ralph Meeker est excellent en Mick Hammer. Un long métrage à ne pas manquer.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2014
Après une première demi-heure proche de la banalité, le suspense très énigmatique de Robert Aldrich démarre véritablement. Avec ces plongées étouffantes sur les personnages, la révélation progressive du méchant et la réflexion sur le caractère ambigu du personnage principal, anti-héros sadique et immortel, "Kiss me deadly" se démarque ainsi de la plupart des films noirs de l'époque. Il est cependant dommage que le film hésite sans cesse entre une focalisation pleine sur l'enquête et un portrait détaillé de Mike Hammer (joué par un excellent Ralph Meeker). Aussi, le final, aussi surprenant et impressionnant qu'il puisse être laisse quelque peu perplexe. Aldrich s'enflamme (jeu de mots facile) avec une dimension quasi mythologique apportée au récit, pas très convaincante car en totale rupture avec ce qui précède et fait ressortir la prétention mal placée du cinéaste. Un film dont l'ambition montre ses limites mais qui reste intéressant grâce à ses idées de mise en scène novatrices et souvent bien exécutées.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 mars 2009
très beau début, belle image noir et blanc, beau suspens...mais un acteur principal qui a abusé du dopage, un scénario totalement incompréhensible et une fin type "grand guignol": un secret, dans la boite de Pandore....il y a la bombe atomique....Chuuuut...
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2014
Le summum ! Peut-être le meilleur film de tous les temps ! Le film qui a fait faire un pas de géant au cinéma, en ravalant l’image du héros qui est ici aussi pervers que ses adversaires. Une véritable leçon de narration et de mise en scène, jamais égalée. Aldrich arrive à susciter l’émotion la plus vive avec quasiment rien, le son les regards le montage, l’éclairage. Une Ultra violence, très peu visible réellement, mais qui transmet la peur, juste à travers l’effroi dans les regards des personnages ainsi que le sadisme, et les jeux de lumière. la bande-son, calquée sur le montage est génialement exploitée. Même les voitures, prodigieusement utilisées, semblent jouer avec talent. Il y a aussi le « McGuffin » le plus mystérieux de l’histoire du cinéma : La boite retrouvée chaude, malgré un abandon de plusieurs mois et qui fait encore référence dans des films actuels.
Du cinéma noir de chez noir, ou le héros pourri, cours après le grand « What is it ? » en semant la destruction, ou le chef des méchants cite la mythologie dans chacune de ses phrases. Un chef d’œuvre !
Peut-être le plus grand de tous ! Un des rare films au niveau de "La Nuit du Chasseur", qui me semble encore supérieur dans sa narration haletante et mystérieuse.
Bardon de Kater
Bardon de Kater

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mai 2014
Si Aldrich eut été cuisinier, nous aurions eu un plat magistralement présenté avant de s'apercevoir en le goûtant qu'il était insipide et indigeste.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 mars 2017
Film noir à l’intrigue compliquée et surtout sans cohérence ni grand suspense. Quoi qu’en disent les exégètes, je ne reconnais rien d’un film d’Aldrich. Si les cadrages et le travail sur les noirs et blancs sont remarquables, on ne trouve rien de plus à part une action trépidante mais qui ne captive pas. Les acteurs sont désespérément mauvais et les actrices ne sont que des faire-valoir bien fades. Mike Hammer n’a rien du héros des romans éponymes et a même en l’occurrence la même présence qu’un frigo américain. Michel Galabru ou Jean Lefèvre auraient aussi bien fait l’affaire ! Un mauvais voire le pire des films du réalisateur. Heureusement qu’il s’est rattrapé dans quelques très bons westerns et d’autres polars.
Cinéphiles 44

1 665 abonnés 4 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2016
En quatrième vitesse est un thriller psychologique ou la paranoïa est le fil conducteur de l’histoire. Réalisé en 1955, ce Kiss Me Deadly met en scène un détective privé qui enquête sur la mort d’une femme qu’il a connu très brièvement au début du film avant qu’elle ne se fasse tuer. Robert Aldrich donne à son personnage l’aspect d’un anti-héro imbu de sa personne, complaisant et qui se joue des femmes. D’ailleurs, la défunte Christina le jugera d’office dans une première séquence magistrale. Le réalisateur joue également avec sa caméra en imposant des plans toujours inattendus. La nuit est toujours présente et le noir et blanc est superbe. En quatrième vitesse est un film très sombre. Sur fond de Guerre Froide, la violence fait rage à tout moment. Le mensonge, la rapidité de certains plans et les cris sont pourtant prédominant car Aldrich ne fait que suggérer et laisse ainsi le spectateur imaginer et croire à ce climat apocalyptique. En quatrième vitesse est un film extrêmement maîtrisé et prouve que l’âme humaine est facilement sadique et condescendante.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2012
Aldrich garde la poésie visuelle urbaine et modernise le genre noir en y ajoutant son sens du suspense et une touche très explicite de cruauté. Le film fourmille de plans étonnants. Mais le mieux est d’avoir réussi à donner une dimension mythologique aux angoisses de son temps, à celle prégnante dans les années 50 de la menace nucléaire. Bref toutes les qualités d’un film noir traditionnel avec quelque chose en plus qui le fait sortir de l’ordinaire. Un des meilleurs films de son réalisateur, pourtant tourné avec le minimum de moyen.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Sur les routes de Los Angeles, la nuit : Une jeune femme semble totalement terrifiée et cherche à arrêter une voiture pour être prise en stop. Ce sera celle d'un détective... Le voilà tombé dans une affaire bien particulière...

Dès cette introduction, Robert Aldrich donne le ton et signe un film palpitant de bout en bout où la forme fait corps avec le fond. Tout le long Kiss Me Deadly est porté par une atmosphère ambiguë, sombre, désabusée et mystérieuse où le doute plane sur les enjeux mais surtout les personnages et ce, dès l'ouverture du film où l'on se demande qui est cette femme terrifiée et pourquoi elle l'est, une question que le détective Hammer va se poser tout le long d'un récit allant de rebondissements en rebondissement.

C'est d'ailleurs un personnage dont on ne sait pas grand-chose mais qui se révèle passionnant à suivre et ce, malgré qu'il soit violent et capable d'utiliser les mêmes méthodes que les gangsters qu'il combat. La galerie d'individus tournants autour de lui est tout aussi ambiguë et souvent pas claire, allant de divers gangsters aux flics en passant par des femmes fatales, où manipulation, meurtre et jeux de dupes sont les maîtres mots. Quant à l'intrigue, c'est une descente aux enfers s'ouvrant sur un ton jazzy avec Nat King Cole et finissant dans les flammes de l'enfer pour un final glacial et génial. L'intrigue renvoie aussi au contexte géopolitique de l'époque où guerre froide, peur nucléaire et MacCarthysme faisaient rage.

Ici pas de romantisme mais de la violence, de la noirceur et de la paranoïa où Aldrich joue avec les codes du genre pour mieux se les approprier. Usant régulièrement du hors-champ, il met en place une tension qu'il maintient tout le long de l'oeuve, à l'image des touches de mystère et de suspense. La photographie en noir et blanc, élégante à souhait, se lie à merveille avec la caméra fluide d'Aldrich, ce offrant de remarquables plans et utilisant l'espace qu'il a à sa disposition avec grand brio.

Un diamant brut brillamment exploité par Aldrich, s'ouvrant de manière aussi géniale qu'il se finit pour un film d'une grande noirceur, excellemment mis en scène et interprété et duquel on est happé de bout en bout.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2014
Un film élégant et assez bluffant sur le plan de la mise en scène mais qui pêche par une écriture confuse et un scénario bancal. Aldrich réalise ici un film d'une grande audace qui multiplie les plans vertigineux, les coupes malines et un montage énergique. Le cinéaste fournit des plans sublimes et utilise l'espace comme personne, en jouant notamment avec les escaliers. Le hors-champ est omniprésent et superbement utilisé pour maintenir une tension et un suspense assez délicieux. Malheureusement, l'histoire n'est pas au rendez-vous. Les personnages secondaires sont assez insignifiants, l'intrigue n'avance pas et reste assez floue et le tout reste donc assez confus et vain. Dommage.
Les meilleurs films de tous les temps