En quatrième vitesse
Note moyenne
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48 critiques spectateurs

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Loïck G.

389 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2013
En mettant en scène Mike Hammer, Aldrich annonce un film noir mais dévie insidieusement de sa trajectoire pour donner un tout autre aperçu du film de genre, quasiment en phase cette fois avec les réalités du terrain. Et pourtant le décor (Los Angeles) n’est qu’abstraction dans laquelle le cinéaste signe une réalisation tout en finesse, dans un noir et blanc magnifié. Depuis, plus d’un cinéaste s’est référé au style d’Aldrich, qui n’hésite pas à convoquer au final Cerbère, la femme de lot et Pandore pour conclure son pacte avec le film noir. Un classique qui ne se démode pas, bien au contraire

Avis bonus Une vision analytique du film très lumineuse de Philippe une histoire intéressante autour du personnage de Mike Hammer , plusieurs fois joués au cinéma.
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La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2007
Mike Hammer est un mister cool qui évolue dans les fifties, un mec, un vrai, tranquillement viril, il sait s'y prendre avec les belles mécaniques, les femmes, les concierges, les vieux, les hommes. Il sait cogner aussi. Mais une nuit, sur une route perdue, une femme troublée surgit devant son bolide et là, sa vie prend une tournure bizarre, un peu comme dans les films de David Lynch : la mort et la peur qui rôdent, des blondes très amicales, d'autres tordues, louches, des brunes, des noms qui valsent, des flics en duo, des hommes de main en costard, bien chaussés, de la musique jazzy qui s'échappe des radios, un garagiste, une chanteuse noire, une cabane sur la plage qui prend feu, on trouve une clé, mais aussi une mystérieuse boîte qu'il ne faut pas ouvrir. On comprend trop bien l'effet que ce film a pu produire dans les années 50 ; il n'a pas pris une ride : résolument moderne, noir profond, drôle et kool, des dialogues cousus main. Petit bijou. A voir absolument. Un classique.
weihnachtsmann

1 619 abonnés 5 735 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2016
Une errance dans la ville où tout n’est que noirceur et ombres. Un puzzle énigmatique à élucider. N’est pas sans rappeler « Quelque part dans la nuit » pour sa quête de la vérité et les nombreuses embûches qu’il rencontre pour essayer de résoudre le mystère d’un inconnu qui recherche « de l’or? des bijoux? des stupéfiants? » au péril de sa vie. Un film sombre, captivant et presque indéchiffrable….
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2014
Après avoir convaincu Hollywood en signant 2 excellents westerns et bâti une relation de confiance avec le très influent B. Lancaster, R. Aldrich s'éloigna quelque peu des studios et signa donc un bijou de film noir. Adaptant un pulp, il fait ce film sans star mais avec une énergie et une rage de filmer qui se ressent dans chaque plan. Le film va vite, les répliques fusent et claquent comme des balles, les morts s'accumulent et même si la violence graphique est plutôt absente, ça reste hyper violent. Le noir et blanc est somptueux, les acteurs sont excellents et l'intrigue tortueuse nous entraîne dans un monde corrompu, sombre et violent dont on ressort difficilement indemne. Le final, absolument mythique, inspirera notamment Spielberg pour celui de son Indiana Jones (le 1er volet bien évidemment) tandis que R. Aldrich s'imposa comme l'un des nouveaux talent à suivre. La suite allait le confirmer, à plusieurs reprises bien sûr. Un classique indispensable, toujours aussi remarquable de nos jours, furieux, violent et très, très noir. D'autes critiques sur
Alasky

455 abonnés 4 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2014
Pas la bombe à laquelle je m'attendais, mais c'est un film noir qui réunit tous les éléments pour passer un bon moment, avec du suspense et une musique glaçante.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2015
Un des meilleurs Aldrich car tous les ingrédients sont réunis pour en faire une histoire originale avec une réalisation bien soignée. Le rôle du détective déterminé aux pratiques parfois directes est extrêmement bien interprété et attachant, l'histoire pour l'époque est audacieuse en s'attaquant à un sujet frais et nouveau, le rythme est maîtrisé et le spectateur s'accroche à cette quête de la vérité d'autant plus que la technique est parfaitement assurée.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 859 abonnés 8 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2010
Robert Aldrich (Les Douze salopards - 1967) adapte ici le best-seller homonyme de Mickey Spillane et en restitue un polar révolutionnaire grâce à une mise en scène bien spécifique. Véritable claque cinématographique, le cinéaste se réapproprie le roman et profite du contexte politico/social de l’époque (la Guerre Froide et la bombe atomique d’Hiroshima sont des références très présentes), certains pourront aussi y voir d’autres allusions, principalement le mythe de la "Boîte de Pandore".
En quatrième vitesse (1955) nous plonge au cœur de l’intrigue dès le début du film, aucun répit ne nous est accordé, d’emblé on est confronté au problème, le suspens se faisant de plus en plus présent, au fil de l’intrigue. La mise en scène excelle, les acteurs sont au diapason, une histoire déroutante qui marque les esprits.
gimliamideselfes

3 438 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2010
J'aurai pu mettre plus sans le passage à vide vers la moitié du film, sinon c'est du bon, du suspens, une mise en scène réussie, un montage un peu étrange mais pas déplaisant, un héros macho, un film noir, et puis la fin est vraiment géniale (tout comme le début).
On sent un savoir faire, une envie de faire quelque chose bien malgré les habituels clichés du genre. Et puis l'atmosphère du film porte le spectateur qui lui aussi a envie d'en apprendre plus sur ce mystère qui traîne tout le film durant.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2010
1955 est une année faste pour Robert Aldrich. Il y signera pas moins trois long-métrages qui éblouissent littéralement la critique européenne. "Kiss me Deadly" est l'un d'eux.

Film noir baroque et insolent, il annonce le ton avec lequel Aldrich et d'autres (Altman, Penn, etc...) vont entreprendre la démystification du cinéma hollywoodien dit "classique".

Sans être le chef d'oeuvre vanté par certains, "Kiss me Deadly" n'en reste pas moins une série B très bien troussée et tout à fait angoissante.

La scène finale est, à ce titre, particulièrement marquante.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2010
Globalement j'ai bien aimé, mais pour un film policier, à mon avis en quatrième vitesse peine sur certains aspects, surtout au niveau de "l'enquête". Pendant la grande majorité du film, le personnage principal patine un peu et n'avance pas, du coup le spectateur ne voit pas réellement la progression de ses recherches, et a bien du mal à voir où tout cela va mener.
Malgré tout on reste assez intéressé à l'histoire, à la fin surprenante, et qui conserve ses parts d'ombre. Qui plus est le personnage central est assez intéressant, et l'acteur Ralph Meeker est plutôt charismatique.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2011
Une ouverture avec une jeune femme qui court paniquée uniquement vêtue d'un imperméable, c'est pas très conventionnel, un générique à l'envers, c'est encore moins conventionnel, un détective avec quelques traits humains mais volontiers sadique qui avec l'aide de sa "secrétaire" fait chanter des maris qui trompent leur épouse et qui tombe les femmes sans lever le petit doigt, c'est pas très conventionnel non plus car on est loin de l'archétype du cynique sympatoche façon Bogart, une galerie de personnages totalement zarbis à faire passer ceux de David Lynch pour des Schtroumpfs, pas conventionnelle, et un final glaçant de total SF complètement apocalyptique, ben alors là ce n'est pas du tout du tout conventionnel. Quelques petits coups de mou au cours du film ne cachent pas du tout que Robert Aldrich a certainement réalisé une des oeuvres les moins conventionnelles du cinéma américain et de plus visionnaire, considérablement en avance sur son temps.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2016
En 1955, Robert Aldrich donnait un sérieux coup de pied dans l'univers codé du film noir avec "En quatrième vitesse" et ce dès sa scène d'ouverture et son générique de début frénétique et à l'envers (ayant inspiré Lynch pour celui de "Lost Highway" en plus du motif de la maison sur la plage). Adapté de Mickey Spillane, le film utilise tous les codes du film noir et les étire jusqu'à ce que toute l'intrigue devienne un fouillis sans nom avec ses morts nombreuses, ses trahisons, ses femmes troubles, son détective cynique à la gifle facile, ses truands avec leurs gueules et sa mystérieuse boîte de Pandore. Avec ses personnages multiples et son intrigue floue, le film fait penser au "Grand Sommeil". Mais dans sa forme, c'est une véritable explosion visuelle. Aldrich explose tous les codes du genre, multiplie les plans audacieux, crée une folie visuelle de chaque instant, soigne ses cadre, use de contre-plongées ou de gros plans. Dans son univers brutal cynique et misogyne, le privé Mike Hammer distribue des mandales pour résoudre l'énigme du meurtre d'une femme qui lui a soufflé deux mots entêtants avant de se faire tuer, il utilise sa "secrétaire" pour charmer des hommes mariés afin de les prendre en photo, il séduit sans vergogne des femmes liées aux truands et il s'échappe de justesse d'un immense incendie quasi-apocalyptique. C'est une œuvre brûlante et audacieuse, à l'intrigue dense, aux personnages tous un peu barrés (le macho Mike Hammer, la sensuelle Velda) et qui ne fait pas date pour rien dans l'histoire du cinéma. Son audace formelle, épousant parfaitement la folie furieuse d'un scénario dénonçant les dangers du nucléaire et les bassesses humaines, en fait un grand film dont on ne sortira pas indemne et dont il faudra le revoir à plusieurs reprises pour en saisir tous les détails.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2011
Aldrich signe un film noir assez particulier tant certains éléments du film restent très classiques mais cependant il y a une part de surnaturel, ce petit quelque chose qui fait que Kiss Me Deadly n’est pas un film noir comme les autres. Le film va bien au-delà des bases récurrentes du genre par cette touche quasi biblique. Le spectateur est tenu en haleine par cette intrigue mystérieuse et de plus la mise en scène d’Aldrich, mis à part quelques rares passages qui ont mal vieilli, est vraiment très bonne, inspirée, avec de jolis mouvements de caméra et des plans-séquences appréciables. En quatrième vitesse est au final un très bon film, assez violent pour l’époque, au scénario solide, intelligent et rondement bien menée ainsi qu'une réalisation soignée.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 avril 2012
Une idée très prometteuse qui s'effrite avec un scénario qui a vieilli...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2012
"En quatrième vitesse" film de Robert Aldrich. Tout commence sur une route de nuit. Une femme court dans l'obscurité, nue sous un imperméable, éclairée par les phares des véhicules sur une route. A force de héler sans succès ces voitures qui roulent à pleine vitesse, elle finit par se planter devant l'une d'elles au risque de se faire écraser. Le chauffeur fait un tête à queue mais consent à l'embarquer. A un barrage de police, on apprend que la femme est une fugitive est son nom est Chistina Bailey. L'homme la couvre mais ils seront rattrapés, kidnappés, assommés et la femme torturée à mort. Les malfrats chercheront à maquiller leur méfait dans un accident de la route.

Le chauffeur réchappe à l'accident. a son réveil, il est interrogé par la police. Il s'agit d'un détective privé spécialisé dans l'adultère - le provoquant au besoin. Il va la voir à son lit d'hôpital et lui dit cette phrase "Remenber me" ! II réalise qu'il tient dans la disparition de la femme un mystère. Il espère tirer une ficelle qui deviendra une corde et qui débusquera les meurtriers. Il suivra aveuglément les codes du genre, épuisant ses écueils : bagarres, coups de feux, belles voitures, séductions multiples, cadavres dont la mort étrange de son garagiste, perte de l'ami cher et son deuil au comptoir d'un bar de jazz.
Une enquête est affaire de raison : des faits, des indices, une réflexion cartésienne. On ne saura jamais qui est la fugitive, son rôle, la nature de ses relations.
La jeune femme donnant des renseignements à un homme. Puis le détective retire dans les consignes, une étrange boîte-malette dorée qui au touché, à une sensation de brulure. Vue sur une maison donnant sur la plage ou est en otage l'amie du détective, celle qui a loger, a tué sur l'homme des renseignements avec un pistolet et menace le détective et d'ailleurs, lui tire dans les jambes. Puis elle ouvre la boîte en grand et n'a plus le contrôle car s'en échappe des flammes et ne peut refermer la boîte, elle en meurt. Que contient la boîte : de la radioactivité. Puis la maison va être aux prises des flammes et le détective s'en échappe avec son amie.
Que contient la boîte ? À ce sujet, le policier murmure au héros trois évènements : Projet Manhattan, Le film s'inscrit dans une époque, celle de la guerre froide et celle de la menace nucléaire, celle du maccarthysme surtout : atmosphère de suspicion, délation, procès ubuesques.
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