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Julien Cazier
2 abonnés
37 critiques
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4,0
Publiée le 26 juillet 2026
Film exceptionnel ! L'interprète de l'héroïne Angela Bettis est bluffante ! Le scénario sombre à souhait tiens en haleine du début à la fin, final qui lui est magistral ! Un chef-d'oeuvre méconnu de beaucoup d'une extrême beauté et inoubliable !
May s’engouffre dans toutes les ambiguïtés, toutes les aspérités de notre fascination pour l’étrange en composant un personnage de prime abord défini par sa différence physique et son isolement social, à l’origine d’une marginalité qui la conduira à côtoyer, jeune adulte, d’autres marginaux s’adonnant à des pratiques spoiler: jugées déviantes – la réalisation d’un court métrage gore, le lesbianisme. Le bandeau sur l’œil, symbole de piraterie et du jeu de rôles avec ses camarades, devient rapidement le vecteur de tout un imaginaire de la contrebande que l’ellipse affranchit du temps de l’enfance, non de ses correspondances adolescentes ; notons d’emblée spoiler: l’erreur volontaire qui consiste à faire porter sur l’œil droit le bandeau de pirate puis sur l’œil gauche le strabisme, erreur que seule corrigera la réflexion du visage de la jeune fille dans la boîte en verre contenant la poupée . La suite du long métrage n’aura de cesse de revenir à cette dernière, et de fissurer ladite boîte à mesure que le désir formulé par la mère est accompli par May : faute d’ami véritable, s’en fabriquer un à partir des morceaux choisis parmi un entourage tour à tour séduisant et décevant. Cette relecture du mythe de Frankenstein et de sa créature advient dans un cadre réaliste, avec une topographie précise et restreinte : le secrétariat d’une clinique vétérinaire, le parc situé non loin de là où sortent régulièrement des aveugles, le garage automobile au nom équivoque (« Auto Body Center »), la chambre de May, la maison d’Adam… Comme son protagoniste, le réalisateur Lucky McKee inscrit sa quête du sublime dans un quotidien banal, capte par de très gros plans des membres qui génèrent une fascination en raison de leur « perfection » ; il confronte ainsi ses personnages aux zones d’ombre de leur marginalité de surface et de leur pulsion scopique – car ils sont spectateurs au même titre que nous –, transpose dans la réalité spoiler: l’anthropophagie et le plaisir pris à se manger l’un l’autre tels que représentés dans l’œuvre d’Adam, explore la tentation éprouvée par Polly pour la lame tranchante et les coupures réalisées sur la peau , adopte le rapiéçage des vêtements en stylistique de montage. Ce faisant, il figure la révolte d’une jeune femme contre l’ordre établi et les injonctions qu’incarnait initialement sa mère, celle qui l’empêchait d’ouvrir son propre paquet cadeau de peur que le papier ne soit « arraché n’importe comment », mimétique de la poupée qu’il ne fallait pourtant « jamais la sortir de sa boîte ». Une réussite.
Qui dit Halloween dit film d'horreur et pour l'occasion, j'avais envie de sortir un peu des sentiers battus en découvrant cette espèce de comédie noire horrifique, réalisée par Lucky McKee et finalement assez peu connue. Et même si elle a une jolie réputation auprès des critiques, ce fut pour ma part une déception ! Nous suivons ici une jeune femme assez mal dans sa peau qui a du mal à se faire des amis. Suite à la trahison de deux d'entre eux, elle décide de se faire son propre ami. Voilà, ça c'est le synopsis que l'on peut retrouver un peu partout et c'est aussi ce qu'on nous vend dans la bande annonce sauf que ça ne concerne en réalité qu'une petite partie du film. Et en même temps, je ne vois pas trop comment des distributeurs auraient pu vendre le film autrement pour le rendre attrayant car je trouve le reste quand même assez vide. Alors oui, il y a une ambiance, le film est souvent assez dérangeant et c'est une très bonne chose ! May est un personnage atypique qui est entouré de personnages également particuliers mais un peu moins "bizarres" qu'elle. Ce film est finalement une sorte d’ode au cliché du perso un peu zarb ou gothique que l'on retrouve dans les teen movies ou les teenage horror, comme "Carrie" avait pu l'être en son temps. Sauf que ça ne suffit pas à construire un film ! Oui, le film est à la fois drôle et dérangeant (d'ailleurs, on s'amuse surtout des situations pour éviter le malaise, ce qui en soi une réussite) mais à côté de ça, le film ne raconte pas grand-chose et puis surtout, c'est mou ! On a en effet l'impression que le film n'avance jamais, même les interactions entre les personnages sont lentes. Surtout qu'en plus, il arrive quelques fois à être un peu brouillon, notamment avec cette histoire de poupée et le film donne ainsi l'impression de ne jamais trop savoir quelle direction prendre. Alors heureusement, le casting relève un peu le niveau notamment avec Angela Bettis, très bonne dans son personnage, Jeremy Sisto, le trop rarissime James Duval et la bien trop sous-estimée Anna Farris. Certes, "May" tente de s'éloigner des codes du genre et on peut le saluer pour ça mais le problème, c'est que je ne l'ai pas trouvé si intéressant que ça !
May travaille dans un cabinet vétérinaire. C'est une jeune fille timide et complexée qui a beaucoup du mal à se faire des amis et dont l'attitude est étrange aux yeux des autres. Elle partage son appartement avec sa seule vraie amie, une poupée que lui a donné sa mère quand elle était petite.
Œuvre à part dans le cinéma d’horreur américain des années 2000, May est un conte macabre sur la solitude, la marginalité et le besoin déchirant d’amour. Lucky McKee signe ici son premier long métrage, et impose déjà une patte singulière, entre esthétique gothique, horreur psychologique et poésie morbide.
Angela Bettis incarne une héroïne inoubliable : May, jeune femme introvertie et fragile, mal à l’aise dans son corps et face aux autres. Incapable de tisser des liens durables, elle finit par se replier sur une idée délirante : construire un partenaire « parfait » à partir des « plus belles parties » de ceux qu’elle a croisés. Le film glisse progressivement du malaise au cauchemar, avec une lente montée en tension qui culmine dans un final tragique et démentiel.
La grande force du film repose sur son ton profondément empathique. McKee ne juge jamais son personnage. Il filme May avec tendresse, sans la réduire à une "folle" ou une tueuse. C’est ce qui rend le basculement vers l’horreur d’autant plus saisissant : c’est une douleur extrême, et non une pulsion sadique, qui pousse l’héroïne vers l’irrémédiable.
Film / drame plutôt psychologique, avec un côté légèrement gore / slasher moderne ; l'ambiance est oppressante du fait de sa musique mystérieuse et de la détresse du personnage principal, qui inspire de la pitié. Un ovni dans le genre "horreur", qui c'est sûr, ne plaira pas à tout le monde.
“May”, petite production indépendante, est le premier film de Lucky McKee, premier film très personnel, le réalisateur ayant même déclaré, en mode Gustave Flaubert, “May c’est moi”. Film très personnel mais qui ne manque pas de rappeler sa filiation avec les plus grands. Brian de Palma surtout, puisque tout comme dans “Sisters” et “Carrie”, le sujet du film est l’histoire d’une jeune fille, d’apparence tout-à-fait inoffensive, mais qui se révèle totalement terrifiante quand on lui marche un peu trop sur les pieds. Et, tout comme Carrie, May a un rapport plus que problématique avec sa mère. Enfin, tout comme Carrie, c’est la déception devant l’attitude de celui dont elle a cru à l’amour sincère, qui va provoquer le carnage. Le film rend aussi hommage à Dario Argento par le biais du personnage masculin principal, le mécanicien qui drague May, qui est un fan de ce réalisateur. “May” commence en mode drame psychologique pour virer vers la fin en mode film d’horreur, type revenge movie qui se termine dans une apothéose de violence et de sang, tout en proposant une variation originale sur le thème de Frankenstein. L’équilibre entre chronique intimiste et horreur est assez réussi. Le film repose en grande partie sur l’excellente interprétation d’Angela Bettis qui interprète le rôle de May. Aidée par un physique assez singulier elle parvient à être à la fois touchante et inquiétante, puis à incarner la folie de façon terrifiante. On pourra regretter que, si le fond du film est original et très personnel, sa réalisation, bien que très efficace, manque un peu de personnalité. Mais cela n’empêche pas “May” d’être une petite réussite à découvrir.
Un film d’horreur psychologique teinté d'une atmosphère dérangeante et intimiste. Il dépeint le parcours tortueux de May, une jeune femme solitaire, marginalisée, en quête désespérée de lien humain. Angela Bettis, dans le rôle-titre, incarne avec une sensualité discrète ce personnage fragile et troublant, infusant une mélancolie et une intensité qui fascinent. Son jeu, nuancé et captivant, est l'âme même du film, conférant à May une vulnérabilité envoûtante qui la rend aussi attachante qu’effrayante.
Le rythme du film est volontairement lent, presque contemplatif, amplifiant tension et inconfort. Chaque plan semble minutieusement pensé pour s’attarder sur les émotions à fleur de peau de May, et cette lenteur installe une atmosphère hypnotique et singulière qui colle parfaitement au sujet. McKee réussit à créer une œuvre aussi subtile que captivante, où l'attirance et l'inquiétude se mêlent constamment.
May ... ou comment ne pas se dégoûter d'un film d'horreur. Des scènes plates, un jeu d'acteur plat, en gros dans ce film rien ne vas. Une poupée style Annabelle qui ne sert a pas grand chose. Donc je déconseille ce film ...
Attention spolier ce n'est pas un film d'horreur, au vu des avis sur le site je me suis laissé convaincre par le pitch intéressant, mais pas du tout, film long, spoiler: sa pseudo descente au enfer est très mauvaise avec le verre de la poupée casser par les enfants, je m'attendais à ce qu'elle casse seul lorsqu'elle atteindrait le point de non retour, les meurtres sont médiocre, répétitif et bâclé en 5 min. Fin de film vu au début, aucun rebondissements et aucune surprise. Film vu et vite oublier, j'avais pourtant de grand espoirs.
Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Lucky McKee nous offre avec May un film d'horreur aussi charmeur que morbide. L'histoire nous fait suivre une jeune adolescente solitaire et un peu étrange en souffrance par rapport à son handicap, vivant sous le regard de sa poupée avec laquelle elle communique. C'est alors qu'un jour elle va faire la rencontre d'un garçon pour qui elle va vouer un véritable culte, entre son physique attirant et sa passion du gore qu'ils ont en communs. Dans le même temps sa collègue de travail lesbienne lui fait également des avances ce qui va compliquer les choses. Cette histoire dévoile facilement son intrigue mais c'est tout de même succulent à suivre pendant un peu moins d'une heure et demie grâce à l'atmosphère qui règne ou l'on sait que tout va basculer à un moment. Le cœur de ce récit se joue dans les relations qui vont se nouer entre ces trois personnages, interprétés par un casting attachant. Angela Bettis illumine l'écran avec son visage aussi angélique qu'inquiétant. Elle incarne à merveille son rôle de jeune femme perturbée et son sourire à deux faces la rend imprévisible. Jeremy Sisto campe lui un homme à la crinière décontractée, jouant de son apparence avantageuse pour rendre accro les femmes. Anna Faris complète ce trio avec un rôle qui lui sied à ravir puisqu'elle se montre particulièrement aguicheuse. Ces trois protagonistes entretiennent des échanges donnant lieu à des jolis moments de tendresses et de séduction malgré la chape de plomb qui règne au dessus de leurs têtes. May dévore des yeux Adam duquel elle tombe totalement sous le charme. La jeune femme attendrissante et délicate se montre intimidée et gênée face à lui, nous gratifiants de scènes aussi mignonnes que romantiques, soutenues par des dialogues bien écrits. L'ensemble est mis en scène de façon assez simpliste mais la réalisation de Lucky McKee film très bien les corps, dégageant ainsi beaucoup de sensualité. Le tout est accompagné d'une b.o. très plaisante, composée de morceaux donnant envie d'être réécoutés. Celle-ci laisse souvent place à des moments de silences afin de renforcer cette ambiance mystérieuse, pour un résultat réussi. Reste une fin onirique venant mettre un terme à May qui s'avère être un très bon film méritant d'être découvert et méritant d'avantage de reconnaissance tant c'est une petite œuvre inoubliable.
Portrait d’une jeune femme extrêmement inquiétante. Un film angoissant et dérangeant, teinté d’humour noir, porté par l’interprétation bien flippante d’Angela Bettis.
Autant un drame humain qu’un film d’horreur, ce May est une belle découverte pour peu qu’on ne soit pas allergique aux films sanglants. Dommage qu’il semble manquer de moyens et que la mise en scène ne soit pas plus ambitieuse cela aurait donner quelque chose de vraiment formidable. Dommage aussi que le personnage d’Anna Faris ne soit aussi lourd et mal écrit cela gâche également les scènes ou elle est présente. Mais c’est tout de même un exemple intéressant ou il y a une vraie empathie de crée avec un personnage qui commet des actes monstrueux, cela mérite malgré ces quelques défauts largement le détour.
Le film "May" est bizarre, dégoutant et étouffant ! Il relate la solitude et la maladie mentale d'une jeune fille qui se replie dans son propre univers, elle était rejettée par tout le monde à cause de son handicap durant son enfance. Elle se lie l'amitié avec une poupée qui n'est pas si ravissante. Mais, elle ne peut pas jouer avec cette poupée car c'est une poupée "de collection" dans une boite vitrée. Elle recherche désespérément un ou une amie. Cette recherche deviendra une véritable obsession sanglante. Il y a des scènes à détourner des yeux ! Berk ! L'actrice Angela Bettis, qui interprète une adulte shizophrène, est talentueuse, impressionnante et envoûtante. Je pense qu'elle deviendra une grande étoile de cinéma. Les âmes sensibles s'abstenir ! A voir !