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Charlotte28
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4,0
Publiée le 9 mars 2024
Empruntant aux codes du western par son ancrage dans un monde masculin rude où les lendemains sont incertains, ce récit est aussi un drame familial, l'impossible entente filiale entre un cow-boy fatigué et un aventurier frustré liés pourtant par leurs désillusions, leur attachement autochtone et leur tendresse pour un jeune adolescent encore pur. Portée par une élégante mise en scène l'intrigue s'habille de percutants dialogues à double sens auxquels les comédiens prodiguent force et justesse, à l'instar du jeu de séduction dangereux entre un conquérant sûr de ses charmes et une femme mûre désabusée ou des visions du monde irréconciliables entre un homme d'honneur et un profiteur cynique. Efficace, pertinent, âpre.
Je revois ce film avec plaisir, c’est pour moi un grand film. Deux thèmes se superposent, l’antinomie entre un père et son fils d‘abord. Père honnête mais assez psychorigide et le fils (magistralement interprété par Paul Newman), qui a choisi la voie inverse, sans aucune moralité, probablement en réaction à ce qu’il considère comme un manque d’amour. Le jeune neveu, d'abord fasciné par son oncle, va se détacher de cet exemple de vie dissolue sans empathie pour quiconque. En toile de fond un Texas des éleveurs qui va se télescoper avec la venue d’une nouvelle manne : le pétrole. Le père s’y refuse, arc bouté sur ses valeurs de fermier. Vers le dénouement il y a un acte assez symbolique de la fin de ces temps : l’abattage des « Longues Cornes », survivantes d’un autre temps, elles aussi. A voir
Indomptable. Insoumis. Rebelle. Provocateur. Ecorché-vif. Il y a du James Dean dans la prestation présente de Paul Newman. Considéré comme un fils indigne par son vieux père,propriétaire d'un ranch dans l'Ouest Texan,il noie ses névroses dans la consommation d'alcool et de femmes,avec le coup de poing facile. Il y a donc aussi aussi du Marlon Brando,et plus généralement cette mode de l'Actors Studios. Souvent considéré comme un western moderne avant l'heure,"Le plus sauvage d'entre tous"(1963) raconte sur le mode de la chronique familiale et pastorale,les relations complexes entre les différents membres du ranch,incluant un paternel à la rancoeur tenace(Melvyn Douglas),un neveu admiratif mais inexpérimenté(Brandon De Wilde)et une gouvernante d'âge mûr marquée par les hommes(Patrcia Neal,oscarisée). Le cinéma de Martin Ritt n'exclut pas les longueurs,et souligne un peu trop lourdement les conflits;mais il a aussi le chic pour des images marquantes,telles que l'extermination du troupeau de vaches atteint de fièvre aphteuse,ou celles de la tentative de viol. Un bon classique.
"Hud" est un portrait de famille dysfonctionnelle, dans un ranch au coeur du Texas. Le patriarche, Homer, tente de diriger son affaire honnêtement, en appliquant ses principes moraux. Qui seront testés lorsqu'une maladie frappe son bétail. Son fils cadet, Hud, est un séducteur insolent et amoral, qui affronte souvent son père. Enfin, Lonnie, neveu de Hud et petit-fils de Homer, admire ces deux hommes. Mais il va devoir choisir. 3 personnages, 3 générations, pour un drame très solide. Très bien écrit, et évidemment portés par d'excellents comédiens. Paul Newman se taille la part du lion avec le rôle titre, jouant un formidable (ou détestable) anti-héros, qui ne regrette jamais rien de ses actions. Aussi basses soient-elles. Melvyn Douglas parvient à lui tenir tête, en paternel avec qui le passif est très (trop ?) chargé. L'autre "star" du film, c'est James Wong Hoe. Le chef opérateur vétéran parvient à poser une atmosphère pesante dès le départ, filmant un Texas aux allures de désert immense. Il joue en permanence sur les ombres, les petits détails, mais aussi les grandes étendues. Deux scènes en particulier m'ont marqué. spoiler: L'abattage du troupeau de la famille. Mise en place froidement, avec une fosse commune digne des massacre de la Shoah. Puis une violente successions de gros plan de coups de fusils et d'animaux agonisants.
La tentative de viol de Hud sur Alma, la domestique. L'obscurité de la pièce, puis l'ombre noire sur le visage de Hud lorsque son frère débarque, révélant ses pensées maléfiques.
Son travail sera particulièrement salué par la profession, et participe amplement à la qualité de "Hud".
Un mélange de drame familial et de western moderne sublimé par une mise en scène ambitieuse. Le film a un côté classique hollywoodien mais dans le bon sens du terme avec des personnages bien écrits, avec un vrai arc narratif et une volonté d avoir une forme d ampleur à l image.
LE PLUS SAUVAGE D'ENTRE TOUS est un western moderne dont l'hisotire se passe dans un ranch texan à l'abandon où se déchirent un vieu pères - Melvyn Douglas - aux méthodes rigides, son fils rebelle - Paul Newman - ainsi que de leur troublante gouvernante - Patricia Neal. Voilà donc un scénario, quand même, assez simpliste et qui aurait méritée une intrigue un peu plus étoffer. Heureusement la mise en scène de Martin Ritt est à la hauteur et les interpretes sont excellents. Parmi les interprètes nous retrouvont donc Paul Newman qui s'offre là un rôle à la meusre de son talent dans la peau du fils rebelle. Il y a également Patricia Neal qui avait obtenu un oscar mériter pour son rôle de gouvernante, et que dire du rôle du père joué par Melvyn Douglas qui est excellent et qui mérite également son oscar pour le meilleur second rôles. Précisons que le film obtient un troisième Oscar pour la très belle photographie de James Wong Howe. Voilà, quand même un western assez intéressant même si l'histoire n'est pas franchement captivante, et je conseille néanmoins pour ceux qui ne le connaissent pas. Un bon western à regarder en famille.
Un western crépusculaire et mélancolique sur une Amérique en pleine mutation, vue à travers le conflit générationnel entre un père conservateur et son fils rebelle, porté par l'interprétation impeccable du duo Paul Newman/Melvyn Douglas (récompensé par un Oscar). 3,25
Au milieux des grands espaces américains, un poignant drame familial. Etait apparu dans les années 50, un nouveau courant dans le western qui prenait pour décor le sud moite et des Etats-unis, et dans lequel se jouaient des enjeux familiaux. Des westerns psychologiques en quelques sorte, dont A l’Est d’Eden, ou un Tramway nommé Désir représentent les fleurons. Le Plus Sauvage d’entre Tous est un beau et solide film dont le drame se noue peu à peu entre 3 personnages principaux, le cool et tourmenté Paul Newman aux blessures d’enfance enfouis, son père Melvyn Douglas arcbouté sur ses grands principes, le neveu Brandon Dewilde partagé entre ces deux hommes aux idées opposés, l’un bon vivant et brulant sa vie par les deux bouts, et l’autre aux valeurs morales et éthiques bonnes et incompressible. C’est un beau conflits des générations auquel on assiste, doublé d’un discours sur les changements d’époque. Il est impossible aussi de ne pas mentionner Patricia Neal et sa beauté dans une composition très moderne d’une femme sans attache et revenu des hommes. Un beau drame familial qui a gardé sa saveur et magnifié par un très beau noir et blanc métallique, et la présence charismatique Paul Newman.
Une histoire de cowboys dans les années 1960 - pas 1860! - toujours les grands espaces, mais on va en Buick pour boire un coup en ville et on écoute de la country sur un transistor! On vit de l'élevage, on en meurt si la fièvre aphteuse pointe son nez dans le troupeau. Beau portrait de famille, autour d'un affrontement père-fils, presque a la hauteur de "A l'est d'eden". Newman, en fils rebelle, est excellent. Alma la bonne , seule présence féminine dans le ranch, esquisse un pas de libération face au fils macho. Belle tranche de vie, bien filmée, qui dresse un portrait des ancêtres de l'électorat rural de Trump d'aujourd'hui… Une jolie découverte. TV1 - septembre 2017
De nouveau le duo Paul Newman - Martin Ritt pour un voyage en americana, dans une atmosphère crépusculaire ou règne l'ennui, et le déclassement qui n'est pas sans faire penser au regard que porte un cinéaste comme Alexander Payne dans son film "Nebraska"
C'est un film de M. Ritt qui n'est pas si connu que ça mais qui a fait L'Espion qui venait du froid dans les années 60 aussi. Ce film n'est pas du tout dans ce genre là car Le plus sauvage d'entre nous est un western contemporain et psychologique. Il y a les secrets de famille, les conflits de génération et la vie dans une petite ville. Avant qu'un évènement inattendu vienne perturber tout ça. La mort d'une vache au sein du ranch. On retiendra du film P. Newman en garçon de ferme désabusé et P. Neal qui reçoit d'ailleurs un Oscar pour son rôle (le film en récoltant 3 au total d'ailleurs) de bonne à tout à faire, c'est à dire celle qui dans un sens lie les trois hommes, et donc les trois générations de cow-boy dans ce ranch.
Le Plus Sauvage d'entre tous (1963) Arte le 18.09.2017
Ce n'est pas un western. Plutôt une étude de moeurs sur la vie de quatre individus qui cohabitent et vivent de leur élevage de boeufs. Et l'exploitation va bientôt être frappée d'un virus. L'ambiance de cohabitation est glauque à cause d'un individu sans vergogne joué par Newman vous l'auriez deviné. Un film noir, pessimiste, et sans guère d'intrigue. Tourné en noir et blanc, c'est miracle que ce film apparemment réalisé avec un petit budget, ait enregistré 800 000 spectateurs en salles françaises ! Avec l'avènement du technicolor, le public avait plutôt tendance à bouder ce genre de films "à l'ancienne" ! Et puis c'est trop long et ça semble interminable. Heureusement, Newman était une coqueluche de l'époque : tourné avec un autre acteur, ce film serait passé inaperçu ! willycopresto
Les conflits générationnels sont au cœur de ce drame en forme de western contemporain de Martin Ritt. Un film qui vaut surtout pour la qualité des interprétations. Paul Newman se la (sur)joue révolté à quelque part entre James Dean et Marlon Brandon, alors que la figure paternelle est assurée avec un vrai brio par Melvyn Douglas et celle de la gouvernante par une excellente Patricia Neal. Ils s’adjugeaient à eux deux d’ailleurs, 2 des 3 Oscars que « le plus sauvage d’entre tous » glana en 1964.
Très belle photographie pour ce film avec un Paul Newman au top dans un role noir et une Patricia Neal intéressante mais sous employée comme malheureusement le scénario qui reste toujours en dedans. On retrouvera le même état d'esprit dans Le clan des irréductibles...
Une belle particularité du genre ! Le Plus sauvage d'entre tous est un western en noir et blanc et cinémascope, se déroulant dans les années 60. De nombreuses scènes typiques du western l'inscrivent à coup sûr dans ce genre : les bagarres dans les bars, le petit jeune qui n'arrive pas à se faire prendre au sérieux, le père mécontent de son fils, le ranch qui va mal etc. Martin Ritt s'impose comme spécialiste du western avec cette version moderne des mythes de l'Ouest, et sans grand personnage charismatique. Paul Newman tient le rôle alors à la mode, typique de l'Actors Studio, du désinvolte, paresseux, jeune et violent. Il va même jusqu'à tenter de violer la gouvernante de la famille, interprétée avec succès par Patricia Neal, récompensée pour son rôle, après avoir été injustement écartée des feux de Hollywood. La scène la plus marquante du film est sans nul doute ce qu'on pourrait appeler un "bovicide" : on abat la totalité des bêtes du grand-père dans la peur de la propagation d'une épidémie. Ce massacre est véritablement effrayant, mettant mal à l'aise tous ceux qui y prennent part, bien qu'ils ne le regrettent pas. On ne voit pas les bêtes tomber les unes après les autres, mais les tireurs alignés au bord de la fosse. Puis, les détails sordides du remblaiement nous sont épargnés mais bien suggérés par une tribu d'agents de la mort.