Le Plus sauvage d'entre tous
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Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2013
Indomptable. Insoumis. Rebelle. Provocateur. Ecorché-vif. Il y a du James Dean dans la prestation présente de Paul Newman. Considéré comme un fils indigne par son vieux père,propriétaire d'un ranch dans l'Ouest Texan,il noie ses névroses dans la consommation d'alcool et de femmes,avec le coup de poing facile. Il y a donc aussi aussi du Marlon Brando,et plus généralement cette mode de l'Actors Studios. Souvent considéré comme un western moderne avant l'heure,"Le plus sauvage d'entre tous"(1963) raconte sur le mode de la chronique familiale et pastorale,les relations complexes entre les différents membres du ranch,incluant un paternel à la rancoeur tenace(Melvyn Douglas),un neveu admiratif mais inexpérimenté(Brandon De Wilde)et une gouvernante d'âge mûr marquée par les hommes(Patrcia Neal,oscarisée). Le cinéma de Martin Ritt n'exclut pas les longueurs,et souligne un peu trop lourdement les conflits;mais il a aussi le chic pour des images marquantes,telles que l'extermination du troupeau de vaches atteint de fièvre aphteuse,ou celles de la tentative de viol. Un bon classique.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2013
Le troupeau d'un ranch isolé au milieu du Texas est victime d'une épidémie. Mais ce n'est là qu'un prétexte pour plonger au cœur de la famille qui tient ce ranch et la regarder de plus près. Il y a Hud, le fils débauché qui couche avec des femmes mariées et qui se complaît dans sa nature de salaud, son père Homer avec des valeurs à l'ancienne qui méprise son fils et il y a le neveu de Hud, qui jette sur son oncle un regard admirateur mais qui doit apprendre à distinguer le bien du mal de lui-même. Au milieu de ces trois hommes aux fortes personnalités (et campés par des acteurs de talent, Paul Newman, Brandon De Wilde et Melvyn Douglas s'il vous plaît !), il y a Alma (Patricia Neal dans un de ses plus grands rôles), la bonne du ranch qui a des affinités avec les trois hommes mais qui n'en touche à aucun malgré son charme. Martin Ritt s'arme d'un scénario assez simple mais terriblement révélateur sur la nature humaine et ses différents comportements. Il sait filmer aussi bien les paysages naturels que les acteurs, donnant une importance à chaque plan avec un talent certain. Le scénario bénéficie de superbes dialogues et laisse aux acteurs toute la place nécessaire pour qu'ils créent leurs personnages. Aussi on finit par pardonner au film ses longueurs et l'on se laisse transporter par l’interprétation fiévreuse de ses acteurs.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2023
"Le plus sauvage d'entre tous"' a connu un énorme succès aux Etats-Unis en 1963 remportant trois Oscars (Patricia Neal, Melvyn Douglas et James Wong Howe). Curieusement, il est aujourd'hui, comme son réalisateur Martin Ritt, complètement oublié en France quand il n’est pas vilipendé par la critique. Notamment par Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur livre "50 ans de cinéma américain" qui n'ont pas de mots assez durs pour qualifier ce film de la première partie de la carrière de Ritt. Il a pourtant bien mieux supporté le passage des ans que bien d'autres films "sudistes" de son époque comme "Les feux de l'été" du même Martin Ritt avec encore Paul Newman (1958), "A l'est d'Eden" d'Elia Kazan (1955), "Géant " de George Stevens (1956) ou encore "L'homme à la peau de serpent" de Sidney Lumet (1960). La direction d'acteurs de Martin Ritt et la qualité du scénario y sont sans doute pour beaucoup. Il faut dire que l'association du metteur en scène avec le duo Irving Ravetch et Harriet Frank Jr. aborde son troisième travail en commun, tirant sans doute les leçons du trop-plein de boursouflure des "Feux de l'été".
Cette quatrième collaboration avec Ritt permet à Newman de sortir de la gangue dans laquelle le modèle Brando l'avait enfermé depuis le début de sa carrière. N'avait-il pas enfilé la jupette chez Victor Saville pour un péplum sans gloire ("le calice d'argent" 1954) comme son illustre aîné chez Mankiewicz ("Jules César" 1953) ? Une performance que Newman jugera toujours comme son péché originel, allant jusqu'à payer une pleine page dans un grand quotidien pour conseiller à ses admirateurs de ne pas voir le film. Le jeu de Newman était alors empreint de tics qui l'alourdissaient considérablement, nuisant grandement à la crédibilité des personnages qui lui étaient confiés. De ce point de vue "Le plus sauvage d'entre tous" marque une rupture même si on retrouvera encore quelques scories issues de la fameuse méthode dans les films suivants.
Le film traite essentiellement de deux sujets qui se rejoignent. L'incommunicabilité entre les générations au sein de la cellule familiale et la difficile adaptation aux mutations économiques radicales qui bouleversent la société américaine depuis l'avènement du capitalisme. Tout d'abord présenté comme un personnage univoque, Hud (Paul Newman) apparaît comme un être frustre, entièrement tourné vers la satisfaction de ses plaisirs immédiats pendant que son père âgé se démène pour faire vivre le ranch familial dont le troupeau vient d'être frappé par la fièvre aphteuse. Le petit fils joué par Brandon de Wilde (autrefois le jeune Joey de "L'homme des vallées perdues") est tiraillé entre l'admiration qu'il porte à son grand-père et la fascination qu'exerce sur lui son oncle coureur de jupons.
L'enjeu du film semble porter sur la pente que suivra le jeune adolescent dont l'ombre du père mort lors d'une virée arrosée avec Hud s'élève entre Hud et son grand-père (Melvyn Douglas). Progressivement le personnage de Hud s'éclaire différemment laissant entrevoir tout le poids du manque d'amour d'un père trop rigoriste. Un début d'explication se fait jour au retour d'une beuverie où Hud ne sera pas loin de commettre l'irréparable sur Alma, la gouvernante avec laquelle il entretient une relation trouble, mélange d'attraction sensuelle et de répulsion. Lors d'un monologue très convaincant, Hud livre un peu de ses tourments mais alors que troupeau vient d'être abattu, la mort du vieil Homer laisse la plaie ouverte. Bizarrement Tavernier et Coursodon sont très sévères avec ce drame sudiste qu'ils jugent ennuyeux alors qu'ils sont en revanche sans doute trop laudateurs pour "L'homme à la peau de serpent" de Lumet (1960) aux situations dramatiques beaucoup plus artificielles .
L'académie des Oscars ne s'y est pas trompée qui a récompensé deux des acteurs du film, n'oubliant pas au passage de nommer pour la troisième fois Paul Newman pour la statuette du meilleur acteur. La photographie remarquable de James Wong Howe au noir et blanc très métallique a elle aussi été récompensée par l'Académie des Oscars. Martin Ritt donne à Paul Newman un magnifique rôle de rebelle qu'il reprendra avec bonheur trois ans plus tard sous la houlette de Stuart Rosenberg dans "Luke la main Froide" qui restera comme l’un des plus hauts faits d'armes de l'acteur. Il faut enfin souligner la remarquable performance de Patricia Neal qui rend parfaitement la secrète détresse de cette femme sans foyer, obligée de fuir la fournaise qu'est devenu ce ranch où trois générations de mâles s'affrontent et dont la sensualité de moins en moins retenue affole Hud et son jeune neveu.

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il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2012
Une belle particularité du genre ! Le Plus sauvage d'entre tous est un western en noir et blanc et cinémascope, se déroulant dans les années 60. De nombreuses scènes typiques du western l'inscrivent à coup sûr dans ce genre : les bagarres dans les bars, le petit jeune qui n'arrive pas à se faire prendre au sérieux, le père mécontent de son fils, le ranch qui va mal etc. Martin Ritt s'impose comme spécialiste du western avec cette version moderne des mythes de l'Ouest, et sans grand personnage charismatique.
Paul Newman tient le rôle alors à la mode, typique de l'Actors Studio, du désinvolte, paresseux, jeune et violent. Il va même jusqu'à tenter de violer la gouvernante de la famille, interprétée avec succès par Patricia Neal, récompensée pour son rôle, après avoir été injustement écartée des feux de Hollywood.
La scène la plus marquante du film est sans nul doute ce qu'on pourrait appeler un "bovicide" : on abat la totalité des bêtes du grand-père dans la peur de la propagation d'une épidémie. Ce massacre est véritablement effrayant, mettant mal à l'aise tous ceux qui y prennent part, bien qu'ils ne le regrettent pas.
On ne voit pas les bêtes tomber les unes après les autres, mais les tireurs alignés au bord de la fosse. Puis, les détails sordides du remblaiement nous sont épargnés mais bien suggérés par une tribu d'agents de la mort.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2011
Scénario qui démarque le climat délétère qui règne entre un fils et son père après que celui ci l'ait contacté pour tuer tout le bétail du ranch de son vieux géniteur,terrassé par une épidémie de fièvre aphteuse. Même s'il est évident que les relations conflictuelles entre géniteurs et rejetons ont certaines été bien mieux adaptées à l'écran dans le futur et dans le passé, ces film de cow-boys de Martin Ritt tient bien la route et se laisse toutefois bien regarder. Patricia Neal sort bonnement son épingle du jeu et se révèle un jeu d'actrice qui ne passera pas inaperçue puisqu'elle remportera un Oscar. Notons néanmoins la solide prestation du jeune gaillard misogyne dans le rôle titre , Paul Newman. En résumé, un film qui remplit son cahier des charges.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2011
Je ne sais trop quoi dire sur ce film si ce n'est qu'il est génial. La photographie est vraiment parfaite (c'est aussi pour ça qu'il ne prend pas une ride), la direction des acteurs également, de même que la réalisation.
Et Paul Newman, même en salaud complet, réussit à nous paraître sympathique grâce à la force de son charisme.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2011
On dit que c'est un western contemporain. Je veux bien d'autant plus qu'il est vrai que le cadre est celui d'un pur western contemporain. Mais l'histoire raconte plus une confrontation complexe entre un fils indigne et son paternel qu'autre chose. Réalisation quasi-impec de Martin Ritt qui surligne bien l'intensité que dégage le scénario et puis surtout direction d'acteurs prodigieuse. Enfin prodigieuse... à l'exception peut-être de Patricia Neal (qui a pourtant eu l'Oscar!!!) d'habitude parfaite mais qui là a tendance à en faire trop dans l'accent du terroir. Mais Melvyn Douglas (impossible de reconnaître un seul petit instant l'acteur élégant des comédies de Lubistsch!!!), en patriarche est impressionnant et n'a pas volé sa jolie statuette. Brandon De Wilde se met largement à la hauteur de ses prestigieux partenaires à travers un jeu très nuancé et subtil. Quand à Paul Newman, il joue tout simplement un de ses meilleurs rôles. Aussi provocant, dur et arrogant que Marlon Brando dans "Un Tramway nommé Désir", il use de son redoutable magnétisme de son charisme pour qu'on ne puisse pas s'empêcher malgré tout de ressentir de la sympathie pour son personnage. Résultat : une belle oeuvre ambigüe et sans concession.
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2011
Le plus sauvage d'entre tous est un grand film de Martin Ritt aujourd'hui méconnu et c'est franchement dommage, quand je voie qu'on encense des soi-disant chefs-d’œuvre, que je ne citerais pas car il y en aurait une flopée, qui je trouve sont juste insupportables et qu'on oublie des films de ce genre ça a tendance à m'énerver. L'immense Paul Newman joue ici l'un de ses plus grands rôles, il est extraordinaire dans son personnage égoïste d'apparence sympathique, s'il fallait donner le nom d'un acteur pour définir le mot charisme je donnerai son nom sans hésiter une seconde, un rôle de rebelle qui n'est pas sans rappeler James Dean voir Marlon Brando, il aurait dû à mon avis remporter l'Oscar du meilleur acteur, mais bon beaucoup de gens ont de la merde dans les yeux, comme ceux de l'AFI qui l'ont oublié pour leur classement incomplet des plus grands acteurs du cinéma. Au côté de Paul Newman, Brandon De Wilde le célèbre gamin admirateur d'Alan Ladd dans le western culte de Georges Stevens « Shane », un acteur intéressant qui disparaîtra à l'âge de trente ans suite à un accident de voiture, il aurait sans doute fait une bonne carrière, il joue pour moi ici son plus grand rôle. Le seul personnage féminin est joué par Patricia Neal, qui incontestablement joue également ici le plus grand rôle de sa carrière, qui sera récompensé d'un Oscar, un personnage de femme célibataire assez attachant. Le scénario, tiré du roman de Larry McMurtry, peut faire penser aux pièces de Tennessee Williams, derrière l'histoire de maladie contagieuse du troupeau se cache un drame familial très sombre dans la lignée de ses pièces. Comme si ça ne suffisait pas, il n'y a pas que les acteurs et le scénario qui sont à louer, il y a aussi la très jolie musique d'Elmer Bernstein, la magnifique photographie en noir et blanc de James Wong Howe récompensé d'un Oscar, bref les qualités sont nombreuses, très nombreuses.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2017
Western moderne et mélancolique où Paul Newman joue un anti-héro symbole du déclin des valeurs familiales dans un ranch modeste. Il y a du James Dean dans son personnage... Un magnifique noir et blanc photographié merveilleusement donne un charme certain. Le drame de l'épidémie n'est qu'un prétexte pour décrire un conflit générationnel entre un père et son fils sous le regard désolé du petit-fils et neveu. Un très grand film à la fois dure et empreint d'une certaine nostalgie.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 juin 2010
Très belle photographie pour ce film avec un Paul Newman au top dans un role noir et une Patricia Neal intéressante mais sous employée comme malheureusement le scénario qui reste toujours en dedans. On retrouvera le même état d'esprit dans Le clan des irréductibles...
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2010
Un film puissant, très peu connu du grand public, qui traite des relations et des valeurs familiales en plein déclin dans une famille de fermiers du Middle-west américain: Les Bannon. Hud Bannon, interprété par Paul Newman, ne reste dans le ranch de son père que parce qu'il compte en tirer profit par la suite. A lui seul il incarne l'homme sans foi ni loi, qui se moque de l'autorité, qui se moque de la morale et qui vit sans se soucier de son prochain.
Le ranch familial est tenu par Homer Bannon, homme bon, travailleur et respectable, qui vit avec son neveu Lonnie et sa gouvernante férue d'aventure, Alma. Durant le film on assiste à la destruction progressive des liens familiaux, les relations entre chaque personnages sont minutieusement travaillées et sont toutes uniques. Le noir et blanc renforce l'ambiance assez sombre du film et sur un plan esthétique, le film est excellent.
Un fond excellent servi par une forme des plus intéressantes, "Hud" est un grand film , avec des scènes très fortes, très poignantes et une mise en scène tout en sobriété mais très efficace de Martin Ritt. En prime, le quatuor principal d'acteurs est génial. Paul Newman aurait très bien pu avoir l'oscar du meilleur acteur et Patricia Neal ainsi que Melvyn Douglas n'ont pas volé leurs statuettes du meilleur acteur dans un second rôle dans leurs catégories respectives. Brandon De Wilde, incarnant Lonnie, se défend également face à cet impressionant trio. J'ai découvert "Hud" totalement par hasard et j'ai été très surpris par ce film peu connu mais qui gagnerait tellement à l'être. Excellent film, je le conseille vivement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2009
Le plus sauvage d'entre tous n'est peut-être pas le meilleur film de Martin Ritt car on peut lui préférer des films plus engagés (The Molly Maguires ou Norma Rae par exemple). L'histoire de ce fils au passé douloureux (Paul Newman, excellent et dans sa meilleure période), en mal de vivre, en conflit avec son père, fermier qui perd tout son bétail par la maladie et son passé prend une dimension surprenante autour du personnage d'une jeune gouvernante (Patricia Neal qui décrochera du meilleur rôle féminin) qui va semer le trouble dans cette famille au bord de la rupture. Un grand classique au bout du compte.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juillet 2010
LE PLUS SAUVAGE D'ENTRE TOUS est un western moderne dont l'hisotire se passe dans un ranch texan à l'abandon où se déchirent un vieu pères - Melvyn Douglas - aux méthodes rigides, son fils rebelle - Paul Newman - ainsi que de leur troublante gouvernante - Patricia Neal.
Voilà donc un scénario, quand même, assez simpliste et qui aurait méritée une intrigue un peu plus étoffer.
Heureusement la mise en scène de Martin Ritt est à la hauteur et les interpretes sont excellents.
Parmi les interprètes nous retrouvont donc Paul Newman qui s'offre là un rôle à la meusre de son talent dans la peau du fils rebelle. Il y a également Patricia Neal qui avait obtenu un oscar mériter pour son rôle de gouvernante, et que dire du rôle du père joué par Melvyn Douglas qui est excellent et qui mérite également son oscar pour le meilleur second rôles.
Précisons que le film obtient un troisième Oscar pour la très belle photographie de James Wong Howe.
Voilà, quand même un western assez intéressant même si l'histoire n'est pas franchement captivante, et je conseille néanmoins pour ceux qui ne le connaissent pas.
Un bon western à regarder en famille.
Thomas Roavina
Thomas Roavina

27 abonnés 348 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2007
Paul Newman est Hud dans "Le plus sauvage d'entre tous", une chronique d'une famille américaine vivant du bétails de leur bêtes jusqu'au jour où une épidemie, peut-être fausse, se répand dans toute la région. Le déclin financier et moral de la famille va faire éclater les secrets de famille et révèler les véritable personnalités des protagonistes. Lon est en admiration devant l'aisance de Hud à gérer les filles, les voitures et la ferme. Il voudrait être comme lui ce qui ne plait pas du tout au grand-père mourrant qui a une dent contre Hud. Les deux jeunes gens sont attirés par leur servante mais qui les repousse avec humour. De jour en jour la tension monte, Hud se montre le plus faible mentalement en tentant de violer la servante. Il affiche de plus en plus sa volonté d'avoir la propriété pour lui ce qui implique la mort désiré de son grand-père. La réalisation reste sobre, appliquée, un beau noir et blanc. Paul Newman crève l'écran par son impulsivité, son jeu trés intèriorisé et le charisme illusatoire qu'il s'efforce de dévoiler devant Lon. Cettez adaptation de la pièce de Tennessee Williams est amplement reussite grâce à de superbes interprètes qui restitue tout l'esprit des oeuvres de l'auteur américain et Martin Ritt qui rend visuellement bien une province chaude, pleine d'espace et des caractères passionants. Plus que reccomandable, un drame de trés haute qualité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 août 2007
Rebel with a cause.
Avec sa psychologie détaillée des personnages, "Le plus sauvage d'entre tous" est dans la veine des adaptations de Tennessee Williams, parfaitement rendues à l'écran ("Un tramway nommé désir" de Kazan, "Une chatte sur un toit brûlant" de Brooks ou "Propriété interdite" de Pollack). Comme Visconti avec "Le guépard", Martin Ritt ("Norma Rae", "Stanley et Iris") met en scène un film crépusculaire dans lequel il est question du déclin d'une famille masculine du Texas. A cause du caractère teigneux de Hud (un formidable Paul Newman), qui noie son mal intérieur dans la boisson, et aux hasards malencontreux de la vie, la lignée des Bannon va s'entre-déchirer. Le poids du passé, qui renaît soudain, ne va pas arranger les choses puisqu'on apprendra, au fil du récit, que Hud est responsable de la mort accidentelle de son frère. Quant au fils du défunt, Lonnie, il vit dans ce climat suffocant de non-dits. Pour détendre l'atmosphère, le patriarche a fait appel aux services d'une gouvernante. La contamination du cheptel, seule source financière, va être le début de la fin... La magnifique photographie en noir et blanc accentue la tragédie des Bannon.
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