Produit en 3D, "Creature from the Black Lagoon" sortit pourtant principalement en 2D, l'âge d'or de la troisième dimension durant les 50's s'étant déjà estompé à ce moment. Cela n'a pas empêché le film de s'ancrer profondément dans la culture populaire aux USA, de nombreux médias y faisant référence au fil des décennies. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Le long-métrage a tout de même pris un sérieux coup de vieux, avec un monstre au costume plus amusant qu'effrayant, et des tics de mise en scène qui font maintenant sourire (notamment la main du monstre surgissant aléatoirement sur des sons discordants...). Sans parler de personnages typés de l'époque : le héros noble et courageux, son patron qui ne recherche que le profit, la demoiselle en détresse, etc. Néanmoins, l'environnement exotique et les séquences sous-marines, très au point pour les 50's, conservent leur charme. Par ailleurs, les dialogues sur l'évolution, la création de la Terre, ou la manière de percevoir la créature, sont emprunt d'une certaine poésie. Enfin, on notera plusieurs idées de mise en scène qui seront reprises par d'autres, notamment Steven Spielberg pour "Jaws". "Creature from the Black Lagoon" est donc une série B certes datée, mais qui se laisse regarder sans déplaisir.
L’étrangeté est un univers qui fascine, car on peut en faire l’interprétation que l’on souhaite, sans pour autant s’éloigner des notions et des valeurs que nous connaissons. Après « Le Météore de la Nuit », Jack Arnold propose alors une relecture subaquatique du mythe de « King Kong » ou encore de « La Belle et la Bête », où il explore la distance qui puisse exister entre deux types d’entités. L’homme et l’inconnu font rarement la paire, surtout si d’un côté, on se montre hostile dès le premier échange de regard. Celui qui porte cette fâcheuse marque est bien évidemment le bipède curieux que nous sommes. Et par le biais de cette ambition à vouloir repousser les limites du savoir, on finit par en perdre les repères jusqu’à délaisser une part d’humanité, qui justifie notre présence dans ce monde.
Le mythe d’une créature mi-homme mi-poisson dans les eaux troubles de l’Amazonie est l’une des croyances que l’industrie cinématographique cherche avant tout à propulser à l’écran. La richesse qu’on en tire est essentiellement technique, surtout qu’une grande partie des séquences se déroulent sous l’eau. On assiste à un ballet rythmé d’une espèce, loin d’être éteinte et qui se livre à ses pulsions qui définissent sa mentalité. Cependant, bien avant cette rencontre hasardeuse, nous suivons l’expédition du docteur David Reed (Richard Carlson). Il inspire aux valeurs scientifiques et à protéger la créature malgré ses sauvageries. Faute de quoi, le récit prend rapidement une tournure de série B, où les seconds rôles s’effacent peu à peu. Le scénario tourne souvent en rond, mais permet tout de même de nourrir une analyse intéressante sur l’approche de l’inconnu.
La peur est le premier réflexe lorsqu’on manque d’information pour justifier telle ou telle chose. De nos jours, il y aurait toujours une explication derrière chaque élément concret, comme pour chaque théorie. Or, la présence de la créature sous-marine soulève peu de réponses concernant ses origines, car là n’est pas l’essentiel. L’objectif est de décortiquer l’âme de cet être égaré et qui est simplement en manque d’affection. Il cherche à se faire désirer et à exister auprès de quelqu’un qui l’accepterait pour ce qu’il est. Kay Lawrence (Julie Adams) semble remplir ces conditions et se propose également d’endosser la figure féminine qui manque. Cette charmante demoiselle en détresse tisse un lien invisible qui n’est pas vraiment réciproque, mais il n’y pas plus de colère que de peur en elle. Bien qu’elle ne soit attirée en rien à la créature, elle ne le repousse pas pour autant. Peut-être le doit-on au personnage qui se veut aussi fragile que bruyante. Libre à chacun d’interpréter sa réponse, très radicale.
Le réalisateur continue d’explorer les eaux profondes où l’on cherche à identifier qui est l’intrus. Entre autres, les humains piétinent l’habitat de cette créature, tout à fait émotive. Ce que l’on retient, c’est que le prédateur n’est pas toujours celui qu’on croit, car au moment où la peur domine l’esprit, une divergence peut rapidement nous faire changer de bord. Puis nous devenons à notre tour prédateur et cela même en se cachant derrière l’excuse de l’autodéfense. « L'Etrange Créature du Lac Noir » véhicule à la fois une prouesse technique, mais également une métaphore très prononcée sur l’incompréhension. Sans avoir les clés qui ouvrent les portent de la curiosité et de la tolérance, il n’y pas de cohabitation possible.
Sorti en 1954, L’Étrange Créature du lac noir est un film de monstre fort réussi dont on ne peut nier la marque indélébile qu'il a laissé dans l'histoire du cinéma. Sans ce film, pas de Dents de la mer ni d'Alien bien des années plus tard. Pour l'époque, ce film était un véritable tour de force. En témoigne les scènes aquatiques qui sont vraiment très maîtrisées. De plus, les acteurs sont plutôt bons et le design de la créature est vraiment devenu culte avec le temps. L'histoire est certes simpliste mais Jack Arnold, le réalisateur, arrive à en tirer un film fort sympathique qui ravira les amateurs de films de monstres. A découvrir car totalement culte.
Excellent film qui ne laisse que très peu de répit au spectateur grâce à son rythme très bien calculé. Les premières apparitions de la créatures, où on ne voit que son bras sont excellentes car elles laissent libre court à l'imagination du spectateur. De plus, le suspens est vraiment présent avec toutes les scènes aquatiques. Le costume de la créature est aussi particulièrement réussi. Un très bon film où on suit un duel entre l'homme et une créature aquatique (de là à dire que Steven Spielberg s'en est inspiré pour les dents de la mer, il n'y a qu'un pas...)
Je suis déçu, je m'attendais à un très bon film, bourrés de bonnes idées mais un peu fauché, en fait les effets visuels sont très bons pour l'époque, on a une mise en scène pas trop mal foutue, on a quelques plans sous marins qui rappellent un peu Jaws, du coup c'est plutôt pas mal, mais la musique gâche un peu tout avec les TINTINTIN biens grossiers, qui empêchent toute montée de la tension. Aussi on devine lorsque les mains du monstre devaient sortir de l'écran pour faire peur aux spectateurs allant voir le film en 3D à l'époque. C'est plus ridicule qu'autre chose de nos jours, mais ça se laisse regarder quand même, je pense que sur le même sujet on pouvait mieux faire.
Ce n’est pas grâce à ses effets spéciaux peu ambitieux que ce film est entré dans le panthéon des films fantastiques mais bien grâce au charme poétique avec lequel nous est dépeinte cette escapade scientifique au fin-fond de la jungle équatoriale tournant au survival sous-marin et ouvrant la voie à des interrogations darwiniennes ainsi qu’à l’usage ingénieux des effets musicaux qui ponctuent les apparitions de la créature amphibie. Evidemment, ce classique fifties a bien vieilli mais le fait de savoir qu’il s’agissait d’un des premiers films diffusés en 3D en fait une curiosité artistique ainsi qu’une œuvre intemporelle.
Malgré le fait que le film soit daté, "L'Etrange créature du lac noir" conserve certaines qualités. En effet, pour l'époque et pour une petite série B, la réalisation, l'ambiance et même le costume du monstre sont à saluer. Si le scénario nous sert les habituels clichés (le rôle féminin par exemple), nul doute que ce long métrage ait influencé un grand nombre de films de genre.
Un énorme classique du film de monstre qui a inspiré de nombreuses œuvres contemporaines comme La Forme de l’Eau, King Kong ou encore Les Dent de la Mer.
Premier film que je vois du réalisateur Jack Arnold et je dois dire que certains cinéastes d'aujourd'hui devraient s'en inspirer (je crois meme que la saga "Anaconda" en a meme copié des plans (rire)). Ici, point d'effets spéciaux inutiles, l'affreuse créature est un déguisement d'un homme qui devait etre fort en apnée (rire) mais qui faisait quand meme peur. Jack Arnold réussit à faire des plans angoissants (notamment la scène ou la fille nage suivit sous l'eau par la créature) et tout ça, c'était dans les années 50 qui n'avait pas la meme technologie d'aujourd'hui, je dis chapeau. Les acteurs que je ne connais pas de noms sont tous impeccables. Un film méconnu qui mérite d'etre reconnu tout simplement.
Un film d’aventure et de mystère (ce qu’on appelait un film d’épouvante à cette époque), plein d’une insolite poésie, décrivant la lutte d’une équipe de paléontologues après leur découverte d’un monstre aquatique mi-homme mi-poisson qui va décimer leur expédition avant qu’ils ne réussissent à lui échapper. . Le propos est terriblement daté années cinquante (unissons-nous contre l’ennemi commun !) mais l’ensemble n’a pas trop vieilli. Dommage que le monstre, trop montré et pas assez suggéré, ne présente plus aucun mystère après quelques apparitions. On a même droit à quelques scènes rappelant le bon vieux mythe de King-Kong où la Bête, fascinée par la Belle, l’enlève pour l’amener dans son repaire avant d’être vaincue par les armes des humains, résultat de leur science avancée. La réalisation est délicieusement kitsch et les acteurs (Julie Adams en tête, dans un grand numéro de natation artistique avant l’heure) sont bien en place. Un film court (une heure quinze à peine) qui se laisse regarder sans temps mort ni ennui.
Un vieux film à l’histoire palpitante qui tient en haleine, le début fascine en poésie mythologique, l’Amazonie où vit la créature est originale, chaque apparition est intrigante, le sonore donne une sensation de peur à couper le souffle, c’est la star du film.
Classique cheap du cinéma d'épouvante, "L'étrange créature du lac noir" a aujourd'hui bien vieilli et a toutes les allures d'une bonne série B bien sympathique. Pourtant les qualités de la 3D ne manquent pas de charme (elle est bien mieux utilisée que dans la plupart des films actuels) et le costume de la créature est assez réaliste. Mais malgré la bonne volonté des acteurs (dont une Julie Adams très séduisante) et des décors plutôt sympa, le scénario finit par tourner en rond et les dialogues manquent d'originalité. Mais rien que pour le charme désuet qui fait les vieux films, cette étrange créature vaut le coup d’œil.
Il fallait bien que je tente ce classique de science-fiction... Ce qui est principalement marquant dans "L'étrange créature du lac noir", c'est bien entendu la qualité de son costume pour l'époque, mais également son concept scénaristique consistant à démontrer la perception de cette bête, face à ces visiteurs venus empiéter sur son territoire. Au-delà de ces atouts, le film n'aura rien d'extraordinaire comparé à la claque du "Planète interdite" trois ans plus tard (pour rester dans le domaine de la science-fiction). Ce long-métrage traînera un peu avant de s'offrir un coté répétitif, tout en nous laissant assister à des seconds rôles douteux et quelques scènes ridicules.
Petit classique du film de monstre, L’Étrange créature du lac noir est un très bon film fantastique qui a pour seul défaut d'avoir un scénario trop classique. Celui-ci est effectivement très inspiré de King Kong (beaucoup plus que de La Belle et la Bête dont il se revendique) et possède les clichés hollywoodiens typiques des années 50 concernant les femmes (le personnage interprété par Julia Adams semble avoir pour fonction principale de hurler dès que le monstre apparait). Une fois accepté ces conventions dues à son statut de série B, le film possède de nombreuses qualités plastiques grâce à la réalisation du trop méconnu Jack Arnold (dont les plans sous-marins semblent avoir très fortement inspiré Steven Spielberg pour Les Dents de la mer) et de son directeur de la photographie William E. Snyder (qui, en plus de la beauté de ses plans, nous offre une 3D très efficace). Il faut également signaler le beau travail de création de la créature et une musique efficace (bien que pouvant apparaitre aujourd'hui un peu clichée) composée par 3 musiciens différents non crédités dont Henry Mancini. Une jolie petite réussite de Jack Arnold à mettre à côté de L'Homme qui rétrécit et de Tarantula.
Bon petit série B des années 50's, avec 2 points fort la musquie qui a elleseule te fait bien monte l'angoisse, et la belle Julie Adams la scène ou elle nage dans le lagon elle est sublime. Sinon faut avouer les effets spécieux son dépassent voire carrément ridicule certain, et le monstre fait aussi peur qu'un plomb à vélo, mais je suis pas ennui néanmoins, enfin bref un bon film de série B efface, malgré il n'est pas mal vieillesse.