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Orno13
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3,5
Publiée le 30 avril 2026
Une mise en scène de fritz lang, adaptant un roman de Graham greene, cette combinaison a tout pour me plaire, résultat après visionnage ce film est fascinant, certes un peu déroutant et dur à suivre par moments. Mais cette alliage entre le thriller psychologique de greene et le cinéma expressioniste de lang est réussit. Mais le plus fascinant du film est pour moi l atmosphère qu arrive à saisir le grand metteur en scène, des l entame on comprend le degré de paranoïa du personnage principal qui est stephen neale sortant d une hospitalisation psychiatrique suite au décès de son epouse et qui se retrouve par hasard dans une affaire d espionnage. La mise en scène est aussi très précises cadrage serré, mouvement de caméra opportun qui accentue le malaise du personnage. Un petit bémol quand même est l histoire d espionnage est assez alambiqué dont on a du mal à saisir les tenants et aboutissants mais aussi le film est moins sombre que le roman c est dommage.
Pas le meilleurs Fritz lang. Le film démarre de manière surprenante avec de gros câble dans la narration : un homme se retrouve dans un complot d’espionnage des plus surprenant et téléphoné, après qu’une diseuse de bonne aventure lui donne le poids secret d’un gâteau qui s’avère être un prétexte pour cacher des micro - film . On comprend pas comment l’aveugle fait pour retrouver la trace de notre héros. C’est vraiment mal écrit dans la première partie du film. On comprend le film mais tout est fait grotesquement. La réalisation est simple, c’est du grand classique holywoodien des années 40. Bon film mais le film aurait été meilleurs avec un meilleurs scénario.
Un film d espionnage prenant basé sur un roman écrit en pleine époque du Blitz. Fritz Lang aux manettes fait une mise en scène maîtrisée et dynamique qui fait que le film supporte parfaitement le poids des années. Je pardonnerais aisément la partie romance auquel je n ai pas cru une seconde qui passe pour une figure imposée et qui pour le coup ne gâche pas les grandes qualités d un film qui a une petite touche Hitchcockienne.
Lang a réalisé un film très hitchcokien, tout en y ajoutant son style expressionniste. Il y a de bonnes séquences, mystérieuses, surtout au début. La scène où Dan Duryea agite ses ciseaux est mémorable. Mais on a du mal à prendre cette histoire abracabrantesque au sérieux aujourd'hui. Le scénario ne tient guère la route, de sorte qu'il n'y a pas vraiment d'enjeu. Contrairement à d'autres films noirs de la même époque, celui-ci n'a pas très bien vieilli en dépit de ses qualités.
Une histoire d’espionnage qui a le défaut d’être très vite ennuyeuse. On est balloté entre les gens au regard suspect et les autres qui le suivent. C’est assez alambiqué et peu intéressant
En soi le registre du film d’espionnage ne semble pas particulièrement inspirer Fritz Lang qui préfère composer ici, un récit et une intrigue qui puisent d’avantage dans les codes du film noir ou du film a suspens, notamment dans la mise en scène de l’individu isolé que personne ne croit qui rappelle évidemment le canevas de nombreux films d’Hitchcock. C’est principalement cette superposition de registres qui confère à ce film un peu mineur mais de très bonne tenue, son incontestable intérêt.
Pendant le Blitz, Stephen sort d’un asile après une peine de 2 ans. Alors qu’il aspire à retrouver une vie simple, il ne lui faut que quelques heures et un mystérieux gâteau pour se mêler malgré lui à une affaire d’espionnage ! Si « Ministry of Fear » est adapté d’un roman de Graham Greene, son sujet parait typiquement hitchcockien, avec ce héros presque ordinaire embourbé dans une conspiration qui le dépasse. Il y a d’ailleurs quelques petites similitudes avec « North by Northwest », future référence du film d’espionnage. Quoi qu’il en soit, on ressent bien la patte de Fritz Lang. D’abord dans le scénario antinazi, mais évidemment dans la mise en scène. Le réalisateur utilise des relents d’expressionnisme pour poser son ambiance. Les jeux d’ombres permettent d’exprimer doutes et menaces, quand certaines scènes sont carrément à la limite du fantastique. Avec par exemple cette étrange kermesse, bien trop avenante pour être honnête, ou cette séance de spiritisme. La galerie de personnages s’avère quant à elle inquiétante à souhait. En effet, le film démarre avec des personnes affables masquant des agents secrets. Tout le monde devient alors suspect dans le reste de l’intrigue ! Une intrigue par ailleurs bien ficelée, qui exploite avec adresse le contexte du Blitz (bombardements quotidiens, paranoïa…). Et qui s’avère portée par une mise en scène inspirée, offrant plusieurs originalités : jeux de miroirs reflétant les apparences du monde de l’espionnage, ou certains travelings mouvementés pour l’époque. Enfin, Ray Milland est convaincant en protagoniste qui tente de s’extirper d’un bourbier, tout en étant handicapé d’un lourd passé. Du bon Fritz Lang, du très bon film d’espionnage !
Le ministère de la peur possède un scénario passionnant, sa mise en scène est hypnotique, il y a du mysticisme dans l'histoire, c'est amusant la diseuse de bonne aventure. L'intrigue bouge beaucoup, le rôle de son acteur poursuivi par le passé, un délicieux gâteau destiné commence le périple en ces temps de guerre royale entre britannique versus allemand nazi, de la séance vision en groupe. Il faudra déjouer le contre-espionnage ennemi, une pellicule microfilm primordiale pour contrecarrer les plans de l'Axe occupé, l'Allié zone libre en mode veille, un bras de mer muraille naturelle comme rempart point fort. On ne s'ennuie pas à l'instar de tourner des pages pour passer à la feuille suivante toujours aussi éclairée. Ça fait du bruit au réveil, cela fera du bien, c'est du grand Lang Lang cette réalisation, un chef-d'œuvre parmi ses nombreux films.
Chez Fritz Lang l'espionnage est une danse où chaque protagoniste tourne sur lui-même le temps d'une reconquête de soi, franchit un grand nombre de portes pour finalement se retrouver à un point de redémarrage à l'instar de ce gong présent dès le générique ou de ce groupe adepte de science occulte réuni en cercle ; le motif circulaire obsède à la manière d'un compte à rebours au terme duquel le vaste édifice humain explosera et fertilisera, des cendres générées, le terreau pour bâtir quelque chose de nouveau. Le gâteau est l'élément déclencheur et solution du nœud dramatique, la mort de l'être aimé se clôt par la fuite avec sa remplaçante ; car le temps chez Lang semble offrir aux personnages l'occasion d'un salut, leur permet de se purger pour, des ténèbres, parvenir à la clarté d'un jour nouveau, ne serait-ce que par le trou causé par la balle fraternelle. Espions sur la Tamise concentre beaucoup de thématiques chères au réalisateur et fait le choix de la juxtaposition de scènes en guise de dramaturgie, n'offrant une pleine compréhension qu'à la fin. Surtout, le film vaut pour sa dénonciation du nazisme jouée en second plan : quelques croix significatives, des honnêtes gens qui cachent derrière leur masque une monstruosité sournoise (avec notamment les personnes âgées investies dans des œuvres de charité, figures renvoyant dos à dos l'horreur nazie et l'hypocrisie bourgeoise), un couple autrichien au doux nom de Hilfe qui, à lui seul, concentre premier et second degrés puisque l'un trahira, l'autre aimera, Hilfe signifiant Aide. Car le nazisme est avant tout une question de choix : l'un périra par aveuglement idéologique, l'autre connaîtra la passion méritée par sa lutte contre le fascisme. Tout cela rapporté également à la rondeur de la balle enfantine symbole de naïveté et d'innocence, leitmotiv langien par excellence. Le Ministère de la Peur, c'est la mise en scène de la vérité enfouie malgré des apparences souvent trompeuses où hommes et femmes ne sont rarement ce que l'on croit : une leçon de méfiance - et de cinéma en considérant la réalisation sublime de Lang -, une leçon d'espoir dépourvue du cynisme d'habitude si apprécié par son réalisateur.
Le premier tiers du film laisse entrevoir la possibilité d’une sorte de chef d’œuvre surréaliste : dans une narration qui tient d’avantage du cauchemar éveillé que du film d’espionnage, nous suivons le protagoniste dans une série de rencontres improbables et fantasmatiques, où tout les repères ont disparus : une fête foraine devient le lieu d’une oppression sourde, un aveugle vole un gâteau et c’est le réel qui bascule dans le chaos… La folie et la paranoïa des temps de guerre sont ici traduites de manière saisissante. Quant au somptueux expressionisme des images, il ne fait que renforcer ce sentiment d’irréalité et d’inquiétude généralisée. Se dessine un univers mental et kafkaïen, follement inquiétant et visuellement somptueux. Mais, très vite, le récit s’assagit et raccroche poussivement les wagons d’un récit d’espionnage laborieux où le complot de très méchants nazis est déjoué par un héros imperturbable de droiture. Le conte surréaliste se transforme alors en pensum édifiant et le geste cinématographique se fait bien lourd.
Alors qu’il vient d’être libéré de l’institution où il a passé deux ans pour avoir pratiqué l’euthanasie sur sa femme, Stephen Neale gagne lors d’une tombola un gâteau. Poursuivi par des espions nazis et suspecté par la police britannique, il doit seul contre tous faire la preuve de son innocence.
« Ministry of Fear » – qui est sorti en France sous le titre « Espions sur la Tamise » avant de retrouver un titre plus proche de l’original – est un jalon intéressant dans l’œuvre de Fritz Lang. Le génial réalisateur allemand a trouvé refuge depuis peu aux États-Unis – après un court séjour en France. Il se cherche.
Les fulgurances expressionnistes du « Docteur Mabuse » ou de « M le maudit » sont derrière lui. Fritz Lang n’est pas encore devenu le maître du film noir, un genre qui trouvera avec « Le démon s’éveille la nuit » et « La Femme au gardénia » ses canons indépassables.
« Ministry of Fear » est un film d’espionnage qui louche vers Hitchcock. De l’intrigue passablement embrouillée (inspirée de Graham Greene qui n’a pas encore signé ses chefs d’œuvre), du duo complice que forment ses deux protagonistes en quête de vérité (qui rappelle celui de « Une femme disparaît »), du héros injustement soupçonné (joué par Ray Milland qui ne soutient pas la comparaison avec Cary Grant) à la campagne anglaise où se déroule l’action, tout rappelle le maître britannique. Hitchcock… en moins bien.
Film ancré dans l’actualité de son époque (les États-Unis sont en pleine guerre contre le nazisme), Espions sur la Tamise (également connu sous le titre Le Ministère de la peur) ne fait pas partie des œuvres marquantes de Fritz Lang. En effet, cette histoire à la Hitchcock (un homme ordinaire mêlé à une histoire extraordinaire), qui rappelle certains aspects de l’époque allemande du cinéaste (le travail expressionniste sur les ombresspoiler: , la séquence de spiritisme qui fait écho à celle du Docteur Mabuse ), est hélas très bavardspoiler: et possède une fin trop rapidement expédiée . Toutefois, le cinéaste possède suffisamment de maîtrise pour offrir une œuvre d’une bonne qualité. À noter, pour le spectateur de notre époque, un détail amusant : le film contient une séquence où un personnage compose un numéro de téléphone avec un ciseau gigantesque, détail amusant quand on sait que Ray Milland sera l’interprète dix ans plus tard du Crime était presque parfait d’Alfred Hitchcock où ces deux accessoires seront liés et possèderont une grande importance. Un bon film mais pas un chef-d’œuvre.
Adaptation du roman The ministry of fear de Graham Greene, qui est aussi le titre original du long-métrage, Espions sur la Tamise est un excellent film à suspense, porté par des superbes acteurs, Ray Milland et Marjorie Reynolds en tête. Tournée au cours de la Seconde Guerre Mondiale, pendant la période américaine de Fritz Lang, cette œuvre censée se dérouler à Londres fait écho à l'histoire personnelle du cinéaste – il y est question de la diaspora autrichienne et d'espions nazis infiltrés au sein des services de renseignement britannique. La réalisation est de grande qualité.