Derniers Avis : Closer, entre adultes consentants - Page 10
Closer, entre adultes consentants
Note moyenne
3,0
8474 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
669 critiques spectateurs
5
153 critiques
4
156 critiques
3
74 critiques
2
108 critiques
1
112 critiques
0
66 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Louis Lucas (romancier)
11 abonnés
119 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 28 mars 2016
Sorti en salles en 2005, Closer, entre adultes consentants est l'oeuvre de Mike Nichols, réalisateur à qui l'on doit Le Lauréat, Qui a peur de Virginia Woolf ? et plus proche de nous, Primary Colours ou La guerre selon Charlie Winston. Centré autour de quatre personnages, spoiler: ce double triangle amoureux ne doit sa réussite qu'à son casting qui fait la part belle à des prestations inédites pour les acteurs. Si Jude Law a déjà eu l'occasion de jouer ce genre de personnage perfide et calculateur (Le talentueux Monsieur Ripley), pour Natalie Portman et Julia Roberts, ces rôles sont à contre-emploi de ceux auxquels nous sommes habitués. Tspoiler: andis que Julia Roberts se retrouve lentement mais sûrement dans la nécessité de choisir entre passion et raison, Natalie Portman incarne quant à elle un personnage libérée mais fragile qui sera la victime collatérale de l'amour fusionnel qui lie Dan à Anna. Les scènes au cours desquelles elle joue la strip-teaseuse tiennent de la performance et casse l'image propre et angélique que l'on se faisait d'elle . Concernant l'histoire en elle-même, il n'y a pas de grandes surprises mais le sempiternel schéma de l'amour impossible entre deux êtres très différents. Si on apprécie le côté manipulateur de Jude Law, l'utilisation récurrente d'un langage cru voire ordurier devient vite lassant et n'apporte au final rien de plus au film si ce n'est renforcer l'animalité du personnage de Clive Owen pour qui on ne développe aucune empathie. Du fait du sujet et du métier exercé par Alice, une description voyeuriste des relations qui unissent les personnages aurait été compréhensible mais Mike Nichols choisit d'éviter cet écueil, préférant suggérer que montrer. spoiler: Le dénouement final est, à mon sens, un peu trop manichéen et cruel pour le personnage principal . Si ses agissements et sa jalousie grandissante n'excusent pas tout, le sort qui lui est réservé ne se justifie pas, ses intentions n'étant à mon sens pas moins nobles que celles de Larry. Le fait d'avoir resserré l'intrigue sur ces quatre protagonistes rend cette histoire d'autant plus complexe. L'ajout de personnages extérieurs aurait sans doute apporté plus de richesse au film tant celui-ci s'enferme dans une succession sans fin de ruptures, de réconciliations et de tromperies sans véritablement décrypter ce qui anime ces quatre êtres. Si Closer, entre adultes consentants ne parvient pas à captiver l'attention du spectateur, il ne souffre cependant d'aucun temps mort et parvient à tisser une trame pertinente sur un sujet mille fois traité, une petite réussite qui repose exclusivement sur la prestation des comédiens.
Un bon casting, un scénario qui en annonce plus qu'il n'en livre, mais un jeu d'acteurs qui nous porte sans ennui jusqu'à la fin. On veut savoir comment tout cela va se terminer, même si on s'en doute. On ne joue pas impunément avec le feu et moins encore avec les sentiments. A voir.
Deux hommes, deux femmes. Qui se mettent ensemble, qui se séparent, qui flirtent, qui se font des vacheries, qui couchent ensemble, qui se trompent. Le tout n'est pas nouveau mais en mettant en scène l'adaptation de la pièce de Patrick Marber pour le cinéma, Mike Nichols décortique l'être humain dans toute sa complexité. Ils ont beau sembler sûrs d'eux, les personnages se savent pas ce qu'ils veulent. Ce sont des salauds dans toute leur splendeur. Mais des salauds qui doutent, soumis à leurs pulsions. Dan trompe Alice qui est amoureuse de lui mais qui ne lui dira jamais son vrai nom. Anna succombe aux charmes de Larry avant de tomber dans les bras de Dan. Dit comme ça, "Closer, entre adultes consentants" a l'air complètement vu et revu. Mais le ton y est acerbe et les dialogues cinglants. On y parle de sexe comme de la pluie et du beau temps, on y fait l'amour pour mieux se perdre, on s'aime et on se quitte. Avec une férocité glaçante qui ne laisse pas de place au bonheur, le film démontre que l'humain est à la merci du désir et qu'il sera toujours le salaud d'un autre. On ment, on trompe, on pleure et on fait l'amour. Le constat est sans appel, le tout démontré dans un film à la mise en scène élégance qui manie l'ellipse avec un savoir-faire étonnant, quitte à déconcerter son spectateur. Impossible de savoir qui est le plus sincère ou le plus menteur ici, les personnages eux-mêmes ne le savent sûrement pas. Interprété par quatre acteurs en très grande forme, "Closer" décortique ce qui fait les relations amoureuses et nous renvoie à la figure une image peu reluisante, celle de l'homme de caverne qui sommeille en nous comme dirait le personnage de Clive Owen. Une œuvre élégante et racée, inoubliable ne serait-ce que pour une scène dénudant gentiment Natalie Portman...
Pathétique et embarrassant. Rien de plus gênant que ce quatuor d'acteurs hollywoodiens qui "prend des risques" dans un film à la facture faussement indé (donc moche, maquillages et costumes en 1er lieu, la musique, aussi, le ralenti qui clôt le film, enfin). Sans la cast, un tel film ne serait jamais sorti, les centaines de milliers de spectateurs qui l'ont vu ne de seraient pas fait avoir. Et finalement, le plus grave, c'est que c'est un pensum absolu, d'un ennui inégalable. Fuyez cette croute!!
Des histoires de couples assez banales que beaucoup de couples traversent à la différence qu'ici elles sont filmées donc romancées Je suis sûre que si je le revois je l'apprécierais d'autant plus
Mike Nichols signe ici une comédie dramatique esthétiquement immaculée, mettant en scène un quatuor de personnages atypiques mais au caractère intimement liés. L'égoïsme et la vanité sont à l'honneur, portées par des répliques cinglantes et sulfureuses. Engagés dans ce méandre amoureux entre insatisfaction et fantasme, les personnages vont adoptés des comportements complétement différents. A voir sans hésiter.
Film sur l'amour, la vie de couple et l'adultère. Ca devient fort pervers par moment, un peu trop à mon goût. Le quatuor d'acteurs joue juste, et heureusement..
Deux couples, échangistes sans le savoir, puis en le sachant, c'est original, pour ceux qui trouvent ça original, et ça s’arrête là. A peine trop prétentieux, le film à l'avantage de ne compter que sur des acteurs géniaux, et même si c'est peu être une mauvaise raison pour le regarder au moins s'en est une, et même la seule.
Un triangle amoureux habilement mis en scène par Mike Nichols et qui, grâce à cela, empêche le film de suivre le funeste destin des autres mièvreries qu'on peut trouver à perte de vue dans le monde de la comédie hollywoodienne. Des personnages attachants (Natalie Portman et Jude Law, en tête) pour une histoire qui, sans être extraordinaire, arrive malgré tout à rassasier son public pour un moment de détente assuré qui n'est pas sans décrocher quelques rires et sourires à certains moments.