Mesrine : L'Ennemi public n°1
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CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2013
On nous annonçait la Lune, on pouvait craindre le pire, avec cette adaptation de la vie de Jacques Mesrine. Finalement, le premier opus était plutôt sympathique, quoiqu’un peu limité. Qu’en est-il du deuxième ?

Le film avait fait la polémique avant sa sortie en salles avec son affiche franchement nauséabonde, qui faisait une association Mesrine – Jésus. Pourtant, le film n’est même pas cohérent avec cette affiche, en prenant un véritable recul bienvenu sur notre protagoniste principal. Toujours est-il que Mesrine : L’Ennemi Public n°1 est un film bien supérieur à son aîné de par son casting, bien plus homogène et dominé par un Vincent Cassel impérial qui oscille entre l’amuseur public et le truand flippant. Le film est bien meilleur dans ses scènes d’expositions que dans ses scènes d’action, encore une fois torchées n’importe comment par Jean-François Richet qui est incapable de filmer une poursuite sans perdre son spectateur dans un espace pourtant petit (un pâté de maison est suffisant à Richet pour poser sa caméra n’importe comment et planter sa poursuite). Le film a le bon goût de faire des ellipses temporelles au bon moment, avec des histoires qui s’entrecroisent parfaitement. Il s’en trouve donc très sympathique à suivre et franchement passionnant, même avec l’accent insupportable de Gérard Lanvin (impossible de ne pas le signaler).

Mesrine : L’Ennemi Public n°1 est bien meilleur que son prédécesseur et peut enfin prétendre à atteindre la cheville de ses idoles américaines, grâce à son interprète habité par le rôle et son ampleur, à la hauteur des ambitions.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2013
Avec ce deuxième volet qui clôt la saga « Mesrine », Jean-François Richet explore les années soixante-dix qui ont vu la célébrité de Mesrine atteindre son sommet, avec des braquages et des évasions très spectaculaires. On y découvre un homme toujours aussi chatouilleux sur son honneur et en recherche d’une gloire médiatique. Contrairement au premier volet qui narrait son basculement dans le crime, ce deuxième volet montre un Mesrine fanfaron qui comme la séquence du tribunal sait avec humour charmer son auditoire. Toujours entouré de femme il passe pourtant une grande partie de ces années avec la même femme. Si ces évasions sont souvent réussies, ces coups le sont souvent moins, comme durant l’épisode de la rivière après le braquage du Casino de Deauville. Ce qui frappe dans la personnalité de Mesrine c’est sa lucidité sur le sort qui l’attend, abattu par la police, et qui tranche avec ces visées un peu grandioses sur la ruine du système (capitaliste et surtout judiciaire) qu’il comptait mener. Le casting de la seconde partie du diptyque est toujours aussi riche avec l’apparition pour portraiturer ses complices et ses compagnes : Mathieu Amalric, Ludivine Sagnier, Samuel Le Bihan, Gérard Lanvin ou encore dans le rôle du mythique commissaire Broussard un Olivier Gourmet parfait. Mais c’est encore Vincent Cassel qui offre la plus belle prestation avec un Mesrine plus vrai que nature. Bref un second volet encore plus réussi que le premier et qui valait l’attente. À voir ne serait-ce que pour la légendaire souricière qui a amené la mort du criminel.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2020
Ce film étant le complément de L’Instinct de Mort & comme j’ai choisi d’en écrire deux avis séparés, j’escomptais mettre le doigt sur la différence qui aurait trahi la maturation de l’œuvre entretemps. Celle-là, je ne l’ai pas trouvée : la dilogie Mesrine est une brique de thriller & de violence qui ne connaît pas la moindre faiblesse d’écriture. Que le style plaise ou non, c’est un plaisir à visionner car, en plus de quatre heures, la création de Richet connaît d’innombrables décors, costumes & humeurs qui sont tous en parfaite harmonie avec le reste du bloc narratif.

Je n’ai donc pas eu de nouveau cette sensation de déferlement, par contre la compacité sélective du biopic m’a encore été difficile à percer. Mais surtout, j’ai trouvé une autre différence entre les deux films que celle prévue : ce deuxième opus couvre une période courte, plus adéquate pour une narration dense & où la mise en scène (je me cite sur L’Instinct de Mort parce que j’aime bien me relire : “lourde mais discrète qui sait s’adapter, tout en restant fidèle à elle-même, aussi bien au quotidien qu’à la violence”) s’épanouit plus que jamais pour fournir une prose visuelle rivetée avec un professionnalisme intense dans ce que Paris a de plus organique. Le pays tout entier est stratifié sous forme de pyramide, avec une plèbe qui sert d’audience au criminel, ses complices au-dessus & lui au sommet ; un tri un peu barbare mais qui soumet bellement le spectateur à l’audace & à l’effronterie de Mesrine.

Tiens, l’organique, voilà un trait qui aurait également pu convenir à la violence ; un tel traitement aurait pu faire oublier l’aspect divertissement & nous concentrer sur l’humain, ce qui n’aurait pas été du luxe puisque les scènes du film montrent rarement Mesrine en train de ramasser des fleurs. Mais Richet ne se cache pas d’avoir voulu faire du grand spectacle, & ses deux biopics, une fois mis ensemble, constituent une fresque policière impeccable & une tentative louable de reconstruire une vie au grand gangster.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Le deuxième épisode se termine là où commençait le premier (on ne peut pas m'accuser de spoiler, la mort de Mesrine n'étant un secret pour personne), sauf que cette fois, l'épisode qui va de la sortie de Mesrine et de Sylvia de leur planque de la rue Belliard jusqu'au guet-apens de la Place Clignancourt est filmé du point de vue des hommes de la BRB de Broussard et de l'OCRB d'Aimé-Blanc.

Pas étonnant que Jean-François Richet ait ainsi procédé à une répétition en boucle, car il n'a fait après tout qu'imiter son modèle : malgré son indéniable créativité, Jacques Mesrine a souvent reproduit les mêmes actes dans sa "carrière" : l'évasion, l'enlèvement d'un vieil homme pour une rançon, l'interview provocatrice, jusqu'au double braquage improvisé, boucle dans la boucle, figure inventée au Canada et renouvelé à Paris avec Ardouin, qui lui même succède à Ferreira et Mercier, et précède Besse.

Cette tendance à la redondance a certainement posé un problème à Richet, et plus particulièrement pour ce deuxième épisode qui est à la fois plus long (de 17 minutes) et plus reserré dans le temps (de 1973 à 1979) et dans l'espace (pas de virée en Algérie, en Espagne ou au Canada, tout se passe en France). Dans la première moitié de "L'Ennemi public N°1", braquages, courses poursuites, fusillades et carambolages s'enchaînent, et ce n'est que grâce au brio de Richet pour filmer ces scènes à l'hollywoodienne (même si les R12 et les 204 sont moins glamours que des Ford Gran Torino ou des Mustang) que l'on ne sombre pas dans l'ennui.

Les qualités soulignées dans "L'Instinct de mort" sont bien présentes dans la deuxième partie : indéniable sens du rythme, puissance de l'interprétation de Vincent Cassel, et absence de complaisance au-delà de la fascination. Pourtant, la mayonnaise ne prend pas toujours, la faute sans doute à un manque de choix clair dans la tonalité, entre comique dérisoire et fresque épique. Dans son ambivalence devant son personnage, le réalisateur finit par exagérer et sa dimension héroïque, entre Mandrin et Robin des Bois, et sa dimension dérisoire, notamment quand il se met à flirter avec les thèses ultra-gauche de son nouvel ami Charlie Bauer.

Celui-ci, joué par un Gérard Lanvin à l'accent pagnolesque, le conduit au pire épisode de la longue cavale de l'ennemi public N°1, celle de l'enlèvement du "journaliste" du torchon d'extrême-droite Minute (celui la même que Desproges qualifiait de sartrien, puisque "pour moins de dix balles, vous avez à la fois La Nausée et Les Mains Sales"), Jacques Tillier, laissé pour mort avec trois balles dans la peau.

Cette mesrinisation de l'ensemble du film se diffuse aussi à toute la distribution, transformée en gang des postiches : un Olivier Gourmet aminci avec le collier de barbe de Broussard, un Samuel Le Bihan empâté avec les rouflaquettes de Michel Ardouin, dit "le Porte-Avion" pour la puissance de son armement, ou une Ludivine Sagnier à la perruque rousse. Seul Mathieu Amalric échappe à ce relookage plastique trop pesant et incarne un François Besse rabat-joie très convaincant.

Malgré ces réserves, "L'Ennemi public N°1" se laisse regarder sans déplaisir, grâce à un montage nerveux, et à la précision documentaire de certains épisodes oubliés, comme la tirade de Mesrine à son procès où pour démontrer la corruption de la justice et de la pénitenciaire, il exhibe la clef de ses menottes achetée pour 300 000 anciens francs. Moins épuré, moins tendu que le premier, il déçoit un peu l'attente, tout en ne faisant quand même pas regretter d'être allé au bout du cycle consacré à celui que le producteur Thomas Langman qualifie de dernier des gangsters français.

http://www.critiquesclunysiennes.com
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2012
J'ai vu un film... vraiment exceptionnel... La réalisation, le personnage haut en couleurs, pris en main par un acteur incroyable... On est pris, emporté, envoûté par cette fresque... Et tous les comédiens contribuent à faire de ce film un chef d'oeuvre...
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2009
Ce deuxième épisode, plus complet et prenant plus de risques que le premier, se révèle tout aussi bon. Vincent Cassel semble toujours inspiré, la reconstitution des faits n'en sera que plus honorable. Richet a fait du bon boulot.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2011
Là encore, Jean-François Richet démarre intelligemment les hostilités. Reprenant l'inévitable fin de ce gangster, c'est sur un Mesrine déjà mort que s'ouvre le film. En prenant le parti d'occulter ce qui s'est passé, il semble laisser en balance la question qui fâche: La police avait-elle besoin de tuer Mesrine? Partant de là, c'est en roue libre que Vincent Cassel donne vie à son personnage pour deux nouvelles heures. Plus sympathique que dans le 1er volet, les reparties cinglantes et l'égo de Mesrine et ce côté marginal "révolutionnaire" lui donne ce qu'il cherchait surement, les faveurs du peuple et pour le film, du spectateur. Moins noir que son prédécesseur, le film se concentre sur cette envie de gloire d'un homme qui se sait condamner à mourir par les armes. Epaulé par des seconds rôles impeccables (Mathieu Amalric en tête) mais manquants de profondeur, le mode opératoire reste le même, nous délivrer des tranches de vie de l'homme et du gangster même si le personnage perd en complexité pour gagner en exubérance. L'ennemi public numéro 1 conclue sans surprises et de façon moins inégale que le premier volet, le diptyque de la vie de ce braqueur de banques. Pourtant, malgré quelques trop rares séquences touchées par la grâce, on a quand même l'impression d'être passé pas loin d'un excellent film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2015
Cette deuxième partie conclue bien l’histoire de Jacques Mesrine toujours réalisé par Jean-François Richet et produit par Thomas Langmann. Le personne prend de l'épaisseur dans cette suite, il devient l'homme aux mille visages et toutes les polices le traque. La mise en scène est toujours aussi efficace. Vincent Cassel est de retour dans le rôle de Mesrine et le reste du casting est impressionnant : Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Samuel Le Bihan, Gérard Lanvin, Olivier Gourmet, Michel Duchaussoy et Anne Consigny. Avec de très bonnes scènes comme spoiler: les évasions, Mesrine qui va voir son père à l’hôpital, la scène de l’entretien avec le journaliste qui est violente et le final remplie de suspense jusqu’à son exécution par la brigade antigang
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TotoJp59
TotoJp59

54 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2013
Après l'excellente surprise de Mesrine premier du nom, on peut être déçu de la deuxième partie. Le film change radicalement de ton pour une atmosphère privilégiant la politisation du personnage au lieu de continuer sa voie sur un rythme soutenu et un suspense de dingue. Pourtant, il y avait de quoi faire (enquête policière, battue) et on se permet de se demander si les deux heures précédentes sont véritablement nécessaires pour ce résultat. Le premier quart est cependant très accrocheur, avant un essoufflement qui succède à une dernière pointe d'énergie en conclusion. Vincent Cassel est toujours admirable et la musique de Beltrami entrainante. L’Ennemi Public n°1 n'a pas la puissance sèche de « l'Instinct de Mort » et laisse donc un goût d'inachevé... sans démériter !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2009
Qu’on soit d’accord les deux parties de ce biopic sont indispensables à lune comme à l’autre.
Mesrine pourrait bien être le renouveau du cinéma français, audacieux, rageur et sacrément bien filmé. Le film se révèle être un produit brut et déchainé. Cassel est Mesrine, il habite le personnage. Ce film mérite tout bonnement un césar, c’est une obligation même. Richet réussi quelque chose de rare aujourd’hui dans le cinéma français, un film audacieux et prenant. Un excellent thriller à ranger à coté d’un certain 36 Quai des Orfèvres. La dernière séquence du film est à marquer dans les annales. Tout y est, réalisation, musique, jeux d’acteurs, photographié. Comme dans tout le film. Une totale réussite
skell93
skell93

17 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2014
Dans la lignée de la première partie, ce film est totalement divertissant et on apprend comment Mesrine a chuté après plusieurs années de cavale, la fin est mise en scène à la perfection. Bref, un bon film de gangster. (cf : voir critique de la première partie)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2010
Aussi bon que la première partie. Vincent Cassel interprete aussi brillamment mesrine que dans "Instinct de mort". On découvre ici la fin de l'enemi public n°1, on voit dans ce film aussi que ceux qui vivent comme sa ne vivent pas , ils survivent. A voir absolument !
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juillet 2010
"Mais pourquoi en avoir fait un diptyque ?", voila la question qu'on pourrait se poser en sortant de ce deuxième Mesrine. Parce qu'au final l'intrigue et le personnage se répètent sans cesse et sans véritablement créer de dynamique. Alors, c'est sûr, ces cabotinages d'acteurs ne sont pas désagréables à regarder, c'est très bien filmé, mais à part la scène finale on s'ennuierait presque. En somme, 4h pour pas grand-chose, juste pour un simple plaisir formel (mais c'est déjà ça !) car c'était une belle entourloupe de nous avoir fait croire que Jacques Mesrine était un personnage qui méritait de l'intérêt.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2009
Dans la continuité du premier opus, ce film ne déçoit pas du tout dans l'action, le suspense,... Toujours de grandes stars au rendez-vous. Dommage que Gérard Depardieu ne soit plus de la partie. Je trouve quand même que les acteurs secondaires sont moins importants que dans le premier volet. Vincent Cassel, absolument performant.
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2018
Ayant déjà validé ma critique du premier épisode de ce diptyque indissociable, je ne peux que saluer de nouveau l'incroyable énergie de ce film qui oscille entre biopic et fiction mais qui est conforme à la légende du personnage, ce 2eme film l'amenant inexorablement à son arrestation exécution, fin inéluctable pour clore la légende et différencier ce personnage hors norme interprété avec un talent inouï par Vincent Cassel. Ce 2 ème film est un peu plus noir, plus dans l'action, moins léger que le premier, la notoriété de Mesrine grandissant allant de pair avec une certaine clandestinité, augmentation de la violence, excès en tous genres et vie encore plus marginalisée. Sa mort, la mise en scène et en oeuvre de sa mort , permet sans parti pris, de laisser le doute sur la polémique toujours valide de l'exécution sans sommation.
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