La Prisonnière du désert
Note moyenne
4,0
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Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 octobre 2016
Deux heures de western racontant la traque de John Wayne et ses sbires sur la piste d’un sale gang Comanche qui a enlevé et converti sa nièce après avoir tué une partie de sa famille. Les Indiens n’y sont que d’affreux, lâches et stupides assassins sadiques, cruels et peinturlurés qui passent leur vies à scalper, à tuer du bétail, à trucider de braves petites familles et à enlever les jeunes filles pour leur laver le cerveau. Heureusement qu’il y les bons cow-boys, rustres mais braves, irréprochables, virils, à l’humour 15 tonnes, et dont la mise en scène infantile ne parvient pourtant pas à cacher un comportement lourd, machisme, binaire, assassin, raciste, grotesque, à l’intérieur d’un scenario tellement surréaliste qu’on n’a plus qu’à espérer au bout d’un moment qu’il bascule en éclats de rire.
Hélas, ce long, pénible et caricatural western de 1956, aux infinies facettes de mauvais goût, à l’amateurisme théâtral des acteurs, et à la sensibilité heureusement périmée aujourd’hui, ne devait même pas m’amuser quand j’étais môme.
AMCHI

6 963 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2009
La Prisonnière du désert est un plaisir pour les yeux tant ce film est beau, nombreux sont les plans qui se savourent comme un tableau, les paysages traversés dans ce film sont splendides, John Ford magnifie le désert. L'histoire est belle et les acteurs excellents dont un John Wayne grandiose.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 3 janvier 2017
Chouette histoire au demeurant qui exploite avec à-propos ce qui est sans doute arrivé réellement plus d'une fois : une Blanche enlevée et élevée par une tribu d'Amérindiens... Alors quand ce vieux facho de John Wayne décide de se mettre sur l'affaire, on se dit que ça va voler très bas.

Pensez donc, son personnage est un militaire coincé du derche, le petit doigt sur la couture et aigri, qui plus est. Il est violent, très autoritaire, paternaliste et même raciste envers les "peaux-rouges" à ce qu'il paraît. Le jeune imbécile qui le suit a beau être un crétin, il ne le suit pas jusqu'au bout, pas tout-à-fait en tout cas et c'est là l'un des rares, très rares moments intéressants du film qui abat alors ses justifications pro-raciales et son nettoyage ethnique en filigrane.

Notons qu'on est pas du tout dans un Little Big Man (excès inverse sans doute) mais tout de même, il s'agit d'un point de vue digne d'intérêt, aussi caricaturalement représenté par le grand John Wayne, le cow-boy de toute une nation. Et puis quoi, la "morale' est sauve, au moins pour les gentils cow-boys.

Naturellement il faut supporter Monsieur Wayne, non pas Bruce mais John (son grand-père ?) et cela est difficilement supportable. D'un autre côté, on a un petit vent de fraîcheur avec la jolie Natalie Wood mais franchement c'est anecdotique.

Le pire finalement n'est pas John Wayne peut-être... le pire est John Wayne dans un film de John Ford et là l'ennui compte triple comme au Scrabble : ça se multiplie, ça s'additionne et ça se démultiplie. Le film, t'as juste l'impression qu'ils sont tous des marionnettes avec la clé dans le dos qu'on a oubliée de remonter.

Et ce film, t'as aussi l'impression qu'il dure deux ans. T'es planté comme un piquet depuis deux ans devant ta télé. "Alors, ils l'ont trouvée la fille ? -je sais pas, je suis coincé dans un dialogue particulièrement assommant. Je veux soortiiiir !!"

T'as l'impression d'être tombé dans le coma avec John Wayne. Et des canassons qui courent. Qu'est-ce qu'ils courent ces canassons ! Et le soir au coin du feu, on les bouffe en lasagnes.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2014
Un film épique et maîtrisé où chaque plan est absolument grandiose. Le grand maître du western réalise ici le classique des classiques avec une maestria incomparable. Tout est réuni dans ce monument du cinéma : les grands espaces, les cowboys et les indiens, la cavalerie, l'histoire d'amour et d'honneur... bref La Prisonnière du désert est une sorte de synthèse du genre. Avec une maîtrise absolue et une incroyable fluidité, John Ford déroule son histoire sans temps mort et surtout sans se prendre trop au sérieux avec des scènes comiques qui viennent émailler le film avec bonheur. La mise en scène est renversante de beauté et de grâce, et si le propos reste parfois un brin réac, Ford ne juge jamais ses protagonistes et fait montre de beaucoup de respect pour chacun.
Appeal
Appeal

181 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2013
Il ne manquait plus qu'ça, il ne manquait plus que ce film pour clore et commencer le Western. Il y a tout dans la prisonnière du désert, tout le western, toute l'image rongée par les clichés qu'on s'en fait

Bien évidement, j'ai été biberonné au western spaghetti bien avant le western façon Ford, ce qui m'empêche de me défaire d'un certain regard critique sur le fond et la forme du Western classique. Oui voilà, la Prisonnière du Désert est idiot. Idiot et raciste, parfois franchement limite en dépit de l'époque, toujours macho, toujours la bible dans le coin, toujours un côté paternaliste chez John Wayne absolument détestable, toujours un mauvais fond ambiant, toujours des enjeux assez triviaux et une haine contre les indiens qui traîne.

Et pourtant, pourtant, on reconnait la force de l'exercice. Il y a tout, tous les clichés, et c'est dans cet excès qu'on trouve toute la force du film. Il y a cette entrée fabuleuse sur la Monument Valley, jamais autant utilisé et abusé, jamais autant symbolisé. Un vétéran de la Guerre de Sécession évidement. Une attaque de peaux rouges, ou d'indien qui n'ont pour mot que ahouahouahouahou. Des blancs habités par des question de blancs. Des questions d'honneurs, des questions de valeurs, des questions de famille, de religions.

Et cette force narrative. Cette quête qui use ses protagonistes. Protagonistes excédés par tant de violences, tant de combats. Rongés par la peur, la peur d'être attaqué, la peur de perdre terres, femmes et enfants innocents. L'usure du temps qui se fait ressentir, mais aussi l'usure du désert, l'usure des saisons, le poids des autres sur votre conscience.

Un grand film aux plans magistraux, au sens du rythme certain, un rythme éprouvant et c'est ça qui est génial, une expérience similaire à ce que nos protagonistes ressentent, comme si nous étions le 3ème homme qui accompagne à la fin les deux héros. Des personnages secondaires qui offrent une palette de personnalité unique, des dialogues parfaits, des répliques cultes.

Le film de John Ford est épique, grandiose. Tous les éléments qui entourent un John Wayne macho jusqu'à la moelle jouent sur lui, sur son état physique comme sur ses sentiments diverses qui l'habite et le poussent à bout. L'usure, toujours l'usure, celle-ci arrive à venir à bout de nos préjugés ou de nos jugements moraux. "On rentre à la maison " en acceptant et comprenant un homme, la haine et l'amour d'un homme rongé par le monde gigantesque qui l'entoure, symbolisé plus que jamais par la Monument Valley.
traversay1

4 513 abonnés 5 428 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2024
Il n'y a pas plus grand bonheur que de revoir La prisonnière du désert dans une grande salle, en festival, sur un écran géant, dans une copie éclatante. une Inégalable expérience qui rehausse l'entame sublime, la mise en scène de John Ford et les somptueux paysages de la Monument Valley. Juger le film avec des lunettes d'aujourd'hui est évidemment inepte. Il correspond à son époque de tournage, le milieu des années 50, et plus encore à celle où se déroule l'action, soit trois ans après la Guerre de Sécession dont le héros est revenu défait et sans doute plus encore. Tantôt lyrique, tantôt épique, avec des moments de pure comédie, La prisonnière du désert n'est pas considéré pour rien pour l'un des westerns les plus remarquables de l'histoire du cinéma et l'un des sommets de l’œuvre de John Ford. En expliquer le pourquoi du Comanche est l'affaire des exégètes et n'est absolument pas nécessaire pour y (re)prendre le plus grand des plaisirs, parmi lesquels la prestation de Natalie Wood n'est pas la moindre, malgré sa brièveté.
carbone144
carbone144

117 abonnés 849 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2022
Bien que magnifique visuellement, et bien que je comprenne qu'il ait pu être considéré comme un chef-d'oeuvre du genre, je n'ai pas été des plus emballés, comme vaincu par le manque d'émotion qu'il nous propose. Le décor sert le film, mais l'histoire me paraît fade, vue et revue. J'essaye de me dire qu'il faut se remettre dans le contexte, mais déjà dans cette période pouvaient sortir des films bien plus poignants ou épiques. Ici, quelques hommes à cheval se baladent dans le désert, sans qu'on ne perçoive correctement le temps qui s'écoule. Les confrontations ne me paraissent pas intéressantes, il n'y a pas de discours particulier à en retenir non plus. Le classique des indiens contre les américains, une poursuite qui fait suite à un élément déclencheur peu subtil, une histoire rapidement écrite dans le but de tourner un énième film à Monument Valley. Peu de larmes sincères, un peu de tristesse, mais on passe vite à autre chose. John Wayne, bien que son personnage sorte enfin du parfait héros sans vice et sans reproche, m'a quelque peu agacé. Un résultat en demi-teinte pour un classique parmi les classiques.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 515 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2024
Dans ce film qui s'apparente au monument, comme dans ces décors où il a été tourné, on voit un John Wayne, qui comme dans la rivière rouge, dix ans plus tôt, montrera un autre aspect de son jeu, plus dur, plus singulier, plus autoritaire, un rôle qui marque dans sa filmographie, on ressent toute cette froideur, tout ce potentiel qu'il pourrait créer, ensuite, dans bien des films il s'est contenté de jouer John Wayne, là au contraire, il incarne Ethan, et cela lui va tellement bien. Personnage ambigu, qui a du endurer bien des conflits, qui s'est endurci durant les guerres, qui a laissé son passé derrière lui et un peu de son humanité aussi.
Le film est puissant aussi par sa lumière, ses décors naturels, cette quête interminable et qui finira presque là, où elle a commencé.
John Ford a su capter la noirceur de son personnage, qui veut se venger, faire couler le sang, face à un chef Indien, qui a la même façon de voir les blancs, puisqu'ils ont tués ces deux fils, d'ailleurs, même si ce n'est pas Ethan qui tuera le chef Indien, il lui prendra son scalp, preuve s'il en était besoin, qu'il a perdu le sens de l'honneur, et le peu d'humanité qu'il lui restait.
Heureusement que John Ford, s'est faire retomber la tension, avec des scènes anodines, mais qui laisse le temps aux spectateurs de respirer, je pense aux scènes avec Vera Miles ou avec Hank Worden, qui interprète un simple d'esprit pas si fou que cela.
La musique, dès les premières images nous donne le ton et la couleur du film, malgré les grands espaces et les couchers de soleil, le film sera sombre, sans compromis, et John Wayne, en cavalier solitaire, une fois sa quête achevée, repartira seul.
QuelquesFilms.fr

364 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2021
La Prisonnière du désert, c’est avant tout une leçon de réalisation classique qui donne à la fois dans l’ampleur et dans l’intimisme, captant aussi bien les décors grandioses de Monument Valley (en Technicolor et Vistavision) que les petits gestes qui disent beaucoup. Le film s’ouvre avec un mouvement de caméra qui va de l’intérieur d’une maison vers l’extérieur, et se clôt par un mouvement inverse, avec une grande élégance en matière de poétique des espaces. Derrière la caméra, John Ford alterne par ailleurs des approches simples, frontales, et d’autres plus subtiles ou pudiques, via le hors-champ. Du hors-champ, il y en a aussi beaucoup dans l’histoire et le portrait d’Ethan Edwards, le personnage principal incarné par John Wayne. Entre autres non-dits et zones d’ombre : qu’a-t-il fait entre la fin de la guerre de Sécession et le moment où il entre en scène ? Comment connaît-il aussi bien les us et coutumes indiennes ? D’où vient sa haine profonde à l’égard des Indiens ? On ne le saura pas. Sa caractérisation est assez ambigüe. D’un côté : individualisme, racisme, violence, extrémisme. De l’autre : abnégation héroïque. Ethan Edwards est un homme déterminé à sacrifier sa nièce – qu’il estime “perdue” car tombée entre les mains des Indiens – et capable d’un revirement qui apparaît un peu plaqué. Le regard de Ford sur ce personnage laisse assez perplexe, quand bien même on peut louer son refus du manichéisme. Trouble et amer, laissant de côté le point de vue de la captive et la question finale de sa “réadaptation”, ce film n’apparaît pas forcément comme le plus exaltant ou le plus abouti de son auteur (en tout cas sur le fond), même s’il traverse le temps en demeurant l’un de ses plus connus et appréciés. On peut largement lui préférer Les Raisins de la colère ou L’Homme qui tua Liberty Valance.
NeoLain

5 903 abonnés 4 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2012
Parmi les multiples et légendaires collaborations entre John Ford et John Wayne, La prisonnière du désert est sans doute un des plus beaux moments de western que le cinéma américains nous ait donné. Peut-être son charme vient-il de son côté atypique : délaissait pour une fois la figure positive qu’il arbore d’habitude, John Wayne incarne ici un personnage odieux, raciste et entêté. Si ça surprend au début ("Mais pourquoi tant de haine ?" est on amené à se demander), on se rend compte finalement que sa nature fait partie intégrante d’une opposition sans concession avec un autre personnage tout aussi haïssable qu’est celui de l’indien Scar. Les magnifiques décors de la Monument Valley sont ici de rigueur (même si elle est pas dans le Texas mais bon c’est du cinéma), on retiendra un très beau travail sur la lumière dans un Technicolor qui peut paraître vieillot à l’heure du numérique mais qui garde tout son charme. Niveau acteurs, John Wayne y a pas à dire c’est quand même la classe intégrale. Tout de suite il en impose avec sa carrure et son allure (mais si niveau fringue quelquefois faut bien avouer que c’est limite). Son rôle est intéressant car difficile à cerner : taciturne mais déterminé, on se demande parfois quelles sont ses réelles motivations, quelle faille se cache derrière ce grand bonhomme. A ses côtés Natalie Wood est toute mignonne mais on la voit pas beaucoup. C’est un western sombre et âpre qui nous est conté, même s’il est saupoudré d’un humour irrésistible, notamment lors des scènes avec le personnage de Moïse. La mise en scène est presque parfaite, pratiquement tous les plans sont bluffants de maîtrise et d‘élégance. Pour preuve les scènes parallèles de début et de fin de film, où la caméra se déplace tout d’abord vers la lumière de l’intérieur du foyer à l’extérieur pour accueillir John Wayne dans le champ visuel puis inversement à la fin quand la porte se referme, abandonnant forcément notre héros à ses pérégrinations solitaires.
Tedy

307 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mars 2008
Un film long, ennuyeux et raciste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 janvier 2015
Ce western est une des plus belles réalisation technique et artistique de l'histoire du cinéma. John Ford y montre sa maîtrise totale du cadrage, de la palette des couleurs et du fabuleux format de la VistaVision. Ce procédé sans égal dans le rendu des images géantes qui constellent le film. Il faut aussi garder à l'esprit la fantastique prestation des acteurs, tous sublimes, en particulier le grand cowboy qui nous prouve son talent en développant une composition plus que sombre de son personnage. L'oeuvre fastueuse se commence et se termine sur deux plans composés comme de véritables tableaux de maîtres de la renaissance que je ne me lasse jamais de voir et de revoir. Un cinéma comme plus jamais nous n'en verrons.
NicoMyers
NicoMyers

72 abonnés 302 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2008
Western en couleur de John Ford, datant de 1956 et avec John Wayne, La Prisonnière du désert fait partie des chefs d’œuvre de la filmographie de ce grand réalisateur. En 2h00, il nous livre une œuvre épique et poétique, nous faisant passer par le drame comme par la comédie et l’aventure. Ford nous présente comme souvent une situation de départ bouleversée au cours du film puis retrouvée (symboliquement ici) au dénouement : en effet, nous avons au début une famille réunie autour d’un jeune couple, et au final la même chose, bien que les protagonistes ne soient plus les mêmes. Entre les deux, Ethan et Martin sont partis à la recherche de ‘la prisonnière du désert’. Pour insister sur ce retour à la situation initiale, Ford reprend des plans mémorables des premières scènes dans le dénouement, que ce soit John Wayne soulevant Debbie, le point de vue depuis l’intérieur de la maison ou la famille regardant les nouveaux venus depuis la terrasse. Parallèlement, une autre situation subit des changements, celle du personnage d’Ethan joué par John Wayne. Au début du film, il est un cow-boy solitaire décidant de s’intégrer à nouveau dans la communauté, comme le montre symboliquement le contraste entre le désert éblouissant et l’intérieur sombre de la maison. Au plan final, nous le voyons hésiter avant de prendre sa décision, entre partir à nouveau dans le désert ou tenter à nouveau sa chance de mener une vie paisible. Souvent dans le film, Ford réutilise cette symbolique : que ce soit l’intérieur d’une maison ou l’intérieur d’une grotte, ils représentent des refuges chaleureux, par le contraste expressionniste avec les lumières vives du désert.(...)La Prisonnière du Désert bénéficie donc d’un scénario complexe et profond, qui fait qu’à chaque vision le film délivre quelques secrets, quelques détails, mais en plus de cela est brillamment mis en scène, divertissant et prenant. Les paysages de l’Ouest sont majestueux, chaque plan est calculé et magnifique. Un grand film.
10/10
bidulle3
bidulle3

88 abonnés 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2012
Quand deux monstre sacré du cinéma Américain se donne au plus profond d'eux, cela apparaît tel une oeuvre intemporel du septième art.
Avec "La prisonnière du désert", John Ford réalise un film d'une puissance infinie. Tous commence sur le pallier d'une petite maison en plein Texas, et l'arrivé du mythe John Wayne fait toute son oeuvre. Imposant, gaillard et emblème d'une Amérique forte et fier, il en est leur étendard. Sur fond de vengeance, ce western unique dans emmène au plus profond des dunes et kilomètre de sable, des canyons, des falaises surplombant le sol asséché part un soleil flamboyant ou bien en pleine tempête de neige, recouvrant le part terre de flocon. John Ford, comme à son habitude montre les paysages avec une beauté brut, y plongeant ses acteurs dedans, mais sa capacité à alterné et joué avec les jeux d'ombre, de nous les présenter dans le noir, pendant les soleils couchant atteigne la perfection absolus.
Vieux de plus de soixante ans, "La prisonnière du désert" garde une qualité d'image, une photographie intact. Porté part une grâce éclatante, c'est dans ses décors qu'on y suit une pourchasse intense, retranscrit sur plusieurs année, montrant ainsi l'acharnement d'un homme solitaire, d'un loup traquant sa proie sans cesse.
Et si, souvent les indiens était comme bouc émissaire, pointé du doigt, et utilisé comme "méchant", John Ford y montre aussi certains indien plus pacifique, avec qui il échange. Finalement, plus que les indiens, se sont les femmes qui n'y ont pas leur place, souvent placé pour secondé les hommes, servant de transaction, d'être seulement là pour s'occuper des hommes ... Mais ce parallèle est très intéressant quand ont voit cette quête nous amenant jusqu'à la très belle Nathalie Wood. Révélation du film bien qu'encore jeune à l'époque, c'est surtout Vera Miles qui tient le rôle féminin le plus important.
Loin des westerns spaghetti, John Ford n'y oublie pas de mettre une petite pointe d'humour tout de même, on sourit oui, mais ont est surtout touché part cette histoire, qui en finit attendrissante pour se conclure de la plus belle des façon. La porte se referme, John Wayne repart, seul, dans son désert, comme si aucune gloire ne devait être pour avoir versé du sang.
La prisonnière du désert fait partie de ses films qui nous marque, grâce à son aura et sa grandeur naturel. Plus qu'un film, en 1956, John Ford nous à signé un grand chef d'oeuvre. Magnifique.
Fêtons le cinéma

860 abonnés 3 721 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2018
La Prisonnière du désert est la porte d’un foyer où se conserve une idéologie brutalement ouverte pour laisser entrer autrui, cet autre que soit tantôt recueilli tantôt revenu du front que le sang définit avant tout : John Wayne se mue en mémoire intransigeante et détestable de ce pouvoir par la pureté du sang, porte toute la tradition conservatrice d’une Amérique plongée dans la terreur quotidienne, terrifiée à l’idée de se salir et de se mêler. Car le film narre un long et puissant métissage existentiel au terme duquel notre protagoniste principal aura effectué un travail sur soi au gré des rencontres et des pertes ; l’enfant adopté deviendra son unique héritier, son fils symbolique par conséquent, la fille enlevée retrouvera une place par l’amour qu’elle suscite dans son cœur. Et ce qu’il y a de fort, de très fort, c’est d’assister au récit d’apprentissage d’un homme à qui on apprend apparemment plus rien, à celui qui commande et a de la bouteille, plongé dans un décor immuable, grandiose autant que gorgé de mort, comme rappel constant de la petitesse des hommes ; seul demeurera le courage d’un être qui a ouvert son cœur et tendu la main, seule restera la légende d’un chercheur – d’où le titre original, The Searchers – qui trouve dans le western son absolu, John Wayne.
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