Derniers Avis : La Prisonnière du désert - Page 10
La Prisonnière du désert
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4,5
Publiée le 24 mars 2013
Il ne manquait plus qu'ça, il ne manquait plus que ce film pour clore et commencer le Western. Il y a tout dans la prisonnière du désert, tout le western, toute l'image rongée par les clichés qu'on s'en fait
Bien évidement, j'ai été biberonné au western spaghetti bien avant le western façon Ford, ce qui m'empêche de me défaire d'un certain regard critique sur le fond et la forme du Western classique. Oui voilà, la Prisonnière du Désert est idiot. Idiot et raciste, parfois franchement limite en dépit de l'époque, toujours macho, toujours la bible dans le coin, toujours un côté paternaliste chez John Wayne absolument détestable, toujours un mauvais fond ambiant, toujours des enjeux assez triviaux et une haine contre les indiens qui traîne.
Et pourtant, pourtant, on reconnait la force de l'exercice. Il y a tout, tous les clichés, et c'est dans cet excès qu'on trouve toute la force du film. Il y a cette entrée fabuleuse sur la Monument Valley, jamais autant utilisé et abusé, jamais autant symbolisé. Un vétéran de la Guerre de Sécession évidement. Une attaque de peaux rouges, ou d'indien qui n'ont pour mot que ahouahouahouahou. Des blancs habités par des question de blancs. Des questions d'honneurs, des questions de valeurs, des questions de famille, de religions.
Et cette force narrative. Cette quête qui use ses protagonistes. Protagonistes excédés par tant de violences, tant de combats. Rongés par la peur, la peur d'être attaqué, la peur de perdre terres, femmes et enfants innocents. L'usure du temps qui se fait ressentir, mais aussi l'usure du désert, l'usure des saisons, le poids des autres sur votre conscience.
Un grand film aux plans magistraux, au sens du rythme certain, un rythme éprouvant et c'est ça qui est génial, une expérience similaire à ce que nos protagonistes ressentent, comme si nous étions le 3ème homme qui accompagne à la fin les deux héros. Des personnages secondaires qui offrent une palette de personnalité unique, des dialogues parfaits, des répliques cultes.
Le film de John Ford est épique, grandiose. Tous les éléments qui entourent un John Wayne macho jusqu'à la moelle jouent sur lui, sur son état physique comme sur ses sentiments diverses qui l'habite et le poussent à bout. L'usure, toujours l'usure, celle-ci arrive à venir à bout de nos préjugés ou de nos jugements moraux. "On rentre à la maison " en acceptant et comprenant un homme, la haine et l'amour d'un homme rongé par le monde gigantesque qui l'entoure, symbolisé plus que jamais par la Monument Valley.
Une large part de l’âge d’or d’Hollywood se trouve ici. Sans jamais tomber dans la caricature avec des héros formatés, le scénario se révèle au contraire d’une incroyable densité en alternant adroitement scènes de la vie courante et aventure, cette dernière revêtant en plus un caractère particulièrement émouvant. Rien n’échappe au crible d’un John Ford au sommet de son art : rudesse de la vie, hostilité déclarée de la nation indienne, poids du passé, perception des minorités, le tout dans des décors somptueux. John Wayne incarne quant à lui l’un des plus beaux rôles de sa carrière, et aussi l’un des plus complexes. Un film à classer assurément parmi les plus grands westerns de tous les temps.
Ça donne vraiment envie de faire du cheval ! Sinon, je suis mal placé pour juger les westerns qui ont bercé les sommeils de mon enfance. Je tente de les juger maintenant en les voyant jusqu'au bout. On me dit que "The Searchers" est la rolls-royce des westerns, bla, bla. Je n'y ai vu que clichés (cowboys, indiens, cavalerie...). On emprunte aux navajos Monument Valley pour y mettre des Commanches. Soit. Mais on sait jamais où on est, comment le temps s'écoule. Il ne suffit pas d'alterner le soleil et la neige pour donner conscience du temps qui passe ! Le pire c'est la psychologie : Ethan rejette la petite qui veut rester jouer aux indiens avant que chacun retourne sa veste comme par enchantement. Mose et l'autre soupirant, insupportables, mettent la touche finale à cette pantalonnade qui mérite quand même un oscar chevalin.
Ce western tragique et dense est l'un des plus beaux et complexes qui ait jamais existé.A ranger illico au rayon des classiques à voir absolument.John Ford,le spécialiste intemporel du genre,signait là son chef d'oeuvre.En Cinémascope et Technicolor,il filmait les majestueux paysages de Monument Valley,arides et aux pitons rocheux rouges,symboles de la vulnérabilité des hommes.Le scénario tourne autour d'une histoire de vengeance et de quête inassouvie.Texas,1868.Un homme,à peine de retour de la Guerre de Sécession,part sur les traces des Indiens Comanches,qui ont brûlé la ferme familiale,et scalpé une partie de ses membres.Ethan Eaton est une figure complexe,plus guidé par ses pulsions de racisme que par son sens du devoir.John Wayne l'incarne avec une nuance inhabituelle.Ce n'est plus le héros fordien inattaquable,mais un être aveuglé."La prisonnière du désert" traite de multiples thématiques(identité,vendetta,amour interdit,autorité)tout au long des 2 heures,qui ne faibilssent jamais.Ford introduit même parfois certaines notes d'humour,notamment avec le personnage de Martin,le fils cherokee adoptif.Et Natalie Wood,la captive,est toute mignonne.La direction artistique est extraordinaire,et la mise en scène d'une rare élégance.C'est ça la magie du cinéma!
Dès le début on comprend qu'il s'agit d'un des meilleurs westerns de tout les temps. Les images sont d'une beauté inouïe. Le travail du champ et hors champ de Ford est splendide. Le scénario passe en revue tout les codes et éléments classiques du genre mais sans jamais être ennuyant. Énormément de rebondissements et de surprises, John Wayne est encore plus brut de décoffrage que d'habitude, un grand moment cinéma.
classique du western, "la prisonnière du désert" est une oeuvre aux paysages magnifiques, servi par un scénario brillant et des personnages complexes, mais c'est également un film traitant sur l'intolérance et le racisme, une oeuvre humaine. Ce que je regrette un peu c'est son classissisme: Violence hors champ et jeu d'acteurs théatral.
Je ne savais pas que Monument Valley était au Texas ! Bon on pardonnera tous John Ford parce que ses plans sur ces sublimes paysages sont juste magnifique. Un très bon western inspiré d'une histoire vraie ou John Wayne joue l'un de ses plus grands rôles. Ici il n'est pas le héros habituel qu'il a joué ci-souvent, il tire sur les morts, il est même prêt à scalper etc. L'AFI l'a même classé comme le plus grand western de l'histoire, ce n'est pas mon avis et ce n'est pas non plus le Ford que je préfère. Enfin tout le monde aura son propre avis, ça reste comme je l'ai déjà dit un très bon film du genre.
Censé être le sommet du western, « La Prisonnière du désert » lorgne plutôt en bas de la montagne qu'est le genre. Sans être mauvais le film de John Ford parait tout de même bien fade. Un scénario prévisible et beaucoup trop linéaire dessert une histoire ou Ford ne cesse de céder à la facilité. De fait au fur et à mesure on finit par ne plus s’étonner qu’une horde d’Indiens armés soit mis en déroute par la petite troupe de John Wayne au bout de trois ou quatre coups de feu. Ceci nous amène à parler de la distribution qui ne se signalera que par une force comique due à un jeu théâtral dépassé. De ce film on ne trouvera aucune poésie, peu d ’émotions. Comme si le film était prisonnier de son classicisme, rien ne surprendra. Trop convenue l’histoire en ressort peu palpitante. Unique oasis dans ce désert, la beauté de l’image ou le technicolor sert brillamment une magnifique photographie. Dommage que trop de grains de sables nous empêche de profiter pleinement du spectacle.
Pour ma 100ème critique j’ai choisis la prisonnière de désert. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce film est un chef d’œuvre et plus particulièrement pour John Wayne. Ce dernier habituer aux rôles de héros pleins de vertus est dans ce film antipathique à souhait, méprisant les indiens comme jamais, tuant des bisons plus que de raison, il livre dans ce film une performance exceptionnelle en cowboy désabusé et vengeur. Rarement il n’aura été aussi bien dirigé par un John Ford très inspiré, qui film cette chasse à l’Homme avec une maestria incomparable. Les décors sont évidemment majestueux, le scénario parfait et les seconds rôles parfaitement dans le ton. Il me faut bien évidemment parler de la scène finale, que John Ford met en scène de manière très théâtrale et qui restera pour moi un somment du western classique et qui range définitivement John Wayne au rang des légendes du cinéma. Somptueux !
Un groupe d'hommes part dans le désert à la recherche d'une jeune fille enlevée par des Commanches. Outre ses paysages et plans superbes, "The Searchers" est surtout une odyssée pointant du doigt l'intolérance, avec notamment le personnages de John Wayne, un raciste n'hésitant pas à abattre des indiens dans le dos ou à saccager leur tombe. On regrette peut-être que le méchant soit aussi manichéen. Un classique néanmoins.
Un western a la photographie hypnotique. Ford s'eloigne un peu du western classique pour elaborer un drame psychologique qui pourtant ne manque pas d'humour. Wayne impressione et la scene d'ouverture est anthologique.
Un western immanquable, sublimé par la mise en scène de John Ford, mettant en avant les sublimes paysages de Monument Valley et un héros pas respectable à la Han Solo évitant ainsi certains clichés liés au genre. Pas un temps mort dans cette quête se déroulant sur des années, La Prisonnière du Desert est un formidable film d'aventure à la dimension humaine indéniable. Un immense classique.
Je ne suis pas un grand fan de John Ford mais ce western est excellent et on peut dire que c'est un grand chef-d'oeuvre. Le scénario est excellent, les acteurs aussi surtout John Wayne incarnant un marginal cynique et raciste. A la fin, on tire son chapeau.
Un Western américain culte, oeuvre celebre a la mise en scene charmante et au casting tres plaisant ! John Wayne est parfait, ainsi que Natalie Wood ou encore Ward Bond, les décors sont spendides et parfaitement mis en valeur par un technicolor tres agréable.. Une bande-originale trop présente, mais tout de même belle, bref, "La Prisonniere Du Desert" est un tres grand film, au scenario magistral, mais qui s'avere malheureusement être parfois ennuyeux et trop théatral en certains points. Il n'en est pas moins un film de qualité, bien dans son époque, et tres interessant.