Derniers Avis : La Prisonnière du désert - Page 12
La Prisonnière du désert
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kray
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5,0
Publiée le 18 août 2009
Lorsque l'on sait qu'il s'agit là de l'un des tous meilleurs films de john ford, on peut s'épargner une critique , puisque l'on a tout dit ! Sérieusement , la prisonnière du désert est un classique indémodable, avec un " duke " exemplaire comme toujours avec ford.
Le plus grand western résume à lui seul le Cinéma américain. Complexe non dans son intrigue, mais dans le traitement psychologique des personnages, La Prisonnière du désert est une lente exploration de soi, une odyssée guerrière d'Ethan dans ses propres sentiments, partant d'un racisme primitif pour aboutir à une réconciliation avec les hommes. Des paysages désertiques de l'Arizona à ceux du Canada, Ethan part en quête de son âme perdue, incarnée par sa jeune nièce, Natalie Wood. John Ford n'a jamais fait mieux, ni aucun cinéaste au monde. Avec John Wayne, il signe son plus grand film, l'un des dix meilleurs qui soient. La Prisonnière se regarde une fois, dix fois, cent fois, il peut se contempler indéfiniment sans lasser.
John Wayne incarne l’homme sans racines, hors-la-loi, qui ne respecte que ses propres règles. Aussi Ford aborde les aspects qui peuvent paraître les plus détestables chez l’homme : l’intolérance, la cruauté, le racisme incarné par le personnage de Wayne, mais il évoque aussi la rédemption. Tout au long du film on cherche à comprendre la mentalité et d’Ethan Edwards (Wayne), John Ford est innovant sur la forme avec une réalisation soignée sur une idée de scénario qui aujourd'hui pourrait paraître manichéenne, mais à replacer dans son époque. Un grand classique du genre.
C'est avec ce genre de film où les mots ne suffisent pas à décrire une telle oeuvre... Admirons le travail de John Ford et de John Wayne dans ce mytique chef-d'oeuvre cinématographique où la perfection atteint son apothéose: Histoires, mise en scène, lumière, photographie, acteurs, cadrages, musiques... Bref, du grand, très grand cinéma américian où notre passion du cinéma ne peut que nous submerger encore plus... Vive le Cinéma! (le vrai).
Je viens de découvrir ce film et je dois dire que c'est un chef d'oeuvre de plus que compte l'age d'or du cinéma Hollywoodien!!! Je n'ai pas vu beaucoup de films de John Wayne, hormis "Alamo" réalisé par l'acteur ou le cultissime "Rio Bravo" d'Howard Hawks, mais je pense que ce film a une place particulière dans la filmographie du légendaire cowboy solitaire, John Ford lui offre un role à contre emploi de son image, celui d'un homme qui peut basculer à tout moment du coté obscure comme le disent si bien les fans de "Star Wars" (rire). Ca fait drole de voir John Wayne dans un role comme celui-ci, loin de l'image du héros cool et sa déguenne légendaire, on croirait dans ce film qu'il peut déraper à tout moment, ça nous change et c'est tant mieux car il est la force de l'intrigue de "La prisonniere du désert" réalisé par un metteur en scène tout aussi intérressant, John Ford. L'histoire, celle d'un cowboy accompagné de son neveu qui, aprés le massacre de la famille brulés par les Indiens, partent à la recherche de leur nièce toujours en vie mais capturé qui les mèneront à une traque de longue durée, de surprises en désillusions. Bref, un film tout simplement magnifique qui n'a pas du tout vieillit malgré qu'il date de 1956. Un film que je conseille à tout cinéphiles, un régal des yeux, notamment pour son somptueux paysage appelé en Amérique "Le monument Valley", décor qui complete merveilleusement ce Western. John Ford est un grand cinéaste auquel il me tarde de découvrir le reste de sa filmographie. Le jeune Jeffrey Hunter est excellent aux cotés de John Wayne. A noter aussi, dans les seconds roles, la présence d'une actrice prometteuse qui fera du chemin dans le cinéma Américain, Natalie Wood.
Western en couleur de John Ford, datant de 1956 et avec John Wayne, La Prisonnière du désert fait partie des chefs d’œuvre de la filmographie de ce grand réalisateur. En 2h00, il nous livre une œuvre épique et poétique, nous faisant passer par le drame comme par la comédie et l’aventure. Ford nous présente comme souvent une situation de départ bouleversée au cours du film puis retrouvée (symboliquement ici) au dénouement : en effet, nous avons au début une famille réunie autour d’un jeune couple, et au final la même chose, bien que les protagonistes ne soient plus les mêmes. Entre les deux, Ethan et Martin sont partis à la recherche de ‘la prisonnière du désert’. Pour insister sur ce retour à la situation initiale, Ford reprend des plans mémorables des premières scènes dans le dénouement, que ce soit John Wayne soulevant Debbie, le point de vue depuis l’intérieur de la maison ou la famille regardant les nouveaux venus depuis la terrasse. Parallèlement, une autre situation subit des changements, celle du personnage d’Ethan joué par John Wayne. Au début du film, il est un cow-boy solitaire décidant de s’intégrer à nouveau dans la communauté, comme le montre symboliquement le contraste entre le désert éblouissant et l’intérieur sombre de la maison. Au plan final, nous le voyons hésiter avant de prendre sa décision, entre partir à nouveau dans le désert ou tenter à nouveau sa chance de mener une vie paisible. Souvent dans le film, Ford réutilise cette symbolique : que ce soit l’intérieur d’une maison ou l’intérieur d’une grotte, ils représentent des refuges chaleureux, par le contraste expressionniste avec les lumières vives du désert.(...)La Prisonnière du Désert bénéficie donc d’un scénario complexe et profond, qui fait qu’à chaque vision le film délivre quelques secrets, quelques détails, mais en plus de cela est brillamment mis en scène, divertissant et prenant. Les paysages de l’Ouest sont majestueux, chaque plan est calculé et magnifique. Un grand film. 10/10
Pour ma part je pense qu'il s'agit avec les cheyennes et la charge héroique de l'apogée de l'oeuvre de Ford, et quant on connait la collection de chef d'oeuvre de ce géant, ceci revient à dire que c'est un chef d'oeuvre intemporel. L'histoire vieille comme le monde, filmée avec la tendresse habituelle du vieux Ford raconte le périple de deux hommes se lancant dans une poursuite de 5 ans après une tribu commanche ayant enlevé une fillette et massacré leur famille. Ce film d'un pessimisme rare chez l'auteur, d'une sensibilité et d'une beauté picturale incroyable, est tout simplement l'un des films les plus forts et les plus bouleversants jamais réalisé sur le drame du racisme et de la différence, une merveille incontournable. Ici, John Ford met en scène ses thèmes de prédilection comme la quête, la vieillesse, la mort, la survie,le drame du racisme et de la différence mais ce génie va ici beaucoup plus loin avec l'émergence d'une fêlure, une vision plus désabusée du rêve américain et une approche plus consciente de l'Autre. En retrouve comme dans tous ces western la pureté de l'image et la beauté des paysages, l'humour simple et les scénes d'émotion qui allègent l'atmosphère tendue des scènes d'action souvent remplacée ici l'opposition psycholosique, mentale et de tempérament poussée à son paroxisme. On a l'impression que les interprètes ont visité le fin fond de l'ame du grand réalisateur, tellement ils semblent transposer avec réalité chaque vision du maître. John Wayne, impérial en ancien officier sudiste raciste et dévoré par la haine, campe magistralement un personnage négatif peu ragoutant qui finira par s'humanisé quelque peu, Nathalie Wood d'une beauté radieuse et Jeffrey Hunter sont quant à eux plus qu'excellents. Comme souvent chez ford on a l'impression d'être a la limite du documentaire voire d'une photographie d'époque de la conquéte difficile et violente de l'ouest. Réellement ce film diffère des classiques du genre dont il fait partie du top 5.
Personnages anodins, script inégal, réalisation sans génie : il n'y a pas grand chose à retenir de ce western qui n'atteint aucunement la force épique à laquelle il aspirait. N.Wood, la bande-sonore sauvent l'honneur.
Le duo John Ford - John Wayne au sommet. C'est probablement leur meilleur film et un des plus beaux. Pourtant attendez-vous à une histoire des plus simplistes : les gentils cow-boys guidés par le ni méchant ni gentil John Wayne mais plutôt solitaire et taciturne sont à la poursuite des méchants indiens (ici les fameux Comanches), c'est aussi simple que ça. Pourtant le film est passionnant, c'est la magie du western.
Un grand classique du western.Des sentiments familiaux, des enfants, un chien, la base du film américain.Mais il y a le reste, une magnifique photo, de supers décors naturels, désert, neige, bisons, indiens. Un grand film d'aventures qui n'a pas vieilli.
Parmi les multiples et légendaires collaborations entre John Ford et John Wayne, La prisonnière du désert est sans doute un des plus beaux moments de western que le cinéma américains nous ait donné. Peut-être son charme vient-il de son côté atypique : délaissait pour une fois la figure positive qu’il arbore d’habitude, John Wayne incarne ici un personnage odieux, raciste et entêté. Si ça surprend au début ("Mais pourquoi tant de haine ?" est on amené à se demander), on se rend compte finalement que sa nature fait partie intégrante d’une opposition sans concession avec un autre personnage tout aussi haïssable qu’est celui de l’indien Scar. Les magnifiques décors de la Monument Valley sont ici de rigueur (même si elle est pas dans le Texas mais bon c’est du cinéma), on retiendra un très beau travail sur la lumière dans un Technicolor qui peut paraître vieillot à l’heure du numérique mais qui garde tout son charme. Niveau acteurs, John Wayne y a pas à dire c’est quand même la classe intégrale. Tout de suite il en impose avec sa carrure et son allure (mais si niveau fringue quelquefois faut bien avouer que c’est limite). Son rôle est intéressant car difficile à cerner : taciturne mais déterminé, on se demande parfois quelles sont ses réelles motivations, quelle faille se cache derrière ce grand bonhomme. A ses côtés Natalie Wood est toute mignonne mais on la voit pas beaucoup. C’est un western sombre et âpre qui nous est conté, même s’il est saupoudré d’un humour irrésistible, notamment lors des scènes avec le personnage de Moïse. La mise en scène est presque parfaite, pratiquement tous les plans sont bluffants de maîtrise et d‘élégance. Pour preuve les scènes parallèles de début et de fin de film, où la caméra se déplace tout d’abord vers la lumière de l’intérieur du foyer à l’extérieur pour accueillir John Wayne dans le champ visuel puis inversement à la fin quand la porte se referme, abandonnant forcément notre héros à ses pérégrinations solitaires.