C'est presque devenu un duo classique du cinéma français : Christian Clavier - Jean Reno, si bien que lorsque l'occasion s'est présentée, j'ai décidé de me laisser tenter par cette « Enquête corse », sans en attendre grand-chose pour autant, à raison. Alors sincèrement, j'ai vu bien pire : le rythme est à peu près convenable, le très beau cadre honnêtement exploité, surtout, la présence de la divine Caterina Murino dans un rôle consistant à défaut d'être original apportant un plus indéniable, surtout pour la gent masculine. Maintenant, on reste quand même dans un festival de caricatures et de clichés sur la Corse, sans doute pas totalement faux, mais tellement appuyés qu'ils annihilent presque toute velléité humoristique : j'ai souri à quelques reprises, ni plus ni moins, le numéro habituel de Clavier étant efficace à défaut d'être nouveau. Je ne parlerais même pas de Reno, désespérément monolithique dans son éternel rôle de dur à cuire. Résultat : sans être lourdingue, une comédie policière poussive, plombée par un scénario sans grand intérêt et souvent paresseux, ressassant beaucoup de situations éculées pour de rares moments amusants spoiler: (le sauvetage du chat) . Bref, si la bande-dessinée d'origine est visiblement beaucoup plus réussie, cette balade insulaire s'effacera bien vite de ma mémoire.
Le but satirique n'est pas atteins dans ce film qui est malheureusement placé sous le signe de la rigolade franchouillarde. Certainement que le réalisateur et les producteurs veulent continuer à passer leurs vacances en corse.
Navet poussif à l'allumage, et consternant à l'atterrissage. D' "Enquête", il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de scénario - et quant à la "Corse", pas même quelques plans rendant justice à sa splendeur naturelle. Reno l'Espagnol fait ce qu'il peut en îlien de composition, dans des postures grotesques au-delà de l'archétypal. Quant à Clavier... la charité commande d'oublier son rôle de "pinzutu" ! Ni construit, ni intéressant, ni même drôle.
"Lenquête corse" démarre très mal. Mais alors là vraiment très mal. Le détective Rémi François, alias Jack Palmer, est chargé de retrouver la trace dun insaisissable héritier. En hauts lieux, ses investigations seront supervisées de près. Pour l"étranger", les ennuis sannoncent à peine le pied posé sur lîle de beauté. Sauf que rien de susceptible de nous arracher un sourire ne se profile à lhorizon, et pire : Christian Clavier se montre plus insupportable que jamais ! Lenvie de ne pas aller plus loin sest faite pressante durant une demie heure. Et pourtant Passé ce début calamiteux, lhistoire prend une tournure plutôt agréable et alerte. Lexagération des clichés se fait moins lourdingue et leur utilisation gagne surtout en habileté, on rigole presque par moments. Jean Reno, accent insulaire à couper au couteau, sen sort bien, on finit par adhérer à son interprétation dAnge Léoni. Larrivée de Léa (campée par la jolie italienne Caterina Murino) marque un tournant salvateur pour le scénario. Sa présence est appréciée et permet de greffer une nouvelle intrigue rafraîchissante. Quelques personnages secondaires ne sont pas trop ratés et les paysages sauvages sont indéniablement beaux. Bref, pour les spectateurs continentaux tout cela napparaîtra guère mémorable mais fort distrayant. Finalement ce film, il est comme un corse : "il faut savoir le prendre".
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5,0
Publiée le 26 juin 2020
Je ne connais pas grand-chose à la Corse mais il n'est pas difficile d'imaginer ce qui se passe sur cette île coincée entre les cultures italienne et française. Ce film hilarant fait ressortir la beauté de l'île et sa culture avec beaucoup d'humour. Chaque scène contient quelque chose de comique. Je suppose que vous devez commencer avec une mentalité internationale pour en apprécier les détails. Je parle français mais l'argument de la corse "ce n'est pas un dialecte, c'est une langue" "mais je comprends tout ce que vous dites" m'ont fais rire. Les noms de rues nommés d'après Rome et Napoléon, le chien mutt que le détective français appelle un mutt et il est corrigé par un propriétaire de bar offensé disant que c'est une race corse spéciale. Les hommes de l'île chantant des chansons de la culture corse à 2 heures du matin, la culpabilité se déclenchant pendant qu'ils boivent au bar. Les factions séparatistes politiques avec des tenues ridicules, la police locale contre l'unité du crime contre la police secrète essayant d'attraper le personnage de Jean Reno, Ange. Tout est juste hilarant. Reno est excellent comme d'habitude et Christian Clavier probablement plus encore. Le duo a une grande chimie. Les acteurs de soutien en particulier les deux hommes qui sont les complices les plus fiables d'Ange sont superbement interprétés. Dans l'ensemble, une grande farce criminelle et une comédie réconfortante...
Je crois que j'ai du rigoler une fois en tout et pour tout dans le film. Le tandem Clavier, Reno qui a pourtant déja fait ses preuves ne s'y retrouvent pas. Les seconds roles des nationalistes Corses ne relèvent pas le niveau. C'est faiblard sur toute la ligne. Il y a bien la présence de la ravissante actrice, mais cela fait peu.
Le détective Jack Palmer (Clavier) arrive en Corse pour y remettre à un independantiste en cavale (Reno) le titre de propriété d'une maison héritée. Le duo récurrent de Jean-Marie Poiré est reconstitué et dirigé par Alain Berberian dans un film nul d'après une BD de Pétillon, parait-il bien meilleure. Mi-intrigue politico-policière, mi-comédie de moeurs insulaires, "L'enquête corse" égraine dans une aventure pesante tous les particularismes corses : du supposé tempérament corse (susceptibilité, paresse, omerta...) aux pratiques mafieuses sur l'île (factions encagoulées et rivales, plasticages, racket...). On trouve dans cette exposition de la "corsitude" les germes d'une satire amusante jouant des clichés habituels ou renvoyant les Corses à leurs excès. Mais écrite par un peu inspiré Christian Clavier et réalisée par le transparent Berberian, la comédie fait un film puéril et stérile, dépourvu de finesse et d'idées. Clavier ne nous a jamais paru aussi pénible à travers une interprétation médiocre d'un personnage très faible, tel que transposé à l'écran. Le rôle de Jean Reno confine à la vacuité, à l'image de la terne prestation de l'acteur. Personne n'a rien à dire d'intéressant ni de drôle au point que le duo vedette écorne cruellement son image.
Sans être évidemment la comédie du siècle, "L'enquête corse", précédée d'une réputation douteuse, s'est avérée finalement une assez bonne surprise. En effet, la reconstitution du tandem Christian Clavier - Jean Reno ne s'accompagne pas d'un florilège de grimaces foireuses, de gags éculés ou de répliques lourdingues. Le film d'Alain Berberian mise plutôt sur une certaine sobriété, et sur un humour plus subtil qu'on pouvait le craindre, en dépit des nombreux clichés auxquels vous n'échapperez pas. La première partie du film, en particulier, se suit agréablement avec un léger sourire aux lèvres, et l'apparition de la sculpturale Caterina Murino relance l'intérêt du récit au moment où il menace de s'essouffler. La dernière demi-heure est plus laborieuse, car les auteurs ont fait le tour du sujet, et se concentrent sur la résolution des (maigres) enjeux scénaristiques. En tout cas, cette "Enquête corse" adaptée de la BD de Pétillon se situe (légèrement) au-dessus de la moyenne des comédies françaises récentes, grâce notamment à son héros Jack Palmer alias Rémi Martin, détective gauche et condescendant.
Ce film est assez typique du syndrome "Les visiteurs" : on a cru qu'en mettant Jean Reno et Christian Clavier dans une comédie, on allait retrouver la complicité qu'ils avaient déguisés en pommés du moyen-âge. Or, il ne faut pas pour autant se dispenser d'écrire un scénario et des gags. Surtout pour une comédie. Erreur.
Comme pour "Bienvenue chez les Ch"tis", une vision caricatural de la Corse, mais malgré tout on rigole et on passe un bon moment de détente en compagnie du duo Clavier-Reno.
C'est une comédie française qui se passe en corse, avec tous les préjugés qui accompagnent les habitants de l'île dans le seul but de faire rire les spectateurs, et ça marche très bien.
Encore un film français dont on se passerait bien !! J'ai trouvé que les acteurs surjouaient, la réalisation était risible. De plus, les scènes qui se veulent humoristiques sont lourdes.
Christian Clavier se croyait un temps le nouveau De Funès, on se retrouve finalement avec un sous Jean Lefebvre ! Si vous avez moins de 60 ans et que vous ne regardez pas TF1, s'abstenir ! Relisez plutôt " Astérix en Corse " petite merveille d'humour sur l'Ile de Beauté, la BD de Petillon n'est pas mal non plus.
Les 15 premières minutes sont bien, ensuite ça tombe dans toutes sortes de clichés et on a le droit à un mauvais téléfilm avec beaucoup de débilités ! On peut se passer de ce visionnage qui n'apporte rien ! 2,1/5